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Le plan par étapes du président Poutine

Le plan par étapes du président Poutine

Françoise Thom, « soviétologue » renommée, a été la première à nous éclairer sur les projets « poutiniens » en matière d'énergie... En 2008, elle confirmait « les efforts du gouvernement russe pour forcer ses voisins, y compris ceux de l'Union européenne, à passer par lui pour s'alimenter en énergie, d'abord en empêchant le pétrole et le gaz d'Asie centrale de parvenir librement sur la marché mondial, ensuite en essayant de passer des accords de cartel et de rachat avec les producteurs et distributeurs d'énergie[1] Un avertissement qui n'était d'ailleurs pas le premier. Après avoir observé les premiers mois au pouvoir du nouveau président russe,[2] elle s'est intéressée au regard qu'il portait sur le secteur de l'énergie pour mieux asseoir celui-ci. Une première analyse est parue dans le Monde en décembre 2000,[3] suivie de plusieurs autres toutes aussi pertinentes : en particulier, "Une dangereuse amnésie" et à une longue analyse prémonitoire, parue en décembre 2000 consacrée aux risques que pouvait conduire "le partenariat énergétique entre l’Union Européenne et la Russie",[4] où elle y révélait « une nouvelle classe dirigeante russe », mettant en œuvre la politique énergétique que le président Poutine entendait réaliser en dehors des frontières russes pour faire ce qu'il avait réussi à faire à l'intérieur, à savoir : « abolir le libre marché de l’énergie et organiser un super cartel des producteurs, dans lequel le Kremlin détiendrait les postes de commande, et qui maintiendrait les pays développés à la merci des producteurs enrégimentés par Moscou[1] Enfin, en décembre 2003, Françoise Thom publiait une étude sur "la politique énergétique de la Russie" [5] où elle écrivait : « nous avons affaire à une stratégie cohérente sur le long terme, contrastant avec la politique énergétique de l’Union Européenne.» Ainsi, avec une grande clairvoyance, Françoise Thom a décrit comment, d'étape en étape, depuis son accession au pouvoir en Russie en 2000, Vladimir Poutine portait « l'essentiel de ses efforts sur la liquidation des éléments de marché qui existaient dans le secteur énergétique russe à la fin de la période Eltsine - en même temps qu'il se débarrassait du pluralisme dans le champ politique et médiatique.» Parmi ces étapes significatives, rappelons la plus connue « la fusion en 2004-5 de Gazprom et de Rosneft, additionné de Yougansk NG, puis de Sibneft, signale l'émergence d'une industrie gazo-pétrolière unifiée contrôlée par le Kremlin, qui a vocation à s'étendre aussi dans le secteur du nucléaire, domaine où les ambitions de Gazprom commencent à se manifester[1] Poutine avait même fièrement revendiqué son « programme énergétique » dans les colonnes du Wall Street Journal.[6] Sa politique « nationaliste » a été le prolongement de celle menée par Eltsine. Selon elle, « le glissement de la politique russe vers le nationalisme néo-soviétique a commencé presque dès le début de la période Eltsine[7] Après cela, on ne pourra pas prétendre que Poutine n'avait pas montré « ses cartes.» Après son emprise sur le secteur énergétique, la Tchétchénie, la Géorgie, la Crimée, l'Ukraine, quelle sera la prochaine étape? Et combien de temps faudra t-il encore aux Occidentaux pour ouvrir les yeux ? Dans sa dernière analyse, Françoise Thom (*) nous donne quelques nouvelles clefs. Paris le 30 juillet 2014.

L’Anschluss foudroyant de la Crimée suivi par le démembrement furtif de l’État ukrainien pose aux Occidentaux une question fondamentale : dans quelle mesure la politique russe actuelle est-elle une improvisation ? Dans quelle mesure est-elle l’indication de l’existence d’un dessein plus vaste dont les implications pour la sécurité européenne seraient plus graves encore ? Où s’arrêtent les ambitions du président Poutine ?

