Éditoriaux Défense Sécurité Terrorisme Zones de conflits Logistique Livres de référence Liens
Terre Air Mer Gendarmerie Renseignement Infoguerre Cyber Recherche

Les relations franco-britanniques après un siècle d'entente cordiale

 

Les relations franco-britanniques après un siècle d'entente cordiale

 

Allocution du secrétaire au Foreign Office Jack Straw au Cercle de la Revue des deux mondes à Paris, le 12 janvier 2004. Source: Ambassade de Grande-Bretagne, Paris.

 

Excellences, 

Mesdames, Messieurs

Monsieur le Président,

 

Merci beaucoup de m'avoir invité à parler devant une assistance aussi distinguée. Ensemble, nos deux pays ont pesé sur le destin du monde en général, et sur celui de notre continent en particulier. Malgré quelques divergences de temps à autre, nous partageons les mêmes valeurs - démocratie, droits de l'homme, état de droit - et le même engagement à l'égard d'une Europe des nations forte, faisant progresser l'emploi et la sécurité.

 

Français et Britanniques sont de plus en plus nombreux à traverser la Manche pour habiter, étudier, voyager et travailler de l'autre côté. Les célébrations de l'Entente cordiale vont être l'occasion de mettre en valeur ces relations exceptionnellement proches - et de les rapprocher encore. Elles viennent nous rappeler que ce qui nous divise est peu de chose à côté de ce qui nous unit. Elles me font penser aux relations familiales : elles ne sont pas toujours faciles ; on ne choisit pas sa famille et les disputes n'en sont que plus vives ; mais on sait qu 'elles sont spéciales.

 

Les rois et les reines d'Angleterre, depuis Guillaume le Conquérant jusqu'au quinzième siècle, parlaient français et passaient l'essentiel de leur temps dans ce qui est aujourd'hui la France. Beaucoup y sont enterrés. Quand la reine Victoria demanda que les restes de Henry II et Richard Coeur de Lion, inhumés à Fontevrault, lui soient rendus, le préfet du Maine-et-Loire de l'époque s'y opposa parce que, écrivit-il, "les Plantagenêt sont des citoyens français qui sont revenus chez eux depuis longtemps".

 

Tandis que les princes anglais et français - souvent unis par des liens de famille - se battaient pour le trône de France pendant la Guerre de cent ans, l'Écosse signait la "Vieille alliance" avec Philippe le Bel. Les Huguenots qui débarquèrent au dix-septième siècle ont beaucoup apporté à la Grande-Bretagne.

 

La prochaine fois que vous vous inquiéterez de l'expansionnisme de la langue anglaise, pensez à ce que nous a légué le français : la devise de nos rois, c'est "Dieu et mon droit" et en plus : "Honni soit qui mal y pense" ! De fait, l'anglais est un hybride d'anglo-saxon et de normand que Guillaume a apporté avec lui en 1066, si bien que nous avons souvent deux mots pour dire la même chose. Nous élevons des swine, des bulls et des sheep, mais nous mangeons du pork, du beef et du mutton. Nos histoires sont proches depuis toujours, y compris dans la rivalité et le conflit. Les Français qui prennent l'Eurostar à destination de la gare de Waterloo et traversent la Tamise pour aller à Trafalgar Square ne sauraient l'oublier, pas plus que les

Britanniques ne sauraient oublier Jeanne d'Arc dans les villes et les villages de France. Mais nous ne nous sommes pas vraiment fait la guerre depuis 1815 et aujourd'hui, heureusement, nos accrochages les plus sérieux ont lieu sur les terrains de sport. L'Angleterre et la France ouvriront la saison Euro 2004 l'une contre l'autre au Portugal cet été : espérons qu'elles se retrouveront aussi en finale.

 

Même sans se faire la guerre, à la fin du 19e siècle, les deux puissances coloniales rivalisaient d'influence, en particulier en Afrique et en Asie. La grande réussite de l'Entente cordiale de 1904 aura été de modérer cette concurrence et de marquer le renouveau d'une relation qui a résisté à un siècle d'histoire mouvementée en Europe. L'Entente cordiale est à la base de l'alliance militaire qui nous a unis pendant les deux conflits mondiaux.

