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Sept erreurs répandues sur la guerre de l’information

Sept erreurs répandues sur la guerre de l’information

Par François-Bernard Huyghe (1) de l’Observatoire d’infostratégie. Paris, le 27 juin 2004.

François-Bernard Huyghe, directeur de  l’Observatoire d’infostratégie est chercheur en Sciences de l'Information et de la Communication. Il enseigne notamment à HEC, au Celsa Paris IV ainsi qu'à l'École de guerre économique à Paris sur les rapports entre information, conflit et technologie. Il a publié notamment "L'Information, c'est la guerre" (Panoramiques) et "l'Ennemi à l'ère numérique, Chaos, Information, Domination" (Presses Universitaires de France) et Écran/Ennemi: Terrorismes et guerre de l'Information". Photo © FBH."L'ennemi à l'ère numérique" de François-Bernard Huyghe, directeur de l’Observatoire d’infostratégie, est publié aux Éditions des Presses Universitaires de France (PUF) dans la collection "défis nouveaux". Photo Editions PUF.

  • 1)      L’information est un processus, pas une chose

Le mot "information" recouvre plusieurs sortes de réalités:

- des données, c’est-à-dire des traces matérielles stockées quelque part, depuis une stèle de pierre jusqu’à des cristaux de silicone ordonnés dans un disque dur. Elles perpétuent des signes (des mots, des images, des sons, des bits électroniques). Les données perdurent à travers le temps

des messages, c’est-à-dire, de l’information en mouvement destinée à un récepteur capable de l’interpréter, et de la distinguer comme signifiante, émergeant d’entre tous les signaux qu’il reçoit. Les messages circulent à travers l’espace et s’adressent à quelqu’un

- des savoirs, c’est-à-dire de l’information, interprétée et mise en relation avec d’autres informations, placée dans un contexte et faisant sens. Les connaissances sont produites par le cerveau de quelqu’un

- des programmes, depuis le code génétique jusqu’à un logiciel, qui contiennent des instructions à réaliser par un agent matériel. Les programmes font virtuellement quelque chose.

L’information comme catégorie générale est l’incessant processus de passage entre des données, des messages, des connaissances et des programmes.

  • 2) Il n’y a pas une guerre de l’information mais des stratégies par l’information

Pour mener la guerre de l’information, il faut en mobiliser les quatre formes précédentes afin qu’elle serve soit à infliger un dommage à l’adversaire, soit à augmenter ses propres capacités (de perception, d’action, mais aussi d’attraction ou de mobilisation). Ce sont les arts martiaux de l’information.

- l’art de paraître (encourager les siens, mobiliser les soutiens)

- l'art de tromper (amener l’ennemi à des décisions erronées ou l'affaiblir)

- l'art de voir (au sens général : surveiller le terrain, les forces en présence, l’adversaire, anticiper ses intentions)

- l'art de cacher (se rendre invisible, conserver ses secrets et surprendre).

Ainsi, la guerre de l’information recouvre deux dimensions : cognitive et "accréditive". La première recouvre tout ce qui vise à « en savoir plus que… » ; ce qui permet de mieux éclairer la réalité à son profit (et de l’obscurcir au détriment de l’adversaire) contribue au premier but. Le critère est alors celui de la vérité. Quant à la seconde, c’est la guerre du « faire croire que… » et du « faire croire en… ». Ici, le critère du succès est le nombre de croyants, donc l’efficience de l’information-message, nullement sa véracité. La réussite dépend du nombre et à la qualité de ceux qui reprennent à leur compte une assertion (« il y a des ADM en Irak » ou « Les Serbes préparaient un génocide des Albanais »), mais aussi qui partagent les mêmes jugements, indignations, haines ou participent des mêmes processus d’identification.

Il faut distinguer l’usage de l’information comme facteur de décision, i.e. comme préalable à l’action, du "faire croire". Le premier vise à une utilisation plus efficace de la violence, la seconde à motiver, déclencher ou apaiser sinon la violence, du moins des affects liés à la violence : pitié, indignation, haine.... Le premier suppose généralement des capteurs, des moyens de traitement des données et des outils de communications efficaces, des ordres et programmes. Le "faire croire", plutôt des médias au sens classique. Il va de soi que les deux se recoupent. Il n’est pas toujours facile de distinguer la falsification de données dans le cadre d’une opération de déception ou l’intoxication d’un adversaire d’une part et d’autre part la désinformation de l’opinion publique qui emploie souvent des documents truquées ou des "nouvelles" biaisées.

