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Réactivation du plan Vigipirate renforcé

Réactivation du plan Vigipirate renforcé

Source: Conférence de presse conjointe du Premier ministre, M. Lionel Jospin, et du ministre de l'équipement, des transports et du logement, M. Jean-Claude Gayssot. Paris, le 18 septembre 2001.

M. Lionel Jospin - Comme vous le savez, le 11 septembre, très vite, le gouvernement a décidé la mise en place, la réactivation du plan Vigipirate renforcé. Cela nous apparaissait comme nécessaire et depuis, celui-ci se déploie. J'ai eu l'occasion de rencontrer pour des réunions de travail, à plusieurs reprises et encore hier soir, le ministre de l'Intérieur, le ministre de la Défense, le ministre des Affaires étrangères pour ce qui le concerne, le ministre de l'Equipement et des Transports, pour veiller au bon déploiement de ce plan, à des efforts particuliers quand à tel ou tel endroit celui-ci méritait d'être renforcé et nous allons, naturellement, continuer à le faire.

J'ai voulu cet après-midi, à la gare de Lyon d'abord, donc dans un lieu d'interconnexion entre le métro, le RER, la SNCF, me rendre compte sur place de la mise en œuvre de ce plan, auquel le ministre de l'Intérieur notamment, bien sûr veille quotidiennement. Cela m'a permis aussi de rencontrer les principales personnalités civiles et militaires qui sont engagées dans la mise en œuvre de ce plan, notamment le général d'armée, Jacques-Jean Costedoat, gouverneur militaire de Paris et, naturellement Jean-Paul Proust, le préfet de police.

J'ai été accueilli par le président de la SNCF, M. Louis Gallois et par M. Jean-Paul Bailly, le président de la RATP, parce que ces deux grands services publics de transports sont évidemment particulièrement concernés et mobilisés par ce plan Vigipirate. Pour moi, c'était l'occasion, aussi, de saluer les personnels de ces entreprises de transport et, naturellement des services de police et de l'armée dont l'engagement sur le terrain est tout à fait décisif et implique de leur part beaucoup de disponibilité et de dévouement.

Et puis cela m'a donné l'occasion, de façon sans doute assez rapide, de prendre quelques contacts avec quelques Parisiens, des voyageurs, des gens venus d'autres régions de France, qui arrivaient par le train et j'ai pu constater qu'ils abordaient cette période avec beaucoup de maîtrise et de calme, certes préoccupés comme nous le sommes nous-mêmes, mais sans excès de nervosité et sans céder à l'angoisse.

Je suis ensuite venu ici-même à la préfecture de police de Paris pour visiter le centre opérationnel de zone qui est réactivé en s'appuyant sur les dispositifs qui existent naturellement dans les préfectures, en Ile-de-France et ici-même à la préfecture de police de Paris, lorsque de grands événements le rendent nécessaires, pas forcément d'ailleurs des inquiétudes majeures comme celles qui résultent des attentats terrifiants qui ont endeuillé New York et Washington.

Cela peut être de grands événements festifs comme la Coupe du monde ou la visite du pape et cela a été le cas. Et donc en une heure, ce centre opérationnel de zone a été réactivé et j'ai été là aussi saluer ceux qui 24 heures sur 24 en se relayant, opèrent ce travail. Et puis j'ai poursuivi la discussion sans vous, vous me le pardonnerez, avec le directeur de l'Ordre public et de la circulation, le directeur de la Police urbaine de sécurité, le directeur des Renseignements généraux de la préfecture de Police et le directeur de la Police judiciaire plus le directeur général de la Police nationale autour de Daniel Vaillant et bien sûr en présence de Jean-Claude Gayssot et nous avons abordé avec eux d'autres questions précises, certaines tenant au développement du plan Vigipirate, d'autres au travail judiciaire et en l'espèce, aussi policier, qui doit être conduit en direction de groupes ou d'individus dont nous pouvons penser qu'ils représenteraient un danger.

