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Nous ne visons pas à construire une Europe abstraite

Nous ne visons pas à construire une Europe abstraite

Visite en République tchèque: point de presse conjoint des ministres français et tchèque des Affaires étrangères, MM. Dominique de Villepin et Cyril Svoboda. Propos de M. de Villepin. Source: Quai d'Orsay, Paris. Prague, le 28 avril 2003.

Permettez-moi tout d'abord de vous dire tout le plaisir que j'ai d'être aujourd'hui à Prague. Ma visite en République tchèque est la première dans un pays adhérent depuis le Sommet d'Athènes. J'ai eu le plaisir de m'entretenir ce matin avec le président Klaus, avec le Premier ministre M. Spidla, avec le président du Sénat, M. Pithart ainsi qu'avec mon collègue et ami Cyril Svoboda. J'ai eu le plaisir aussi de pouvoir débattre avec un certain nombre de personnalités de la société civile tchèque qui m'ont permis de mieux comprendre, de mieux écouter, de mieux sentir quelles étaient les préoccupations, les visions, les inquiétudes, qui pouvaient ici s'exprimer devant l'horizon européen.

Il existe entre nos deux pays des liens particuliers, tissés par l'histoire, par la culture, je pense en particulier à Chateaubriand, à Claudel, à Apollinaire, à beaucoup d'écrivains et d'artistes qui ont échangé entre nos deux pays. Il y a en France un intérêt profond pour la République tchèque, le souci de mieux comprendre et de découvrir ce pays; je pense que c'est un gage important dans nos relations bilatérales.

La France, vous le savez, a été à la pointe de la mobilisation en faveur de l'élargissement. Elle se réjouit de ces retrouvailles au sein de la grande famille européenne qui nous permet d'effacer les divisions de l'histoire. Il est important que nous puissions mettre en avant, développer nos affinités. Nos deux pays ont vocation à jouer un rôle important pour porter ensemble notre ambition européenne dans le cadre d'une union que nous voulons à la fois forte, démocratique, efficace, cohérente. Et dans cet esprit je souhaite que le référendum des 13 et 14 juin confirme l'engagement européen du peuple tchèque.

La République tchèque est au cœur de l'Europe et nous attachons une importance essentielle au dialogue entre nos deux pays, et ceci d'autant plus étant donné les défis que l'Europe doit relever ; nous avons tous observé les divisions des derniers mois, nous avons tous observé les difficultés du monde. Les défis que nous devons relever ensemble sont essentiels pour l'ensemble de notre communauté.

Je veux rappeler que pour la France, et je sais que c'est la même chose pour la République tchèque, l'Europe est une communauté de vie et de destin. Chacun dans cette communauté se situe dans une égalité de droits et de devoirs. Dans cette union il n'y a pas d'un côté les pays anciens et les pays plus jeunes, il n'y a pas l'ancienne Europe, la vieille Europe et la nouvelle Europe, il n'y a pas les grands et les petits Etats, il n'y a pas ceux qui auraient à tirer profit de l'avenir et ceux qui au contraire seraient handicapés. Nous sommes convaincus que cette Europe, c'est d'abord un principe de solidarité, de communauté qui doit s'exprimer. C'est vrai, évidemment, entre Etats membres, nous l'avons vu l'été dernier lors des inondations de Prague où l'Europe s'est mobilisée, nous l'avons vu aussi entre les régions moins favorisées de l'Europe où il y a ce souci constant de cette Europe d'apporter son soutien, nous l'avons vu aussi entre les différentes catégories de population de l'Europe - je pense en particulier à la Politique agricole commune qui permet de rétablir le lien avec le monde rural.

Notre union est bien davantage, et c'est la deuxième leçon que je veux tirer, qu'une simple zone de libre-échange. Il s'agit dans l'esprit des pères fondateurs de notre union d'une ambition qui doit mettre en avant nos valeurs, une certaine vision du monde, une certaine vision de notre communauté et de ce qui nous relie les uns aux autres.