Un retour en arrière sur la politique russe depuis 1999 fournit des éléments de réponse. Il faut d’abord se souvenir des circonstances troubles dans lesquelles Vladimir Poutine a été catapulté au pouvoir. Lorsque Boris Eltsine le nomme premier ministre en août 1999 c’était un quasi-inconnu, déjà discrédité par son association avec l’entourage corrompu d’Eltsine. Pourtant, en mars 2000, il sera triomphalement élu président. Entre ces deux dates se produisent (du 4 et 16 septembre 1999) 4 mystérieuses explosions meurtrières dans des villes de Russie (deux à Moscou), faisant plus de 300 morts. Sans aucune preuve Poutine attribue ces attentats aux Tchétchènes. Sa rhétorique musclée suscite une vague patriotique qui lui permettra de se présenter en chef de guerre. Les opérations militaires en Tchétchénie lui tiendront lieu de campagne électorale. Poutine et la secte de l’ex-KGB qui l’a propulsé peuvent se féliciter : désormais le rétablissement de la grande puissance russe est un objectif partagé par l’opinion et Poutine peut passer à la phase suivante : la réintégration autour de Moscou de l’espace ex-soviétique. La vague de nationalisme sur laquelle le président russe a surfé pour se hisser au pouvoir ne retombera plus, entretenue et attisée par des medias totalement contrôlés par le pouvoir.

Dans un premier temps les hommes du Kremlin ont un sens aigu de la faiblesse de la Russie. Ils sont conscients que leur projet de reconstitution de l’empire n’est réalisable que si les Etats-Unis et l’UE sont neutralisés. La « guerre contre le terrorisme » permettra un rapprochement avec l’administration Bush. Aux Européens Poutine propose un « partenariat énergétique », saisi avec empressement par les intéressés. Poutine sait que les contrats gaziers entraînent une dépendance durable entre consommateurs et producteurs. En liant chaque pays européen à Gazprom, Poutine espère être à même de pouvoir bloquer toute initiative de politique européenne jugée indésirable à Moscou, telle par exemple la mise en place d’une politique européenne concertée de l’énergie.

A partir de 2004 la politique de Poutine va s’infléchir, sous l’influence de l’augmentation du prix des hydrocarbures et des « révolutions de couleur ». Comme le président russe et sa coterie de « siloviki » [8] ne comprennent ni la liberté, ni la complexité des phénomènes sociaux, ils voient dans ces révolutions le résultat de complots ourdis par les puissances hostiles à la Russie – de même que dans chaque opposant russe ils voient un traître à la solde de l’étranger. Ce glissement vers un affrontement avec Washington (dont les Américains ne sont guère conscients) s’accompagne d’une activation de la politique énergétique en Europe. La Russie s’efforce de faire main basse sur les infrastructures énergétiques de son « étranger proche » et des nouveaux membres de l’UE. Parallèlement elle cherche à obtenir un accès aux réseaux de distribution dans les pays de l’U.E. Dès 2005, après la signature avec l’Allemagne de l’accord en vue de la construction du Northstream, elle se considère comme une superpuissance énergétique, fermant les robinets du gaz aux pays insoumis, amenant les autres à lui abandonner des pans toujours plus importants de leur souveraineté en échange de rabais dans la facture gazière.

A partir de la crise des subprimes en 2007-8, les dirigeants russes pressentent non seulement la chute des États-Unis mais la défaite de l’Occident tout entier. Désormais au révisionnisme post-soviétique s’ajoute un révisionnisme néo-soviétique : de même que l’URSS ne s’était jamais résignée à l’ordre européen de l’après-guerre reposant sur la coopération puis la construction européenne appuyée sur la garantie de sécurité apportée par les États-Unis, la Russie de Poutine ambitionne de subvertir cet ordre européen qui l’empêche de s’assurer une position dominante sur le continent. En 2008 le président Medvedev proposa la mise en place d'un nouveau système de sécurité en Europe. Cette démarche résultait de l'évaluation faite à Moscou de la nouvelle « corrélation des forces ». Aux yeux des dirigeants russes, l'effacement américain était acquis et il fallait que l'Europe en prenne acte et lui donne une forme institutionnelle. Pour les Russes, le droit toujours est la codification d'un rapport de forces. Celui-ci ayant évolué au détriment des États-Unis et en faveur de la Russie, l'architecture de sécurité européenne devait être modifiée en conséquence. La guerre russo-géorgienne d’août 2008 poursuivait deux objectifs : montrer que la Russie se sentait désormais les mains libres pour agir dans l’espace ex-soviétique comme bon lui semblait ; prouver à tous les alliés des États-Unis que la protection américaine était devenue une fiction.

