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Bâtir une défense commune pour assurer l

Bâtir une défense commune
pour assurer l’autonomie politique et stratégique de l’UE
Les hommes d'action dans la pensée sont
rares. Mais ils existent au point de mener un combat inlassablement en
s'interrogeant sur la nécessité de « bâtir » enfin «
une défense commune pour assurer l’autonomie politique et stratégique de l’Union
européenne » et d'établir un « constat d’absence d’un tel projet
politique dans l’agenda européen !» Comme aimait le répéter Léon Blum, «
l'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller jusqu'au bout de sa pensée
». Il n'est donc pas étonnant de retrouver sur le blog de Patrice Cardot
cette maxime. "Regards-citoyens" est l'un des rares blogs consacré à l'Union
européenne, à ses immenses défis, à ses forces mais aussi à ses faiblesses. Vu
l'espérance de vie actuelle, même si en Europe elle est une des plus hautes du
monde, ceux qui prônent une Europe de la Défense savent bien que celle-ci
ressemble pour un trop grand nombre d'entre nous à une chimère. Si la prise de
conscience d'une Europe de la défense n'arrête pas de s'exprimer par des mots
depuis des décennies, quand va t'on remplacer ces mots par des actes ? That is
the only question à laquelle nos amis Britanniques n'apporteront aucune réponse
parce qu'ils ont choisi depuis toujours "le grand large". En attendant, alors
que l'Europe est « engagée à la fois dans un processus d’élargissement sans
fin en même temps que dans un nouvel agenda transatlantique qui dessine les
grands contours de sa relation stratégique privilégiée avec les États-Unis, une
relation qui fixe un agenda contraignant à l’approfondissement continu de sa
relation avec l’OTAN et qui tend à paralyser les quelques velléités
d’autonomisation stratégique et politique de certains de ses États membres, l’UE
semble systématiquement tenue d’aligner ses positions sur celles de son
principal allié.» Le constat s'impose. « Je préférerai toujours les choses
aux mots, et la pensée à la rime ! » Il est encore frappant de retrouver cette
deuxième maxime de Voltaire sur ce blog. A quand donc des révisions déchirantes
sur nos comportements, à quand le retour au simple "bon sens", qualité qui
semble avoir disparu et remplacée au fil des jours par un langage "pipolisé-correct"
de nos politiques de tous bords. Avec l'aimable autorisation de son auteur,[1]
nous reproduisons ce texte qui devrait inspirer nos dirigeants européens
soucieux de notre défense commune. Paris, le 30 juin 2012. ©
Regards-citoyens.com.

Patrice Cardot
Alors que les débats qui entourent les négociations en cours
autour de l'avenir de l'Union économique et monétaire - UEM - et de sa
gouvernance mettent de plus en plus fréquemment en avant la nécessité d'une
avancée vers un schéma fédéral, se pose à nouveau la question de la poursuite de
la construction européenne en direction d'une union politique !
Outre le fait que derrière ces notions de "fédéralisme" et d'"union politique"
se cachent en fait de nombreuses conceptions comme le souligne Yves Bertoncini,[2]
une avancée vers l'Europe politique est-elle vraiment possible ?[3]
En parallèle à ces grands mouvements de négociation autour de
l'UEM et de l'eurozone, dix ministres des affaires étrangères de l'Union
européenne viennent - soudainement - de se prononcer en faveur d'une
revitalisation de la politique de défense commune, cette politique vers
laquelle, selon le traité, doit tendre la politique de sécurité et de défense
commune.[4]
Comment ne pas voir là le signe d'une volonté politique
réelle de faire bouger les lignes dans la direction d'une Europe plus politique
qu'elle ne l'est aujourd'hui ?
