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LPM : "Quand l'immédiat dévore, l'esprit dérive"

LPM : "Quand l'immédiat dévore, l'esprit dérive"

Intervention de monsieur Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre français, à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle. Toulon, le 14 septembre 2002. Source: Marine Nationale, Paris.

Madame le ministre de la Défense,

Monsieur le ministre,

Monsieur le président de la commission de la Défense à l'Assemblée nationale,

Mesdames et messieurs les parlementaires,

Monsieur le préfet,

Amiral, Messieurs les officiers généraux,

Marins de la force d'action navale et de Toulon,

Mesdames, messieurs,

Je suis heureux, honoré et ému d'être à bord du Charles-de-Gaulle. Alors que le Conseil des ministres, sous la présidence de J. Chirac, le 11 septembre dernier, a adopté le projet de loi de programmation militaire pour les années 2003-2008, j'ai souhaité venir dans les armées pour exprimer devant vous toute l'importance que le Gouvernement attache à ce projet de loi ; importance pour le projet, importance pour sa réalisation. Je suis heureux d'être ici avec M. Alliot-Marie en qui j'ai une profonde confiance, une grande admiration pour le travail qui est engagé. Elle est en charge, après le débat parlementaire, de la mise en œuvre de cette loi. Sa personnalité est une des raisons de ma confiance.

Je suis aussi particulièrement heureux de rendre visite aux marins, à l'heure où la France décide de construire un second porte-avions qui sera accompagné d'un renouvellement important de la flotte de surface. Plusieurs bâtiments de la force d'action navale, au premier rang desquels le porte-avions Charles-de-Gaulle, sont rentrés, il y a peu, d'une longue mission de plusieurs mois - l'opération Héraklès, au large de l'Afghanistan - au cours de laquelle 777 missions aériennes ont été effectuées. Au cours de cette opération, vous avez brillamment contribué à la participation de la France dans la lutte contre le terrorisme sur ce théâtre. Les marques de sympathie et d'admiration venues de toute part se sont multipliées. Réussite exemplaire, cette première mission opérationnelle du Charles-de-Gaulle a été saluée par monsieur le président de la République lorsqu'il est venu accueillir le retour du Charles-de-Gaulle. Les outils remarquables de gestion des crises que fournit la marine nationale, ont fait ainsi leurs preuves. Vous avez pu prendre au cours de l'été quelques semaines de permission méritées, en famille, et vous êtes aujourd'hui à l'œuvre pour redonner à vos bâtiments leurs pleines capacités opérationnelles et être prêts à réagir s'il le fallait.

Ces trois périodes qui viennent de s'écouler sont, pour vous, marins de la force d'action navale, la synthèse de votre vie quotidienne : des missions opérationnelles lointaines au service de la France, une vie de famille qui doit intégrer des absences parfois longues et les contraintes du métier militaire. Mais aussi une part active dans le maintien en condition opérationnelle de vos bâtiments. Je salue votre action qui est plus que jamais nécessaire. La période récente a en effet été marquée par l'émergence de nouveaux risques et l'imprévisibilité, la multiplicité des menaces.

Depuis 1996, le président de la République a lancé la refonte de notre outil de défense pour l'adapter à l'évolution du contexte stratégique mais aussi des technologies, ainsi que des procédures modernes d'acquisition et de gestion. Il s'agit de mettre notre pays en mesure de faire face aux défis à venir dans les conditions conformes à ses intérêts, à ses alliances mais aussi à son rang. Le 11 septembre a confirmé la multiplicité de ces manœuvres d'une nature et d'une ampleur sans précédent. Mais au cours des années passées, les moyens n'ont pas été suffisamment donnés à nos forces armées pour s'adapter aux changements du monde. En outre, leur disponibilité - sujet difficile - a été affectée par l'insuffisance de crédits d'entretien. Donc, pour soutenir et appuyer notre action diplomatique, notre pays doit retrouver les capacités militaires d'un pays qui compte, d'un pays de référence, respecté et écouté. Nous avons à assumer notre crédibilité de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, et c'est au prix de nos efforts.