Par la suite, profitant de l’affaiblissement des Occidentaux attestée par leur absence de réaction au coup de force contre la Géorgie, et de la naïveté de la nouvelle administration américaine, le Kremlin accélère la réalisation de son projet d’Union eurasienne, tout en lançant un ambitieux programme de modernisation des forces armées, auquel les Occidentaux sont incités à participer grâce au faux dégel impulsé à ces fins par Medvedev, l’homme de paille de Poutine.

La signature précipitée de l’Union douanière entre la Russie, la Biélarus et le Kazakhstan en janvier 2010 est une réponse au lancement par l’UE en 2009 du Partenariat oriental dans lequel le Kremlin, toujours paranoïaque, voit une machination de l’UE pour faire échouer l’Union eurasienne dont la création est prévue en janvier 2015 : d’où les guerres économiques lancées contre les pays tentés par un pacte d’association avec l’UE, Ukraine, Moldavie, Arménie.

Que ce soit l’intensification de la propagande, le musellement total des media d’opposition, la « nationalisation » des élites et la « dé-offshorisation » de l’économie, l’alourdissement des peines pour « haute trahison », la traque des « agents étrangers », la hausse des dépenses militaires, les décisions du pouvoir russe depuis la réélection de Poutine en 2012 vont dans le même sens : elles préparent le pays à l’affrontement avec les Occidentaux. A la télévision russe l’Europe est montrée comme totalement décadente et dégénérée, tandis qu’une campagne de haine contre les États-Unis se déchaîne. On comprend dans ce contexte l’importance de l’enjeu ukrainien : sans l’Ukraine, l’Union eurasienne, le grand dessein du président Poutine, est mort née. On peut être certain que le Kremlin fera tout pour installer un satrape à Kiev, afin d’y poursuivre l’œuvre destructrice de Yanoukovitch, l’homme choisi pat Moscou pour couvrir la subversion de l’État ukrainien qui s’est révélée au grand jour ce printemps. En même temps il fera tout pour détricoter l’Union Européenne et l’OTAN, car tant que celles-ci existent, le projet d’Union eurasienne sera précaire et menacé. Pour parvenir à ces fins le Kremlin mise sur les forces europhobes que la crise a gonflées en Europe, à droite et à gauche, et notamment sur les partis d’extrême-droite. Durant le drame ukrainien ceux-ci ont montré à quel point ils étaient en osmose avec Moscou, au point d’oublier leur référence favorite au souverainisme lorsqu’il s’agissait de l’Ukraine.

La crise ukrainienne a révélé le formidable potentiel de subversion dont s’est dotée la Russie depuis que les « siloviki » sont au pouvoir. Ce potentiel de subversion est aussi tourné contre l’Europe occidentale, contre le lien transatlantique, comme le montre le battage organisé par les media russes autour de l’affaire Snowden. Les hommes du Kremlin ne sont pas seulement décidés à saper l’ordre international ; ils veulent installer la loi de la jungle en Europe, de manière à imposer leur domination à des Européens perçus comme incurablement velléitaires, décadents et indifférents à la liberté.

Françoise Thom

(*) Professeur agrégé de russe (1977) et maître de conférences en histoire à l'Université de Paris-IV Sorbonne. En 1984, elle soutient sa thèse de doctorat d'Histoire de 3e cycle sous la direction d'Alain Besançon portant sur « La langue de bois » (EHESS). Elle est habilitée depuis juin 2011 à diriger des recherches sous la direction d’Olivier Forcade : « De l’URSS à la Russie, 1929-2011, politique intérieure, politique étrangère : les imbrications ». Travail de recherche en deux volumes intitulé « Beria, le Janus du Kremlin.» Auteur de nombreux livres de référence sur l'histoire de l'URSS ou de la Russie, citons notamment :

- La langue de bois, Paris: Julliard, 1987 (livre traduit en anglais).
- Le moment Gorbatchev, Paris: Hachette (collection Pluriel), 1989.
- Les fins du communisme, Paris: Critérion, 1994.
- Édition critique des Mémoires de Sergo Beria : Beria mon père par Sergo Beria, Plon/Criterion 1999.
- Participation à la rédaction du Dictionnaire du Communisme (Larousse 2007)
- Beria, le Janus du Kremlin, Éditions du Cerf, 2013