Pour répondre à cette ambition, qui prend un élan nouveau avec l'élargissement, il est essentiel de doter l'Union européenne d'institutions fortes, qui puissent être à la fois efficaces, démocratiques et transparentes, parce que nous avons besoin du soutien de l'ensemble de nos peuples. Nous ne visons pas à construire une Europe abstraite qui soit uniquement dans l'intérêt de quelques dirigeants. C'est une Europe qui veut répondre aux problèmes, aux préoccupations de nos peuples, de nos citoyens. Tel est l'objet de la Convention pour l'avenir de l'Europe que préside M. Giscard d'Estaing.

J'ai exposé aux autorités tchèques les raisons qui nous conduisaient à souhaiter une présidence du Conseil européen stable, une commission forte, un parlement renforcé. Dans l'esprit de la France, il s'agit de renforcer chacune des institutions européennes.

Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il ne s'agit pas de répartir différemment les pouvoirs actuels des institutions européennes, il s'agit de permettre à l'Europe de répondre aux problèmes nouveaux, beaucoup plus nombreux, et de donner une ambition plus importante à cette Europe, ce qui signifie qu'il nous faut une Commission plus forte, un Conseil européen plus fort, un Parlement européen plus fort. Dans ce contexte, nous le voyons bien, cette ambition exige que nous soyons capables de nous doter à la fois d'instruments et de procédures plus efficaces. Nous ne pouvons pas gérer l'Europe à vingt-cinq comme nous pouvions le faire, difficilement dans certains cas, à quinze.

J'ai redis l'ambition qui était la nôtre de voir l'Europe s'affirmer comme un acteur majeur sur la scène internationale. Tout ceci bien évidemment doit se faire en complémentarité avec nos grands partenaires, et je pense en particulier à nos amis américains. Il s'agit, en complémentarité, d'avancer, de renforcer les relations transatlantiques tout en développant l'identité européenne et je compte dès cette semaine, lors de la réunion informelle du Gymnich, aborder cette nécessité de conforter les relations transatlantiques tout en développant ce pôle de stabilité européen. Vous savez que se tient demain le Sommet des Quatre sur la défense, c'est un processus qui est ambitieux certes, mais qui est surtout transparent et ouvert à l'ensemble des partenaires des Vingt-cinq, et qui se situe dans le cadre des institutions et dans le cadre de l'ambition européenne.

Cette visite a naturellement été l'occasion de faire un bilan de notre coopération et de marquer notre volonté commune de franchir une nouvelle étape dans les relations entre la République tchèque et la France. Vous le savez, la saison culturelle tchèque a été un grand succès. Elle sera relayée par un programme de soutien à l'industrie du cinéma. De la même façon, la défense de la francophonie est un défi que nous devons relever ensemble. Je me réjouis à cet égard de nos efforts conjoints pour développer l'enseignement du français en République tchèque, et nous voulons prendre des initiatives dans le rapprochement entre nos administrations, dans le rapprochement entre les responsables de nos deux pays, pour faire en sorte que nous développions une conscience commune, une ambition commune entre nos deux pays.

Je me félicite de voir, sur le plan économique, que la France est devenue le quatrième investisseur en République tchèque. Plusieurs de nos entreprises ont constitué véritablement un pôle de développement dans votre pays. De nombreux contrats et perspectives sont en discussion ; je pense en particulier à Airbus, je pense à Alcatel, je pense à Eurocopter. Il y a là tous les éléments d'un dynamisme entre nos deux pays que nous voulons bien évidemment développer.

Question: Vous avez dit, Monsieur le Ministre, que l'Europe signifie avoir tout en commun. Alors j'aimerais savoir pourquoi ce mini-sommet des quatre pays ? Et pourquoi ne pas avoir invité les autres pays, y compris les pays candidats ? J'estime que le dispositif militaire des pays candidats est plus important que celui du Luxembourg. Et ma deuxième question s'attache à la première : il y a des spéculations selon lesquelles ce "mini-sommet" représente la constitution d'un nouveau noyau dur ou d'une avant-garde. J'aimerais savoir ce que la France, l'Allemagne, la Belgique et le Luxembourg nous apporteront de nouveau à la prochaine réunion ?

