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Afghanistan : Retour à la guerre classique ?

Afghanistan : Retour à la guerre classique ?

L’embuscade meurtrière tendue le 18 août dernier contre une section de la 4ème compagnie du 8ème R.P.I.Ma [1] a révélé aux Français que leur pays était engagé dans des opérations de guerre en Afghanistan. Après le recueillement [2] et dans l’attente de tirer très prochainement tous les enseignements de cet accrochage, il est indispensable de retourner aux faits qui démontrent un changement de mode opératoire de l’adversaire. Un débat au Parlement est prévu après le RETEX. Des décisions seront alors prises pour renforcer notre dispositif avec des équipements et des matériels mieux adaptés à un théâtre d’opération très différent de ceux dans lesquels nos soldats évoluent généralement en OPEX, dont certains ne sont pas en dotation dans nos armées. Pour être efficace, l’heure est venue de mettre un terme au fait que « les taliban puissent choisir à la fois l’heure et l’endroit où frapper, le mode d’action, se concentrer puis se disperser aussitôt pour s’économiser ». [3] Oublions les polémiques stériles pour en revenir à la chronologie de cette embuscade. Le 28 août, le général de corps d’armée Benoît Puga, sous-chef opérations de l’Etat-major des armées est intervenu lors du point de presse hebdomadaire du ministère de la Défense devant la presse. [4] Son intervention visait à rappeler la nature du dispositif français, préciser le cadre d’intervention, avant d’aborder le déroulement des combats. Certains ont cru bon devoir résumer cette intervention de près d’une heure et demie en une phrase. Le procédé est malhonnête mais pas nouveau. Le général Puga, officier de légion, est un homme unanimement respecté dans nos armées. Après avoir commandé nos forces spéciales et avoir servi en Afghanistan, il a vécu en direct la nuit du drame dans ses fonctions de sous-chef OPS à l’EMA. Il l’a revécue devant les journalistes, non sans émotion. Dans le dernier numéro de la revue Défense [5] plusieurs autres articles [6] sont consacrés à l'Afghanistan. Avec l'autorisation de Joël-François Dumont (*) nous reproduisons ici une synthèse des propos tenus par le général Puga, corroborés par d’autres témoignages recueillis en France, en Afghanistan et auprès de l’OTAN. Paris, le 15 septembre 2008. (©)

Le général Benoît Puga au cours du point de presse. Photo © Joël-François Dumont.

Le général Benoît Puga au cours du point de presse

  • Le dispositif français Document © Etat-major des Armées.

Document © Etat-major des Armées.

3300 soldats français sont actuellement engagés en Afghanistan. Il s’agit d’un « dispositif terrestre interarmées, au sein de l’ISAF, de 2500 militaires : 50 au quartier général de la FIAS, 300 au sein des 6 OMLT (Operational Mentoring and Liaison Teams – 5 dans la région de Kaboul et 1 dans la région sud sous commandement néerlandais), 1450 au sein du Regional Command Capital de Kaboul et 700 dans le commandement régional Est. »

Document © Etat-major des Armées.

Des militaires français ont été chargés de la formation de l’Armée national afghane (Opération Epidote) [6] , des éléments de liaison sont détachés auprès d’US CENTCOM (US Central Command) à Tampa (Floride). La France dispose également en mer d’Arabie de plusieurs bâtiments de la Marine nationale. Enfin, son dispositif aérien se compose de 2 C160 et 1 C130 basés à Douchanbé et d’un détachement aérien à Kandahar (3 Super-Etendard modernisés – 3 Mirage 2000), soit un volume de 500 militaires. [7]

  • La cadre de notre intervention

« La France intervient dans le cadre d’une opération de maintien de la paix sous mandat de l’Organisation des Nations unies (chapitre VII) et dirigée par l’OTAN. »

  • Le déroulement des combats

Plusieurs observations préliminaires peuvent aider à appréhender le cadre général des événements :

Le général Benoît Puga au cours du point de presse. Photo © Joël-François Dumont.