Un secrétaire au Foreign Office ne peut pas oublier cette unité face au nazisme.

 

Pendant la dernière guerre, le général de Gaulle logeait dans ma résidence officielle. Son portrait y est encore accroché et rappelle à chacun les liens forgés en ces heures sombres. Ensemble nos deux pays ont libéré l'Europe de cette terreur et auront l'occasion de s'en souvenir cette année en fêtant le 60e anniversaire du Débarquement. Malgré cette volonté et cette victoire communes, nous n'avons pas du tout vécu la guerre de la même façon. Les Britanniques se rappellent leur endurance solitaire et tenace de 1940, et la contribution de l'Empire et des États-Unis à la victoire finale. Les Français pensent non seulement à l'action de la Résistance et de l'armée jusqu'à la défaite nazie, mais aussi aux horreurs de l'invasion et de l'occupation.

 

Bien sûr, notre conception de l'Europe s'en est ressentie. La France avait vécu trois guerres contre l'Allemagne en 70 ans et sa grande priorité était de bâtir un cadre qui supprimerait ce risque. Quant au général de Gaulle, il tenait à restaurer la fierté nationale en prenant la direction des affaires européennes. Notre première réaction à cette volonté d'intégration a été de faire comme si elle ne nous concernait pas. C'est plus tard seulement que nous avons décidé d'y participer. La guerre nous avait convaincus que la pierre angulaire de notre sécurité et de notre prospérité était la solidité des relations de l'Europe avec les États-Unis. Ces différences sont importantes et leurs répercussions sont encore sensibles. N'importe quelle relation - tout particulièrement entre voisins ayant un bon millier d'années d'histoire en commun - a ses complexités, ses désaccords et ses contradictions. Mais ne nous laissons pas aller à les exagérer. L'anniversaire de l'Entente cordiale est une bonne occasion de nous rappeler que ce qui nous unit est bien plus important que ce qui nous divise.

 

Ce qui nous unit, d'abord et avant tout, c'est notre volonté européenne et notre conception du fonctionnement optimum de l'Union. La Grande-Bretagne et la France sont des nations fortes et fières, avec une tradition bien enracinée de la démocratie et du débat politique. Mais elles savent aussi que seules, elles ne peuvent maîtriser les menaces qui pèsent sur elles, ni tirer le meilleur parti des chances qui se présentent. Chacune est plus forte si elle partage une partie de sa souveraineté pour atteindre les objectifs qui sont hors de sa portée.

 

Ni l'une ni l'autre ne veut d'un super État fédéral : il ne fonctionnerait pas et nos concitoyens ne s'y sentiraient pas à l'aise. Nous voulons une Europe des nations - et une Europe qui marche bien. Les négociations sur la nouvelle Constitution ont donné la preuve que l'Union était bien une organisation d'Etats souverains qui doivent se mettre d'accord entre eux pour progresser.

 

Il nous faut du temps pour parvenir au consensus sur les institutions, mais il ne faut pas que ce temps soit synonyme d'inaction. Ce coup de projecteur sur les institutions était sans doute nécessaire, mais j'ai peur qu'il n'ait pas été du goût de l'opinion. Selon un sondage récent d'Eurobaromètre, moins de la moitié des Européens pensent que l'appartenance de leur pays à l'Union est une bonne chose. N'oublions pas que les institutions ne sont qu'un moyen pour parvenir à une fin. Ce que veulent les Européens, c'est une organisation qui leur apporte la sécurité et la prospérité. La Grande-Bretagne et la France sont bien placées pour y contribuer.

 

Le marché unique - le plus grand du monde - est une immense réussite qui a beaucoup fait pour la prospérité de tous. Maintenant il faut s'attacher à définir d'autres réformes qui déboucheront sur plus d'emplois et de croissance. Ensemble nous pouvons relever les défis de la mondialisation et d'une concurrence effrénée. Mais nous ne le ferons pas en restant immobiles.

