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Les noces d'or de l’Escadron d’hélicoptères 1/67 « Pyrénées » de Cazaux La Base aérienne 120 « Commandant Marzac » était en fête pour célébrer le cinquantième anniversaire du poser des premiers hélicoptères « H 34 » à Cazaux. Le prestigieux escadron EH 1/67 « Pyrénées » était à l'honneur à ce grand rendez-vous des hélicoptéristes Air qui coïncidait avec la sortie d'un ouvrage de référence retraçant 75 ans d'histoire des hélicoptères dans l'armée de l'Air.[1] Cérémonie traditionnelle, revue des troupes, remise de décorations, lecture de l’ordre du jour sur les 50 ans de présence du « Pyrénées » à Cazaux, défilé aérien, sans oublier la soirée anniversaire... Les traditions étaient respectées. On comprend pourquoi les hélicoptéristes Air étaient venus si nombreux pour célébrer les « pères fondateurs » de l'arme. Pour rien au monde, le général de division aérienne (2s) Philippe Carpentier, ancien pilote d'hélicoptère, n'aurait manqué ce rendez-vous de Cazaux avec l'EH 1-67 « Pyrénées ». Nous le remercions d'avoir bien voulu rappeler les grands moments de cette rencontre exceptionnelle. Cazaux, le 4 juillet 2012.©
Les autorités militaires et civiles saluent le drapeau Cazaux fête aujourd’hui la présence ininterrompue des voilures tournantes sur son site depuis 50 ans, date de la création d’un détachement hélicoptères à l’actuel Escadron d’hélicoptères 1/67 « Pyrénées » (EH). Par une magnifique journée, dans le cadre superbe des infrastructures de l’escadron d’hélicoptères, une cérémonie militaire a marqué, avec la solennité que mérite un tel évènement, le cinquantième anniversaire de l’arrivée de cet escadron emblématique de l’armée de l’Air, sur la base aérienne de Cazaux.
Photo souvenir des anciens commandants d'unité Pour marquer l'évènement, la majorité des anciens commandants de cette unité étaient présents. Du doyen, le GBA (2s) Jacques Hervé qui a commandé l’escadron en 1972 et participé aux opérations en Algérie, au benjamin, le LCL Olivier Celo en 2009, qui a participé activement au soutien de nos forces lors de l’embuscade meurtrière d’Uzbin.[2] Le médecin général inspecteur (2s) Valérie André honorait également la cérémonie de sa présence, présidée par le général Philippe Gasnot, commandant la brigade aérienne de l'appui projection au CFA (commandement des forces aériennes). Autour de cet anniversaire, c’est toute la communauté des hélicoptères de l’armée de l’Air qui a répondu présent, regroupée autour de son Association des Hélicoptères Air, l'AHA.
Le colonel Bertrand Sansu présente son livre devant un public de connaisseurs Ce fut également l’occasion de célébrer la sortie officielle du livre intitulé « L’histoire des hélicoptères de l’Armée de l’Air », écrit par le général (2s) Michel Fleurence et le colonel Bertrand Sansu, actuel commandant de la base aérienne 107 de Villacoublay.[1] Un très bel ouvrage qui retrace, de façon exhaustive, un pan d’histoire méconnu de l’armée de l’Air.
Sikorski H34 -- Photo © Armée de l'Air. A cette occasion, devant ce vétéran qu’est l’hélicoptère Sikorski H34, exposé à l’entrée de l’escadron, une stèle commémorative a été dévoilée. De g. à d. sur la photo : deux anciens pilotes du « Pyrénées », Joseph Rivoire, et Henri Le Fichant; le général Philippe Gasnot, Jean-Jacques Éroles, maire de la Teste, le colonel Thierry Gouaichault, commandant la BA 120. Le général dévoile la plaque. L'inscription précise « Hélicoptère H34, numéro 154, premier hélicoptère à se poser à Cazaux, le 29 juillet 1962, au retour des opérations en Algérie ». Cette cérémonie a été présidée par le général Philippe Gasnot, commandant la brigade aérienne d'appui et de projection du Commandement des forces aériennes, le CFA, en présence de nombreuses autorités militaires et civiles. Les commandos parachutistes de l’air (CPA n°10, 20 et 30) étaient de la partie. Constituant trois délégations, ils ont confirmé le lien qui unit les CPA à l’escadron d’hélicoptères 1/67.