Le général Puga au cours du point de presse. Photo © Joël-François Dumont.

L’action de combat du 18 août a lieu dans la zone de responsabilité du commandement régional –Capitale (CR-C), commandé depuis le 6 août par la France » et partagé par rotation avec l’Italie et la Turquie. Ce dispositif tournant présente une particularité : la compagnie installée dans le district de Surobi, aux portes Est de Kaboul, est, elle-aussi fournie par la nation qui assume le commandement régional. Le Bataillon Français (BATFRA) de Kaboul se voit donc augmenté début août d’un secteur supplémentaire. Le 8e RPIMa, qui fournit déjà l’essentiel de la Task Force Kapisa en commandement régional-Est, arme donc début août la FOB (Forward Operating Base) Tora avec une compagnie, placée aux ordres du BATFRA de Kaboul, en relève du contingent italien.

Le général Benoît Puga au cours du point de presse. Photo © Joël-François Dumont.

La zone de Surobi et la vallée de l’Uzbin ne sont pas étrangères aux unités françaises : elles en étaient déjà responsables de l’été 2006 au printemps 2007, lors du commandement français précédent. Des OMLT [9] françaises y ont aussi opéré au printemps 2008, en accompagnement de l’armée nationale afghane (ANA).

Document © Etat-major des Armées.

La menace en région « Capitale » a jusqu’alors été le fait d’individus ou de petits groupes commettant des actions isolées : attaques-suicide, IED, prises à partie ponctuelles, etc. L’insurrection n’y a jamais démontré la capacité ou l’intention de réaliser des actions « tactiques » classiques et coordonnées d’ampleur significative.

Enfin, le district de Surobi présente un caractère stratégique, les vallées servant de couloirs de circulation à la rébellion, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale et à la frontière avec le commandement régional-Est. Pour cette raison, conformément aux objectifs de la FIAS, le BATFRA entame sans tarder la reconnaissance de sa nouvelle zone d’action. Il s’agit avant l’hiver de disposer d’une connaissance militaire du terrain et d’établir le contact avec les populations.

A Sper Kunday le 18 août, c’est bien à une forme nouvelle d’action de l’adversaire que se heurte l’une de ces premières reconnaissances, destinée à prolonger une mission similaire menée quelques jours auparavant. Le détachement parti le matin de la FOB Tora comprend :

- une section du 8e RPIMa (Carmin 2),
- une section partenaire de l’ANA, jumelée avec la compagnie de Tora,
- une seconde section de l’ANA provenant de la HSSB (Headquarters Security Support Brigade, chargée de la protection de points sensibles dans la capitale) renforcée d’un élément de forces spéciales américaines, dont une équipe JTAC (Joint Terminal Attack Controller) [8] pour les appuis aériens,
- une section du Régiment de marche du Tchad (Rouge 4), basée à Kaboul et dont la participation vise améliorer sa connaissance du terrain pour ses missions régulières de QRF (Quick Reaction Force – Force de réaction rapide).

La mission est de reconnaître les points importants du terrain et de prendre contact avec la population tout en rejoignant la FOB avant la nuit.

Document © Etat-major des Armées.

Il est 13H15 lorsque Carmin 2 aborde en véhicules blindés le village de Sper Kunday. La section du RMT (Rouge 4) est installée en observation au niveau du col précédent, prête à intervenir. La section de l’ANA qui accompagne Carmin 2 rejoint le village. Le col qui domine celui-ci est distant de 1500m et relié par une piste en lacet non carrossable. Ne voulant pas perdre de temps pour être sûr de réaliser sa mission avant la tombée de la nuit, le chef de section fait débarquer sa section et place ses 4 véhicules blindés en appui face au col. La section de l’ANA s’installe en lisère de village, prête à intervenir. En ce début d’après midi, la chaleur est élevée, il fait 30 degrés. La section progresse lentement et en sûreté. Les marsouins portent casque et gilet pare-balle. La progression est éprouvante. Ces conditions particulièrement rudes ne sont pas rares en Afghanistan. Elles justifient encore, si besoin était, l’importance d’une préparation physique poussée, d’une mise en condition opérationnelle exigeante et rustique et le choix d’un personnel jeune.

