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Why America and Europe Need Each Other

Pourquoi l'Amérique et la France ont-elles besoin l'une de l'autre ?

"Quand des risques sérieux sont en jeu, la planification et le processus de décision des opérations doivent être partagés entre les différents acteurs. Peut-on sérieusement attendre des nations qu'elles risquent la vie de leurs soldats si elles n'ont pas leur mot à dire sur la raison et la façon dont elles s'engageront ? Les combats et les sacrifices communs doivent reposer sur des prises de décisions communes. " Extrait du discours prononcé par madame Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense à la national Defense University de Washington, après sa rencontre avec son homologue américain, monsieur Donald Rumsfeld. Washington D.C. le 17 octobre 2002. Sources: Ambassade de France à Washington et DICoD à Paris.

Photo: Helene C. Stikkel (UD DoD)

 Les États-Unis sont des alliés proches depuis plus de 225 années.

Nous sommes amis depuis le tout début de votre République. Notre amitié dure car nos deux républiques sont fondées sur les mêmes valeurs.
Notre amitié s'est développée car nous avons souvent défendu ces valeurs ensemble. Nous avons été confrontés à des divergences d'opinion de temps en temps, sur des sujets de sécurité concernant l'OTAN ou la Bosnie, ou sur d'autres questions relatives à l'environnement ou le commerce, mais les valeurs que nos deux pays ont soutenues au 18e siècle sont tout aussi valables qu'elles l'étaient à l'époque.

Depuis le 11 septembre 2001, nous avons à nouveau compris que chaque génération doit défendre ces valeurs contre des menaces que nos prédécesseurs n'auraient jamais pu imaginer. Ceci implique que, en tant que membres de la même famille, nous sommes capables de mettre en place un débat vivant et de trouver, le moment venu, des solutions adéquates.

Les talents et les capacités ne sont peut-être pas identiques des deux côtés de l'Atlantique, mais ils sont certainement complémentaires et il est possible de les faire converger. La puissance militaire des États-Unis n'a pas d'égal, et le pays a choisi d'être le premier à prendre des risques.

Les Européens sont prêts à faire leur devoir mais dans un cadre international légal. La France a perdu 78 soldats en Bosnie et 250 autres ont été blessés. Les Européens pensent également qu'ils peuvent faire beaucoup pour promouvoir le développement et la construction de nations. Les Européens pensent que la puissance modérée peut apporter de sérieuses contributions.

Des deux côtés de l'Atlantique, nos gouvernements sont de solides démocraties qui ont des comptes à rendre aux Parlements et à l'opinion publique.
Nos dirigeants ont besoin d'expliquer, de convaincre et de créer un consensus autour des politiques qu'elles proposent.

La discipline de base ne doit pas être ignorée. C'est une source de force à partir du moment où les gouvernements peuvent offrir une vision et une perspective.

Cependant, jamais les échanges publics entre Américains et Européens n'ont connu autant de points de friction. Les sujets de controverse ont rarement été aussi nombreux entre l'Amérique et l'Europe.

Les défis de ce siècle sont trop sérieux pour que nous laissions nos doutes ou notre caractère prendre le pas sur ce qu'il y a de meilleur en nous. Nous devrions être dans une période de dialogue sérieux. Nous le devons aux victimes des terribles attentats du 11 septembre.

Nous le devons à nous-mêmes car nos peuples et nos avenirs sont inextricablement liés dans une société mondialisée que nous devons construire et définir ensemble. Il semble que ce siècle sera difficile et imprévisible. Nous aurons chacun besoin de la force, de la sagesse et du soutien de l'autre.

  • Appel à la lutte contre le terrorisme

Les évènements du 11 septembre nous ont rappelé que certains groupes extrémistes qui apparaissent dans les pays en difficulté poursuivent leurs objectifs à l'échelle de la planète. Quelques sociétés et leurs gouvernements, particulièrement en Afrique et au Proche-Orient, n'avancent pas comme ils le devraient sur la tortueuse route de la modernisation. Des États s'effondrent. La pauvreté et le désespoir augmentent à nouveau. La mondialisation apporte la croissance, le bien-être, l'investissement à l'étranger et elle permet un accroissement des échanges, mais elle crée également le ressentiment et la frustration parmi ceux qui ne peuvent pas s'adapter. Les conflits régionaux non résolus, la misère et le désespoir des peuples sont utilisés comme prétexte par les groupes fanatiques pour promouvoir des solutions radicales, simplistes et violentes. Ils ont choisi de viser les États-Unis et l'Europe car ils les tiennent pour responsables des échecs de leurs sociétés et de leurs régions.