Composante essentielle d'un véritable projet politique d'une entité
internationale unissant des États-nations ayant décidé de partager durablement
leur destin comme leur souveraineté, y compris dans les domaines régaliens comme
la monnaie, la diplomatie et la sécurité - au sens le plus large du terme -, un
projet de défense commune au sein et au service de l'Union européenne n’aura de
véritable sens et de portée que s’il permet :
- de sceller entre les citoyens de l’Union et les institutions politiques,
démocratiques et militaires de l’Union un pacte de nature à la fois politique et
constitutionnelle qui confèrerait une citoyenneté européenne pleine et entière à
chacun des citoyens de ses Pays membres,
- tout en dotant l’UE de l’ensemble des attributs de sa souveraineté qui lui
permettront d’être un acteur jouissant d’un statut international et d’une
capacité à agir pour la paix et la sécurité internationale conformément à ses
engagements internationaux et aux dispositions de la Charte des Nations unies, à
atteindre ses objectifs stratégiques et de sécurité, à sauvegarder ses objectifs
stratégiques et de sécurité sans qu’il lui soit nécessaire de s’en remettre à un
tiers, à constituer un partenaire stratégique crédible, prévisible et respecté
des autres acteurs globaux, à sceller des alliances militaires équilibrées, à
contracter des accords de défense avec les Pays amis qui le lui en feraient la
demande, et, si elle en décide ainsi, de devenir un véritable acteur global dans
le monde, c'est-à-dire un acteur à même de réaliser des missions globales, de
portée globale, avec des partenaires globaux.
Un projet de défense commune n’aura d’intérêt pour l’Union européenne, pour les
États qui la composent, pour ses citoyens, pour ses acteurs stratégiques et
économiques comme pour ses partenaires internationaux, qu’à la double condition
expresse :
- que l’Union parvienne à prendre la place qui lui revient dans les
organisations internationales et multilatérales qui régissent les régulations et
les codifications internationales, notamment celles qui interviennent sur le
registre de la sécurité (en particulier au sein de l'OTAN),
- et que son corps de doctrine et les moyens qui seraient dédiés à sa mise en
application viennent étayer une politique étrangère
et de sécurité commune à même de déployer l’ensemble des garanties de sécurité,
des mesures de confiance et des mesures de réassurance requises pour assurer
l’opérationnalité effective des cinq grandes fonctions stratégiques
(anticipation/connaissance, dissuasion, prévention, protection, intervention)
sur laquelle doit, impérativement, s’articuler sa propre stratégie de sécurité à
l'instar du modèle offert notamment par la stratégie de sécurité nationale en
France.[5]
Force est de déplorer que la trajectoire choisie et voulue
aujourd’hui par les décideurs politiques européens en matière de défense
n’autorise pas à penser que la concrétisation d’un tel projet soit envisageable
à court ou moyen terme.
Malgré ses nombreuses initiatives, déclarations, positions communes, conférences
et stratégies en tout genre, bien que le Traité de Lisbonne clarifie les
principaux buts et les grands objectifs de la PESC - et de la PSDC qui en est
une composante majeure -, et bien qu’elle se soit attachée à fixer ses objectifs
stratégiques, à identifier ses intérêts stratégiques et à dessiner les contours
de ses partenariats stratégiques, l’Union européenne, qui éprouve de réelles
difficultés à établir et à rendre visible les grandes orientations de sa
politique étrangère et de sécurité commune, ne parvient ni à proposer une vision
claire du contenu stratégique de son projet politique ni à concrétiser traduire
ses engagements capacitaires au point de ne plus être en mesure d’assurer une
opérationnalité pleine et entière de sa PSDC ! Et ce quand bien même elle donne
peu ou prou l'impression de parvenir à se définir une stratégie globale.[6]
Pis encore, alors qu'elle est en charge de la politique de
sécurité de l'Union, Catherine Ashton affiche à cet égard un désintérêt qui
confine à de l'irresponsabilité pure et simple !
Les différents processus attachés à la PSDC éprouvent d’autant plus de
difficultés à produire les résultats attendus que ses États membres ont pris le
parti de redimensionner leur propre système national de défense pour tenir
compte de la nouvelle donne stratégique et des effets de celle-ci sur les grands
équilibres de leur propre stratégie de sécurité nationale et ont arrêté des
choix stratégiques pour l’intervention de l’Union dans la prévention des
conflits et la gestion des crises régionales et internationales (primauté au
dialogue politique, à la médiation, à la négociation, à la prévention, au
règlement pacifique des différends ; recours à toute la palette des instruments
civils, civilo-militaires et militaires de gestion de crise ; recours à des
accords avec des tiers etc.[7]
qui tendent à sous-dimensionner le rôle de l’instrument militaire ; et ce alors
même que le volet spécifiquement militaire de la PSDC, sa déclinaison
programmatique et capacitaire comme l’autonomie compétitive de son assise
industrielle et technologique pâtissaient déjà des contraintes otaniennes
extrêmement lourdes qu’imposent à la fois les engagements souscrits par les
États européens membres des deux organisations au travers notamment du processus
de Berlin + et de l'initiative de "smart defence",[8]
ainsi que le respect des trois critères qui, du point de vue des États-Unis,
doivent conditionner la validité de la démarche européenne sur le registre de la
Sécurité (Non-duplication, Non-discrimination, Non-decoupling) et de ceux qui
s’y sont substitués en 1999 après la révision du concept stratégique de
l’Organisation (Improvement, Inclusiveness, Indivisibility).