Le général Benoît Puga au cours du point de presse. Photo © Joël-François Dumont.

Il est 15H45 lorsque les parachutistes de tête arrivent au dernier lacet, à environ 50 mètres du col. Le feu se déclenche à partir de la crête Nord, un feu précis et nourri sur l’ensemble du dispositif de la section. Les hommes ripostent et se postent comme ils peuvent derrière les rochers. Ils ne peuvent pas bouger car ils sont pris chacun à partie par plusieurs tireurs insurgés. Ils ripostent chaque fois que possible. Les 12,7 des VAB restés en appui commencent leur tir sur la crête, réglé par le chef de section. Au déclenchement du tir, Rouge 4 se déplace rapidement avec ses véhicules blindés vers le village pour porter secours à Carmin 2. La section arrive au village 8 minutes après et se fait prendre à partie par un groupe d’insurgés à partir d’une ligne de crête au Nord du village. Elle est prise sous un tir nourri.

Les deux sections sont au contact lorsqu’un nouveau groupe d’insurgés se dévoile sur la ligne de crête au sud du col. Le tir est toujours dense et Carmin 2 est pris sous un tir croisé. Il sait qu’il ne peut plus manœuvrer, qu’il est bloqué sur place et que pour se désengager, il devra bénéficier d’appuis et de la manœuvre des réserves.

Document © Etat-major des Armées.

A 16 H 10 le chef de section demande un appui aérien, les avions A10 arrivent 10 minutes plus tard mais ne peuvent tirer car les insurgés sont trop près du groupe de tête. Simultanément, la section de réserve de la FOB Tora renforcée d’appuis et le CDU (Commandant d’unité) quittent la FOB moins de 25 minutes après les premiers tirs.

Rouge 4 tente de se dégager en débordant par la gauche du village ; il tombe face à une tentative d’encerclement qu’il bloque, mais ne peut plus manœuvrer. La section de l’ANA tente bien une contre-attaque par la droite du village, mais elle est stoppée par un tir nourri. L’ensemble du dispositif est fixé. Seul l’engagement des moyens d’alerte permettront de renverser le rapport de force et de rétablir la situation.

Le général Benoît Puga au cours du point de presse. Photo © Joël-François Dumont.

La section venant de Tora est engagée à 17H05, soit 1H20 après le contact initial. Elle est tout de suite prise à partie aux abords du village, mais résiste et applique des tirs d’appui mortier, Milan et canon de 20mm au profit de Carmin 2 et Rouge 4.

Il est 17H50, l’ensemble de la zone est sous un feu nourri des insurgés. Deux hélicoptères Blackhawk de la coalition doivent rebrousser chemin faute de zone de poser sécurisée. A 18h15, leur mission sur Kaboul terminée, les 2 Caracal envoyés par le QG de la FIAS parviennent à se poser et entament une noria de plus de 10 heures pour acheminer depuis Kaboul renforts, munitions et procéder aux évacuations. (Nos deux Caracal auront volé 14 heures d’affilée de jour et de nuit).

  • De cet enchaînement, plusieurs observations s’imposent :

- il s’agit d’une embuscade menée dans « les règles de l’art », par un adversaire qui en démontre une expérience évidente: tirant tout le parti possible du terrain et d’un rapport de force ponctuellement très favorable, face à une troupe émoussée par l’effort physique, il se ménage un effet de surprise maximum puis conserve son avantage aussi longtemps que possible, entretenant le feu grâce à de fortes réserves de munitions, poursuivant l’imbrication pour se protéger des tirs d’appui et exploitant le terrain pour manœuvrer contre les renforcements.

