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EH 1/67 "Pyrénées" -- Cazaux 2012 : Ordre du jour N° 10

Ordre du jour N° 10 du général de corps aérien Guillaume Gélée, Commandement des Forces Aériennes, à l'occasion du 50ème anniversaire de l'escadron d'hélicoptères 1/67 « Pyrénées ». Source : Armée de l'Air. Metz/Cazaux, le 4 juillet 2007.

Ordre du jour N° 10 lu par le général de brigade aérienne général de brigade aérienne Philippe Gasnot, commandant la Brigade d’Appui et de Projection du Commandement des forces aériennes (CFA) -- Photo © Armée de l'Air.

Ordre du jour N° 10 lu par le général de brigade aérienne général de brigade aérienne Philippe Gasnot, commandant la Brigade d’Appui et de Projection du Commandement des forces aériennes (CFA) -- Photo © Armée de l'Air.

La Base aérienne 120 « Commandant Marzac » fête aujourd’hui le poser des premiers hélicoptères « H 34 », origine de la présence ininterrompue des voilures tournantes sur son site depuis 50 ans, de la création d’un détachement hélicoptères à l’actuel Escadron d’hélicoptères 1/67 « Pyrénées » (EH).[1]
 
Conséquence du désengagement des forces à l’issue des opérations en Algérie en 1962, le Détachement permanent hélicoptères (DPH) stationné à Cazaux assure, dès son arrivée, des missions militaires et civiles telles que la recherche et le sauvetage (SAR), l’alerte champ de tir au profit de la BA 120 et du Centre d’essais des Landes lors des campagne de tir ou d’essais, ou la contribution au volet aérien au plan de secours routier.
 
Le DPH est rattaché le 31 août 1964 à l’Escadron d’hélicoptères 1/68 stationné sur la Base aérienne 119 de Pau.

Le 3 janvier 1966, l’EH 1/68 reprend les traditions de l’escadrille S.A.L. 17 créée pendant la Grande Guerre et reçoit son nom de traditions : « Pyrénées ». Le drapeau de la 2ème Escadre d’hélicoptères lui est alors confié.
 
Le DPH disparaît à compter du 3 juillet 1972 et l’EH 1/68 s’installe définitivement à Cazaux, pour devenir en 1975, l’EH 1/67 « Pyrénées ». Pendant les deux décennies suivantes, l’unité se distingue par les missions de sauvetage qu’elle exécute en tout temps, tout lieu, de jour comme de nuit.
 
Les conflits des années 90 vont marquer la vocation actuelle de l’unité : le sauvetage au combat.

Le léopard rouge : Insigne du 1/67 "Pyrénées".

Le léopard rouge : Insigne du 1/67 "Pyrénées"

Les équipages du « Pyrénées » forgent leur savoir-faire d’abord avec leur participation à la guerre du Golfe, puis aux opérations au-dessus de l’ex-Yougoslavie. L’expérience acquise permet à l’armée de l’air de se doter d’une nouvelle capacité, celle de recherche et sauvetage au combat « RESCo ». Dans cette dynamique, le « Pyrénées » accueille en juillet 1998, l’Escadrille spéciale hélicoptères, qui œuvre au profit du Commandement des opérations spéciales. Lors de l’opération « Trident » de février à juin 1999, l’escadron assure l’alerte « RESCo » et se voit alors décerner une citation à l’ordre de l’escadre aérienne.

Puma de l'EH1/67 « Pyrénées » en alerte RESCo sur le BPC Mistral -- Archives © Joël-François Dumont.

Puma de l'EH1/67 « Pyrénées » en alerte RESCo sur le BPC Mistral

Le 1er septembre 2000, sur décision du chef d’état-major des armées, l’EH 1/67 « Pyrénées » est constitué en organisme à vocation interarmées. Il devient dès lors le pôle d’expertise interarmées de la « RESCo » avec en particulier, la prise en compte de la mission depuis les bâtiments de la Marine nationale au profit de l’aéronautique navale. Cette expertise de sauvetage au combat est éprouvée lors des engagements de l’escadron, notamment lors de l’opération « Artémis » en République démocratique du Congo.

Caracal et Puma de l'EH 1/67 avant le décollage -- Archives © Joël-François Dumont.

