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L'400M et le MRTT vont apporter une vision totalement différente de nos capacités de déploiement

Le 14 juillet, à l'invitation de la France, il est prévu de réunir à Paris sur les Champs-Élysées, les anciens belligérants de la Grande Guerre pour marquer symboliquement l'entrée du centenaire de la Première Guerre Mondiale dans le cycle des commémorations.[1] Commémorations, expositions, meetings aériens, les projets sont nombreux et de qualité pour évoquer le souvenir d'une époque tragique dont les derniers survivants ont aujourd'hui tous disparu. Des millions d'hommes, jeunes pour la plupart, sont morts dans ces combats, chargeant même à la baionette n'ayant plus de cartouches face aux canons ennemis parfois dans des circonstances qui rappellent un véritable enfer. Le mot de Verdun [2] à lui seul résumant le sacrifice suprême consenti par des peuples qui ont envoyé leurs soldats au front. Au delà du souvenir et de l'hommage à des millions de victimes militaires et civiles d'une guerre qui n'aura épargné aucune famille européenne, pour ne parler que de l'Europe, l'objectif poursuivi est de « délivrer un message universel de paix et d'amitié.».[1] En 1914, la France avait des aviateurs mais pas encore d'armée de l'Air.[3] Pour évoquer le rôle de ces premiers aviateurs français dans le premier grand conflit mondial, l'invité du « point de presse hebdomadaire du ministère de la Défense » du 20 février 2014 organisé par la DICOD,[4] était le général d'armée aérienne Denis Mercier, chef d'état-major de l'armée de l'Air (CEMAA). A l'ordre du jour, la présentation des principales commémorations de l'armée de l'Air française en 2014. Nombre d'aviateurs appartenant à des escadrilles de la Première Guerre mondiale sont entrés dans la légende en donnant à cette future arme ses lettres de noblesse. IL y a de quoi commémorer : qu'il s'agisse du centenaire de l'aéroport du Bourget, de la première victoire aérienne ou du premier bombardement aérien, autant de souvenirs d'une ère nouvelle qui allait consacrer l'essor de l'aéronautique. Une occasion pour célébrer également d'autres « événements marquants », comme le 70e anniversaire de la disparition de Saint-Exupéry ou encore les 50 ans de la création des Forces aériennes stratégiques. En tout cas, 2014 restera une année qui marquera notre armée de l'Air, touchée de plein fouet comme toutes les armées par une crise économique qui s'installe dans la durée, entraînant des réductions d'effectifs et de moyens, et vraisemblablement la perte de certaines capacités. Au Bourget, le général Mercier avait exposé sa vision de l'armée de l'Air française [5] en rappelant devant la presse « les cœurs de métier de l’armée de l’Air, la cohérence et la réactivité » ... « Avoir des avions polyvalents et des équipages qui ne le sont pas, cela ne sert à rien ».[5] Des pages se tournent. Heureusement d'autres s'ouvrent, redonnant quelque espoir à nos aviateurs... Le dernier vol du Mirage F1 [6] se fera à Cazaux en juillet 2014 où l'on célébrera également l'escadron d'hélicoptères "Pyrénées".[7] Après avoir rappelé l'arrivée du Rafale en 2006 sur la base aérienne de Saint-Dizier, citons l'entrée en service, fin 2013, des premiers Atlas A-400M et des deux drones Reaper, en attendant le MRTT... Des matériels de nouvelle génération qui témoignent d'avancées technologiques dans le domaine de l'aéronautique militaire telles qu'elles devraient nous permettre de reconsidérer la mobilité stratégique et tactique de nos armées. A moyens nouveaux, vision nouvelle pour démultiplier d'autant nos capacités de déploiement : rapidité dans la projection et agilité en opération plus grandes, meilleure endurance logistique pour les forces projetées sur des théâtres d'opérations. De quoi donner un peu « de baume au coeur » à une armée de l'Air dont l'image en France et à l'étranger marie courage et efficacité.[8]  A l'issue de la présentation des diverses manifestations prévues au cours de l'année 2014 par le général Mercier, Joël-François Dumont a posé trois questions au CEMAA sur l'arrivée de ces nouveaux moyens. Paris  le 21 février 2014.©