Le GBA Philippe Gasnot pendant son allocution. A ses côtés, le colonel Thierry Gouaichault, CDT la BA 120 Après la revue des troupes, remise de décorations : la majorité pour des comportements exemplaires en Afghanistan, et lecture de l’ordre du jour sur les 50 ans de présence du « Pyrénées » à Cazaux,[3] l’événement s’est clôturé par un défilé aérien. Sur le tarmac, plusieurs machines étaient exposées et, pour la première fois, des archives inédites ont été mises à disposition des invités.[4]
Le général Gasnot félicite le LCL Legendre, Cdt en second de la BA 120 après le défilé Enfin, une soirée a clôturé cet évènement de façon très conviviale. Le soutien apporté par le personnel de la base aérienne, tout au long de cette journée, a été remarquable. La BA 120 « Commandant Marzac de Cazaux » est commandée par le colonel Thierry Gouaichault, lui-même pilote d’hélicoptères, qui a effectué un séjour de 5 mois en Afghanistan avant de prendre son commandement. L’ordre du jour du général de corps aérien Guillaume Gelée, commandant des forces aériennes,[3] et l’allocution du général de brigade aérienne Philippe Gasnot [5] retracent bien l’histoire opérationnelle, en perpétuel mouvement, de ce bel escadron qui a été cité à l’ordre de l’Armée avec attribution de la Croix de la valeur militaire avec palme de bronze, décernée par le Président de la République le 11 novembre 2011. Ce fut également l’occasion de rendre hommage aux « pères » fondateurs, en Indochine, que furent le lieutenant Alexis Santini, premier pilote d’hélicoptère des armées françaises, l’adjudant Henri Bartier et le jeune médecin capitaine Valérie André. En Algérie, le colonel Félix Brunet, chef charismatique, fut un grand visionnaire. Il développa le concept d’emploi de l’hélicoptère comme outil de combat polyvalent, notamment en l’armant. Il n’eu de cesse de faire progresser ses idées. Malheureusement, payant inlassablement de sa personne et ne prenant aucun repos, il décéda d’une grave affection cardiaque le 5 décembre 1959. S’il n’avait pas succombé à son engagement total, au retour d’Algérie, il aurait fortement influé sur l’histoire des hélicoptères de l’armée de l’Air. Aujourd’hui, les hommes et les femmes de l’EH 1/67 perpétuent les qualités professionnelles et humaines que nous ont léguées nos anciens et c’est avec une grande émotion et une légitime fierté que nous avons célébré avec eux les « noces d’or » entre l’escadron et la base aérienne 120 de Cazaux.
Le léopard rouge : Insigne du 1/67 "Pyrénées" Équipé d’hélicoptères Puma et Caracal, le « Pyrénées » a une capacité de projection permanente qui l’amène à participer régulièrement aux opérations extérieures, aux entraînements ou aux manœuvres des forces françaises et étrangères. En parallèle, l’EH 1/67 assure l'alerte SAR (Search and Rescue - recherche et sauvetage) H24 et 365 jours par an.
Caracal de l'EH 1/67 « Pyrénées » en vol montagne -- Photo © Armée de l'Air. Autour de cet anniversaire, c’est toute la communauté des hélicoptères de l’armée de l’Air qui a répondu présent. L’occasion également de célébrer la sortie officielle du livre intitulé L’histoire des hélicoptères de l’Armée de l’Air, écrit par le général Michel Fleurence et le colonel Bertrand Sansu, devenu l'ouvrage de référence des hélicoptéristes Air qui est venu combler un vide. Philippe Carpentier [1] Voir « Combattre et sauver : Histoire des hélicoptères de l'armée de l'Air » : Entretien avec le général Michel Fleurence (2s) et le colonel Bertrand Sansu, après la sortie de leur livre « Histoire des Hélicoptères de l’armée de l’Air : 75 ans de voilures tournantes » : 672 pages avec plus de 400 photos. Éditeur et diffusion : Association Hélicoptères « Air » (www.aha.helico-air.asso.fr). [2] Voir « Afghanistan : Retour à la guerre classique ? » : Extrait du témoignage du général Benoît Puga, alors sous-chef opérations de l’État-major des armées, le 15 septembre 2008 après l'embuscade meurtrière tendue le 18 août contre une section de la 4ème compagnie du 8ème R.P.I.Ma à Uzbin : « Il est 17H50, l’ensemble de la zone est sous un feu nourri des insurgés. Deux hélicoptères Blackhawk de la coalition doivent rebrousser chemin faute de zone de poser sécurisée. A 18h15, leur mission sur Kaboul terminée, les 2 Caracal envoyés par le QG de la FIAS parviennent à se poser et entament une noria de plus de 10 heures pour acheminer depuis Kaboul renforts, munitions et procéder aux évacuations. (Nos deux Caracal auront volé 14 heures d’affilée de jour et de nuit). » [3] Voir « EH 1/67 "Pyrénées" -- Cazaux 2012 : Ordre du jour N° 10 ». Ordre du jour du général de corps aérien Guillaume Gélée, Commandement des Forces Aériennes (CFA). [4] Voir « Les 50 ans du "Pyrénées" à Cazaux » sur le site de l'armée de l'Air. [5] Voir « Hélicoptères : un savoir-faire français de haut niveau ». |