Dominique de Villepin: Merci d'abord de votre question. J'ai eu l'occasion de m'en entretenir avec l'ensemble des responsables de la République tchèque, d'où l'importance de voyager, de dialoguer et de se parler. En effet, ce sommet des Quatre, que vous qualifiez de mini-sommet, a une ambition : et c'est le fruit d'un long travail qui a été commencé en 1991 à travers les initiatives prises par le chancelier fédéral allemand et le président français. Il y a eu de nombreuses étapes à travers les différents sommets (Saint-Malo, Nice, Laeken), il y a eu une contribution franco-allemande, soutenue, vous le savez, par la Belgique, pour envisager la création d'une union de sécurité et de défense commune, et il y a eu l'initiative prise par le Premier ministre belge dans le cadre de la lettre qu'il a écrite en juillet à l'ensemble de nos collègues. Donc il y a un souci, la conscience de la nécessité de faire plus dans le domaine de la sécurité et de la défense. La réunion qui va se tenir demain vise à constituer la première étape d'un processus. Et je vous demande de bien comprendre ce qu'est un processus : cela veut dire qu'il s'agit d'avancer sur un chemin, à partir d'une ambition, en faisant en sorte que ce processus puisse, de façon continue, s'approfondir et s'agrandir. Et c'est pour cela que je l'ai dit, ce processus doit être ambitieux, il doit être transparent (et nous présenterons à l'ensemble de nos collègues européens lors de la réunion du Gymnich de la fin de la semaine tous les éléments qui auront pu être débattus lors de cette réunion), et ce processus doit être ouvert. C'est-à-dire que tous les membres de l'Union européenne, tous les membres des Vingt-cinq qui souhaiteront y participer sont les bienvenus. L'objectif une fois de plus est de créer un mouvement, partant d'une évidence: c'est que nous vivons dans un monde marqué par l'insécurité, et qui donc suppose que chacun d'entre nous prenne sa responsabilité. Nous ouvrons ce chemin, nous discutons ensemble, et nous allons faire des propositions à l'ensemble de nos partenaires. Tous nos partenaires, informés de ces propositions, pourront rejoindre, dans une très prochaine étape, à l'occasion d'un rendez-vous que nous pourrons fixer ensemble, ce processus que nous enclenchons. Donc, dans le cadre de l'Union européenne, dans l'esprit de l'Union européenne, dans les mécanismes de l'Union européenne qui, à la suite du Traité de Maastricht, prévoit la possibilité d'avancer dans le cadre de coopérations renforcées, vous voyez bien qu'il s'agit tout simplement d'assumer nos responsabilités. Que ce processus puisse être initié par quatre pays ne signifie pas du tout qu'il s'agisse de creuser un fossé à l'intérieur de cette Europe. Au contraire, il s'agit d'avancer.

Nous nous engageons, nous nous mobilisons sur ce chemin avec le souci que chacun puisse y participer. Je pense à un pays comme la Grande-Bretagne avec laquelle la France travaille depuis de nombreuses années, - et je pense au Sommet de Saint-Malo, je pense au Sommet du Touquet qui nous a conduit à prendre des initiatives ensemble -, nous souhaitons que tous les Etats, tous ceux qui considèrent que la sécurité et la défense doivent constituer une véritable priorité se mobilisent et une fois de plus, ce processus est ouvert, c'est bien l'esprit de l'Europe : à la fois l'initiative, l'ouverture et la solidarité.

Je précise que dans ce processus, tout est fait avec le souci bien évidemment d'agir en étroite concertation et en étroite harmonie avec l'Alliance atlantique. Il ne s'agit pas de bâtir un processus concurrent mais bien au contraire d'éviter les duplications et d'affirmer la responsabilité de l'Europe. Donc notre souci est justement de renforcer l'OTAN en faisant en sorte que les Européens soient mieux à même de prendre leurs propres responsabilités.

Question: Monsieur le Ministre, interrogé, je dirais même, interpellé ce matin par les universitaires tchèques sur le poids respectif des grands et des petits pays dans l'Union européenne, c'est-à-dire sur la démocratie dans l'Union européenne, vous avez beaucoup insisté sur la nécessité d'une présidence de longue durée du Conseil européen. Vous n'avez en revanche pas dit un mot, pas un seul, de l'élection du président de la Commission par le Parlement, c'est-à-dire d'une proposition franco-allemande qui date de janvier. Etait-ce un oubli ou est-ce que la position de la France a changé ?

