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L'Europe est une question d'âme

 

 L'Europe est une question d'âme

 

Allocution prononcée par le général d'armée Henri Bentégeat, Chef d’état-major des armées lors du séminaire trilatéral de formation sur la sécurité et la défense européenne, organisé par l' Institut des Hautes Études de Défense Nationale. Paris, le jeudi 22 avril 2004. Source: IHEDN.

 

Introduction

 

Mon général, mesdames et messieurs,

 

Je suis particulièrement heureux d'ouvrir ce séminaire, à huit jours de cet événement majeur dans l'histoire de notre continent que représente l'entrée officielle de 10 nations au sein de ce grand projet partagé qu'est la construction de l'Europe et dans lequel nous inscrivons pleinement notre avenir.

 

Je tiens donc, en mon nom, mais également en celui de toutes nos forces armées, à leur souhaiter la bienvenue et leur dire tout notre plaisir de les accueillir et voir encore se renforcer les liens qui nous unissent.

 

Je salue également les représentants des autres pays de notre continent qui aspirent à nous rejoindre, et espère que ce séminaire correspondra à leur attente.

 

Je tiens également à souligner la présence du général Blencowe et du général Bocker et les remercier d'être à nos cotés ce soir pour représenter leurs chefs d'états-majors les généraux Walker et Schneiderahn.

 

Enfin, je remercie le général de Zuchowicz d'organiser ce séminaire qui répond à une nécessité, celle de mieux nous connaître pour affronter ensemble une période exaltante et difficile de notre histoire commune.

  • « L’Europe est une question d'âme »

Cette remarque de Louise Weiss résume parfaitement la création et la montée en puissance de cette Europe unie et forte que nous appelons de tous nos vaux.

 

Ainsi, regroupant vingt-cinq États, avec une population dépassant 450 millions de personnes, une production représentant un quart du produit national brut (PNB) mondial et avec une large gamme d'instruments à sa disposition, l'Union européenne a la capacité de devenir un acteur mondial de premier plan. Sa première vertu, faut-il le rappeler, est d'avoir fait de ce continent dévasté par des guerres multiséculaires, un espace unique de paix et d'échanges.

 

L'avenir de la France s'inscrit donc au cœur de cette Union et de ce continent uni et pacifique.

 

Et pourtant, il y a une année à la même époque qui aurait pu imaginer que l’UE sortirait renforcée de la crise qui a secoué les grandes démocraties ?

 

Or, aujourd'hui, l'UE, a surmonté ses divisions et plus particulièrement pour ce qui nous concerne, l'Europe de la défense a trouvé un nouvel élan !

 

J'y reviendrai plus précisément, mais avant d'entamer le dialogue avec vous, je voudrais en quelques mots, évoquer trois points.

  • Tout d'abord, je vous présenterai notre vision de la nouvelle donne internationale.

  • Puis, je vous préciserai notre rôle au sein de l'OTAN, Alliance militaire à laquelle nous appartenons sans équivoque.

  • Enfin, je vous ferai part de quelques réflexions sur cette nouvelle Europe que nous allons construire ensemble ...

1) Une nouvelle donne stratégique

1-1) Un nouvel état des lieux

 

Avec la chute du mur de Berlin en 1989 et l'effondrement du bloc soviétique qui en a découlé, la France, comme les autres pays européens, s'est trouvée confrontée à une situation inédite, qu'elle n'avait pour ainsi dire jamais connue.

 

C'est à dire la disparition à ses frontières géographiques de toute menace pouvant remettre en cause son existence.

 

Douze ans plus tard, un certain nombre de grands équilibres qui s'étaient progressivement mis en place depuis cette date et semblaient acquis ont été brutalement remis en cause par les évènements du 11 septembre 2001.

 

Pour simplifier, je décrirai ce nouvel environnement à partir de 3 facteurs dominants, 3 secteurs d'inquiétude et 3 raisons d'espérer.

 

- Les 3 facteurs dominants vous sont bien connus, mais ils méritent que l’on s’y arrête un instant :

  • D'abord, la suprématie militaire américaine, qui s'appuie sur une économie et une industrie de défense puissantes. Elle est incontestable, mais les éléments récents en ont aussi montré les limites.