 

La France et la Grande-Bretagne veulent aussi que l'Union fasse entendre une voix plus forte et plus cohérente en matière internationale, à la mesure de son importance de premier bloc marchand du monde. Là encore nous sommes bien placés. Les anciennes puissances coloniales que nous sommes gardent des réseaux d'amitiés, de culture et de langue - sans parler de responsabilités et de devoirs - qui couvrent le monde entier ou presque. Nous appartenons à plus d'organisations internationales que tout autre pays. Notre multilatéralisme va de soi. Quand nous agissons ensemble, notre influence et celle de l'Europe s'en ressentent.

 

Je suis allé en Iran, au mois d'octobre, avec mes collègues Dominique de Villepin et Joschka Fischer - tous les trois en qualité de ministres des Affaires étrangères d'États souverains, mais nous fondant sur un consensus européen. Nous avons obtenu des engagements sur les activités nucléaires que l'Iran concrétise en coopérant avec l'AIEA. Nous continuons à suivre ce dossier.

 

Membres permanents du Conseil de sécurité et disposant d'une armée, la Grande-Bretagne et la France mènent aussi les travaux de développement de la politique européenne de sécurité et de défense. Cette politique permet à l'Europe de faire valoir ses intérêts et de les protéger, d'agir avec le soutien de l'Otan, ou même de mieux soutenir l'Otan en renforçant ses capacités. La France a joué un rôle clef dans les deux premières opérations, en Macédoine et au Congo. Nous pensons maintenant à une force sous commandement européen pour remplacer l'Otan en Bosnie.

 

Notre politique étrangère s'appuie sur le profond intérêt que nos deux pays portent à l'autorité d'un système international multilatéral et au respect de ses règles. Ils attachent la plus grande importance à leur appartenance au Conseil de sécurité. Malgré leurs divergences sur l'Irak, ils sont très proches sur presque tous les autres sujets. Quand ils sont d'accord, leur influence sur les autres membres du Conseil est déterminante. Mais cette influence n'est forte que dans la mesure où l'Organisation l'est elle-même. Ce qui veut dire que nous avons tout intérêt à maintenir les Etats-Unis, notamment, pleinement engagés dans le système multilatéral et à optimiser ce système.

 

Au fond, nos divergences sur l'Irak portaient sur la façon de préserver au mieux l'autorité des règles internationales. Je respecte la position prise par la France, et je regrette que nous nous soyons divisés. Mais la Grande-Bretagne est intervenue en Irak en dernier ressort, parce que Saddam Hussein continuait à défier la communauté internationale malgré 12 années de discussions et 17 résolutions du Conseil de sécurité. Nous avons pensé que si le droit international n'était pas appliqué, il deviendrait lettre morte. Si nous n'avions pas fait respecter la résolution 1441 - parfaitement nette et adoptée à l'unanimité - et les nombreuses résolutions qui l'ont précédée, nous en serions toujours à subir la menace irakienne et surtout, nous aurions beaucoup plus de mal à convaincre d'autres pays de respecter la loi.

 

Quoi qu'il en soit, aujourd'hui nous voulons tous aider le peuple irakien à bénéficier de la sécurité, de la prospérité et d'un gouvernement représentatif. Conformément au plan proposé par le Conseil de gouvernement et avalisé par les Nations unies, le pouvoir sera intégralement remis à un gouvernement provisoire irakien d'ici à juillet. Pour la première fois en plus d'une génération, les Irakiens ont la possibilité de construire le pays qu'ils méritent.

 

La France a beaucoup à apporter à ce processus : maintien de l'ordre, développement constitutionnel ou encore reconstruction. Malheureusement, deux de ses experts civils ont trouvé la mort la semaine dernière, et nos pensées vont à leurs familles et leurs proches. Cette tragédie vient nous rappeler à quel point il est important de vaincre les terroristes, tous ceux qui veulent empêcher l'Irak de devenir le pays libre, stable et prospère dont rêvent ses habitants. La force multinationale restera aussi longtemps que ceux-ci le voudront, comme le veut le Conseil de sécurité, pour les aider à

consolider leur environnement.

 

L'attachement de la France et de la Grande-Bretagne à un système international efficace et réglementé ne vaut pas seulement pour les relations entre États. Les deux pays sont aussi bien placés pour agir en faveur d'une meilleure gouvernance, de l'état de droit et des libertés fondamentales au sein même des États.

