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Emirates : une Compagnie aérienne d'avant-garde

Emirates : une Compagnie aérienne d'avant-garde

Entretien avec Monsieur Jean-Luc Grillet, Directeur pour la France et le Benelux d'Emirates, la société qui a passé commande de 21 Airbus A-380, de 18 A-340-600 et de 2 A340-500 au dernier Salon du Bourget pour un montant de 12,5 milliards de dollars. En 17 ans d'existence, cette société, peu connue des Français, a pourtant reçu plus de 200 prix internationaux pour la qualité de son service. D'ici 2010, la compagnie, parallèlement à l'accroissement de son parc aérien, prévoit de doubler ses effectifs à 35 000 employés. Avec cette commande, malgré la bouderie officielle américaine, et une situation économie généralement défavorable voire désastreuse pour certaines grandes compagnies aériennes dans le monde entier, Emirates est une des rares compagnies aériennes à prospérer. Qui plus est, comme l'écrivait Newsweek dans son édition spéciale du 16 juin 2003 consacrée au Salon du Bourget, l'aéroport international de Dubaï dans sa progression "met en avant les nouveaux standards qui s'appliqueront demain au monde entier".

Joël-François Dumont: Monsieur Grillet, pourriez-vous tout d'abord nous présenter la société Emirates que vous représentez en France et au Benelux ?

Jean-Luc Grillet (Photo Ó European- Security)

Jean-Luc Grillet: Emirates est la compagnie internationale des Emirats Arabes Unis. Elle a été créée en 1985 et occupe actuellement le 20ème rang mondial des compagnies aériennes. Nous couvrons 62 destinations dans plus de 40 pays. Nous sommes la compagnie qui connaît la plus forte croissance actuellement.

Joël-François Dumont: Ces chiffres parlent d'eux-mêmes, toutefois, Emirates est une société qui est mal connue des Français. Pour beaucoup, elle leur a été révélée au Salon du Bourget lorsque vous avez signé un contrat considérable.

SAR Cheikh Ahmed ben Saeed Al Maktoum et Noël Forgeard (1)

Jean-Luc Grillet: Nous avons fait une annonce importante au Bourget qui portait sur une commande d'appareils correspondant à nos futurs développements. Nous connaissons des croissances annuelles qui se situent entre 25 et 30% chaque année. Nous avions donc besoin de développer notre flotte pour les dix ans à venir et cette commande correspondait tout à fait aux besoins de notre futur développement.

Joël-François Dumont: L'Airbus A-380 est le vaisseau amiral du XXIème siècle. Ili accueillera de 480 à 650 passagers et offrira une autonomie de 14 800 km. Un tel appareil est un avion hors normes, considérable. On a eu le Concorde qui était exceptionnel et qui l'est resté. Que croyez-vous que ce nouveau type d'avion géant va apporter au transport aérien de demain ? Quel est l'intérêt d'un avion comme l'A-380 pour une société comme Emirates ?

L'Airbus A-380-800 (Image de synthèse Ó Emirates)

Jean-Luc Grillet: On le voit sur beaucoup de lignes actuellement. De plus en plus de problèmes de retards sont dus à l'engorgement des aéroports en raison du nombre de vols, parce que l'on a énormément augmenté les fréquences, destination par destination.

On ne va pas pouvoir continuer indéfiniment à augmenter les fréquences. C'est tout le problème des restrictions de "slots"…

C'est pour faire face à ces problèmes de restriction de slots qu'il est impératif pour des compagnies comme la nôtre de s'équiper avec des avions plus importants par la taille, pouvant transporter plus de passager… Donc, c'est à ce besoin là que répond notre besoin d'A-380, et déjà actuellement, nous pourrions l'exploiter sur plusieurs lignes de notre réseau.

Joël-François Dumont: L'intérieur de ces avions fait rêver. Le confort qu'il apportera à ses passagers n'a rien de commun avec ce que l'on trouve sur les longs-courriers actuels. On change vraiment de dimension !

Maquette de l'intérieur de l'A-380 (Photo Ó Airbus)

Jean-Luc Grillet: L'intérieur n'est pas encore totalement défini, bien sûr, mais c'est vrai, que le gros avantage de l'A-380, c'est son volume.