  • Ensuite, la tentation de réduire la menace au seul fléau terroriste. L'amalgame dans ce domaine est risqué et peut conduire à des erreurs d'analyse préjudiciable à notre sécurité. Soyons clairs, les liens entre terrorisme et criminalité ou terrorisme et aspirations nationales sont patents. Mais la prolifération des armes de destruction massive, les conflits internes ou le narco-trafic n'appellent pas le même type de réponses que la lutte contre les réseaux d'Al-Qaïda.

  • Troisième facteur dominant, la mondialisation qui tend à l'unification de nos sociétés, accroît la perméabilité des frontières mais véhicule un formidable cortège de refus et de laissés pour compte.

- Trois secteurs d'inquiétude :

  • la persistance des conflits ethniques en Europe, avec la question lancinante du statut final du Kosovo,

  • l'avenir si incertain du Proche et du Moyen-Orient,

  • la spirale de la violence dans laquelle l’Afrique s'est engagée. Ce continent « oublié », si proche de nous à tous égards, se rappelle chaque jour à notre attention.

-  Enfin, trois raisons d'espérer :

  • Tout d'abord, et j'y reviendrai, les progrès inattendus de la PESD,

  • ensuite, la réforme de l’OTAN. Une réforme considérable qui s'appuie sur une structure réduite et la création d'une force de réaction rapide, la NRF.

Les ambitions du « nouvel OTAN » sont énormes, avec notamment l'abandon de la notion de « hors zone ». Ces ambitions, nous le savons pourtant, trouvent leurs limites dans la faiblesse des capacités de déploiement européennes et l'insuffisance des budgets nationaux de défense.

  • Enfin, troisième source d'espoir, le retour des Nations-Unies au cœur des relations internationales. La France s'en réjouit, car l'ONU constitue pour elle la source unique du droit et de la légitimité de l'action militaire internationale.

- Dans le paysage que je viens de décrire, la France fonde sa politique de défense sur deux piliers :

  • d'une part, l'autonomie de décision et la suffisance qui s'appuient notamment sur sa capacité de dissuasion nucléaire

  • et d'autre part, la priorité accordée à la prévention des conflits et au développement des solidarités, dans le respect de ses engagements bi et multilatéraux.

Au premier rang desquels, se situent naturellement l'Alliance atlantique et l'Union européenne.

 

2) Une nouvelle donne stratégique:

2-1) L'OTAN pour la France

 

Organisation dont nous sommes membre fondateur et qui est actuellement l'organisation majeure de sécurité en Europe.

 

Nous ne faisons plus partie de la structure militaire intégrée, mais sommes un membre à part entière qui tient ses engagements et participe à toutes les opérations de l’OTAN.

 

Elément important, voire de référence, pour nos choix sur nos capacités futures, compte tenu de notre souci d'interopérabilité et du poids important des USA dans le processus de transformation et capacitaire.

 

Complémentarité avec à l'UE et outil militaire essentiel pour des opérations majeures.

 

2-2) Contribution financière de la France

 

Bien que ne faisant pas partie de la structure militaire intégrée, la moyenne de la participation aux 3 volets du financement de l'Alliance, place la France au rang de 5ème nation contributrice (4ème pour le Budget civil, 5ème pour le Budget militaire international et la Contribution au programme OTAN d'investissement au service de la sécurité NSIP).

 

2-3) Participation aux opérations militaires

 

Dans le domaine des opérations, la France s'est attachée avec constance à participer à toutes les opérations décidées par l'Alliance.

 

Elle fait partie des quatre premiers contributeurs de forces aux opérations menées dans le cadre de l'OTAN dans les Balkans et en Afghanistan. Cette contribution a été continue depuis 1995, sans réduction de notre effort.

 

La formule « In together, Out together » a donc un vrai sens pour nous.

 

Cette participation s'entend sans conditions autres que le nécessaire contrôle politique que toute nation se doit de conserver sur ses forces et ses moyens.

 

Je souligne également que la France prendra le commandement de la KFOR au Kosovo à l'automne 2004 et que, si le Corps Européen est confirmé comme futur EM de l'ISAF en Afghanistan, c'est aussi un général français qui sera à la tête de cette opération.

