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Le Bourget 1999 : premier bilan et perspectives

Le Bourget 1999 : premier bilan et perspectives

Allocution du Premier Ministre français, M. Lionel Jospin, au 43ème salon de l'Aéronautique et de l'Espace. Le Bourget, le 19 juin 1999.

Madame le Premier Ministre, Messieurs les Ministres, Excellences,

Messieurs les officiers généraux, Mesdames et Messieurs les Présidents,

Mesdames, Messieurs,

Je suis heureux, deux ans après notre première rencontre, le 21 juin 1997, de m'exprimer à nouveau au Salon du Bourget où les démonstrations aériennes sont plus faciles à réaliser que sous la verrière du Grand Palais! Ce vaste rassemblement de professionnels, ouvert à un large public, demeure pour notre industrie un atout incomparable. Je tiens à féliciter M. Jean-Paul Bechat, Président du groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales, et M. Edmond Marchegay, Commissaire général du Salon. Ils ont fait de cette 43ème édition une incontestable réussite. Celle-ci me donne l'occasion de dresser un premier bilan de notre action dans ce secteur stratégique, et d'en tracer les perspectives.

Il y a deux ans, j'indiquais ici-même que la réorganisation de notre industrie aéronautique et de défense serait examinée "à la seule aune de l'intérêt national, sans tabou ni exclusive, sans bien sûr se laisser enfermer dans des schémas préétablis, et avec le souci de se rapprocher d'autres partenaires européens". C'est ce que nous avons fait.

C'est en effet une ambition européenne pour la défense et l'industrie que nous voulons servir : établir un véritable marché intérieur de l'armement, développer une base industrielle solide, tant civile que militaire, aider l'industrie aéronautique européenne à rester compétitive.

Mettre en place un "marché intérieur de l'armement "c'est mieux assurer la compétitivité et la rentabilité de l'industrie européenne, et permettre aux armées de s'équiper au moindre coût. La création de l'OCCAr (Organisme Conjoint de Coopération en matière d'Armement) constitue un pas important dans cette direction. La convention signée le 9 septembre dernier par la France, l'Allemagne, l'Italie et le Royaume-Uni donne à cet organisme la capacité juridique de contracter directement avec l'industrie, ce qui devrait permettre à moyen terme de rationaliser la gestion des programmes d'armement. Un contrat a été conclu hier ici-même pour la production de 160 hélicoptères de combat Tigre, qui équiperont les armées de terre française et allemande. Il assurera à Eurocopter un important plan de charge. Et c'est l'un des premiers programmes que conduira l'OCCAr.

Par ailleurs il me semble souhaitable de réfléchir avec nos partenaires à une évolution des dispositions du Traité de Rome. Son article 223, en particulier, s'il était maintenu en l'état, pourrait freiner l'émergence d'une véritable industrie européenne d'armement. Il faut donc envisager avec sérénité le décloisonnement du marché européen de l'armement.

Il nous faut aussi favoriser le développement d'une base industrielle européenne, civile et militaire. Chacun doit œuvrer en ce sens. En France, l'effort de rénovation des méthodes d'acquisition des matériels militaires porte aujourd'hui ses fruits. La consolidation de la loi de programmation militaire 1997-2002 et la mise en œuvre maîtrisée de premières commandes pluriannuelles, concernant tout particulièrement le secteur aéronautique, ont permis de dégager des économies significatives tout en offrant une meilleure visibilité à notre industrie. A cet égard, je me félicite de la récente commande, par le ministère de la défense, de 48 avions de combat Rafale destinés à l'armée de l'air et à la marine.

Nous devrons aussi définir des procédures communes pour le financement de la recherche et le contrôle des exportations d'armement. Le ministre de la défense Alain Richard, le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie Dominique Strauss-Kahn et le secrétaire d'État à l'industrie Christian Pierret ont engagé à cette fin en 1998 des travaux avec leurs homologues allemands, britanniques, espagnols, italiens et suédois.