En cohérence avec les ambitions de la France dans le monde et en Europe, le projet de loi de programmation militaire traduit la volonté de notre Gouvernement d'inverser la tendance, conformément aux engagements du président de la République. Notre pays doit savoir porter les efforts nécessaires à sa défense et à ses objectifs, notamment nos objectifs européens. Aujourd'hui, en effet, l'Europe de la défense est un axe essentiel dans l'approfondissement de la construction européenne. Et cela concerne l'ensemble des citoyens de France. La France entend continuer à tenir un rôle moteur dans la construction européenne et dans la lignée des Conseils européens à Helsinki, à Nice et à Laeken, nous devons entraîner nos partenaires dans cette voie, dans cette mobilisation.

Sur le plan économique, le projet de loi de programmation militaire constitue le cadre indispensable pour donner aux industriels français de la défense, les perspectives dont ils ont besoin. Ils contribuent ainsi au maintien des compétences dans des filières stratégiques pour notre capacité industrielle comme pour notre outil de défense. L'effort financier important que représente ce projet de programmation est aussi une contribution directe de l'Etat à l'emploi. Une contribution qui n'est pas une assistance mais qui donne à ce secteur important de notre industrie les moyens de poursuivre son développement. Les 170 000 femmes et hommes qui travaillent dans les entreprises concernées savent et comprennent cet effort. Dans le domaine de la recherche et de la technologie enfin, le projet de loi de programmation comporte un effort accru, par exemple dans le domaine de l'observation spatiale.

Je voudrais vraiment convaincre tous les Français que cet effort stratégique pour notre défense est un effort qui concerne tout le monde, parce que c'est un choix d'avenir. La mobilisation pour la recherche, pour l'intelligence, pour la création, pour l'innovation, c'est un combat qu'il nous faut mener pour que la France puisse, dans le monde, continuer à tenir sa place. Ce choix d'avenir est intégré à notre mobilisation pour la loi de programmation militaire. Sur le plan pratique, grâce au projet de loi, nous allons poursuivre la modernisation de nos équipements pour que les autorités militaires disposent des capacités nécessaires à l'exécution de leur mission et que soit pleinement restaurée la crédibilité opérationnelle de nos armées. Il faut aussi donner aux armées les moyens de leur entraînement pour maintenir le niveau d'excellence qui fait le renom des militaires français partout où ils sont engagés.

Quatre axes d'efforts principaux ont été retenus ; ils sont autant de conditions de votre efficacité.

D'abord, les moyens d'appréciation autonome de situations et de commandements qui permettront à la France d'agir par elle-même, d'être une nation-cadre, c'est-à-dire capable de prendre la tête d'une coalition militaire, en fédérant d'autres pays autour de ses propres capacités.

Deuxièmement, l'amélioration de nos capacités de projection et de mobilité qui connaissent aujourd'hui un déficit de capacité qu'il nous faut réduire.

Troisièmement, l'accroissement des capacités d'action et de frappe dans la profondeur, pour donner à nos forces les moyens d'agir dans toutes les situations.

Enfin, le renforcement des moyens de protection pour faire face aux menaces nouvelles qui pourraient peser sur nos unités engagées en opération.

A titre d'exemple, et les circonstances aujourd'hui s'y prêtent, je détaillerai l'effort prévu en faveur de la marine. Les marins sont fiers de leurs navires, monsieur le chef d'état-major me le disait tout à l'heure. Cela veut dire qu'ils sont attachés au renouvellement des moyens et cela veut dire que l'ensemble de notre mobilisation financière, technologie, humaine est aussi un élément de votre légitime fierté : frégates multimissions, sous-marins nucléaires d'attaque Barracuda, second porte-avions sont autant d'éléments de cohérence. Ils donnent aux marins la certitude qu'on les appellera et ils seront prêts pour jouer le rôle qui est le leur. De même, vos camarades de l'armée de l'air attendent l'entrée en service de l'avion de transport A400M et le véhicule blindé de combat d'infanterie qui leur donnera demain, aussi, cette capacité supplémentaire d'initiative. Enfin, la gendarmerie verra ses moyens renforcés en hélicoptères de surveillance, en véhicules blindés et de transport. Les livraisons prévues d'ici 2008 pour la marine, sont le signe même de la confiance retrouvée. Je ne citerai donc que quelques exemples, dont le troisième SNLE, de la nouvelle génération en 2004 ; les deux bâtiments de projection et de commandement, Mistral et Tonnerre, 2005-2006, avec une batellerie renouvelée ; les deux premières frégates anti-aériennes Horizon et la première frégate multimissions.