 

Nous avons pour compatriotes les plus grands théoriciens des droits de l'homme et des affaires publiques : Hobbes, Rousseau, Locke, Voltaire, Montesquieu, Paine et Mill pour ne citer qu'eux. Nous avons chez nous une longue et profonde tradition de la démocratie et de l'état de droit. Nous sommes donc bien placés pour faire progresser ces valeurs dans les régions moins fortunées, en particulier l'Afrique, à l'égard desquelles l'histoire nous donne des obligations. Nous avons appris que sans ces valeurs et sans le développement durable qu'elles peuvent entraîner, nous ne pouvons espérer créer le monde stable et prospère auquel nous aspirons.

 

Le centenaire de l'Entente cordiale sera marqué par la visite d'Etat de Sa Majesté la Reine en France au mois d'avril et par la visite de retour du Président de la République cet automne. Mais cet anniversaire ne sera pas fait seulement de solennités. Nous voudrions qu'il donne à tous l'occasion de mieux se connaître, de mettre en valeur les liens qui les rapprochent, d'en créer d'autres, et de tordre le cou aux stéréotypes qui sévissent encore de part et d'autre de la Manche. Les jeunes seront à l'honneur et des rencontres amicales, sportives notamment, seront l'occasion de collecter des fonds pour lutter ensemble contre le cancer.

 

Notre proximité est déjà grande. La France reçoit 12 millions de visiteurs britanniques par an et 3 millions de Français vont en Grande-Bretagne. Ils sont 250 000 aujourd'hui à y habiter. Au moins 100 000 Britanniques ont une résidence en France - colonisation d'une ampleur inconnue depuis la Guerre de cent ans. Les amateurs de cricket et de scones qui s'installent en Périgord et en Normandie sont loin d'être tous retraités. Il y a des agriculteurs, des menuisiers, des enseignants… des jeunes de tous les milieux qui s'établissent ici et y travaillent sans difficulté. Voilà l'Europe en

marche !

 

10% de nos exportations sont pour vous, et réciproquement. 1300 entreprises françaises ont investi chez nous et 1800 britanniques chez vous. Il y a 450 ans Mary Tudor perdait Calais mais en 2001, le Conseil général de Seine-Maritime achetait le port de Newhaven pour maintenir la liaison ferry avec Dieppe. La Grande-Bretagne est le pays de prédilection des étudiants français. 1270 agglomérations sont jumelées - un record ! Ma circonscription de Blackburn est la première ville au monde à s'être jumelée, d'abord officieusement, puis officiellement en 1926, avec Péronne, dans la Somme. Tant de sang avait été versé par les jeunes des deux villes, unis dans une cause à la fois terrible et commune, que les habitants de ma ville ont voulu aider Péronne à se reconstruire.

 

Je ne crois pas à la prétendue rivalité culturelle entre la France et les Anglo-Saxons. Nous profitons de ce qu'il y a de mieux dans les deux cultures : voyez le succès incroyable de la comédie musicale "Les Misérables" à Londres. On peut en dire autant du sport : je pense à Thierry Henry à Arsenal, à Ellen MacArthur sur les mers, et à leurs centaines de milliers de fans. Le football et le rugby anglais ne seraient pas ce qu'ils sont sans leurs joueurs et leurs entraîneurs français.

 

Dans tous les domaines nous sommes proches. Et pourtant nous nous connaissons moins bien que nous nous plaisons à le dire. Dans un sondage récent réalisé en France, 75% des personnes interrogées disaient ne pas très bien connaître la Grande-Bretagne. Elles pensaient en majorité que nos relations étaient importantes, mais qu'elles concernaient plus les gouvernements que les simples citoyens.

 

Alors la bonne résolution, pour ce centenaire de l'Entente cordiale, c'est d'apprendre à mieux nous comprendre et à renforcer encore les liens qui nous unissent. La France et la Grande-Bretagne ont les mêmes buts, les mêmes ambitions, depuis l'emploi et la sécurité chez elles, jusqu'à la justice et au développement durable ailleurs. Nos agendas économiques et sociaux se rapprochent. Nous voulons que l'action internationale contre le sida et le réchauffement du climat soit plus énergique. La liste

est longue…

 

On ne peut pas s'attendre à ce que deux grandes nations comme les nôtres soient d'accord sur tout. Mais nous pouvons faire encore plus ensemble que ce que nous faisons déjà. Cette année nous en donne l'occasion. Nous ne la laisserons pas passer.