  • 3)      Toute guerre est de l’information, toute guerre de l’information n’est pas militaire

Même les guerres dites primitives recourent aux stratégies de l’information. Avoir un meilleur éclairage que l’adversaire sur la réalité, les forces et l’environnement, deviner ses intentions, dissimuler ses propres positions et ses projets, améliorer ses moyens de perception, commandement et coordination, dégrader ceux d’en face, exalter ses propres combattants, démoraliser ceux de l’adversaire, diviser ses alliés et son commandement… Rien de tout cela n’est nouveau. Que cela se fasse avec des peintures de guerre, des feuilles pour se camoufler, en faisant le guet tel un chasseur ou par des stratagèmes ancestraux, cela ne change rien sur le plan des principes stratégiques

En revanche, les technologies de collecte, transmission ou traitement de l’information, du tam-tam au satellite, ou du péan grec au reportage du front live sur CNN, bouleversent la façon dont le stratège perçoit et exploite les facteurs de décision : temps, territoire, rôle de l’aléa… Les médias transforment aussi l’action symbolique des mots et des images. Ainsi, avec la télévision, selon le mot de Mc Luhan, le front est partout et la guerre se déroule dans chaque salon. Avec l’équation numérique plus Internet, le plus puissant ne contrôle plus les images du conflit, et ne peut interdite la diffusion de photos de sévices dans les prisons ou de vidéos de groupes terroristes sur la toile.

Corollairement, des procédés ou des vecteurs informationnels employés en temps de guerre sont utilisés en temps de paix (si tant est que la distinction soit encore pertinente). On y pratique aussi intoxication, déception, désinformation, espionnage, surveillance, attaques contre les réseaux de communication. Certains théorisent déjà la notion d’Infoguerre.

 Initialement l’Infoguerre, de l’anglais infowar, renvoie à la lutte pour le contrôle de l’information sur la Toile. Le but est de dégrader les informations et fonctions informationnelles adverses, de pervertir son système de décision mais aussi d’agir sur l’opinion, notamment par des rumeurs. En dehors du domaine d’Internet, la notion devient encore plus floue puisqu’elle recouvre aussi bien des attaques contre la structure d’un système d’information ou des procédés de prédation s’exerçant sur des données précieuses que des modes d’action sur l’opinion publique.

Ainsi avec la catégorie de "guerre économique". Le terme doit être compris dans un sens métaphorique puisqu’il n’y a en principe par mort d’homme : le concurrent n’est pas l’ennemi. Il existe une distinction cruciale entre l’Infoguerre politico-militaire et économique. Dans le premier cas, l’attaque informationnelle vise une collectivité identifiée à ses croyances et symboles. L’ennemi est assimilé à une catégorie : le capitalisme, le bolchevisme, les Serbes, les Arabes, les Boches. La guerre de l’information consiste souvent en imputations de crimes et mensonges, démonstration de sa perversion foncière ou de la dangerosité des principes qu’il incarne. Le registre reste limité : complots, trahisons et atrocités en tous genres.

La guerre de l’information économique n’a pas, en principe, cette ambition "pédagogique". Elle cherche à décrédibiliser une marque ou une activité commerciale. Elle reste dans le registre du futur et du probable : manque de fiabilité financière d’une entreprise, dangerosité de ses produits, accidents ou épidémies, péril écologique ou sanitaire. Attaquer la réputation d’une firme ou lui voler un marché par des procédés assimilables à l’espionnage n’est pas combattre un ennemi. Certes, la composante idéologique n’est pas toujours absente : l’offensive informationnelle "surfe" souvent sur des valeurs politiques comme la solidarité avec les pays pauvres ou des exigences éthiques.

La guerre de l’information est donc à la zone commune où la stratégie politique et militaire, voire terroriste, peut recourir à des procédés dits non militaires comme un sabotage informatique, le détournement de flux financiers ou une rumeur sur la Toile. Parallèlement, des offensives économiques peuvent mobiliser des moyens autrefois réservés à la guerre. Ainsi, un système d’interception des messages comme Échelon, d’abord destiné à surveiller les Soviétiques pendant la guerre froide se reconvertit dans la « guerre économique » ou dans la guerre antiterroriste.