Le fonctionnement des battlegroups laisse toujours à désirer. A la dernière
conférence de coordination, qui s’est tenue le 19 avril dernier, seules deux
astreintes ont été remplies pour chacun des semestres de 2016 (au lieu de
quatre, deux par semestre). Tous les autres « trous » n’ont pas été comblés. Ce
qui fait qu’il n’y a qu’un seul battlegroup de permanence pour tous les
semestres de 2013 à 2016, avec une seule exception : au 2e semestre 2014. Voilà
où en est aujourd'hui l'engagement des États membres de l'UE en faveur de la
PSDC.[9]
Outre le fait que l’absence au sein de l’Union européenne
d’une réelle volonté politique partagée par une majorité de citoyens européens
d’avancer vers une intégration politique plus marquée rend des plus illusoire, à
moyen terme, les abandons, partages et transferts de souveraineté qu’exige un
tel projet de défense commune, l’état actuel des systèmes de défense nationaux
des Etats membres de l’Union et les évolutions que laisse augurer la situation
catastrophique de leurs finances publiques ne permettent pas d’envisager un
rehaussement de leur engagement en faveur d’une défense commune.
Or comment interpréter le fait que lorsque la commission spéciale sur les défis
politiques et les ressources budgétaires pour une Union européenne durable après
2013 a préparé
la résolution intitulée 'Investir dans l'avenir : un nouveau cadre financier
pluriannuel (CFP) pour une Europe compétitive, durable et inclusive' que le
Parlement a adoptée le 8 juin 2011, soit un mois après que ce même Parlement ait
adopté une autre
résolution majeure sur 'le développement de la PSDC après la mise en œuvre du
Traité de Lisbonne', et un mois avant l'adoption d'une autre
résolution tout aussi fondamentale
sur 'l'approche du Parlement européen relative à la mise en œuvre, dans le
domaine de la PESC et de la PSDC, des articles 9 et 10 du protocole n° 1 du
traité de Lisbonne sur la coopération interparlementaire', elle n'a pas jugé nécessaire d'inscrire comme défi politique la baisse sensible
des budgets de la défense en Europe, baisse tendancielle amplifiée par les
impacts des crises financière et de la dette souveraine sur ces budgets partout
en Europe ? Certes, la
résolution d'initiative du 14 décembre 2011 sur 'l'impact de la crise financière
sur le secteur de la défense dans les États membres de l'Union européenne' a
tenté de changer la donne! Mais 6 mois après la
communication par la Commission européenne de ses propositions pour le prochain
cadre financier pluriannuel ! (Sic !)
Engagée à la fois dans un processus d’élargissement sans
fin en même temps que dans un nouvel agenda transatlantique qui dessine les
grands contours de sa relation stratégique privilégiée avec les États-Unis, une
relation qui fixe un agenda contraignant à l’approfondissement continu de sa
relation avec l’OTAN et qui tend à paralyser les quelques velléités
d’autonomisation stratégique et politique de certains de ses États membres, l’UE
semble systématiquement tenue d’aligner ses positions sur celles de son
principal allié.
L’élargissement des grandes missions de l’OTAN décidé lors de la dernière
révision de ce concept stratégique aux trois enjeux suivants : sécurité
coopérative, gestion des crises, défense collective, participe indubitablement à
renforcer encore davantage ces contraintes en même temps qu’il crée les
conditions d’une compétition accrue entre l’OTAN et l’UE dans leur quête
respective de jouer un rôle central sur l’échiquier international par la voie du
partenariat !
A cette situation critique s'en ajoute une autre : la fragilisation de la base
technologique et industrielle européenne de défense se renforce chaque année en
l'absence de programmes de coopération réellement structurants, et d'une
véritable consolidation à l'échelle de l'Europe, laissant entrouverte la porte à
une consolidation essentiellement transatlantique : cette dernière trouvant à la
fois dans les processus de standardisation de l'Otan, dans l'initiative de
"smart defence" de cette organisation (voir ci-dessus) et dans le processus de "pooling
and sharing" propre à l'UE [10]
et dans la relation spéciale qui lie le Royaume-Uni aux États-Unis, les leviers nécessaires, au risque de permettre aux
entreprises et investisseurs non européens de tirer la meilleure part de cette
consolidation comme en attestent les derniers rebondissements du dossier F35.[11]
Mais qui s'en préoccupe aujourd'hui au sein des institutions européennes et des
capitales européennes ?