 

Liens utiles:


Derniers articles

Verdun 2016 : La légende de la « tranchée des baïonnettes »
Eyes in the Dark: Navy Dive Helmet Display Emerges as Game-Changer
OIR Official: Captured Info Describes ISIL Operations in Manbij
Cyber, Space, Middle East Join Nuclear Triad Topics at Deterrence Meeting
Carter Opens Second DoD Innovation Hub in Boston
Triomphe de St-Cyr : le Vietnam sur les rangs
Dwight D. Eisenhower Conducts First OIR Missions from Arabian Gulf
L’amiral Prazuck prend la manœuvre de la Marine
Airmen Practice Rescuing Downed Pilots in Pacific Thunder 16-2
On ne lutte pas contre les moustiques avec une Kalachnikov...
Enemy Mine: Underwater Drones Hunt Buried Targets, Save Lives
Daesh Publications Are Translated Into Eleven Languages
Opération Chammal : 10 000 heures de vol en opération pour les Mirage 2000 basés en Jordanie
Le Drian : Daech : une réponse à plusieurs niveaux
Carter: Defense Ministers Agree on Next Steps in Counter-ISIL Fight
Carter Convenes Counter-ISIL Coalition Meeting at Andrews
Carter Welcomes France’s Increased Counter-ISIL Support
100-Plus Aircraft Fly in for Exercise Red Flag 16-3
Growlers Soar With B-1s Around Ellsworth AFB
A-10s Deploy to Slovakia for Cross-Border Training
We Don’t Fight Against Mosquitoes With a Kalashnikov
Bug-Hunting Computers to Compete in DARPA Cyber Grand Challenge
Chiefs of US and Chinese Navies Agree on Need for Cooperation
DoD Cyber Strategy Defines How Officials Discern Cyber Incidents from Armed Attacks
Vice Adm. Tighe Takes Charge of Information Warfare, Naval Intelligence
Truman Strike Group Completes Eight-Month Deployment
KC-46 Completes Milestone by Refueling Fighter Jet, Cargo Plane
Air Dominance and the Critical Role of Fifth Generation Fighters
Une nation est une âme
The Challenges of Ungoverned Spaces
Carter Salutes Iraqi Forces, Announces 560 U.S. Troops to Deploy to Iraq
Obama: U.S. Commitment to European Security is Unwavering in Pivotal Time for NATO
International Court to Decide Sovereignty Issue in South China Sea
La SPA 75 est centenaire !
U.S. to Deploy THAAD Missile Battery to South Korea
Maintien en condition des matériels : reprendre l’initiative
La veste « léopard », premier uniforme militaire de camouflage
Océan Indien 2016 : Opérations & Coopération
Truman Transits Strait of Gibraltar
Navy Unveils National Museum of the American Sailor
New Navy, Old Tar
Marcel Dassault parrain de la nouvelle promotion d’officiers de l’École de l’Air
RIMPAC 2016 : Ravitaillement à la mer pour le Prairial avant l’arrivée à Hawaii
Bataille de la Somme, l’oubliée
U.S., Iceland Sign Security Cooperation Agreement
Cléopatra : la frégate Jean Bart entre dans l’histoire du BPC Gamal Abdel Nasser
Surveiller l’espace maritime français aussi par satellite
America's Navy-Marine Corps Team Fuse for RIMPAC 2016
Stratégie France : Plaidoyer pour une véritable coopération franco-allemande
La lumière du Droit rayonne au bout du chemin





Directeur de la publication : Joël-François Dumont
Comité de rédaction : Jacques de Lestapis, Hugues Dumont, François de Vries (Bruxelles), Hans-Ulrich Helfer (Suisse), Michael Hellerforth (Allemagne).
Comité militaire : VAE Guy Labouérie (†), GAA François Mermet (2S), CF Patrice Théry (Asie).

Contact