  • 4)      La guerre des signes prépare et complète celle des forces, pas l’inverse

Aucune guerre ne peut se réduire à une pure explosion de violence, ni s’expliquer par le seul jeu des instincts. Elle suppose ces arts de savoir et de faire-croire. Toute indignation morale face à la barbarie humaine ou tout discours cynique sur les fonctions de ces tueries devrait donc être corrigés par une réflexion sur les voies et moyens du conflit informationnel. Celui-ci commence dès avant la guerre – au sens strict : déclenchement des hostilités et recours aux armes – . Pas de belligérance, pas de choix de l’ennemi, pas de sentiment d’appartenance, pas de consentement à la "mort légitime", sans de puissantes machineries. Qui nous combattons n’est déterminé ni par la biologie, ni par l’écologie de notre groupe mais par une décision politique,

À plus forte raison le conflit informationnel accompagne celui des armes une fois ouvertes les hostilités. Les notions militaires modernes, surtout issues de la Révolution dans les Affaires Militaires, transposent notamment les idées liées à la "société de l’information". Et cela traduit une fascination envers la technologie (c’est-à-dire une idéologie). Les principes sont les mêmes : abolition des catégories anciennes d’espace, de temps, de hiérarchie et de savoir, réactivité instantanée, avantage à l’innovation techno-informationnelle, gestion en temps réel de bases de données pour tracer, surveiller et anticiper l’adversaire (comme le concurrent ou le client en économie), raccourcissement de la chaîne de la veille à l’action, réseaux… La guerre de l’information répond à un principe d’économie des forces (remplacer les gros bataillons par les missiles intelligents par exemple, voire par les virus informatiques) et réorganise les forces (coordination en réseaux voire guerre en réseaux). Du moins, pour ce qui concerne les fonctions de cognition et coordination. La guerre du faire-croire est une tout autre affaire (voir plus bas).

  • 5)      Agir sur les esprits n’est pas agir sur les choses

Vaincre consiste à faire céder la volonté de l’Autre, mais aussi à mobiliser celle de son propre camp. Une image peut y contribuer pourvu qu’elle présente une vision exaltante ou simplement moralement acceptable (pas de trop de cadavres disgracieux par exemple) des opérations menés par un camp. Plus encore si elle diabolise l’autre camp. L’idée n’est certes pas nouvelle. La rhétorique de la vieille « atrocity propaganda » avec ses images-choc remonte au moins à la première guerre mondiale. Cependant la "guerre des images" a une histoire qui s’accélère après le Vietnam ; c’est-à-dire après que des stratèges américains se soient convaincus d’avoir perdu cette guerre justement à cause des images.

- La Première Guerre du Golfe (1991), marquée par des images lointaines, irréelles, est assimilables à un immense jeu vidéo : on commence à parler de "zéro mort" (visible).

- L’intervention au Kosovo (1999) : la règle est de montrer à satiété les "bonnes victimes" afin de drainer les flux de la compassion et indignation universelle au profit du camp souhaité ; 

- La Deuxième Guerre du Golfe (2004), est caractérisée par la pratique des journalistes embedded, c’est-à-dire purement et simplement enrôlés au sein des forces de la coalition afin de filmer la guerre du bon côté : celui des libérateurs et futurs vainqueurs.

La gestion moderne du conflit combine donc des stratégies de dissimulation (ne pas laisser voir les mauvais morts), de stimulation (déclencher les réflexes de compassion ou d’indignation contre le "nouvel Hitler" de service), voire de simulation (fournir aux médias des opérations scénarisées comme la chute de la statue de Saddam).

Mais quelle qu’en soit la forme, elle est soumise aux mêmes aléas que n’importe quelle autre forme de tentative de persuasion : messages concurrents et résistances ou mésinterprétations du destinataire.

  • 6)      La force des armes n’entraîne pas celle des signes

Ni la puissance matérielle, ni la maîtrise des technologies de l’information ne procurent une capacité de faire-croire en proportion. En particulier s’il s’agit d’images.

Ainsi, en Irak, les efforts d’orchestration médiatique se sont heurtés à de sérieux concurrents (télévision par satellite type Al Jazira, Internet) mais aussi aux images venues du camp U.S. comme les "souvenirs" des gardes-chiourmes de la prison d'Abou Ghraïb.). L’existence d’autres émetteurs et la différence dans la réception des messages sont plus que des obstacles, ce sont des boomerangs qui se retournent contre la société de l’image.

Ainsi, les images d’Abou Graibh ont un double impact :

-Elles retirent à la guerre d’Irak son 2ème argument (la lutte contre la tyrannie au nom des valeurs universelles des droits de l’homme), lequel était devenu le principal alibi depuis le dégonflage de la propagande sur les "ADM".

- L’équation du sadique et du numérique démontre par l’absurde que l’Amérique ne contrôle pas plus les réseaux de l’information que les rues de Falloudjah.