European-Security : Mon général, plusieurs d'entre nous étaient il y a quelques jours à Séville à Airbus Military, où sont assemblés les A400M. L'un des responsables du programme nous a dit que l'armée de l'Air française avec son tout premier A400M avait réalisé une véritable performance lors de sa première mission au Mali et ce quelques mois seulement après la livraison de cet appareil. Une performance, selon lui, de nature à « modifier la perception des armées de l'Air de nombreux pays en matière de transport stratégique.» En 14 heures, un équipage d'A400M de deux personnes a réussi à livrer 22 tonnes de fret en effectuant - en deux fois sept heures un aller-retour Orléans-Gao - là où aucun autre très gros porteur n'aurait pu se poser, faute de pouvoir se poser directement sur une piste courte et un terrain mal préparé, trois avions de type C-130 Hercules ou C-160 Transall, soit une durée de 72 heures de vol avec trois, voire six équipages, pour livrer une quantité comparable de fret. Qu'est-ce que l'A-400M apporte de plus à l'armée de l'Air ?

Le général d'armée aérienne Denis Mercier, chef d'état-major de l'armée de l'Air

Général Denis Mercier : L'400M et le MRTT vont apporter une vision totalement différente de nos capacités de déploiement.[9]

Comme vous l'avez mentionné, avec un aller-retour en A400M on a fait pratiquement trois fois mieux en une seule journée que ce que l'on aurait fait en avec des C-130. Il aurait fallu trois C-130, pour ce que l'on a fait avec un avion.

L'A400M est un avion qui a des capacités tactiques, c'est important, qui sont de même nature que le C-130, mais avec une allonge de type stratégique. C'est la première fois depuis longtemps que nous avons un avion comme celui-là et cela va nous amener à voir complètement différemment nos méthodes de déploiement.

Premier vol de l'Atlas A-400 M d'Orléans à Gao (Mali)

Je vais prendre un exemple. Il n'y a pas si longtemps, je suis allé sur la base de Djibouti. On parlait de faire venir des avions pour s'entraîner. Des gens me disaient, « mais c'est compliqué, parce que pour amener du fret il va falloir faire des escales ». Je leur ai répondu. C'est compliqué, mais avec l'A400M, ce n'est plus compliqué : on fait l'aller-retour dans la journée et avec plus de 20 tonnes de matériel ! On peut donc avoir des déploiements, on peut ajuster cela en permanence. Cela va nous changer complètement la vie en fait et ne plus nous obliger à faire ce que j'appelle du "brouettage".

Aujourd'hui, nous avons prépositionné des C-160 ou des C-130 dans plusieurs endroits. Avec l'A400M on va les opérer beaucoup plus depuis la France et cela va nous donner une capacité bien supérieure. Pour la partie stratégique, on aura un concept un peu plus lié à un concept de voie aérienne. Cela va nous offrir des perspectives considérables, soit pour la défense, soit même éventuellement pour emmener des compagnies de gendarmerie aux Antilles ou pour faire d'autres missions de ce type. Je suis en train de discuter avec le directeur de la Gendarmerie nationale. Cela nous fait passer dans une ère complètement nouvelle et surtout, cela nous amène à reconsidérer nos processus et cela c'est intéressant.[10]

European-Security : Une deuxième question, mon général. Deux drones Reaper sont actuellement basés depuis décembre dernier à Niamey au Niger. Qu'est-ce qui a encore changé pour nos aviateurs avec l'emploi d'un tel système ?

Le seul problème que l'on a avec les drones, c'est que « plus on en a plus on en a besoin »

Général Denis Mercier : Pour le Reaper, c'est la même chose, nous avons là un drone de nouvelle génération.[11] Les Harfang sont toujours engagés et nous rendent de nombreux services, mais ils ont des limitations. Au départ, c'était un démonstrateur, pas un système opérationnel. Les deux Reaper que nous avons engagés ont une qualité d'allonge et une vitesse qui nous permettent une utilisation beaucoup plus flexible, de rester beaucoup plus longtemps sur zone et avec une qualité d'image qui est supérieure.[12]

Le seul problème que l'on a avec les drones, c'est que « plus on en a plus on en a besoin » ... C'est une capacité essentielle. J'ai eu la chance d'aller au Niger voir décoller le premier. Voir arriver un tel appareil dans l'armée de l'Air et en plus, son premier vol est opérationnel, ce fut un grand moment de bonheur pour moi. Et je peux vous dire que les gens qui sont sur cet appareil sont heureux.