Caracal et Puma de l'EH 1/67 avant le décollage

L’arrivée au sein de l’unité d’une nouvelle machine aux performances exceptionnelles, l’EC 725 « Caracal », marque le début d’un engagement intense en opérations extérieures. Au lendemain de la mise en service opérationnel en juin 2006, trois appareils sont envoyés au Liban (opération Baliste), évacuant près de 1000 ressortissants français et étrangers, puis en Afghanistan de façon quasi ininterrompue (opération Pamir). L’escadron totalise à ce jour plus de 2500 missions de guerre et plus de 200 évacuations sanitaires.

Commandos de l'Air devant un Caracal du 1/67 « Pyrénées » -- Archives © Joël-François Dumont.

Commandos de l'Air devant un Caracal du 1/67 « Pyrénées »

Les équipages se sont particulièrement distingués en août 2007 par le sauvetage périlleux de sept militaires de la coalition, suite à l’accident de leur hélicoptère. Le 18 août 2008 en Vallée d’Uzbin,[2] ils se sont encore illustrés de façon exemplaire, en assurant le soutien des forces françaises tombées dans une embuscade meurtrière. Les rotations multiples ont permis, sous le feu nourri des insurgés, d’acheminer les renforts et secours nécessaires, les munitions et assurer les évacuations des blessés.
 
Ce fait d’armes a été récompensé par une citation à l’ordre de l’armée avec attribution de la Croix de la valeur militaire avec palme de bronze, décernée par le Président de la République le 11 novembre 2011.
 
L’année 2010 est marquée par les opérations de sauvetage réalisées au lendemain de la tempête « Xynthia » qui a frappé les côtes vendéennes et charentaises.
 
Sans relâcher son effort en Afghanistan, l’unité a été engagée pendant la totalité de l’opération « Harmattan » en Libye en 2011 depuis les bâtiments de la Marine nationale afin de tenir l’alerte « RESCo ».

Le GBA Philippe Gasnot à Cazaux pour le 50ème anniversaire de l'EH 1/67 « Pyrénées » -- Photo © Armée de l'Air.

Le GBA Philippe Gasnot à Cazaux pour le 50ème anniversaire de l'EH 1/67 « Pyrénées »

Officiers, sous-officiers, officiers mariniers, militaires du rang de l’Escadron d’hélicoptères 1/67 « Pyrénées », anciens du « Pyrénées », vous pouvez être fiers de l’exceptionnel bilan opérationnel de votre unité. Sauvetage maritime ou terrestre, service public, opérations spéciales, recherche et sauvetage au combat, vous faites honneur aux armes de la France. Dans tous vos faits d’armes, vos actions, sur tous les territoires où vous avez été engagés, vous avez pleinement assumé la devise du transport aérien militaire : « Combattre et Sauver ».
                                                                                                                                                                                              A Metz, le 4 juillet 2012

                                Signé :
 
Le général de corps aérien Guillaume Gelée
       Commandant les Forces aériennes

 

[1] L'escadron d'hélicoptères 1/67 Pyrénées, unité volante de l'Armée de l'air stationnée sur la BA 120 "Commandant Marzac" de Cazaux, a été constitué à compter du 1er septembre 2000, sur décision du chef d’état-major des armées, en organisme à vocation interarmées, devenant dès lors le pôle d’expertise interarmées de la « RESCo ».

[2] Voir « Afghanistan : Retour à la guerre classique ? » : Extrait du témoignage du général Benoît Puga, alors sous-chef opérations de l’État-major des armées, le 15 septembre 2008 après l'embuscade meurtrière tendue le 18 août contre une section de la 4ème compagnie du 8ème R.P.I.Ma à Uzbin : « Il est 17H50, l’ensemble de la zone est sous un feu nourri des insurgés. Deux hélicoptères Blackhawk de la coalition doivent rebrousser chemin faute de zone de poser sécurisée. A 18h15, leur mission sur Kaboul terminée, les 2 Caracal envoyés par le QG de la FIAS parviennent à se poser et entament une noria de plus de 10 heures pour acheminer depuis Kaboul renforts, munitions et procéder aux évacuations. (Nos deux Caracal auront volé 14 heures d’affilée de jour et de nuit). »

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