En fait, les sociétés avancées, basées sur la technologie, sont vulnérables car elles dépendent de réseaux de toutes sortes. On attend des sociétés démocratiques ouvertes qu'elles protègent leurs citoyens mais elles ne peuvent pas exercer de contrôles stricts sur leurs activités. Une complète protection de nos populations contre toutes sortes de menaces potentielles n'est probablement pas possible car elle coûterait cher et perturberait nos libertés fondamentales.

Nous devons cependant mener une guerre obstinée et audacieuse contre Al-Qaïda et les autres groupes terroristes qui nous menacent à la fois à l'extérieur et à l'intérieur de nos territoires.

Le message que je vous adresse est simple : nous voulons pouvoir coopérer avec vous et tous les autres membres de la coalition dans la lutte contre le terrorisme, contre les nouveaux défis et les menaces qui pourraient émerger.

Nous sommes, avec les États-Unis, totalement engagés dans la guerre mondiale contre le terrorisme international. Cependant, nous avons l'impression de ne pas avoir toujours été bien compris par Washington, même si nos intérêts de sécurité nationale ont parfois été confrontés au terrorisme.

Pour éliminer le terrorisme à l'échelle mondiale, il nous faudra être déterminés, patients, nous devrons coopérer étroitement les uns avec les autres et nous aurons également besoin, admettons-le, de chance. C'est pourquoi notre première priorité devrait être de préserver cette coalition que nous avons créée contre le terrorisme et la faire fonctionner.

  • La France et le terrorisme islamique

Nous avons l'expérience de ce genre de groupes depuis des années.

Le 23 octobre 1983, nous avons perdu 58 jeunes soldats lors d'une attaque contre le quartier-général de nos parachutistes au Liban. Le même jour, 241 de vos soldats ont également été assassinés à Beyrouth par le Jihad Islamique. En 1995, la France a de nouveau été frappée, cette fois par un groupe terroriste islamique algérien. Le 8 mai 2002, 11 techniciens de DCN ont trouvé la mort lors d'un attentat à la bombe à Karachi. La semaine dernière, un superpétrolier français à été attaqué au large des côtes du Yémen, et de nombreux français font partie des victimes à Bali. La France est en fait une double cible : en tant que pays occidental, bien entendu, mais également en tant qu'allié majeur des États-Unis dans la lutte contre le terrorisme.

Face à cette menace, la France a développé un outil antiterroriste efficace depuis plus de vingt ans. Nous avons spécialisé nos services, centralisé tous les dossiers liés au terrorisme au niveau d'un tribunal spécial à Paris et créé une synergie réelle entre le renseignement et l'application de la loi. Nous avons également amélioré notre système de surveillance national. Nous avons en même temps développé des systèmes bilatéraux et multilatéraux de coopération.

Je sais que la contribution des unités antiterroristes françaises (renseignement, services d'investigation) et des juges est profondément appréciée dans ce pays. La France est également très active sur le front multilatéral, à la fois à travers le G8 et l'Union européenne.

  • La France est prête à assumer ses responsabilités

Dans la situation actuelle, nous devons tous assumer notre part du fardeau. Laissez-moi souligner que la France prend les questions de sécurité très à cœur.
Nous savons que nous devrons peut-être employer la force afin de répondre aux différents défis auxquels sont confrontées toutes les sociétés ouvertes.

Le président Chirac est déterminé à voir une amélioration et une modernisation de nos capacités militaires. Nous avons l'intention de demeurer un acteur stratégique responsable. Nous sommes également déterminés à rester un partenaire fiable pour nos alliés. Nous voulons que nos forces restent des partenaires capables dans les conflits de forte intensité, aux côtés des vôtres.