- Pour autant, l’objectif des insurgés pendant cette première phase de combat n’apparaît que partiellement atteint, grâce à la compétence et à l’expérience des hommes de Carmin 2. La vocation de l’embuscade, « hantise du soldat », est d’infliger des pertes maximales à l’adversaire et de parvenir si possible à sa destruction complète. Dans des conditions aussi défavorables, le bilan aurait sans aucun doute été beaucoup plus terrible avec une troupe moins préparée ou un encadrement moins expérimenté. Pour ne citer qu’un exemple, le chef de section, même blessé et fixé par un feu nourri et précis, conserve le contrôle de sa section et continue de diriger les tirs d’appui tout en commandant les décrochages individuels. Les témoignages croisés des soldats de Carmin 2, confirment également que l’adversaire a subi lui aussi des pertes dès cette première partie de l’engagement.

- L’armée nationale afghane a pris une part active à la mission et aux combats. La section « partenaire » de Carmin a immédiatement manœuvré pour porter secours à ses camarades et pris l’adversaire à partie, subissant elle-même des pertes à cette occasion (2 blessés).

Le général Benoît Puga au cours du point de presse. Photo © Joël-François Dumont.

Alors que la tombée de la nuit permet à Carmin 2 de rompre le contact, c’est l’engagement de moyens supplémentaires qui permet la reprise de l’initiative. Les A10 et les hélicoptères américains on déjà tiré pendant plus d’une heure. A 20H00 l’arrivée des renforts en provenance de Kaboul (1 SGTIA renforcé d’appuis dont des mortiers lourds) permet d’améliorer la situation. Les 4 premiers blessés, dont le chef de section, arrivent au village. Les tirs y sont toujours nourris. Ils sont tout de suite évacués par hélicoptère. Le SGTIA (Sous Groupement Tactique InterArmes) du RMT, tout juste arrivé, se déploie sans attendre pendant qu’un drone Predator est mis en place pour renseigner et guider les tirs d’appui de nuit. Le rapport de force a changé, et les insurgés sont toujours là, des petits groupes et des isolés de Carmin 2 parviennent à se faire recueillir au niveau du village.

Il est 22H00 quand le SGTIA lance la reprise des abords Est du village, le C130 Gunship commence ses tirs d’appuis dans la profondeur. En 2 Heures, toute la zone du village est sous contrôle et les tirs cessent définitivement dans Sper Kunday. Le BATFRA peut reprendre l’initiative en lançant la reconquête du terrain perdu en direction du col. Il est 1H40, lorsqu’arrivé à mi-pente, les premiers corps sont relevés, et les derniers blessés recueillis.

Au lever du jour, le col est repris, et les derniers corps relevés. Quelques insurgés harcèlent une dernière fois les unités ratissant la crête et tirent quelques obus de mortiers à proximité de la base d’appuis. Ils seront tus par un tir de contre batterie et un appui aérien. A 12H00, la vallée de l’Uzbin est totalement contrôlée, les insurgés ont fui. L’ordre de désengagement est donné pour qu’il soit achevé en sûreté avant la nuit.

  • Le bilan confirmé ultérieurement fait état d’une quarantaine d’insurgés mis hors de combat dont deux chefs rebelles.

Bien qu’il soit encore trop tôt pour tirer un bilan approfondi de cet engagement, deux conclusions s’imposent, pour rétablir l’équilibre d’une analyse souvent détournée par l’émotion, l’ignorance ou la partialité :

- Le bilan militaire de cette opération doit être tiré en regard des objectifs fixés, des dommages infligés à l’adversaire et du contexte d’un combat mené en coalition. On se souviendra que la « reconnaissance » a pour objet d’« obtenir du renseignement d’ordre technique ou tactique sur le terrain ou sur l’adversaire (…) en engageant éventuellement le combat ». Si le prix payé est élevé, des groupes armés qui opéraient dans une relative impunité dans un secteur stratégique ont été localisés et ont subi des pertes lourdes. Sans tomber dans l’exercice stérile du « body counting », la mise hors de combat de dizaines d’hommes, dont 2 chefs, ne peut qu’affecter profondément la capacité opérationnelle de l’insurrection dans la zone. Par ailleurs, les actions de suite du 19 août, meurtrières pour les insurgés, ont précisément été permises par l’action de reconnaissance de la veille. Enfin les troupes de nos alliés paient elles aussi un tribut élevé à la sécurité de l’Afghanistan et leurs opinions publiques ont depuis longtemps découvert la réalité de ce combat. Il était malheureusement peu vraisemblable que la France fût longtemps épargnée.