Principales publications :

- “Le 22 juin 1941 : le débat historiographique en Russie et les faits”, Cahiers du Centre d’Études d’Histoire de la Défense, n°13, 2000
- “La « dékoulakisation et la famine” in : Stéphane Courtois (éd.) Quand tombe la nuit, L’âge d’homme Lausanne 2001, p. 193-214
- “Le régime soviétique et la guerre” in : Stéphane Courtois (éd.) Une si longue nuit, Éditions du Rocher 2003, p. 302-331
- “L’évolution idéologique de la Russie poutinienne” in : Stéphane Courtois (éd.), Le jour se lève. Permanence et effacement des idées et des pratiques totalitaires en Europe 1953-2005. Editions du Rocher, 2006, p. 190-206
- “La naissance de l’énergocratie russe”, Commentaire, n°114, été 2006, p. 295-300.
- “Les Occidentaux devant la fin de l’Union Soviétique, » Commentaire, n°118, été 2007, p. 373-392.
- “La campagne contre « l’adulation » de l’Occident” in : J.F. Sirinelli, G.-H. Soutou (éd.), Culture et guerre froide, PUPS 2008.
- “Le grand dessein de la Russie poutino-medvedevienne”, Commentaire, n°125, printemps 2009.
- “Langue de bois et aphasie moderne”, Hermès, n°58, 2010, p. 129-134.
- “Beria a sprawy polskie”, Rocznik Instytutu Europy Srodkowo-Wschodniej, n°9, 2011, p. 13-40.
- “La politique étrangère de la Russie post-communiste”, Histoire et Liberté, n°47, mars 2012, p. 103-116.
- “Le cas russe”, in Georges-Henri Soutou (dir.), Les puissances mondiales sont-elles condamnées au déclin ? , Paris, Hermann Editeurs, 2013, p. 13-30.
- “La genèse de la diplomatie bolchevique : le cas du Caucase”, in Éric Bussière, Isabelle Davion, Olivier Forcade er Stanislas Jeannesson (dir.), Penser le système international, PUPS, 2013, p. 65-84.

[1] Voir "La naissance de l'énergocratie russe" in Commentaire (Été 2006) et European-Security (15-07-2006).
[2] Voir "An Assessment Of Putin’s First Months In Power" in European-Security (23-07-2000).
[3] Voir "Le partenariat énergétique entre l’Union Européenne et la Russie" (01-11-2000) in Le Monde.
[4] Voir "Le partenariat énergétique entre l’Union Européenne et la Russie" in Géopolitique (01-11-2000) et "The European Energy Partnership with Russia: a Risk for Europe?" in European-Security (08-11-2000).
[5] Voir "La politique énergétique de la Russie" in European-Security (08-12-2003).
[6] L'article signé de Vladimir Poutine s'intitulait : "Energy Egotism Is a Road to Nowhere" a été publié dans le Wall Street Journal du 28 février 2006, soit deux semaines peu avant son discours devant les ministres de l'Énergie du G8, le 16 mars 2006. Un texte malheureusement supprimé du site mosconews ..
[7] Voir "La relation Russie-Occident : des occasions manquées ?" in European-Security (07-06-2007). « Avec l’arrivée de Poutine le néosoviétisme que nous venons de décrire en politique étrangère gagna la politique intérieure. Aujourd’hui la Russie en est à cultiver la nostalgie de l’ère Brejnev. La télévision russe affectionne le kitsch soviétique des années 70. Le matraquage est efficace : un sondage récent révèle que 16% seulement des Russes souhaitent une démocratie libérale à l’occidentale, 26% trouvent leur compte dans le régime autoritaire actuel et 35% préféreraient un retour au système soviétique. Seuls 10% des Russes estiment que la Russie fait partie de l’Occident
[8] Terme qui désigne en russe le clan des « fonctionnaires des ministères de force » : militaires, parquet, "commission d'orientation" chargée officiellement de la lutte contre la corruption qui permet au pouvoir en place de neutraliser ses opposants, tous placés sous la houlette du SVR, le successeur du KGB.

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