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L’Europe de la Défense

LÂ’Europe de la Défense

Article du Ministre français de la Défense, M. Alain Richard, dans la revue "Défense nationale". Paris, Janvier 2001.

L'Europe de la défense part d'une réalité fondamentale: les Européens partagent de nombreux intérêts économiques, sociaux et de sécurité quotidienne. Ils partagent l'aspiration à  une union de démocraties stables dans un environnement stable. Cet attachement a fondé la construction européenne depuis ses débuts ; elle anime aujourd'hui nos efforts en vue d'une défense européenne.

C'est pourquoi en décembre 1998, à  la déclaration de Saint-Malo, Britanniques et Français ont formulé des propositions communes, évoquant pour la première fois une "capacité d'action autonome" de l'Union européenne à  gérer des crises.

L'engagement de nos autres partenaires a ensuite permis au Conseil européen de Cologne, en juin 1999, de donner le coup d'envoi véritable du chantier de politique européenne de sécurité et de défense. Les Quinze se sont alors fixé l'objectif que l'Union européenne en tant que telle puisse intervenir, avec ou sans recours aux moyens de l'Alliance, pour défendre leurs intérêts de sécurité commune. A Helsinki, ils se sont engagés à  en avoir non seulement la volonté mais aussi la capacité.

Grâce à  cela, depuis maintenant dix-huit mois, l'Europe de la défense a accompli des progrès spectaculaires.

La crise du Kosovo a été un facteur déterminant, nous permettant, à  l'épreuve du feu, de prendre la mesure de nos profondes convergences et de notre solidarité pour agir ensemble, politiquement et militairement, avec nos Alliés, pour la défense de nos intérêts et de nos valeurs communes. Elle a également montré que les Européens, minoritaires dans l'action aérienne et majoritaires dans le dispositif terrestre, devaient consacrer de gros efforts à  leurs capacités, nationales et collectives.

Les pays qui composent l'Union se trouvent donc dans une situation où ils partagent un certain nombre d'intérêts vitaux et de valeurs, qui permettent de fonder une politique étrangère et de sécurité commune. Dans le même temps, cette position ne peut avoir de poids que si elle s'appuie sur des capacités militaires crédibles, qui sont aujourd'hui l'objet des efforts de l'Union européenne.

Nous avons tous en mémoire les difficultés et les faiblesses qui ont marqué l'histoire de l'Europe de la défense. Mais je crois que nous nous trouvons aujourd'hui devant une situation plus favorable qu'auparavant. De surcroà®t, nous avons su avancer, en concertation avec nos partenaires européens, sur un certain nombre de sujets difficiles. C'est ce qui rend aujourd'hui possible une défense européenne qui ait les moyens de ses ambitions.

Un passé lourd de difficultés

L'Europe de la défense n'est pas un thème nouveau. Je n'en évoquerai pas ici toutes les étapes et les rebondissements antérieurs. Je tiens pourtant à  rappeler que, si les racines de l'Europe de la défense sont profondes et anciennes, la mise en Âœuvre de cette dernière n'avait jamais abouti et a longtemps laissé la construction européenne inachevée. Déjà  à  la Société des Nations, dans les années 20, l'enthousiasme d'Aristide Briand et le spectre de la Première Guerre mondiale n'avaient pu faire adopter le projet d'une défense européenne commune, comme obstacle à  un futur conflit entre nations d'Europe.

De fait, la défense est un sujet exigeant, pour lequel il est particulièrement difficile d'aboutir à  une construction commune tant il touche à  la souveraineté nationale et constitue traditionnellement le domaine réservé essentiel de chaque Etat. Si ce dossier évolue aujourd'hui avec une rapidité à  laquelle l'Union ne nous a pas toujours habitués, nous le devons à  des circonstances particulièrement heureuses.

Une conjoncture favorable pour l'Europe de la défense

Jamais nos aà®nés n'ont connu de circonstances aussi favorables pour forger une défense européenne au service d'une politique étrangère commune.

