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Les six chantiers et les priorités de Dominique de Villepin présentés aux experts du SCTIP

Les priorités et les six chantiers de Dominique de Villepin présentés aux experts du SCTIP

14ème Colloque annuel du Service de Coopération Technique Internationale de Police (SCTIP): allocution de M. Dominique de Villepin, ministre français de l'Intérieur, de la Sécurité intérieure et des libertés locales. Paris, le 10 septembre 2004. Sources: Place Beauvau et Quai d'Orsay.

Messieurs les Ambassadeurs,
Messieurs les Directeurs généraux,
Messieurs les Directeurs,
Mesdames et Messieurs,

Je suis heureux de vous accueillir pour la clôture de ce 14ème colloque annuel du Service de coopération technique internationale de Police. C'est pour moi l'occasion de rencontrer toutes celles et tous ceux qui représentent le ministère de l'Intérieur dans près de 100 pays à travers le monde, constituant ainsi le quatrième réseau de l'administration française à l'étranger.

En passant du ministère des Affaires étrangères au ministère de l'Intérieur, j'ai pu mesurer combien la lutte contre le terrorisme, contre l'immigration illégale, contre les trafics de drogue et contre toutes les formes de grande criminalité, exige désormais une prise en compte de sa dimension internationale : en bilatéral, au niveau européen ou dans les différentes enceintes multilatérales, qu'il s'agisse du G8 ou des Nations unies.

Cet engagement au service d'une mission difficile, parfois risquée, exige des qualités d'adaptation pour vous et vos familles.

Mais c'est une mission essentielle que la vôtre :

- vous défendez une conception française de la sécurité à travers le monde ;
- vous apportez en retour à la police et à la gendarmerie nationales le fruit de vos expériences.

Dans un monde en profonde mutation, nous avons un devoir d'action : en moins de quinze ans, nous avons vécu trois ruptures majeures :

  • Première rupture : la chute du mur de Berlin, qui a mis fin à quarante ans de guerre froide et laissé espérer la victoire de la démocratie à travers la planète.

  • Deuxième rupture : la mondialisation, qui atteint désormais toutes les sphères de la vie économique, sociale et culturelle.

  • Troisième rupture : le 11 septembre, qui a marqué l'apparition d'un phénomène durable : le terrorisme de masse.

Aujourd'hui ce monde est écartelé entre peur et espoir.

Peur face à la multiplication des attentats, comme hier à Jakarta ; peur également devant les crises régionales qui ne trouvent pas de solution, en Tchétchénie, au Proche-Orient ou dans la région des Grands Lacs ; peur enfin devant le risque de prolifération des armes de destruction massive, qui pourraient être utilisées par certains groupes terroristes.

Mais notre monde soulève aussi des espoirs : espoir de voir de plus en plus de pays accéder à la paix et à la prospérité, espoir devant la conscience mondiale qui est en train de naître et veut faire entendre sa voix.

Une course de vitesse est engagée entre les forces de destruction et les forces de paix. Dans cette épreuve, nous devons prendre en compte trois grandes lois :

L'urgence : il faut agir sur les crises en amont, là où des foyers de tension apparaissent, là où la violence menace d'éclater.

L'interdépendance : personne n'est à l'abri des crises qui secouent le monde. La dégradation de la situation en Irak accentue le danger terroriste pour le reste du monde.

Enfin la loi de l'identité, qui réapparaît après cinquante ans comme un enjeu géopolitique essentiel. La guerre des Balkans nous a montré combien les identités blessées pouvaient engendrer de violence.

  • Dans ce contexte, quel est le message de la France ?

Tout d'abord un message d'unité. Le piège que nous tendent les terroristes c'est bien celui de la division, de la confrontation : confrontation entre l'Orient et l'Occident, mais aussi division au sein du monde arabe, division entre les démocraties occidentales. Face à ce risque, la France s'engage pour renforcer l'unité de la communauté internationale.

Ensuite un message de justice. Justice à travers la coopération avec les pays en développement ; justice aussi par notre engagement pour défendre la légitimité internationale, comme nous l'avons fait tout au long de la crise irakienne.

Enfin un message de mobilisation : du fait même de la montée des périls, nous ne devons pas renoncer à l'action.

Pour mieux prendre en compte ce monde complexe, votre mission doit évoluer.