- Les arguments destinés à relativiser le phénomène n’y peuvent rien :un malheureux nu, en position de crucifié avec un sac plastique sur la figure nous émeut plus que le souvenir des 110.000 irakiens sans doute victimes de la première guerre du Golfe. Un supplicié en position de crucifié c’est un drame humain qui touche chacun, même s’il a survécu. Dix mille morts dans le journal, selon une formule bien connue, ce sont des statistiques. Voir de ses yeux, c’est pouvoir s’identifier. L’identification est plus forte encore si l’on est Arabe, et si l’on a en mémoire la longue suite d’humiliations subies par d’autres Arabes : Palestiniens ou suspects irakiens à genoux, les yeux bandés, parfois à moitié nus devant leurs familles et leurs voisins.

Les U.S.A. ne maîtrisent ni les images de leurs pertes, ni celles de leurs fautes et moins encore leur effet. Et surtout ils ne comprennent pas le code de réception des images. Dans l’autre camp, l’ennemi exhibe les images des otages exécutés. Il est persuadé que de telles scènes auront un effet pédagogique sur les bons musulmans, et les kamikazes mettent en scène leur propre martyre, vidéo à l’appui.

  •  7)       La guerre est un moyen de vaincre, pas de convaincre

Traditionnellement la guerre devait infliger à l’adversaire de telles pertes matérielles ou morales qu’il renonce à un objectif politique ou qu’il disparaisse en tant qu’ennemi. Ceci permettait au vainqueur de viser des objectifs que l’on peut qualifier de symbolique comme faire disparaître le nazisme ou prendre les lieux saints et répandre la vraie foi. L’idée que l’ennemi incarne le Mal, l’impiété ou l’injustice n’est certainement pas nouvelle. Ni la guerre idéologique au sens où l’action militaire possède des motivations idéologique ou des objectifs idéologiques voire religieux (conquérir un territoire pour en convertir les habitants à la vérité, par exemple). Que ceci puisse servir à dissimuler des intérêts sordides ou une volonté de puissance ne change rien au problème.

Or, il se pourrait bien que l’actuelle "guerre globale au terrorisme" représente quelque chose de différent. C’est évident pour les djihadistes qui, plutôt que de rechercher une victoire classique, s’efforcent d’humilier l’Occident ou de compenser les injustices subies par les musulmans en monnaie de sang et de terreur. Côté américain, la guerre des armes semble secondaire par rapport à la guerre « pour le cœur et l’esprit des hommes » et la victoire militaire (s’emparer d’un pays) apparaît comme un "message" adressé aux terroristes, aux tyrans surtout moyen-orientaux, aux "proliférateurs" potentiels pour leur démontrer la fermeté de l’Amérique. Et ce jusqu’à ce que plus personne ne songe à s’en prendre au mode de vie américain selon l’expression de Donald Rumsfeld. La guerre est aussi censée répandre la démocratie, à rétablir l’image des U.S.A. et à raffermir les cœurs de ceux qui croient en la liberté. Quand le conflit devient ainsi une démonstration de valeurs ou un plaidoyer pour des valeurs, plutôt que l’application de valeurs, quand il n’est plus question de supprimer les manifestations du Mal, mais de la guerre comme moyen de persuader du Bien, il n’est plus exagéré de parler de « guerre symbolique ». La pire erreur serait-elle de prendre la guerre pour un média.

François-Bernard Huyghe 

(1) Docteur d'État en Sciences Politiques, François-Bernard Huyghe est Chercheur en Sciences de l'Information et de la Communication. Il enseigne notamment au Celsa Paris IV ainsi qu'à l'École de guerre économique à Paris. Ses recherches actuelles portent sur les rapports entre information, conflit et technologie. Il a publié notamment "L'Information, c'est la guerre" (Panoramiques) et "l'Ennemi à l'ère numérique, Chaos, Information, Domination" (Presses Universitaires de France) et Écran / Ennemi: Terrorismes et guerre de l'Information" (www.00h00.com). F.-B. Huyghe est aussi connu pour avoir fondé l’Observatoire d’infostratégie dont la renommée a dépassé largement les frontières des pays membres de l'Union européenne.

L’Observatoire d’infostratégie a pour vocation de réunir des chercheurs, des praticiens ou des journalistes qui s’intéressent à la guerre de l’information au sens large. Et ce, pour la comprendre, pas pour la pratiquer pour une cause militante. Il n’est donc pas question, dans le cadre de l’Observatoire ou du site Vigirak, de sortir du travail d’analyse, de diffuser des informations illégales ou dangereuses, d’aider quelque partie (ou parti) que ce soit ou bien entendu de propager des thèses "conspirationnistes". L’Observatoire d’infostratégie n'est donc pas une usine à rumeurs pour activistes électroniques de tous poils (NDLR).

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