Donc il y a cet engagement de protection générale qui est le rôle de Vigipirate à l'échelle du pays et naturellement bien sûr dans la capitale. Mais il y a aussi ce travail de police, ce travail d'enquête, ce travail de suivi sous l'autorité de l'autorité judiciaire et qui lui permet de cibler les choses de façon plus précise. Et j'avais besoin, au-delà de ce que m'en dit le ministre de l'Intérieur, d'avoir des discussions directes avec les responsables qui mènent ce travail. Je ne vais pas ici développer davantage le plan Vigipirate, vous en savez tout pratiquement. Le ministre de l'Intérieur s'est exprimé à plusieurs reprises sur ce sujet.

Sachez simplement que nos services de sécurité et les agents du service public en général, sont pleinement mobilisés mais qu'il est aussi nécessaire que nos concitoyens fassent preuve de vigilance ; non pas d'anxiété excessive, non pas de nervosisme, mais de tranquille vigilance, qu'ils soient attentifs à tout et je constate d'ailleurs qu'ils le font puisqu'on signale davantage de paquets… et de cette façon, les démineurs peuvent faire leur travail heureusement jusqu'ici sans problème particulier.

Nous sommes conscients que cette action que nous conduisons en France, qui est conduite dans d'autres pays, doit déboucher sur une coopération plus étroite à l'échelle européenne et au prochain Conseil des ministres, chaque jeudi ; le ministre de l'Intérieur et la ministre de la Justice rencontreront leurs collègues avec des objectifs précis pour améliorer une coopération qui se développe par ailleurs de façon tout à fait féconde avec les services de justice et de police des Etats-Unis évidemment particulièrement concernés. En somme, nous devons rester alertes, vigilants parce que la situation bien sûr, présente des risques mais nous devons aussi garder notre sang-froid et assumer l'ensemble de nos tâches gouvernementales ; pour les grands services publics, l'ensemble de leurs missions.

Voilà essentiellement ce que je voulais vous dire et je suis à votre disposition bien sûr pour répondre à telle ou telle question que vous vous poseriez.

Q - Monsieur le Premier ministre, en dehors du plan Vigipirate, est-ce que d'autres mesures de sécurité sont envisagées comme par exemple la suspension des accords de Schengen ?

R - M. Lionel Jospin - D'abord Madame, ce serait postuler que suspendre les Accords de Schengen serait une mesure de sécurité. C'est une affirmation mais elle se discute. Ce que m'ont dit les hauts responsables policiers avec qui j'ai discuté cet après-midi, c'est qu'au contraire, leur sentiment est qu'une coopération judiciaire et policière accrue à l'échelle européenne et peut-être d'ailleurs des dispositifs ou des changements, y compris parfois dans l'avenir parce que ça ne se fait pas en quelques jours dans nos législations, était la clef du succès dans la lutte immédiate et durable que nous conduisons contre le terrorisme. Donc je n'ai pas senti de la part de ces professionnels l'idée que moins de coopération judiciaire et policière à l'échelle européenne serait plus d'efficacité. Et on voit bien d'ailleurs par l'existence de ces réseaux, par la multiplication des déplacements, par le trafic des faux papiers qui permettent justement de dissimuler son identité, d'en changer, de bouger d'une frontière à l'autre, qu'au contraire cette coopération est nécessaire.

A propos de Schengen, il me semble que si je voulais faire passer deux messages, je ferais passer les deux messages suivants : le premier, c'est que tous les pays membres de l'ensemble Schengen doivent être particulièrement vigilants à leurs frontières et que dans le contexte actuel, il n'est pas interdit à chacune des autorités nationales de veiller à accentuer les processus de contrôles aux frontières nationales, non pas en remettant en cause Schengen, mais peut-être en le doublant d'une action de vigilance particulière. Voilà à mon avis, la bonne problématique sur ce sujet.

Q - On a présenté le budget ce matin, est-ce que les crédits consacrés à la défense civile et à l'anti-terrorisme ont été singulièrement augmentés du fait de l'actualité ? Et puis j'aurai une deuxième petite question pour le ministre des Transports : je l'entendais sur France Info tout à l'heure, s'exprimer sur les aides aux compagnies aériennes, est-ce que vous savez d'ores et déjà quelle forme prendront ces aides, quel niveau sera atteint ?

R - M. Lionel Jospin - Le projet de loi de finances devait passer au conseil des ministres ce matin. Il a été examiné et sera présenté au Parlement. Nous avons dit et je ne vais pas me substituer au ministre de l'Economie et des Finances et à la secrétaire d'Etat au Budget, dont c'est la pleine responsabilité aujourd'hui que de présenter ce projet de loi de finances, nous avons dit et je partage ce point de vue, que ce budget est bien adapté à la période dans laquelle nous sommes entrés depuis quelques mois.