Pour le futur plus lointain mais néanmoins très proche, à l'échelle d'un tel programme, la commande du second porte-avions et d'une troisième Frégate Horizon, pour assurer la permanence du groupe aéronaval, élément fondamental de notre stratégie et faire en sorte qu'il puisse disposer des moyens nécessaires de son accompagnement.

Nous commanderons également les huit Frégates multimissions. Deux premiers sous-marins d'attaque de type "Barracuda" et le quatrième SNLE, et enfin 250 missiles de croisière. Ils sont les gages de la poursuite de nos efforts. Vous pouvez compter sur notre détermination pour entreprendre et assurer le modèle 2015.

Il s'agit ensuite de consolider la professionnalisation voulue par le chef de l'Etat, que va achever la loi de programmation, en faisant en sorte, notamment, que soient donnés les moyens pour l'amélioration de la condition militaire. Et en assurant l'attractivité du métier militaire, pour que les armées puissent continuer à recruter le personnel hautement qualifié, requis par la technicité des armées modernes. Nous venons d'en avoir une preuve sur ce porte-avions.

Il s'agit enfin de permettre aux armées de retrouver leur pleine disponibilité opérationnelle. Cette disponibilité s'appuie d'abord sur la restauration de l'état des matériels.

Je peux vous livrer, en tant que Premier ministre, un témoignage personnel, l'une de mes blessures qui a été la plus profonde quand j'ai vu l'état du pays : voir tout ce matériel militaire indisponible par manque de pièces de rechange. Ce n'est pas le niveau de la France, ce n'est pas acceptable pour un pays qui, au Conseil de sécurité, participe aux grandes décisions du monde.

Nous tenons vraiment à faire de la restauration de l'état des matériels des éléments importants de notre travail en commun. Les marins comme leurs camarades des autres armées, sont profondément attachés à leur outil de travail, conscients de la mission qui leur a été confiée par notre pays.

Attendu depuis longtemps, essentiel au moral, à votre moral, le renouveau des équipements et de l'entretien est l'une des composantes importantes de la loi de programmation. Les crédits inscrits nous permettront d'y parvenir. Mais la disponibilité opérationnelle est aussi affaire d'entraînement et de niveau d'activité. C'est pourquoi le Gouvernement a inscrit des indicateurs qui fixent, dans plus plusieurs domaines, le niveau atteint : jours de mer, heures de vol, exercices majeurs.

Un mot important au plan industriel. La transformation de DCN sera menée à son terme en 2003. C'est une urgence, car la transformation de DCN en société nationale est une condition de l'avenir pour son personnel. C'est aussi une condition pour que la marine ait demain un fournisseur adapté à ses besoins.

L'effort financier prévu par la loi de programmation permettra d'accompagner cette transformation dans de meilleures conditions. Il s'agira ici, tout en produisant les navires et les matériels nécessaires aux forces armées, de préserver les capacités industrielles essentielles à notre pays.

Cette loi de programmation militaire s'inscrit dans notre projet pour la France. Nous sommes, vous et moi, au service de notre grand pays. La grandeur du service de la France, l'honneur au service des Français. C'est pour cela que l'action pour le renouveau de notre défense est au cœur du pacte républicain que nous voulons promouvoir dans notre pays. Cette mobilisation, nous y sommes attachés. Et nous voyons trois grandes missions pour la défense dans ce pacte républicain. La première, c'est de faire en sorte que toujours la voix de la France soit entendue dans le monde. Récemment, à l'Assemblée générale de l'ONU, on a entendu la voix de la France pour faire du Conseil de sécurité le lieu de la délibération stratégique. Récemment encore, et sur un autre sujet, à Johannesburg, pour le développement de la planète et sa protection, on a entendu la voix de la France. Sur tous les grands sujets au monde, il faut faire entendre la France.