Maquette de l'intérieur de l'A-380 (Photo Ó Airbus)

Grâce à cela, on pourra avoir non seulement plus de passagers, mais on pourra leur assurer beaucoup plus de confort. Et c'est vrai, dans une telle carlingue, on va pouvoir donner beaucoup plus de confort en terme d'espacement, mais aussi en terme d'espace loisir pour les longs trajets.

Maquette de l'intérieur de l'A-380 (Photo Ó Airbus)

Sans aucun doute, ceci va constituer une révolution aérienne, au même titre que l'avait été en son temps le Boeing 747 !

Joël-François Dumont: Avec de l'avance sur plusieurs de ses concurrents, Emirates a donc fait un pari sur l'avenir. Mais poser des Airbus A-380 suppose au sol des infrastructures adaptées, des aéroports équipés et aménagés pour recevoir plusieurs de ces appareils en même temps. Pour ce qui est de Dubaï, qui est pour moi un des plus beaux aéroports du monde, je ne me fais pas de souci. Pour ce qui concerne Roissy, pensez-vous que tout sera prêt en temps et en heure pour accueillir comme il se doit le dernier né de la grande famille Airbus ?

Photo Ó Airbus

Jean-Luc Grillet: A Dubaï pour nous, il n'y a pas de problème. Nous sommes en train de construire un terminal dédié à Emirates sur lequel nous aurons 24 portes capables d'accueillir des A-380, parce que c'est impératif.

  • Nous aurons une flotte supérieure à 45 A-380 dans la compagnie.

Image de synthèse de l'A-380-800 (Ó Airbus)

Il nous faut donc nous doter d'une capacité d'accueil d'au moins quatre d'entre eux en même temps impérativement.

Il est vrai, pour ce pour ce qui concerne Paris, à l'heure actuelle, le projet prévoit 2 portes au terminal 2E, voire une porte supplémentaire, qui reste encore à définir. Et si l'on considère la flotte d'A-380 qui va arriver, compte tenu du nombre de compagnies qui ont décidé elles aussi d'en acquérir et de les poser à Roissy avec ce type d'appareil, il peut y avoir un problème si des décisions rapides ne sont pas prises.

Joël-François Dumont: Emirates aujourd'hui, vous le rappeliez il y a un instant, c'est soixante destinations dans le monde: principalement au Moyen-orient, bien sûr, en Afrique, en Asie et en Europe. Quelles sont vos principales destinations en Europe ?

Jean-Luc Grillet: Sur l'Europe, nos principales destinations, ce sont la France, l'Allemagne et l'Angleterre évidemment. Nous avons également des lignes sur la Suisse. Mais nous servons également l'Europe du Sud également: la Grèce, l'Italie, Malte, Chypre. Ce sont nos principaux points.

Le reste du réseau, c'est en grande partie - pour l'instant évidemment - le Moyen-Orient, où nous avons un réseau très dense, mais aussi l'Australie où nous desservons quatre villes et toute l'Asie jusqu'au Japon, puisque nous avons ouvert l'année dernière Osaka.

  • Nous avons donc un réseau très bien implanté:

Sur l'Afrique, nous allons jusqu'à l'Afrique du Sud et couvrons toute l'Afrique de l'Est, également quelques lignes sur l'Océan Indien. Et l'an prochain, nous prévoyons d'ouvrir des lignes sur les Etats-Unis, que ce soit sur San Francisco ou New York et dans le futur, très certainement, vers l'Amérique latine.

Joël-François Dumont: A Paris la semaine dernière s'est tenu un colloque important consacré à Dubaï et aux Emirats Arabes Unis. Certains, comme le député Alain Marsaud, président à l'Assemblée Nationale du groupe d'amitié France E.A.U., citait quelques chiffres et dressait un constat: les Français connaissent mal, selon lui, les Emirats Arabes Unis, un pays qu'il qualifie pourtant non seulement de "pays ami mais de pays allié de la France" en regrettant également un déficit de connaissance de l'Europe en général et de la France en particulier de la part des Emiratis….