Qui se préoccupe du redéploiement du système Echelon au profit des intérêts
économiques et stratégiques des seuls États-Unis ? Qui se préoccupe de la place
qu'occupe soudainement dans l'agenda transatlantique le développement d'une
cyberdéfense tout aussi inquisitrice ? Qui se préoccupe enfin des travaux
parlementaires au sein du Congrès américain qui, en
visant à rendre possible partout dans le monde des intrusions informatiques en
provenance des services de l'administration européenne au nom des intérêts les
plus légitimes de sécurité nationale des États-Unis, autoriseraient ces derniers
à opérer une surveillance continue des transactions de toute nature intervenant
entre des agents économiques ou privés dans le monde ?[12]
On le voit bien, la dimension globale du projet d’intégration
euro-atlantique, par ses effets probables sur la reconfiguration de l’assise
industrielle et technologique européenne de la PSDC, participe à rendre
illusoire la concrétisation à moyen terme du projet de défense commune inscrite
au traité sur l’Union européenne comme un objectif possible de l’UE si les États
membres en décidaient ainsi.[13]
L'élargissement sans fin de l'Union, bien qu'indispensable à maints égards au
projet politique européen, ne favorise en rien les convergences, intégrations,
consolidations, mutualisations et partages indispensables à une véritable
politique de défense commune ! D'autant moins que son agenda est strictement
calé sur celui de l'élargissement de l'Otan qu'il semble avoir vocation à
préparer !
L'Onu-isation de la PSDC que traduit la décision d'ouvrir les missions de la
PSDC à des pays tiers, non nécessairement amenés à intégrer un jour l'Union [14]
ajoute encore à cet état de fait.
Un tel constat semble n’avoir jamais été posé de manière aussi explicite en
Europe, notamment par les personnalités politiques, les diplomates, les
états-majors [15] et les experts
des think tanks et autres fondations prolixes en études, déclarations et
communiqués.
Il convient donc de raison garder à l’égard du projet de défense commune sans
pour autant renoncer à anticiper et/ou à susciter les évolutions doctrinales
qu’exigeront les évolutions de l’échiquier stratégique international sous les
effets combinés et cumulatifs des crises régionales et des crises globales et/ou
systémiques qui pourraient surgir dans les années à venir et de la mutation
stratégique qu'opère la mondialisation.
Il est heureux que la France ait décidé consensuellement de maintenir son
appareil de dissuasion nucléaire et d'apporter au Royaume-Uni l'assistance
indispensable à ce dernier pour se maintenir dans le club des États nucléaires,
de manière à ce qu'il demeure en Europe un espace d'autonomie stratégique !
Comme il est heureux que les autorités françaises aient perçu les menaces que
fait peser le projet de défense anti-missile balistique sur le maintien de cette
capacité stratégique essentielle [16]
quand bien même elles se soient associées à leurs partenaires de l'Otan pour
déclarer opérationnelle, lors du sommet de Chicago de la fin mai 2012, la phase
intérimaire de ce système !
Pour autant, en raison de l'obligation qui pèse aujourd'hui sur l'Union
européenne, si elle veut jouer un rôle sur la scène internationale, des
initiatives doivent être entreprises à court/moyen terme de manière à créer les
conditions cadres susceptibles de modifier les choses dans un sens favorable en
prenant pleinement acte, avec Jean Monnet, que « la coopération entre les
nations ne résout rien. Ce qu'il faut chercher, c'est une fusion des intérêts
européens et non pas seulement l'équilibre de ces intérêts.»
Elles devront être précédées d'une analyse aussi exhaustive et lucide que
possible des grandes interrogations que soulève un tel projet politique.[17]
Quand bien même l'élaboration de l'Union politique ne peut
s'inscrire que dans un "temps long", abandonner ce projet aux thuriféraires d'un
agenda transatlantique dans lequel s'évanouirait toute velléité d'autonomie
politique et stratégique de l'Union européenne relèverait purement et simplement
de l'irresponsabilité politique, doublée de lâcheté !