Le Commandant de l'escadron de drones 1-33 "Belfort" présente au GAA Denis Mercier un des deux systèmes Reaper

Je leur rends hommage parce que cet escadron est entièrement déployé. Entre ce qu'ils ont fait sur Harfang et les transformations faites par les opérateurs pendant neuf mois aux États-Unis, sans discontinuer, et qui le font tous les jours avec un grand entrain... Je leur rends vraiment un grand hommage car ces hommes ont une vraie motivation et parce qu'ils font un travail remarquable.

European-Security : Vous avez donc eu grands moments de bonheur avec l'A400M et le Reaper en quelques mois...

Général Denis Mercier : Il y en aura d'autres. Je pense au Pod de désignation Laser de nouvelle génération. Et je pense bien sûr à la commande du MRTT : je peux vous assurer que j'ai gardé une bouteille de champagne en réserve exprès...

European-Security : Un dernier mot, mon général, si vous le permettez. Le sauvetage réalisé la semaine dernière par l'équipage d'un Puma du Pyrénées de Cazaux, en pleine tempête et dans des conditions extrêmes a montré une fois de plus le niveau d'excellence de cet escadron d'hélicoptères prestigieux.[] Sur le plan régional et en Espagne on a bien sûr beaucoup parlé de cette solidarité entre les gens de mer et ces sauveteurs venus du ciel...[13]

Un plongeur du Pyrénées intervient pour récupérer un premier naufragé -- Photo © Éric Roustand.

Général Denis Mercier : Ce sauvetage a été une très très belle mission. Ce que je voulais simplement ajouter, c'est que celle là était emblématique et qu'elle a été fortement médiatisée. Mais il faut savoir que la Marine nationale et l'armée de l'Air assurent ces missions de sauvetage au quotidien Il y a de nombreuses autres missions qui sont réalisées dans l'année et je pense à nos camarades marins qui en font plus que nous, qui font des missions tout aussi magnifiques. C'est notre quotidien. Cela fait partie de nos missions pérennes.[14]

Question : Vous allez le 13 juin 2014 célébrer l'anniversaire de la reconnaissance aérienne. Ce sera l'anniversaire des drones ?

Général Denis Mercier : On ne va pas célébrer les anniversaires de toutes les opérations de l'armée de l'Air... (rires) On va plus mettre à l'honneur les drones au travers de l'événement qui aura lieu à Cognac et aux soixante-dix ans de Saint-Exupéry. Pourquoi ? Parce que, comme je vous l'ai dit, l'escadron a fortement repris les traditions qui sont très fortement liées à Saint-Ex.

A Mont-de-Marsan, on va vraiment rendre un dernier hommage à un avion, le Mirage F1, qui, dans toutes ses déclinaisons, a été de tous les conflits, et encore récemment. C'était un bel avion, une belle réussite aéronautique et je crois que c'est important.

2014 : un passage de flambeau dans l'armée de l'Air qui coïncide avec plusieurs commémorations

Comme je vous l'ai dit, c'est un passage de flambeau effectivement vers les drones, mais aussi vers le Rafale Pod de reconnaissance de nouvelle génération. D'ailleurs, même si nos escadrons de Rafale sont tous polyvalents, chacun a un domaine d'excellence donné. Et c'est le Normandie-Niemen aujourd'hui qui est le référent en matière de reconnaissance également. Donc Saint-Dizier et Mont-de-Marsan. Comme nous avons un Harfang qui est rentré en France, on essaiera de le faire voler pour l'occasion.

Question : Le DGA nous a parlé hier du ravitailleur. Ce sera un investissement long. Est-ce que vous avez du rogner beaucoup sur la lettre au père Noël qui avait été faite et quel impact cela peut-il avoir sur les capacités que vous attendiez pour ces remplacements du C-135 ?