Dominique de Villepin: Je suis heureux de vous dire que la position de la France reste la même, c'est une évidence. Nous avons fait avec nos amis allemands une contribution commune sur ce sujet et nous l'avons dit et redit : notre souhait est de renforcer chacune des institutions. C'est vrai du Conseil européen, c'est vrai de la Commission et c'est vrai du Parlement européen. C'est parce que l'Europe doit relever de nouveaux défis, c'est parce que l'Europe doit élargir le champ de ses responsabilités que nous avons besoin de ces institutions fortes. En effet, l'Europe n'est pas un gâteau à se partager entre trois pouvoirs. C'est un espace de responsabilités nouveau qu'il faut investir. Pour cela nous avons besoin que chacune des institutions puisse prendre toute sa part, et si nous insistons sur l'importance de doter l'Europe d'une présidence continue, stable, du Conseil européen, c'est tout simplement parce que nous constatons, à l'expérience, la nécessité de ne pas avoir une présidence du Conseil européen à éclipses. Dans une Europe à vingt-cinq, prenons conscience des changements qui interviennent du fait même de l'accroissement du nombre des pays partenaires. Si nous avons un président qui est partagé entre ses responsabilités nationales et ses responsabilités européennes, il risque alors de connaître les intermittences du cœur, qui sont si fréquemment chantées par les poètes. Il faut éviter les intermittences, le cœur doit fonctionner et battre à un rythme régulier. La responsabilité doit s'assumer tous les jours, sept jours sur sept, 365 jours par an. Parce que les défis que nous avons à relever ensemble sont des défis essentiels.

Vous avez parlé de démocratie, Dieu sait si nous sommes attachés à cette exigence démocratique, pour l'ensemble de nos Etats, c'est le bien le plus précieux que nous ayons en commun, c'est cela même qui fonde les valeurs que nous avons en partage. L'esprit de la démocratie européenne, le respect, la tolérance, le dialogue entre nous, ce sont les éléments clés à l'intérieur d'une famille.

Certains ont trouvé que le président de la République française l'exprimait un peu fortement à l'occasion des divisions qui ont pu marquer certains pays européens à l'occasion de la crise irakienne. Qu'à voulu dire le président Jacques Chirac ? Il a voulu tout simplement dire que dans une famille, car nous formons une seule et même famille, nous devons avoir en tête, et pour souci, de privilégier ce qui nous unit plutôt que de mettre en avant ce qui nous divise. C'est dire que, évidemment, chacun, non seulement a le droit et le devoir de s'exprimer, mais que nous devons faire en sorte que notre concertation, notre dialogue débouchent sur des solutions constructives pour l'ensemble de l'Europe. C'est cela l'objectif de l'Europe : c'est de dépasser les capacités et les sentiments de chacun. Parce que, au-delà de chacun d'entre nous, il y a quelque chose d'encore plus fort. C'est ce qu'exprime notre communauté. Et nous devons donc avoir à cœur, à chaque étape, d'accroître nos contributions. Et ce qui nous a gênés, en l'occurrence dans le cadre de la crise irakienne, c'est que l'on puisse quelques jours après l'expression d'une position commune des Européens, paraître remettre en cause les principes sur lesquels nous étions tombés d'accord.

Donc je crois qu'il faut à la fois bien se convaincre que nous sommes de la même famille, à égalité de droits et à égalité de devoirs, mais avec un souci constant et permanent : permettre à l'Europe d'avancer, permettre à l'Europe de peser de tout son poids, permettre à l'Europe d'assumer ses responsabilités. C'est dire que le dialogue doit exister non seulement entre les dirigeants de l'Europe, mais aussi entre les peuples de l'Europe. C'est la richesse de l'Europe que la diversité de nos sensibilités, la diversité de nos traditions. Il y a en Europe une aspiration du Nord, il y a une aspiration continentale, il y a une inspiration atlantique, il y a une aspiration méditerranéenne et africaine.

Tout cela c'est la chance de l'Europe. Sachons en faire bon usage.

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