Quel est votre sentiment personnel sur cette question. Quelle est l'opinion d'un Français qui comme vous est placé au cœur des échanges entre les deux pays ?

Mohamed Khalfan Ben Khorbash devant les industriels français (E-S)

Jean-Luc Grillet: Mon sentiment, à moi, Français, c'est de dire tout d'abord que l'entreprise pour laquelle je travaille, Emirates, représente à elle seule 40% des exportations françaises vers les Emirats Arabes Unis, et que la balance du commerce extérieur de la France vers les Emirats Arabes Unis, ce qui est très méconnu, est de 1 à 10. Ce qui signifie que chaque fois que nous exportons pour 10€, nous importons pour seulement 1€ des Emirats Arabes Unis, puisque les E.A.U. ne font pas partie de nos fournisseurs de pétrole.

Les Emirats Arabes Unis constituent donc une sorte d'Eldorado pour le commerce extérieur de la France, où il y a beaucoup à faire parce que nous regardons trop souvent les Emirats à travers notre lorgnette à nous Français: "C'est un petit marché de 4 millions d'habitants, ce n'est rien du tout "

La France au 8ème rang: Chiffres présentés au colloque (Photo Ó European-Security)

Prenons Dubaï par exemple: qui sait en France qu'il s'agit du 8ème port mondial en terme de container ? A Dubaï, 90% des marchandises sont réexportées. Dubaï est le centre d'attraction d'une zone qui compte près de 2 milliards d'habitants de la planète, si l'on inclut tout le sub-continent indien qui est à moins de 2 heures de vol; le Pakistan également, toutes les républiques de l'ex-URSS qui sont là à portée de main. Dubaï, qui est tout à côté, est de loin la meilleure des portes d'entrées pour toutes ces régions. C'est également vrai pour l'Iran, pour toute la péninsule arabique et pour toute l'Afrique orientale.

" Emirates représente à elle seule 40% des exportations françaises vers les EAU "

Il y a donc tout un potentiel économique considérable à travailler -depuis et à partir de Dubaï-, qui est dotée d'infrastructures portuaires uniques au monde. Qu'il s'agisse de Port Rashid ou de la zone franche de Port Jebel Ali - le plus grand port artificiel au monde créé en 1985 - qui a été présentée aux industriels français le 25 juin dernier. Citons encore Dubaï Cargo Village ouvert en 1991 qui est le second centre de transit cargo conteneur au monde après Seattle, en volume de marchandises traitées. Et je pourrais continuer ! Si des milliers d'entreprises internationales sont déjà présentes à Dubaï, il y a bien des raisons Je vous renvoie pour plus de détails à l'excellente fiche réalisée par le département du Commerce et du Tourisme de Dubaï à Paris (2) remise aux participants de ce colloque consacré à Dubaï.

Joël-François Dumont: Quand on parle des Emirats Arabes Unis, on pense aussi "tourisme". Dubaï est devenu une destination de rêve sans être pour autant réservée aux seuls gens fortunés.

Jean-Luc Grillet: Tout à fait. La particularité de Dubaï, c'est que beaucoup de gens ne savent pas que Dubaï n'est plus un émirat pétrolier en tant que tel. C'est un émirat "post-pétrolier" si je puis m'exprimer ainsi, puisque dans le PNB de Dubaï, le pétrole représente moins de 9% des revenus et que le tourisme représente lui 35% des revenus, le reste se partageant entre l'industrie et le commerce, principalement les services, dont nous faisons bien entendu partie.

L'Emirat a pour objectif d'accueillir 15 millions de touristes à l'horizon 2010. Actuellement, il y a plus de 3 millions et demi de touristes par an.

Qu'est-ce que les touristes vont trouver à Dubaï ?

  • Le soleil, tout d'abord,
  • des plages magnifiques
  • une hôtellerie unique au monde,, on peut le dire,,
  • des étendues désertiques fabuleuses,
  • un centre de shopping absolument exceptionnel pour ceux que cela intéresse, et par-dessus tout
  • la sûreté et la sécurité absolue ! C'est à dire que vous ne risquez aucun vol !