L'industrie aéronautique européenne, et notamment française, est compétitive. 1998 a ainsi été un excellent cru pour l'aviation d'affaires. Dassault Aviation a vendu l'an passé près de 100 Falcon, s'adjugeant 60 % du marché américain. S'agissant des moteurs, le dix-millième exemplaire du CFM 56, dont la réussite ne se dément pas, a été livré cette semaine. Le succès dans la durée de la stratégie de coopération engagée il y a plus de vingt ans avec General Electric permet aujourd'hui à Snecma de nourrir, en Europe, des ambitions légitimes.

Nous devons veiller à maintenir cette compétitivité. Dans votre secteur, activités militaires et activités civiles sont souvent indissociables. Elles font l'objet de soutiens publics à la recherche et au développement, en Europe comme aux États-Unis. Les accords actuels - je pense notamment à l'accord transatlantique de 1992 sur les avions gros porteurs - assurent les conditions d'une concurrence équilibrée, par delà la diversité des systèmes de soutien existants, entre les deux principaux constructeurs. Il ne serait dans l'intérêt de personne de remettre en cause cet équilibre. C'est ce que j'ai dit au Président Clinton avant-hier lors de son passage à Paris. Je tiens à réaffirmer ici que les autorités françaises continueront, avec l'Union européenne, à défendre avec fermeté les intérêts de leur industrie. C'est dans cet esprit, et pour tous les secteurs de notre économie, que nous aborderons la grande négociation de l'OMC, l'année prochaine.

Mais c'est sur des structures industrielles efficaces que repose à long terme la compétitivité de votre secteur.

C'est pourquoi la réorganisation de l'industrie aéronautique et spatiale demeure une priorité.

Certes, l'examen de la situation de l'industrie française porte à l'optimisme. Au cours des deux dernières années, son chiffre d'affaires a progressé de 108 milliards de francs en 1996 à 161 milliards en 1998. Les prises de commandes ont atteint l'an passé le niveau record de 207 milliards de francs, - en progression de plus de 75 % par rapport à 1996. Deux succès récents illustrent cette vitalité commerciale : dans le domaine militaire, l'annonce il y a quelques semaines par le gouvernement grec de l'acquisition de 15 Mirage 2000-5 et des missiles et équipements qui leur sont associés ; dans le domaine civil, la commande, par la société américaine ILFC, de 57 Airbus de la famille A320. Comme vous, Monsieur le Président, je me réjouis que les effectifs des entreprises membres du GIFAS aient augmenté en 1998, pour la première fois depuis dix ans. Le secteur aéronautique et spatial emploie aujourd'hui -au sein du GIFAS- plus de 96 000 personnes et réalise désormais - vous l'avez souligné- plus des trois-quarts de son chiffre d'affaires à l'exportation. Son succès repose également pour une large part sur les 4000 petites et moyennes entreprises - équipementiers et sous-traitants - et leurs 80 000 salariés qui apportent chaque jour aux projets industriels leur savoir-faire et leur efficacité et qui peuvent légitimement attendre que les grands maîtres d’œuvre - et l'Etat pour ce qui le concerne - veillent à leur stabilité économique dans la durée.

Pour créer les conditions de nouveaux succès, le gouvernement a mené à bien plusieurs opérations importantes. En application des principes que j'ai rappelés, nous avons décidé, dès octobre 1997, la formation d'un grand pôle d'électronique professionnelle et de défense autour de Thomson-CSF, Alcatel en devenant le partenaire stratégique. Ce nouvel ensemble est opérationnel depuis plus d'un an. Dans le domaine aéronautique, la constitution d'un groupe rassemblant les activités d'Aérospatiale et de Matra Hautes Technologies, et détenant près de la moitié du capital de Dassault Aviation, était annoncée en juillet 1998. Elle s'est achevée, il y a quelques jours, avec l'introduction en bourse du titre " Aérospatiale-Matra ". Ainsi regroupée autour de deux grands pôles, l'industrie française est désormais en mesure de prendre toute sa part aux nécessaires rapprochements européens.

Les mouvements de concentration intervenus outre-Manche, les hésitations de tel ou tel responsable industriel, l'échec même de certains éléments de programmes conduits en coopération n'entament pas notre conviction. L'objectif, exprimé pour la première fois par les chefs d'État et de gouvernement allemand, britannique et français le 9 décembre 1997 et constamment réaffirmé depuis, demeure la constitution d'alliances européennes d'envergure, traitant d'égal à égal avec les entreprises américaines du secteur.