En fonction des nouveaux développements, en fonction de l'évolution de l'économie mondiale, en fonction de la réaction des agents économiques, de l'évolution de la psychologie collective sur lesquels nous allons avoir un certain nombre d'indications qui ne concernent pas que les marchés financiers dont on a parlé ces derniers jours, mais qui concernent les décisions d'investissements, qui concernent la volonté de consommer, de la part de nos concitoyens et d'autres acteurs de la vie économique, le gouvernement, comme je l'ai d'ailleurs déjà indiqué, sera réactif ; et le ministre de l'Economie et des Finances a dit lui-même cela. Mais on ne change pas un budget au dernier moment, en quelques heures, en fonction d'événements qui, au plan économique et financier ne se sont pas encore totalement déployés. Mais croyez bien, et d'ailleurs le débat au Parlement peut aussi servir à cela, que nous serons attentifs à l'évolution de la conjoncture.

De ce point de vue, je trouve d'ailleurs que les décisions prises par la Banque centrale, que ce soit pour le Federal Reserve system dont la réactivité est connue, ou que ce soit par la Banque centrale européenne, m'ont paru particulièrement opportunes dans la période. Sur les problèmes de compagnies aériennes, je ne suis pas sûr, mais je laisserai la parole au ministre de l'Equipement et des Transports, je ne suis pas sûr qu'il faille entrer d'ores et déjà dans ce processus. Il y a des décisions… enfin une crise qui frappe directement les compagnies aériennes américaines, on comprend pourquoi ; on parle de mesures qui seraient prises pour venir en aide à ce secteur. Nous pensons que notre trafic devrait être moins touché notamment pour la grande compagnie qu'est Air France et nous devons veiller à ce que les conditions dans lesquelles se fait le trafic aérien et la construction des avions, que l'on reste dans le cadre des accords internationaux qui régissent les relations entre l'Europe et les Etats-Unis. Donc ça, nous y serons attentifs indépendamment si j'ose dire, de la conjoncture ou dans cette nouvelle conjoncture. Mais si le ministre de l'Equipement et des Transports veut en dire plus… non ?

R - M. Gayssot - Je vais rencontrer bien évidemment les présidents des compagnies de notre pays, Air France, Aom Air Liberté, Air Littoral, compagnies majeures, pour les voir, les écouter en fonction à la fois de la situation conjoncturelle mais aussi des questions qui peuvent se poser pour l'avenir en liaison avec le renforcement des règles et des moyens de sûreté et de sécurité qui découleront des décisions de l'OFCI qui doit se réunir à partir du 25 septembre. Bien évidemment toutes ces dispositions y compris pour voir quel soutien pour éviter éventuellement des situations de déclin ou de recul d'activité, doivent être examinées comme l'a dit monsieur le Premier ministre à l'échelle européenne et, dans le cadre des capacités de notre industrie aéronautique et de nos compagnies, de continuer à répondre aux besoins de la demande qui, de toute manière, à terme, sera croissante, du transport aérien.

Q - Monsieur le Premier ministre, vous indiquez ce matin avoir préparé la rencontre du président de la République avec le président américain en concertation avec M. Chirac, est-ce que je peux vous demander ce que vous attendez de cette rencontre ?

R - M. Lionel Jospin - Le président de la République a souhaité réunir avec lui le ministre des Affaires étrangères qui l'accompagnera dans son voyage, qui l'accompagne dans son voyage d'ores et déjà, le ministre de la Défense et naturellement le Premier ministre et nous avons, effectivement, pensé comme lui qu'il était souhaitable que nous examinions ensemble… pas l'état d'esprit - il est connu - de soutien, de solidarité profonde avec les Etats-Unis dans cette épreuve, mais que nous examinions les conditions dans lesquelles cette rencontre aurait lieu. Et donc nous en avons examiné la problématique, nous sommes revenus sur ce qu'était l'attitude de la France telle qu'elle a, je crois, commencé à être exprimée par le président de la République mais aussi par moi-même, par le ministre des Affaires étrangères, par le ministre de la Défense et nous nous sommes aussi mis en mesure, pour le président de la République, de devoir réagir à telle ou telle question qui serait éventuellement posée. Bien. Voilà.