C'est un endroit vraiment remarquable à tous points de vue.

Joël-François Dumont: Les Emiratis connaissent-ils la France, ou sinon, comment la voient-ils ?

Jean-Luc Grillet: Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les Emiratis connaissent bien la France, parce qu'il y a beaucoup d'étudiants émiratis qui viennent en France et ce depuis très longtemps. C'est devenu une tradition. Des échanges ont été organisés entre la France et les Emirats au niveau universitaire et beaucoup viennent en vacances régulièrement pendant l'été. On les voit, ils sont très présents à Paris et aussi nombreux sur la Côte d'Azur à venir passer leurs vacances.

On pourrait cependant faire encore beaucoup mieux pour faire connaître les réalisations de la France et je crois que nous sommes quand même relativement absents en tant que Français sur ce pays..

Quand on voit que la France arrive au 12ème rang seulement des exportations dans le monde et que des pays comme l'Italie et la Suisse passent avant nous en terme d'exportation, il y a là peut-être quelque chose à corriger. Ce n'est en tout cas pas en conformité avec la quatrième puissance économique du monde.

Joël-François Dumont: Le président Pompidou le regrettait déjà en remarquant que les Français aimaient "produire" mais qu'ils se souciaient peu d'exporter ! Nos ambassadeurs dans la région ont changé la donne comme le disions avant le début de cet entretien: ils parlent l'arabe et déploient une énergie qui rappelle parfois celle des Britanniques en matière de commerce extérieur. On est bien loin de la traditionnelle tasse de thé…

Justement, grâce au dynamisme de deux d'entre eux, depuis la guerre du Golfe, la France et les Emirats Arabes Unis sont devenus des pays amis politiquement et alliés militairement. Les relations bilatérales sont excellentes. Sur les plans économique et commercial, comme le soulignait le ministre émirati des finances et de l'industrie, Mohamed Khalfan Ben Khorbash, lors de son récent passage à Paris, mais il reste encore beaucoup à faire. L'achat de ces Airbus A-380 devrait permettre de renforcer les liens entre les deux pays, à la condition toutefois que les infrastructures soient aux rendez-vous à Roissy. Pensez-vous que ceci serait de nature à relancer les relations par le tourisme ou par les échanges quels qu'ils soient ?

Jean-Luc Grillet: Je pense que si l'on veut développer les relations entre les deux pays, l'important c'est de développer les moyens de communication. Or, actuellement en France, les moyens de communication sont limités.

  • Je ne prendrai qu'un seul exemple.

Entre la France et les Emirats Arabes Unis, il y a deux vols par jour. Un qui est opéré par la compagnie nationale Air France, le second étant opéré par Emirates. Dans le même temps, depuis l'Angleterre, il y a dix vols par jour opérés par Emirates et 5 vols opérés par British Airways Si vous prenez maintenant l'Allemagne, il y a cinq vols par jour mis en œuvre par Lufthansa et cinq par Emirates. Le résultat de tout cela est que les échanges économiques sont évidemment beaucoup plus faciles entre l'Angleterre et les Emirats Arabes Unis et beaucoup plus faciles entre l'Allemagne et les Emirats Arabes Unis qu'ils ne le sont avec la France.

Boeing 777-300 (Photo Ó Emirates)

Le volume de communication que nous avons actuellement entre la France et les Emirats Arabes Unis est tout à fait similaire au nombre de sièges offerts au départ de Suisse. Et si nous, la France et ce que nous représentons dans le monde nous nous mettons au niveau de la Suisse, en terme d'investissement ou de communication avec les Emirats Arabes Unis, il ne faut pas s'attendre à être particulièrement mieux placés dans les échanges économiques que des pays de la taille de la Suisse.

Joël-François Dumont: Monsieur le Directeur, je vous remercie pour cet entretien.

Notes:

  • (1) SAR Cheikh Ahmed ben Saeed Al Maktoum président du Groupe Emirates et Noël Forgeard, président d'Airbus (Photo Ó Emirates)
  • (2) Dubaï "la cité des marchands"

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