Il nous faut bien entendu tenir compte des évolutions intervenues en deux ans : c'est-à-dire partir des réalités d'aujourd'hui, tirer le meilleur parti des forces et des spécificités de notre industrie, pour nouer, chaque fois que cela sera possible, des accords globaux fondés sur un équilibre entre les ressources technologiques et industrielles des nations concernées.

J'observe d'ailleurs que si aucun accord transnational global n'a été formellement conclu à ce jour, l'essentiel de l'activité industrielle est d'ores et déjà le fait d'entités communes. La création et le renforcement de "joint-ventures" dans chacun des métiers de l'aéronautique et de l'espace apportent une première réponse, imparfaite mais concrète, au défi lancé par les groupes américains. Le rapprochement, dans le domaine spatial, entre DASA, FINMECCANICA et la société MATRA MARCONI SPACE, le regroupement à venir des activités de MATRA BAe DYNAMICS et d'Aérospatiale dans le secteur des missiles permettront de consolider l'ancrage européen de nos entreprises.

Nous devons donc sans attendre renforcer ces structures communes et encourager les projets d'avenir.

Optimiser l'organisation, le fonctionnement des entités existantes doit être une préoccupation constante. Airbus va bien : sa gamme vient encore une fois de s'élargir. La nouvelle version A318, d'ores et déjà commandée à plus de 100 exemplaires, sera je n'en doute pas un nouveau succès commercial. Mais pour améliorer sa compétitivité et conforter son image auprès des compagnies aériennes, Airbus doit renforcer encore son efficacité industrielle. Le 29 mai dernier, lors du Sommet franco-allemand, j'ai eu le plaisir de visiter, une nouvelle fois, aux côtés du Président de la République et du Chancelier allemand, les chaînes d'assemblage de Toulouse. J'ai constaté le niveau d'excellence technique atteint par le constructeur européen, qui fait désormais jeu égal avec BOEING. Tous les responsables, qu'ils soient français ou allemands, me l'ont confirmé : l'organisation industrielle doit maintenant évoluer pour permettre à Airbus de faire face à l'augmentation des cadences de production et de se transformer, le moment venu, en société intégrée. Avancer dans cette voie est nécessaire. A un rythme qui respecte, bien sûr, les intérêts de chacun des partenaires, mais qui aussi nous évite de prendre du retard dans une compétition sans complaisance.

Arianespace est un autre exemple d'intégration européenne réussie. Elle a permis à l'Europe d'occuper la première place mondiale dans le transport spatial civil et d'assurer son indépendance dans l'accès à l'espace. La qualification du nouveau lanceur ARIANE 5 est un succès que je salue. Tous les artisans de son développement et de sa fabrication doivent maintenant accompagner les efforts consentis par les Gouvernements pour améliorer les performances techniques et économiques de ce lanceur. Le rapprochement engagé entre le CNES et Arianespace doit concourir à cet objectif de compétitivité. Je souhaite que l'organisation de l'industrie européenne des lanceurs évolue également en ce sens.

Il faut aussi encourager les projets les plus prometteurs. Dans le domaine civil, c'est bien entendu le développement de l'A3XX qui doit mobiliser les compétences et les énergies. Le gouvernement - et notamment le ministre chargé des transports, Jean-Claude Gayssot - se sont, vous le savez, fortement engagés en faveur de ce projet, conçu pour répondre au mieux aux besoins du marché. Ainsi, et dès l'an 2000, nous programmerons les mesures nécessaires à son lancement. Dans le secteur des avions régionaux, je souhaite que les efforts déployés par le consortium franco-italien ATR pour la réalisation d'un "jet "soient rapidement couronnés de succès. Et pour nous projeter résolument vers l'avenir, le ministre chargé de la recherche, Claude Allègre, a décidé de mettre en place un groupe de travail qui examinera les possibilités de développer, à l'échelle européenne, un avion supersonique successeur du Concorde. D'une manière générale, le gouvernement continuera de soutenir l'effort de recherche et de développement.