 

2-4) Participation aux structures de l'Alliance

 

Notre participation nouvelle aux états-majors, récemment décidée, a pour but de nous associer aux décisions qui concernent la préparation et l'engagement de la NRF, dont la France est un des premiers contributeurs. Cette participation est donc volontairement limitée mais sélective.

 

Au total, 110 officiers et sous-officiers français seront insérés, à   partir de cet été, dans les états-majors d'ACO et ACT, investissement minimal pour garantir notre interopérabilité avec nos alliés.

 

2-5) Les élargissements

 

Je souligne enfin 1’importance du récent élargissement de l'Alliance qui renforce le lien transatlantique et contribue à l'unification de notre continent. La France s'est « battue » pour l’élargissement contre ceux qui craignaient qu’il dénature ou affaiblisse la communauté militaire occidentale.

 

En dépit de sa position singulière à l'égard de la structure intégrée, fidèle à son statut de membre fondateur, elle est aujourd'hui un contributeur majeur de crédits et de capacités militaires de l'Alliance atlantique.

 

Et pour elle, comme l’a souligné le Président de la République, il n'y a pas opposition mais complémentarité entre l'OTAN et l'Union européenne. Les capacités que nous développons au sein de la PESD complètent et renforcent 1'Alliance.

 

3) Une nouvelle donne stratégique

 

Si l'OTAN est depuis l’origine une alliance militaire, l'Europe de la défense n'est qu'un des piliers du processus de construction de l’Europe, processus essentiel au sein duquel la France inscrit en priorité son avenir.

 

En 2003, l'opérationnalité de l'Europe de la défense a été déclarée et ce sont 60 000 hommes, accompagnés de moyens aériens et maritimes importants qui sont susceptibles d'être engagés par l'Union européenne.

 

Les accords dits de « Berlin Plus » passés avec l’OTAN ont établi des protocoles permettant à l’UE de disposer, si nécessaire de moyens ou de capacités existant à l'OTAN, dans un légitime souci d'économies.

 

Le Président de la République nous a fixé comme contrat d'être en mesure, dès 2006, de préparer, planifier et conduire une opération multinationale d'envergure décidée par l'Union ou, si vous le préférez, d'assumer le rôle de Nation-Cadre.

 

En fait, nous avons pris un peu d'avance, car la défense européenne étant devenue une réalité, nous avons joué ce rôle en 2003 dans le cadre de deux opérations.

 

Ainsi, 2003 qui avait « mal » commencé pour l’UE, dans les divisions de la crise irakienne, s'est terminée au mieux avec le succès incontesté de l'opération Artémis et l'adoption de « la Stratégie européenne de sécurité » proposée par monsieur Solana.

 

De plus, il est apparu clairement lors des débats sur la constitution que la PESD n'était pas un sujet de litige mais recevait l'adhésion de tous.

 

L'UE est donc une organisation mature et capable d'agir.

  • Où en sommes nous exactement aujourd'hui ?

Une vision, fruit des traités de Maastricht (1992), Amsterdam (1999) et Nice (2000) validée par tous et exprimée clairement dans le concept de M. Solana.

 

Des missions reconnues dans le spectre très vaste dit de Petersberg.

 

Une organisation cohérente : COPS/CMUE/EMUE pouvant s’appuyer pour la gestion des crises sur des OHQ européens.

 

Une organisation qui va s'enrichir avec la nouvelle capacité de planification et de conduite, propre à l’UE, des volets civils et militaires et qui montre bien la capacité originale du traitement des crises par l'UE, grâce à la mise en oeuvre combinée de moyens d'action dans tous les domaines : militaire, financier, juridique, policier ...

 

Des capacités d'action, définies par le projet « objectif 2010 » rendant l'UE apte à :

 

- Agir vite : réponse rapide

- Loin : déployabilité

- Pendant le temps nécessaire : éléments de soutien associés et autonomes

- Avec des forces interopérables(projet Battlegroup 1500)

 

Quatre opérations militaires et civiles en un an :

 

- Concordia : Avec Berlin plus

- Proxima : Opération de police

- Artémis : Seuls moyens UE

- Bosnie : EUPM (importance de. l'enjeu)

 

Relations avec l'OTAN

 

Un peu inhérente à la différence de nature des deux organisations et qui induit des approches différentes ...