L'attitude des citoyens à  l'égard de l'Europe de la défense est le premier élément très encourageant. Une des chances que nous avons, et que nous devons saisir, c'est que nous sommes vraisemblablement dans la période, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, où les citoyens de nos pays ont le plus de disponibilité pour un projet permettant à  l'Europe d'acquérir sa véritable dimension dans la régulation et dans l'équilibrage des relations internationales et de sécurité. L'Union européenne, grâce aux efforts déployés depuis ses pères fondateurs à  la fin de la Seconde Guerre mondiale, est devenue une entité politique dans laquelle les citoyens européens peuvent se reconnaà®tre. Nos opinions publiques acceptent et souvent soutiennent ce processus de construction d'une Europe de la défense. C'est une réalité dont il faut tirer parti.

Non seulement le contexte politique mais aussi les circonstances militaires, diplomatiques et financières rendent une défense européenne plus que jamais envisageable. En effet, la plupart des pays européens sont en pleine réorganisation de leurs forces armées du fait d'une refonte de leurs conceptions stratégiques. La situation économique est favorable à  une rénovation des moyens militaires. Les militaires et diplomates des pays européens ont beaucoup travaillé ensemble ces dernières années pour gérer les crises et ont ainsi largement appris à  mieux se connaà®tre et se comprendre, facteur essentiel que seul le temps pouvait offrir à  l'Union européenne.

Elle a notamment bénéficié d'une évolution de la politique britannique, qui a proposé lors du Sommet de Saint-Malo que l'Union européenne se dotât d'une capacité d'action autonome. En même temps l'Allemagne a abrogé 1'interdiction faite à  ses troupes de sortir de ses frontières et se sent prête à  assumer à  nos côtés un rôle international plus engagé. C'est ce rapprochement de nos principaux partenaires qui a permis et a justifié l'élan français en la matière.

Les grandes orientations de l'Europe de la défense

Tirant les leçons des échecs du passé et forts des atouts actuels, nous avons su développer en accord avec nos partenaires européens un projet qui permette enfin de trouver des solutions innovantes pour dépasser des obstacles qui semblaient il y a encore deux ans insurmontables.

  • Le statut de la future force de réaction rapide européenne

L'objectif global de la future défense européenne consiste à  être en mesure en 2003 de déployer en soixante jours sur une durée au moins égale à  un an et si besoin hors du territoire de l'Union, une force de réaction rapide de l'importance d'un corps d'armée, soit cinquante à  soixante mille hommes. Cette force doit être autonome, c'est-à -dire disposer de l'appui d'éléments aériens et navals ainsi que de moyens propres de logistique, de contrôle, de commandement, de renseignement.

Ces derniers répondent aux objectifs de capacités collectives, que nous avons fixés à  Helsinki. Il s'agit de capacités propres de commandement et de contrôle, de renseignement et de transport stratégique. Si nous ne voulons pas disposer d'un ensemble mal équilibré, capacités globales et capacités collectives doivent être traitées avec la même détermination.

Je voudrais ensuite souligner l'importance du cadre adopté, lequel est clairement intergouvernemental. Nous excluons toute dimension supranationale dans l'Europe de la défense et je pense que c'est là  une des clés des succès que nous avons atteints. La définition à  Helsinki d'objectifs de capacités ne conduit nullement à  transférer vers Bruxelles la détermination de la stratégie des moyens. En effet, la programmation militaire demeurera de la compétence nationale.

La définition d'objectifs de capacités n'implique pas davantage la constitution d'une armée européenne. La règle restera, comme à  l'Alliance, la libre décision nationale de participer ou non à  une opération, et de fixer la nature et le niveau de notre engagement.

Cette manière de bâtir une force européenne a permis là  encore de surmonter beaucoup de difficultés. L'Union a choisi de partir de ce qui rassemblait en un consensus : les situations pour lesquelles elle souhaite pouvoir intervenir, pour des raisons humanitaires, pour maintenir la paix ou séparer des parties par la force, c'est-à -dire les "missions de Petersberg". Cette réalité politique, appuyée sur les valeurs que nous partageons, fonde la mise à  disposition des moyens qui seront nécessaires.

  • Les relations UE-Otan

Une autre raison de ces succès concerne la relation euro-atlantique. Nous avons su mieux informer et convaincre nos alliés qu'une Europe de la défense ne serait pas une "forteresse" mais au contraire renforcerait la solidité et l'efficacité de l'Alliance. Notre volonté de disposer d'une capacité d'action militaire européenne n'est plus perçue comme une opposition à  l'Alliance, ce qu'elle n'a jamais été, mais comme la contribution, souhaitée de longue date par nos amis Américains, des quinze Etats membres à  la sécurité et à  la stabilité de leur continent au service des mêmes valeurs et des mêmes objectifs que l'Alliance atlantique.