Je suis un ministre de la Défense chanceux. L'année dernière, nos forces armées ont terminé leur transition, passant au statut de force volontaire un an avant la date prévue. Je suis également un ministre de la Défense chanceux parce que le budget militaire a été augmenté de 7,5 % pour l'année prochaine, le hausse la plus élevée entre tous les ministères pour 2003. Notre pays n'a pas connu d'augmentation semblable depuis les années 1930. Dans le même esprit, le 11 septembre dernier, le gouvernement français a présenté devant l'Assemblée son projet de loi de programmation militaire, qui prévoit une hausse globale de 15 % en termes réels pour les dépenses militaires sur les six prochaines années. Cela nous permettra de moderniser nos forces et de les mettre à niveau, tout en créant une interopérabilité entre leurs capacités et les vôtres :

-- Nous allons améliorer nos capacités pour les frappes de précision dans des domaines comme les drones, les missiles de croisière à lancement aérien ou naval ;

-- Nous allons améliorer nos capacités de déploiement, grâce à une nouvelle flotte d'hélicoptères d'attaque et à la rénovation de notre flotte de transport stratégique ;

-- Nous allons renforcer nos communications en lançant deux satellites ;

-- Nous avons également décidé d'acquérir un deuxième porte-avions, qui sera doté de Rafale, des avions polyvalents, et de Hawkeyes E-2C.

-- Nous encourageons activement nos partenaires européens à professionnaliser et transformer leurs forces et à développer des capacités qui pourraient être employées ensemble afin de répondre à des défis communs.

En dépit des critiques, les pays européens contribuent de manière efficace à la lutte mondiale actuelle :

-- De nombreux européens ont assumé leur part du fardeau en Afghanistan. Ils ont prouvé qu'ils étaient prêts à affronter les risques de la guerre contre le terrorisme sur le long terme, même si cela implique de poursuivre des cibles en dehors de l'Europe. Ils ont subi des pertes et n'ont pas hésité à entrer dans la bataille comme des alliés à part entière.

-- La France a contribué activement à l'opération "Liberté immuable", en déployant un groupe aéronaval pendant sept mois et un escadron de bombardiers en Asie centrale pendant six mois. Que ce soit au Yémen après l'attaque contre l'USS Cole, ou en Côte d'Ivoire, nos forces se tiennent au coude à coude avec leurs camarades américains au jour le jour.

-- Nous, européens, avons la volonté d'assumer des responsabilités onéreuses et dangereuses en participant au développement, à la stabilisation et à la reconstruction de nombreux lieux en Europe de l'Est, dans les Balkans, au Proche-Orient et en Afrique.

-- Notre effort continu dans l'assistance au développement comble presque le fossé qui existe en termes de dépenses militaires entre les deux côtés de l'Atlantique.

Je pense que cela est important pour la construction de la sécurité pour tous sur le long terme.

-- Je pense aussi que pour ce qui concerne les pays possédant des armes de destruction massive, la plupart des États européens, et particulièrement la France, sont parfaitement prêts à jouer un rôle dans une stratégie déterminée conjointement. Ainsi, nous agirions en tant que partenaires à part entière.

-- Nos capacités militaires sont loin d'être insignifiantes, elles vont être améliorées et notre engagement politique sera certainement utile.

C'est pourquoi, face aux choix difficiles dans l'évaluation des menaces et la définition des stratégies, nous devons nous considérer les uns les autres avant tout comme des alliés. Mais pour être les partenaires dont les États-Unis ont besoin, et qu'ils méritent, je pense que l'Europe peut et doit faire plus.

Nous ne dépensons pas toujours l'argent efficacement et nous devrions éviter les différents doublons. Les forces que nous envoyons dans les opérations de l'OTAN sont les mêmes que celles qui se préparent pour l'Union européenne. Leurs capacités devraient être fortement améliorées. Nous ne portons pas une attention suffisante à la nécessité de transformer nos forces.

Nous devons prendre en compte le fait que les guerres futures seront menées par des coalitions, que ce soit au sein de l'OTAN ou entre des pays membres de l'UE. Nous devons consulter les alliés transatlantiques et agir avec leurs forces combinées. Mais nous devons également libérer le potentiel européen au sein de l'OTAN et offrir la capacité aux Européens d'agir comme des Européens, quand l'OTAN dans son ensemble n'est pas engagée.

Depuis le 11 septembre 2001, la nécessité pour l'Europe d'agir avec les États-Unis en cas de besoin et seule quand les Américains sont engagés ailleurs se fait plus forte.