Général Denis Mercier : Alors ce n'est pas exactement comme cela que la question se pose. Ce n'est pas une lettre au père Noël... C'est un besoin avéré et dans le retour d'expérience au fur et à mesure de toutes les opérations. La capacité de ravitaillement en vol est une capacité qui est essentielle qui ressort d'une mission permanente, comme la défense aérienne, la dissuasion bien sûr et nos opérations extérieures. Dans les capacités que l'on vise, il y a la capacité de ravitaillement en vol, bien sûr, avec pour l'Airbus A-330 une allonge extrêmement forte. On a des capacités de transport, de transport stratégique. Déjà, cet avion apporte énormément de choses en palette, mais dans ses capacités transport on pourrait les étendre avec une porte cargo, et puis également, étant donné que ces avions accompagnent toujours les avions de combat, on a une capacité qui est essentielle qui sera la possibilité de récupérer les liaisons de données et les informations en provenance par exemple de nos Rafale qui ont de très nombreux capteurs et de pouvoir ensuite, soit les traiter à bord, soit les retransmettre par satellite.

Pour pouvoir rentrer dans la Loi de programmation militaire et dans une période qui est la plus dense, on est parti sur deux standards. Un premier standard qui sera rétrofitable. On a deux avions qui sont prévus dans cette Loi de programmation. Un premier standard qui n'aura ni la porte cargo, ni la liaison de données satellitaire. Cela arrivera dans le deuxième standard avec un rétrofit du premier sur la prochaine Loi. Pour des raisons budgétaires, on a fait le choix de prendre une avionique qui a déjà été développée et le système de perche caudale ARBS (Aerial Refuelling Boom System) d’Airbus Military avec une paire de nacelles tuyau/panier sous voilure qui a déjà été développé par d'autres pays, ce qui limite considérablement les développements. Il faut être tous raisonnables aujourd'hui. Le besoin, c'est d'avoir cet avion au plus tôt.

 Le « vieux Charles » de Guynemer au Musée de l'Air [15]