Le général Benoît Puga au cours du point de presse. Photo © Joël-François Dumont.

- Pour éviter qu’un tel scenario ne se reproduise, nombre de réponses techniques ont été évoquées dans la presse, réveillant l’illusion de la solution universelle ou de la guerre « zéro mort » par la projection de moyens supplémentaires d’observation et de renseignement. Ce serait ignorer l’expérience des autres nations engagées à nos côtés ou celle, encore récente, des Soviétiques. Ni les hélicoptères, ni les forces spéciales, ni les drones, ni aucun autre moyen technique n’a jamais permis isolément de se prémunir contre la « surprise » tactique. Cette embuscade vient rappeler, si besoin en était, que le combat est par essence le domaine de l’incertitude, face à un adversaire qui a démontré depuis longtemps sa combativité et son sens de l’adaptation.

Joël-François Dumont

(*) Auditeur à l'Institut des Hautes Études de Défense Nationale (IHEDN).

[1] Afghanistan : 10 militaires français morts et 21 blessés (20-08-2008)

[2] 21 août 2008: Un jour de deuil pour la nation française : Allocution du président de la République aux Invalides  lors de la cérémonie d'hommage national rendu aux soldats morts en Afghanistan (21-08-2008)

[3] Lire "Embuscade en Afghanistan" (27-8-2008) et L'OTAN en Afghanistan (4-9-2008) par le général F. Cann, président de l'Amicale des Anciens du 8 et du 7.

[4] Intervention du général Puga sur le déroulement des combats des 18 et 19 août en Afghanistan (transcription intégrale sur le site Internet de l'EMA)

[5] Numéro 135 daté de septembre-octobre 2008 de Défense, revue bimestrielle de l'Union des Associations des Auditeurs de l'Institut des Hautes Études de Défense Nationale (IHEDN). Abonnements: BP 41-00445 Armées.

Détachement de niveau unité élémentaire composé de troupes complémentaires de différentes armes (ou fonctions opérationnelles) fantassins, cavaliers, appuis.

[6] Du même auteur, lire : Afghanistan : vérité et vérités

Epidote : il s'agit de la formation des militaires de l'ANA (40.000 hommes). Cette armée, placée sous commandement américain et intégrée à Enduring Freedom. Elle comprend pour la partie française un détachement d'instruction opérationnel de 40 militaires. Voir l'excellent reportage du CNE Nathalie Durand et de l'ADJ Jean-Raphaël Drahi dans Terre Information magazine de mars 2008. « Le rôle des officiers n'est pas d'instruire directement les cadres afghans, mais de former les futurs formateurs »

[7] Le dispositif français pour l'Afghanistan (dossier de référence) (Source: EMA).

[8] JTAC : terminologie propre aux Forces Spéciales américaines :Joint Terminal Attack Controller. A ne pas confondre avec le concept OTAN des JTAC (Joint Terminal Advanced Controller, en Français CAA Controleur Aérien Avancé.

[9] La France arme quatre équipes de Tutorat ou Operational Mentoring and Liaison teams (OLMT. deux équipes (OLMT1 et 3) interviennent dans le domaine de l'infanterie depuis le printemps 2007. deux autres équipes (OLMT 4 et 5 ont été déclarées opérationnelles en janvier 2008 pour assurer respectivement le tutorat dans le domaine de l'appui et du soutien auprès de l'ANA. Les quatre OMLT sont intégrées au 201ème corps de l'ANA. Source : reportage du CNE Nathalie Durand et de l'ADJ Jean-Raphaël Drahi dans Terre Information magazine de mars 2008.

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Voir également :


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