Dans le domaine militaire, le gouvernement suit avec attention les travaux préalables au lancement, dans les prochains mois, par l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et la France, de l'industrialisation et de la fabrication de l'hélicoptère de transport NH 90. En matière de missiles, le lancement du programme franco-italo-britannique visant à la réalisation du système PAAMS devant équiper les futures frégates antiaériennes est imminent. Je me réjouis par ailleurs que le gouvernement italien ait marqué son intérêt pour le missile de croisière franco-britannique Scalp. S'agissant enfin de l'Avion de transport militaire futur, et sans préjuger le résultat - attendu pour la fin de cette année- de l'examen des différentes offres qui ont été remises, je souhaite que l'industrie européenne soit en mesure de jouer un rôle central dans la maîtrise d’œuvre de ce programme, sur lequel repose le renouvellement de nos moyens de projection aérienne.

Dans le domaine spatial, nous avons d'importants atouts à faire valoir. L'observation de la terre est un secteur où la France dispose de compétences uniques en Europe. La poursuite, pour les besoins de sécurité, du programme Hélios conduira prochainement au lancement du deuxième satellite Hélios 1. La réalisation du programme Hélios 2 nous permettra ensuite de consolider notre indépendance stratégique dans ce domaine. L'accroissement des besoins civils nous conduira parallèlement à nous doter des technologies nécessaires à la réalisation de satellites d'observation de petite taille, qui pourront prendre la suite des satellites SPOT 5. Des solutions susceptibles de répondre aux besoins civils et militaires devraient être mises à l'étude avec nos partenaires européens.

Dans le secteur des télécommunications, les programmes civils dépendent maintenant largement des besoins du secteur concurrentiel. Il convient cependant de renforcer nos capacités d'innovation par des partenariats entre les organismes publics et l'industrie. Dans le domaine militaire, l'abandon du programme TRIMILSATCOM nous a conduit à prévoir un processus en deux étapes. La France fera en sorte de disposer dès 2003 de capacités nationales nettement supérieures à celles de l'actuel système Syracuse II, capacités qu'elle mettra à la disposition de ses partenaires européens. A l'horizon 2007-2008, une nouvelle étape européenne sera -je l'espère- franchie.

Enfin, dans le domaine de la navigation par satellite, le projet européen Galileo suscite un fort intérêt de la part de tous nos partenaires. Il permettra à l'Union européenne de disposer en propre d'un moyen complémentaire du système américain GPS-Navstar. La France veut s'y engager résolument.

Mesdames et messieurs,

Jean Monnet a dit un jour que "Faire l'Europe, c'est faire la paix". C'est pourquoi je voudrais aujourd'hui rendre hommage aux femmes et aux hommes qui remplissent, en ce moment même, dans les Balkans une mission difficile, aux côtés de nos alliés, au service du droit. La campagne aérienne qui vient de s'achever a duré plus de dix semaines. La France a été le deuxième contributeur de la coalition, avec plus de 100 appareils en ligne. Notre pays fut, je crois, le seul, avec les États-Unis, à mettre en œuvre une gamme complète de moyens adaptés et performants. Nos forces ont été en mesure de participer à tous les types de mission, de jour comme de nuit. Nos matériels ont démontré leur grande disponibilité et leur facilité d'emploi. Ces moyens aériens et spatiaux ont permis au Président de la République et au gouvernement d'apprécier chaque situation en temps réel et de manière autonome. C'est donc en toute connaissance de cause que nous avons pu décider, avec nos alliés, des actions à mener.

Les autorités serbes ont accepté les conditions posées par la communauté internationale. Les frappes ont cessé. Une nouvelle phase s'est ouverte, avec la mise en place de la force internationale de sécurité, qui permettra le retour prochain des réfugiés. Il nous faut maintenant tirer avec nos partenaires européens tous les enseignements de ces opérations aériennes. Nous trouverons ensemble les moyens, pour l'Europe, de rester au meilleur niveau technologique. Notre industrie, j'en suis convaincu, dispose de tous les atouts nécessaires pour prendre sa part de cette ambition commune. Afin de donner corps aux engagements que la France a pris à Saint-Malo, à Toulouse, à Cologne, pour doter l'Union européenne d'une capacité de défense autonome, pour mettre au service de notre sécurité commune le formidable potentiel industriel de notre continent. Ce potentiel vous le servez par votre engagement professionnel. Je tiens à nouveau à vous en remercier.

 

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