Mais qui peut croire que la France sera entendue si elle ne sait pas assurer sa sécurité, si elle ne sait pas faire en sorte que sa défense soit crédible ? Et avec la défense, il y a cette crédibilité qui donne de la force au message de la France. C'est un élément majeur pour nous tous, ici, que nous soyons proches de la cause militaire ou plus distants, que la défense de la France fasse partie de la capacité que nous avons à défendre l'intérêt de la France et l'intérêt des Français dans le monde. La voix de la France, mais aussi l'autorité retrouvée de l'Etat, l'autorité républicaine.

En quelques mois, messieurs les parlementaires, vous avez pu faire en sorte que trois grandes lois de programmation soient mises sur pied. Une loi pour la sécurité, une loi pour la justice. Et maintenant nous vous proposons une loi de programmation militaire. Ces trois fonctions qui fondent, qui sont le pilier de l'autorité républicaine. Pour que l'Etat puisse se faire respecter, faut-il encore qu'il se donne lui-même les convictions de ses propres forces et qu'il assume les missions régaliennes fondamentales qui font que l'ensemble de la cohésion nationale reconnaît dans l'Etat celui qui tient la promesse de la République : Liberté, Egalité, Fraternité. Trois fonctions essentielles que l'on retrouve dans la notion de sécurité.

Cette autorité républicaine est pour nous un objectif majeur de la société française aujourd'hui, et la défense a sa place dans cette mission. La voix de la France, l'autorité républicaine, mais aussi l'investissement pour l'avenir. Je suis engagé aux côtés de M. Alliot-Marie, à vos côtés, pour faire en sorte que ce que nous déciderons ensemble avec le Parlement, sous l'autorité du président de la République, que tout ceci soit mis en œuvre concrètement ; pour que nous fassions le choix de l'avenir. La France doit investir, elle doit regarder l'avenir, elle doit aider l'avenir. Si on n'investit pas dans la recherche, dans les technologies, si on ne fait pas des choix qui nous éloignent un peu de l'immédiat, nous ne préparons pas l'avenir de notre pays pour nos enfants.

Une loi de programmation militaire, ce n'est pas une loi de confort pour l'immédiat, c'est une loi qui est un choix d'avenir. Pour faire en sorte que toute les forces, celles de la défense, mais aussi celles de la recherche, de l'industrie, de la technologie qui aujourd'hui sont liées dans la même cause, que ces forces-là soient des forces qui investissent pour l'avenir de notre pays.

Cette loi de programmation militaire est une loi qui est attachée aux conditions matérielles d'aujourd'hui, mais c'est une loi qui est attachée aussi à la perspective et à la nécessité de faire en sorte que la France à son avenir. E. Morin disait : "Quand l'immédiat dévore, l'esprit dérive".

Notre défense, c'est aussi le moyen d'assurer à notre pays ce goût de l'avenir avec lequel il doit aujourd'hui se réconcilier. C'est pour cela que je suis fier d'être avec vous, porteur de ce projet, de cette loi de programmation militaire qui, à la fois, donnera plus de force à la sécurité de la France et des Français, mais aussi se projeter dans l'avenir et diriger un pays, mobiliser un pays, c'est d'abord et avant tout faire en sorte qu'il soit capable de faire face aux défis de demain.

Je vous remercie de votre accueil. Et j'ai pu constater au cours de cette visite combien vous étiez fiers de servir et combien vous êtes attachés à la cause de la France. Je vous assure de la reconnaissance et de l'admiration de la Nation. Pour tout ce que vous accomplissez chaque jour, dans toutes vos activités, je vous dis mon entière confiance. Vous saurez mener à bien les tâches, accomplir pour aujourd'hui et pour demain, et œuvrer efficacement pour construire la marine dont le pays a besoin.

"Bon vent, bonne mer."

 

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