La politique européenne commune de sécurité et de défense (PECSD) n'implique donc aucun relâchement des liens transatlantiques.

Bien sà»r, il faut créer le cadre de cette coopération et apprendre à  se parler, mais le fait que le corps européen a dirigé au Kosovo le plus important dispositif actuellement déployé par l'Alliance prouve la confiance que nos alliés placent dans une unité européenne dont la crédibilité militaire est avérée. Je rappelle à  cet égard les principes qui encadrent aujourd'hui les relations entre l'Europe de la défense et l'Alliance : à  savoir la préservation de l'autonomie de décision de l'Union, la différence de nature des deux organisations et la volonté de fonder leurs relations sur la nécessité de déterminer envers chaque crise la réponse appropriée.

L'Union dispose en effet d'un avantage exceptionnel : la possession de tous les éléments civils et militaires utiles au règlement des différends internationaux, de la veille diplomatique en "précrise" jusqu'aux possibilités financières, administratives et techniques de reconstruction après la phase paroxystique d'engagement militaire.

  • Les relations UE-pays tiers

Nous avons également beaucoup progressé dans les discussions avec les pays tiers, en particulier les pays européens candidats à  l'adhésion à  l'Union européenne et les pays européens membres de l'Alliance ne faisant pas partie de l'Union européenne. Pour répondre à  leurs attentes, un accord a été trouvé entre les Quinze membres de l'UE. En période de crise, il s'agit de permettre, le plus tôt possible, des consultations avec les éventuels contributeurs. Celles-ci se tiendront dès l'émergence de la crise, et avant même la décision du Conseil, qui reste évidemment de la responsabilité des Quinze. Les Etats tiers s'impliquant militairement participeront à  la conduite des opérations, au jour le jour, avec les mêmes droits et les mêmes obligations que les Etats membres. à€ cette fin, un comité de contributeurs sera constitué.

En dehors des périodes de gestion de crise, des réunions régulières sont prévues entre les Etats tiers et l'UE dont une au moins par présidence au niveau ministériel, comme celle que nous avons eu récemment. Pour le travail quotidien, chaque pays tiers pourra désigner des représentants pour servir d'interlocuteur au comité politique et de sécurité (COPS) et pour servir de point de contact auprès de l'état-major de l'Union européenne (EMUE).

Le 21 novembre, à  Bruxelles, j'ai accueilli avec un très vif plaisir les propositions de contributions additionnelles des tiers. Il est particulièrement notable que tous les pays concernés aient choisi de s'engager à  nos côtés. C'est un signe fort de leur volonté de s'associer au projet d'une Europe de la défense, dont je suis le premier à  me réjouir.

  • L'avenir de l'Union de l'Europe occidentale

C'est dans ce cadre que doivent être précisées les modalités de l'inclusion des fonctions de l'UEO qui pourraient être nécessaires à  l'UE pour les tâches qu'elle s'est fixé. C'était le rôle de la réunion ministérielle de l'UEO qui s'est tenue le 16 novembre à  Marseille, laquelle a également permis de déterminer en commun l'avenir à  donner à  l'UEO.

En effet, bien que l'UEO soit sur le point d'achever sa mission en tant qu'organisation opérationnelle, certains de ses acquis ne sont pas remis en cause. C'est le cas de l'article V du traité de Bruxelles, exprimant une très forte solidarité stratégique entre les Dix. La dimension parlementaire, donnée par l'assemblée parlementaire de l'UEO, sera elle aussi conservée. Elle sera à  même de servir de forum élargi qu'il s'agisse de sécurité et de défense là  où cette fonction ne sera pas assurée par les mécanismes en voie de consolidation au sein de l'UE.

Nous avons également choisi avec nos partenaires de ne pas nous priver du savoir-faire développé au sein du Centre d'interprétation satellitaire de Torrejon et de l'Institut de sécurité. Les éléments pertinents de ces organes seront donc repris au sein d'agences européennes qui nous offrirons des capacités de prévision et d'analyse très précieuses à  l'Europe de la défense.