S'il est un domaine où la coopération européenne progresse à un rythme
'raisonnable', c'est bien celui du transport aérien militaire ![18] Une preuve
supplémentaire nous est offerte avec les initiatives dont les acronymes - en
anglais - sont EATC (European Air Transport Command) et EATF (European Air
Transport Fleet), initiative franco-allemande qui revient au général d'Armée
aérienne Jean-Paul Paloméros, alors major-général de l’armée de l’Air, et au
Lieutenant-Général Kreuzinger-Janik, Inspecteur de la Luftwaffe.[19]
Agissons pour que cet envol réussi emporte avec lui bien
d'autres progrès !
Si nécessaire, et c'est probablement le cas,
mettons en œuvre une coopération renforcée dans le domaine de la Politique
étrangère et de sécurité commune de l'UE, condition sine qua non de
l'établissement de la coopération structurée (cf. infra).
Il est incontestable que la voie vers une véritable politique européenne de
défense commune sera d'autant plus dégagée que les Européens seront parvenus à
réaliser cette Union économique, monétaire, fiscale
et bancaire sans laquelle aucune ambition stratégique européenne n'aura de sens
!
Patrice Cardot
Cet article réactualise celui qui a été publié début 2012 sur le blog
Regards-citoyens.com.
Voir également sur ce même registre :
*
Statement of the President of the European Council, Herman Van Rompuy, at the
Chicago NATO Summit (Chicago, 20 May 2012).
*
Relancer sans délai le projet d’Union politique autonome pour éviter le
rétrécissement stratégique de l'Europe (19 novembre 2011).
*
Positions officielles du Général Charles de Gaulle sur l'Alliance atlantique,
l'OTAN et la place de la France dans ces entités (16 mars 2012).
*
De la puissance d'un État ou d'un groupe d'États (19 janvier 2012).
*
Mettons en œuvre une coopération renforcée dans le domaine de la Politique
étrangère et de sécurité commune de l'UE, condition sine qua non de
l'établissement de la coopération structurée (10 février 2012).
*
De la prise en compte des investissements de défense dans le prochain cadre
financier pluriannuel de l’UE : les termes de l'enjeu (9 juin 2012).
*
De la prise en compte des investissements de défense dans le prochain cadre
financier pluriannuel de l’UE : éléments d’analyse complémentaires et pistes
envisagées (9 juin 2012).
* «
Interrogations
préalables à l'établissement d'un ‘concept stratégique global’ pour la politique
de Sécurité de l'Union européenne » (17 avril 2012).
* «
Pooling and sharing : faut-il un eurogroupe des budgets de défense ? » (9
juin 2012).
--------------------
[1] Ancien élève
de l’École de l’Air (Promotion 1974) et de l’École nationale supérieure de
Techniques Avancées (ENSTA – Promotion 1983), titulaire d’un DEA en intelligence
artificielle (INP Toulouse), Patrice Cardot est ingénieur civil sous contrat du
ministère de la Défense après avoir servi comme officier de l’armée de l’Air en
qualité de membre du Personnel navigant, enseignant-chercheur et cadre de
direction. Auditeur de l’Institut diplomatique, il est également membre actif de
plusieurs associations (Conseil national du Mouvement Européen–France, Comité
d’Études de Défense nationale). Il est aujourd’hui en charge des questions
multilatérales et régionales au sein du Conseil général de l’armement (Ministère
de la Défense) après y avoir été plusieurs années consécutives en charge des
questions européennes.
Principales publications : "La recherche et la
technologie, enjeux de puissance" (en collaboration avec V. Mérindol et D.W.
Versailles, ECONOMICA, janvier 2003); "Quel budget européen à l’horizon 2013 ?
Moyens et politiques d’une Union élargie" (ouvrage collectif réalisé sous la
direction de Maxime Lefebvre, Collection « Travaux et Recherches » de l’IFRI,-
La documentation française, août 2004. "Sécurité globale et agence européenne de
défense" (Rapport au Conseil Général de l'Armement, avril 2005); "Nouveaux
fondements pour la Sécurité européenne" (Rapport au Conseil Général de
l'Armement, février 2007). "La sécurité dans le Traité de Lisbonne" (Rapport au
Conseil Général de l'Armement, juin 2008). "Enjeux croisés de sécurité, de
défense et de problématique internationale dans le domaine des technologies
convergentes" (de type NBIC) (Rapport au Conseil Général de l'Armement,
septembre 2009). "Intentions, objectifs, conditions, modalités et agenda
attachés à l’établissement de la coopération structurée permanente"
(www.regards–citoyens.com). "De la prise en compte des investissements de
défense dans le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE" (Rapport au
Conseil Général de l'Armement, septembre 2011).