J'ai déjà indiqué et cela reste ma conception, que nous devons agir en pleine solidarité avec les Etats-Unis et qu'en même temps, naturellement, nous devons garder notre liberté d'appréciation sur les décisions qui pourraient être prises éventuellement. Solidarité, souveraineté, je crois que ce sont les termes qui caractérisent je pense l'attitude des autorités françaises mais nous en saurons certainement plus au retour du président de la République après cet entretien de travail et ce dîner très important avec le président Bush.

Q - Monsieur le Premier ministre, en fonction de la situation internationale, est-ce que vous envisagez de demander au président de la République de convoquer le Parlement en session extraordinaire, avant l'ouverture de la session ordinaire ?

R - M. Lionel Jospin - Je suis attentif à ceux qui s'expriment dans le milieu parlementaire. Le gouvernement a pris l'initiative - il faut dire que la demande lui avait été faite par le président de l'Assemblée nationale - d'organiser une rencontre entre plusieurs ministres, le ministre des Affaires étrangères, le ministre de l'Intérieur, le ministre de la Défense, le ministre de l'Equipement et des Transports… pour rencontrer les membres de la commission des Affaires étrangères et de la Défense à l'Assemblée nationale et au Sénat, élargie à l'ensemble des parlementaires qui souhaitaient être là.

Cet échange dont il a été en partie rendu compte, a été je crois tout à fait utile et a témoigné d'une attitude assez commune à ces parlementaires si on peut noter bien sûr sur tel ou tel point des nuances. Il ne me semble pas, à l'exception d'une ou deux demandes qui ont été faites, que jusqu'à maintenant soit venue vers le gouvernement, à travers le législatif, une demande d'anticipation.

Le gouvernement est disponible, je l'ai dit, au président de l'Assemblée nationale. Par contre et c'est ma réponse à votre question : s'il était demandé d'une façon ou d'une autre, ou qu'était posée la question d'un engagement de la France, celui-ci à l'évidence ne pourrait pas avoir lieu sans que le Parlement ait été pleinement consulté. Nous n'en sommes pas là pour le moment et nous verrions bien si ça se fait dans le cadre de la session ordinaire qui commencera le 2 octobre ou avant, c'est cela ma réponse.

S'il y a la nécessité de prendre des engagements au nom de la France, ces engagements ne pourraient pas être pris par le pouvoir exécutif sans naturellement consulter l'Assemblée nationale et le Sénat, le Parlement, voilà ma réponse. C'est donc en fonction de la chronologie des événements que la question d'une session extraordinaire ou d'une information conduite dans le cadre de la session ordinaire se posera.

Q - Est-ce qu'on en sait un peu plus sur d'éventuelles victimes françaises ?

R - M. Lionel Jospin - Je crois que le nombre de ces victimes, toujours trop élevé, est relativement faible par rapport à ce que peuvent être les informations que nous avons sur des ressortissants de pays membres de l'Union européenne, de ressortissants étrangers aux Etats-Unis qui ont souvent été durement touchés et par rapport évidemment aux victimes américaines que je salue à nouveau.

Q - Qu'attendez-vous concrètement de la réunion de Bruxelles, du sommet de Bruxelles, du conseil extraordinaire ?

R - M. Lionel Jospin - C'est une initiative du président de l'Union européenne, Guy Verhofstadt, le Premier ministre belge. Elle avait été souhaitée par plusieurs de nos partenaires. Nous avons pensé, les autorités françaises, qu'il était tout à fait utile, à cette étape, maintenant, et au-delà des expressions de solidarité nationale, qui ont été celles de tous les membres de l'Union européenne. Après un certain nombre de conseils, notamment le conseil Justice Affaires intérieures qui se seront tenus, qui auront permis de travailler sur un certain nombre de dossiers particuliers, il paraît tout à fait utile qu'au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement, il y ait cette rencontre et nous examinerons ensemble, après notamment le retour du président de la République et quand nous serons entrés dans la préparation même de ce sommet, ce que nous en ferons. N'anticipons pas sur l'événement mais c'est une rencontre qui sera tout à fait utile. Mesdames, Messieurs, merci./.

 

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