 

Mais besoins souvent identiques :

 

- Capacités,

- Intervenir en réponse rapide avec des moyens militaires,

- Partenariat avec le Sud,

- Protection des populations face au terrorisme …

 

Sans oublier que 19 sur 25 pays de l’UE appartiennent aussi à l'Alliance ...

 

Il n'y a donc, pour nous, aucune remise en cause de l'article V du traité de Washington et l’UE sert bien à renforcer l'Alliance.

 

Importance de l'aboutissement des travaux de la CIG

 

-  le lien inter piliers que représentera le ministre des affaires étrangères, en même temps en charge des relations extérieures au sein de la commission ;

 

- l'amélioration de la cohésion de l’Union avec la clause de solidarité mise en oeuvre à la suite de catastrophes d'origine naturelles ou humaines (dont le terrorisme ...) ;

 

- la clause de défense mutuelle cohérence en et fidélité avec les engagements antérieurs ;

 

- la mise en place d'actions de coopération structurée, traduction, dans le champ de la PESD, des coopérations renforcées déjà en place dans l'Union ;

 

- la confirmation du rôle de l'Agence qui devrait servir autant le développement des capacités militaires que le domaine de la recherche et la cohésion du tissu industriel de défense européen.

  • Où allons nous?

Le premier défi que nous allons rencontrer est l'élargissement.

 

L’élargissement marque d'abord la fin de l'affrontement fratricide commencé à Yalta.

 

La famille "Europe" n'est plus désunie et ses membres sont « résolus ..., unis d'une manière sans cesse plus étroite, à forger leur destin commun » (préambule du projet de constitution).

 

Il marque aussi de nouveaux horizons et, par conséquent, de nouvelles responsabilités  :

 

Notre tâche doit être de promouvoir et soutenir, à l'Est de l'Union européenne et aux frontières du bassin méditerranéen, un ensemble de démocraties avec lesquelles nous pourrions avoir des relations étroites, fondées sur la coopération.

 

Enfin, un certain nombre d'initiatives sont lancées depuis l’an dernier dont le succès, nous l'espérons, va jalonner les mois à venir.

 

Citons parmi les plus importantes :

  • le collège européen de sécurité et de défense dont une session expérimentale commencera à l'automne, prélude à la première session organisée par l’Union en 2005

  • la mise en place de la capacité de planification et de conduite des opérations de l'Union et des arrangements d'états-majors entre Shape et l'EMUE qui devrait être terminée avant la fin de l'année

  • la réflexion sur les capacités de réaction rapide disponibles dans l'Union et la formalisation de leur mise en oeuvre (Les GT1500).

  • la création d'une force de gendarmerie européenne sur le modèle des Euroforces.

  • la création d'un centre européen du transport stratégique aérien à Eindhoven (NL) dès l'été 2004.

  • Enfin, la mise en place de l’Agence européenne pour le développement des capacités, la recherche, l'armement et les acquisitions est un tournant décisif dans I'évolution de la PESD.

Les efforts actuellement déployés par plusieurs États membres pour réaliser en commun des équipements et des programmes de recherche, pour partager ou mutualiser des capacités d'intervention et pour préserver une base industrielle autonome seront coordonnées et appuyées par cette agence.

 

Conclusion

 

Voilà les quelques mots que je voulais vous dire.

 

J'ai certainement été un peu long, et pourtant je suis bien conscient de ne pas avoir pu tout traiter de manière exhaustive.

 

Ce séminaire sera donc un moment fort et je ne peux qu'à nouveau vous inviter à en profiter pour faire avancer nos réflexions ... et développer les liens qui doivent nous unir.

 

Nous sommes à un tournant dans l'histoire de notre continent, et donc dans l'histoire de l'évolution des grandes démocraties.

 

Pour conclure, je citerai Antoine de Saint-Exupéry, écrivain et pilote français mort en opérations il y a juste 60 ans et vous dirai simplement :

 

« Je ne saurais prévoir, mais je saurais fonder l'avenir, car l'avenir, on le bâtit ».

 

Nous allons bâtir un avenir à 25 puis avec d'autres pays qui nous rejoindront et c'est un défi extraordinaire !

 

Je vous remercie de votre attention et suis prêt, avec plaisir, à répondre à vos questions.

 


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