--------------------
[2] «
Saut fédéral ou unions politiques ? » par Yves Bertoncini in Notre
Europe, par ERASME (22 juin 2012).
[3] cf. «
Europe politique : un espoir est-il raisonnable? » par Alain Richard in
Revue Politique étrangère, par ERASME (24 juin 2012).
[4] cf. «
Revitalisons la politique de défense commune » disent dix ministres
européens des Affaires étrangères (28 juin 2012)..
[5] cf. «
La stratégie de sécurité nationale : définition et objectifs », par Patrice
Cardot (9 Août 2010).
[6] cf.«
Service européen d’action extérieure de l'Union européenne : des faits et des
questions in regards-citoyens.com par Olivier Jehin (26 juin 2012) ; «
Vouloir bâtir une Europe politique comporte des exigences irréductibles !»
par Patrice Cardot (25 juin 2012), ainsi que «
Penser la stratégie signifie aujourd'hui penser et agir de manière à la fois
globale et systémique » par Patrice Cardot (Nouvelle édition, 23 juin 2012).
[7] cf. «
Les accords cadres PSDC passés par l’UE avec des pays tiers – le point »,
par Nicolas Gros-Verheyde (Bruxelles2.eu).
[8] «
Smart Defence » ou encore «
Smart Defence and the Future of NATO : Can the Alliance Meet the Challenges of
the Twenty-First Century ?» by Camille Grand, Fondation pour la Recherche
Stratégique - FRS, par de la Boisserie (22 mai 2012).
[9] Voir à cet égard «
Battlegroups. Pourquoi le planning n’est pas tenu ? La réflexion continue »,
par Nicolas Gros-Verheyde (Bruxelles2.eu (29 mai 2012).
[10] "Pooling
and sharing" : document PDF à télécharger.
[11] «
L'avion américain F-35 sème la zizanie en Europe : Londres annonce choisir une
version différente de celle prévue dans l’accord de défense passé avec la France
» in Le Monde du 12 mai 2012.
[12] cf. «
USA Patriot Act : un risque majeur pour la confidentialité des données dans le
Cloud », par Jamal Labed (Le Monde) ainsi que «
Retour sur images : Effets extraterritoriaux du USA Patriot Act - Droit à la vie
privée », par Me Alain P. Lecours (2006).
[13] cf. à cet
égard, notamment, «
Sustaining U.S. Global Leadership: Priorities for 21st Century Defense » (DoD
- January 2012) et «
Les institutions européennes se seraient-elles mises au service d'une prophétie
autoréalisatrice d'Union transatlantique ?» par le Collectif pour Une Europe
Politique et démocratique (13 décembre 2011), nouvelle édition, ou encore, «
Jusqu'à quel niveau d'intégration l'agenda transatlantique nous entraînera-t-il,
sans aucun débat démocratique ?» par Paul Auster (24 juin 2012).
[14] cf. «
Les accords cadres PSDC passés par l’UE avec des pays tiers » in Le
point en date du 20 avril 2012.
[15] cf. «
Les militaires européens souhaitent-ils vraiment une politique de sécurité et de
défense commune européenne qui ne se limiterait pas à un 'simple' pilier
européen de l'OTAN ?» par de la Boisserie (20 juillet 2011, nouvelle
édition).
[16] cf. «
World Economic Forum, Insight Report : Global Risks 2012, Seventh Edition
».
[17] cf. «
Comment la France doit-elle se positionner à l'égard du projet de défense
antimissile balistique (DAMB) ?» par De la Boisserie (21 avril 2012).
[18] Voir «
S'il est un domaine où la coopération européenne progresse à un rythme
raisonnable, c'est bien celui du transport aérien militaire ! Une preuve
supplémentaire : les initiatives EATC et EATF » de Patrice Cardot (24
septembre 2010).
[19] Voir également “Notre
devoir pour la nation nous impose de nous projeter à 15 ans, pas à 15 mois”,
“grand entretien” accordé par le général d'armée aérienne Jean-Paul Paloméros à
Joël-François Dumont pour la revue Défense (N°146, juillet-août 2010) «
sur les responsabilités de l'armée de l'Air dans la sécurité collective
». Voir également «
Le
Centre Multimodal des Transports » par le général Philippe Carpentier (27
février 2010) et «
Transport aérien militaire : un exemple d’intégration de forces européennes
» par le général Alain Rouceau (20 octobre 2010).
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