[1] Voir le site de la mission du Centenaire.
[2] La bataille de Verdun était destinée à « saigner à blanc l'armée française » selon son concepteur, le général Erich von Falkenhayn. Dans ses mémoires, le chef état-major impérial de l'armée allemande rappelle l'un de ses objectifs :  côté français, « les forces de la France seront saignées à mort… que nous atteignions notre objectif ou non », côté anglais, ce sera la guerre sous-marine à outrance. En dix mois, cette « bataille d'attrition » verra tomber à Verdun sous un déluge d'obus plus de 714 231 morts, disparus ou blessés, recensés : 362 000 soldats français et 337 000 allemands, soit une moyenne de 70 000 victimes par mois !
[3] Née au début du XXe  siècle, l’aéronautique militaire acquiert ses lettres de noblesse pendant la Grande Guerre avant d’être érigée au rang de « cinquième arme » par la loi du 8  décembre 1922. Dés 1909, la France est le premier pays à s'équiper d'avions de combat. Après le vote le 29 mars 1912 d'une loi à l'Assemblée nationale, l'Aéronautique Militaire fait officiellement partie des forces armées nationales, aux côtés des quatre armes traditionnelles de cette époque :l'infanterie, la cavalerie, l'artillerie et le génie. Lors de l'entrée dans la Première Guerre mondiale, la France disposait d'un total de 148 avions (8 pour l'aéronautique navale) et de 15 dirigeables. En en novembre 1918, lors de l'armistice, elle comptera 3 608 avions en service. Sur les 17 300 pilotes et observateurs engagés dans le conflit, 5500 furent tués, soit 31 % de pertes. Il faut cependant attendre le décret du 1er avril 1933, complété par la loi du 2  juillet 1934, pour que l’existence de l’armée de l’air soit définitivement reconnue. Sur la naissance de l'armée de l'Air, voir également l'allocution du CEMAA, le général Mercier, à la BA 102 « Capitaine Georges Guynemer » de Dijon le 26 juin 2013. (Source : Sirpa Air).
[4] La DICOD - Délégation à l'information et à la communication de la Défense - assure la cohérence des actions d’information et de relations publiques sur la politique de défense, contribue à l’intégration des armées dans la Nation et gère l’image des armées et leur communication à travers les média. Sous l’autorité de son délégué, Pierre Bayle, DICOD et porte-parole du ministère de la Défense, les points de presse hebdomadaires du ministère se tiennent généralement chaque semaine dans la salle Koenig, rue Saint-Dominique à Paris. C'est l'occasion pour les journalistes « accrédités Défense » de venir entendre les chefs d'états-majors de nos armées, les responsables des grandes unités opérationnelles engagées sur les divers théâtres d'opération, aussi bien que des experts civils travaillant pour la Défense, qui pour présenter de nouvelles orientations ou pour dresser un bilan des opérations en cours ou à venir : intervention humanitaire, grandes commémorations, 14 juillet, piraterie maritime... en précisant le rôle joué par nos militaires engagés dans ces interventions. Les journalistes japonais étaient venus nombreux après les opérations de secours déclenchées par la communauté internationale après l'affaire de Fukushima. En présence du général Barréra, directeur-adjoint de la DICOD assisté des chefs des Sirpa Air, Mer, Terre, EMA-com principalement et d'autres représentants qualifiés en fonction de l'actualité (DGA, Gendarmerie (Sirpa-G), Service de Santé, Service des Essences, Service historique...) le point est fait sur tous les conflits ou les opérations en cours sont bien sûr évoqués dans le détail : retrait d'Afghanistan, engagement au Mali ou en Centrafrique, ces responsables répondant ensuite aux questions des journalistes spécialisés.
[5] Voir "Cohérence et réactivité : les cœurs de métier de l’armée de l’Air" in European-Security (19-06-2013). Transcription de la conférence faite au salon du Bourget par le chef d'état-major de l'armée de l'Air, le général Denis Mercier, devant l'association des Journalistes de Défense.
[6]  Le 12 avril 2013, sur la base aérienne 118 de Mont de Marsan (Landes), une prise d’armes en présence d’anciens pilotes et mécaniciens a été organisée à l’occasion des 100 ans de l’escadrille BR11 dite « Cocotte » et de l’escadron de reconnaissance 2/33 « Savoie » (Mirage F1 CR). Outre la Première et la Deuxième Guerre Mondiale, la « BR11 » a participé à toutes les grandes opérations qui ont contribué à la grandeur des armes de la France, dont la dernière en date : l’opération Serval au Mali. (Source : Sirpa Air).
[7] Voir "L’escadron d'hélicoptères (EH) 01.67 « Pyrénées » de l'armée de l'Air" Entretien à Cazaux avec le LCL Fabien Gisbert CDT l'escadron d'hélicoptères "EH-01-67" (21-06-2013).
[9] Voir "Combattre et sauver : Histoire des hélicoptères de l’armée de l'Air" : Michel Fleurence et Bertrand Sansu (15-08-2012).
[8] Voir "Le CEAM « garant de la performance tactique des équipements produits » fête ses 80 ans". Allocution du général Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’Air, pour les 80 ans du centre d’expériences aériennes militaires (CEAM) sur la Base aérienne 118 « Colonel Rozanoff » à Mont de Marsan (03-06-2013). « Cet appareil (l'A-400M) confèrera à la France une capacité de projection autonome à un niveau qu’elle n’avait encore jamais atteint. Il va nous obliger à revoir nos modes de pensée dans l’emploi de l’aviation de transport, à croiser les cultures entre transporteurs et chasseurs.»
[10] Voir "Nous avons un projet qui nous permet de maîtriser notre destin" : Allocution du Général d’armée aérienne Denis Mercier, Chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA) lors de la 79e Journée anniversaire de l’armée de l’Air. Base aérienne 102 « Capitaine Georges Guynemer », Dijon le 26 juin 2013. Source : Sirpa Air.
[11] Voir "Premier vol d'un équipage français aux commandes d'un drone Reaper" Armée de l'Air (08-10-2013).
[12] Voir "Les yeux du commandement, ou comment les drones bouleversent la tactique" in Le Piège (Revue des anciens de l'École de l'Air) par David Secher (96 – de Saxcé).
[13] Voir "L'EH "1/67" Pyrénées de nouveau à l'honneur" de Philippe Carpentier. Photos d'Éric Roustand (11-02-2014).
[14] Voir "Les noces d'or de l’Escadron d’hélicoptères 1/67 « Pyrénées » de Cazaux" de Philippe Carpentier (04-07-2012).
[15] Élève mécanicien à Pau, le 21 janvier 1915, Georges Guynemer devient pilote le 8 juin 1915. Il est affecté à l'escadrille MS.3 et volera sur un Morane-Saulnier Type L, surnommé Le « Vieux Charles ».
 

 


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