Au sein de l'OTAN, de nombreux Européens ont été des passagers non payants en termes de sécurité. Ils ont consommé plus qu'ils n'ont investi. Le développement de la Politique européenne de sécurité et de défense est la seule chance réelle pour les États-Unis de voir les Européens assumer enfin leurs responsabilités et accroître leurs capacités. La dimension européenne de sécurité et de défense est de l'intérêt des États-Unis.

L'OTAN devrait être le forum naturel pour les discussions en profondeur sur les menaces qui affectent tous ses membres et sur la meilleure stratégie d'action. Son potentiel devrait en effet être utilisé efficacement quand une action doit être entreprise.

Quand des risques sérieux sont en jeu, la planification et le processus de décision des opérations doivent être partagés entre les différents acteurs.
Peut-on sérieusement attendre des nations qu'elles risquent la vie de leurs soldats si elles n'ont pas leur mot à dire sur la raison et la façon dont elles s'engageront ? Les combats et les sacrifices communs doivent reposer sur des prises de décisions communes.

  • L'Irak

C'est en effet la manière dont nous devrions envisager toute action dans laquelle il faut affronter des États qui refusent de respecter les règles de la communauté internationale et représentent un danger potentiel.

Les nations responsables devraient, dans le cadre juridique approprié pour les mesures contre de tels pays, réfléchir aux actions nécessaires et à leur calendrier, partager leur vision de l'avenir du pays et de la région concernés. Ensemble, nous sommes plus forts.

Il n'y a aucune raison de ne pas s'occuper de la situation irakienne de cette manière. Les armes de destruction massive que l'Irak aurait accumulées illégalement doivent être découvertes et détruites de façon à préserver la stabilité régionale et mondiale. Une telle opération sera difficile et dangereuse.
Elle doit être entreprise avec le soutien total de la communauté internationale. Cela doit être fait par des inspecteurs appuyés par un mandat fort, qui recevront l'autorisation d'accéder librement à tous les sites connus et à tout endroit du pays.

Cette approche nous permettrait de conserver un large consensus dans la région et parmi les alliés, et d'appliquer une pression continue sur le régime irakien. Cela ne relève ni d'une confiance excessive ni de faiblesse. La détermination de la communauté internationale a déjà obligé Saddam Hussein à réadmettre les inspecteurs. Il devra leur laisser un accès entier et illimité à tous les sites. Dans le cas contraire, il en subira les conséquences.

Le Conseil de sécurité de l'ONU reste le seul outil dont nous disposons pour imposer la légitimité et créer des obligations légales engageantes pour tous les pays. Il a montré qu'il était flexible et réceptif aux exigences des situations difficiles. Son unité est sa plus grande force car quand ses membres agissent ensemble, ils reflètent la détermination de la communauté internationale.

Si l'Irak tente de se soustraire à ses obligations ou s'il est prouvé qu'il triche, il ne fait aucun doute que le Conseil de sécurité agira rapidement et efficacement.
Cela constituerait la deuxième étape que la France a promue dans son approche en deux phases. Une fois que les violations seraient établies, la France serait prête à en tirer les conclusions appropriées.

  • L'Amérique et l'Europe ont besoin l'une de l'autre

En conclusion, laissez-moi souligner à nouveau la raison pour laquelle l'Amérique et l'Europe ont besoin l'une de l'autre. Les débats actuels peuvent nous rapprocher davantage.

Les Européens pourraient apprendre des Américains qu'il y a des menaces qu'ils tendent à sous-estimer. Avec les Européens, les Américains pourraient considérer les risques dans une perspective plus large, et apprécier la valeur des processus multilatéraux et la difficulté à changer le cours d'une société de l'extérieur.

-- Nous devons penser loin et penser large.

-- Nous avons besoin de le faire ensemble, maintenant. Cela nous rendra plus forts de toutes parts.

L'Europe et les États-Unis sont plus forts ensemble.

C'est cela le dogme de base que nous devons garder à l'esprit quand nous faisons face à l'incertitude et à la dévastation. Nous ne sommes pas des rivaux, mais des partenaires dans la construction de la stabilité et de la confiance. Notre voix commune peut être très persuasive. Comme par le passé, elle peut être décisive dans la défense de nos valeurs communes. Trouvons-la et utilisons-la.

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