  • La nécessité d'une industrie européenne de défense

Grand projet politique, l'Europe de la défense est aussi un grand projet industriel. C'est en fait une véritable spirale vertueuse qui s'est engagée entre la constitution de grands groupes européens de défense et l'émergence d'une Europe de la défense.

Pour exister, celle-ci doit pouvoir s'appuyer sur une industrie européenne forte et compétitive en matière de défense, capable d'affronter le mouvement actuel de mondialisation et de relever les nouveaux défis technologiques. C'est dans cette perspective que le gouvernement a favorisé les grandes mutations industrielles intervenues depuis trois ans.

La première étape a été la constitution d'une base industrielle nationale solide et innovante, autour d'un pôle d'électronique de défense (Thomson-CSF et Alcatel) et d'un pôle aéronautique (Aérospatiale et Matra hautes technologies). C'est sur cette base qu'ont pu s'opérer dans un deuxième temps des rapprochements européens équilibrés, et que se constituent aujourd'hui de grands groupes européens. La création d'EADS a été à  cet égard un événement majeur. Le pôle d'électronique professionnelle et de défense Thomson-CSF conforte quant à  lui son assise européenne par son rapprochement avec le groupe britannique Racal.

La conséquence est que désormais nos groupes européens ont la taille requise pour rivaliser avec les meilleurs mondiaux, en particulier les groupes américains, et pour financer de nouveaux projets technologiques ambitieux.

Parallèlement à  cette restructuration de l'offre industrielle, les Etats approfondissent leur coopération pour organiser ensemble leur demande. En effet, il aurait été incohérent et dommageable que les Etats, garants de la sécurité, restassent dispersés, alors que les industriels se regroupaient. C'est ainsi qu'a été créée l'Organisation conjointe de coopération pour l'armement (Occar), véritable agence européenne de l'armement, ayant pour mission de coordonner, conduire et faire exécuter les programmes d'armement qui lui sont confiés par les Etats membres. Elle permet d'améliorer la conduite des programmes en coopération et de promouvoir des activités communes de préparation de l'avenir et de recherche.

Dix-huit mois de progrès marquant une fin d'étape dans un mouvement qui se poursuit

La meilleure preuve que les pays engagés ont su créer un réel consensus et écarter les difficultés majeures, c'est que ce processus de construction d'une Europe de la défense a avancé à  grande vitesse, ce qui est d'autant plus notable au sein de l'Union qui se caractérise trop souvent par les cahots de ses progrès.

En effet, en seulement dix-huit mois, l'Europe de la défense est passée des coulisses au devant de la scène. Reste à  préserver cet élan tout en l'utilisant pour progresser sur un certain nombre d'enjeux.

Le renforcement des capacités militaires européennes restera la première priorité. Il est la condition de la crédibilité de l'ensemble du projet. Les 20 et 21 novembre, une conférence d'engagement des capacités a traduit l'objectif global et les objectifs collectifs de capacités d'Helsinki en engagements concrets des quinze Etats membres.

Ces capacités seront au service de l'Union européenne grâce au dispositif que le Conseil a décidé de créer à  Nice : comité politique et de sécurité, comité militaire, état-major. Il a également décidé que la montée en puissance nécessaire au fonctionnement de ces organes, en particulier de l'état-major, devra intervenir sans délais. L'objectif est que l'Union européenne soit rapidement opérationnelle. Le Conseil se prononcera sur ce point le plus tôt possible en 2001, au plus tard au Conseil européen de Laeken, marquant la fin de la présidence belge du deuxième semestre. Nous ne laisserons pas le rythme actuel se casser, beaucoup reste à  faire et nous avons toute confiance à  cet égard dans les présidences suédoise et belge de l'année 2001.

Aujourd'hui je crois que nos concitoyens attendent de nous une prise en compte loyale, mais aussi lucide du niveau d'engagement qu'ils acceptent et des valeurs au service desquelles ils pensent que nous devons agir. Je crois qu'en retour, nous leur devons des réalisations qui permettent à  l'Europe d'être de plus en plus crédible et de plus en plus respectée dans les enjeux de sécurité qui l'intéressent.

Cette convergence de facteurs favorables inspire un sentiment de responsabilité particulière au militant européen que je suis. Avec ces cartes en main, que n'avaient pas nos prédécesseurs, nous n'avons pas le droit d'hésiter ni de nous tromper./.

 

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