C'est vrai tout d'abord de la coopération technique, qui est historiquement la vocation du SCTIP.

La France promeut l'Etat de droit à travers le monde. Vous y contribuez et il faut poursuivre cette action :

- en aidant d'autres pays à former des forces de l'ordre modernes, respectueuses et loyales ;
- en tissant des liens, en nouant des relations de coopération et d'entraide, pour renforcer la confiance indispensable avec tous nos partenaires.

Mais cette fonction doit s'adapter au nouveaux enjeux. Pour lui donner un nouvel élan, nous devons l'inscrire dans une vision globale et cohérente :

- en marquant notre action dans la durée : nous devons répondre aux besoins des pays de la zone de solidarité prioritaire ou des pays "émergents" en offrant des projets plus ciblés, dans des actions de partenariat : plus que des dons de matériels dont l'intérêt à long terme n'est pas toujours assuré, sachons donner la priorité à l'homme, à sa formation, qu'il s'agisse d'ordre public, de police scientifique ou de gouvernance,

- en cherchant une meilleure allocation des ressources humaines et des crédits : je souhaite, en liaison avec le ministère des Affaires étrangères, que nous trouvions le moyen de rationaliser cette gestion.

C'est pourquoi j'ai décidé la création d'un groupe de travail associant des fonctionnaires de l'Intérieur et du Quai d'Orsay : il devra nous faire des propositions dans les prochaines semaines.

C'est pourquoi, aussi, nous devons mettre à profit la mission du préfet Le Bris sur la réorganisation de l'action extérieure de l'Etat.

Mais votre mission, c'est, plus que jamais, la sécurité de nos concitoyens : c'est pourquoi je souhaite que nous progressions plus rapidement dans le domaine de la coopération opérationnelle.

  • Tout d'abord, la France doit jouer un rôle pionnier dans la constitution d'un espace de sécurité européen.

A l'heure où l'Union s'élargit et se trouve des frontières communes avec les Balkans, la Roumanie, l'Ukraine ou encore la Biélorussie, votre mission est essentielle pour garantir la stabilité de notre continent.

Si nous ne sommes pas capables de traiter les grands flux criminogènes à la source, lutter efficacement contre leurs manifestations en France et en Europe devient impossible.

Nous sommes d'ores et déjà engagés, dans le cadre de l'Union européenne, dans un réseau très dense de coopérations bilatérales et multilatérales : avec nos partenaires allemands, espagnols, italiens, belges, et luxembourgeois notamment, nous avons mis en œuvre des patrouilles mixtes, réglé les problèmes de port d'armes, créé les équipes communes d'enquêtes.

De nombreux accords de coopération bilatérale ou transfrontalière ont été signés : je pense notamment à ce que nous faisons, dans le domaine de la coopération transmanche, avec le Royaume-Uni.

Cette coopération de proximité doit s'étendre à l'ensemble du réseau.

Ainsi, un projet est en cours d'étude avec le Brésil, afin d'ouvrir un commissariat commun sur la frontière avec ce pays, à Saint-Georges de L'Oyapock en Guyane française.

Dans la deuxième quinzaine de septembre, une opération mixte de surveillance du fleuve associera les forces françaises de Guyane et celles des États brésiliens de l'Amapa et du Para.

Je vous demande de développer ces initiatives chaque fois que cela sera possible et dans tous les secteurs géographiques où la police et la gendarmerie nationales mais aussi les services douaniers sont présents.

Cette évolution implique que nous adaptions nos moyens d'action à l'étranger.

Cette adaptation est lancée : le réseau unique police/gendarmerie est aujourd'hui une réalité. Il compte désormais 31 gendarmes, dont 24 attachés de sécurité intérieure et attachés adjoints.

Des difficultés subsistent, en raison des différences de statuts, de cultures, de conditions de vie et d'exercice des fonctions à l'étranger. C'est pourquoi je souhaite un rapprochement des conditions d'exercice à l'étranger, notamment pour ce qui concerne les régimes indemnitaires et les activités de coopération.

Le SCTIP doit aussi prendre toute sa part à la réforme des corps et carrières. Il faudra faire plus de place aux officiers dans les postes à responsabilité ; Il faudra également rééquilibrer les effectifs en faisant appel à davantage d'agents du corps de maîtrise et d'application. Je me félicite, à cet égard, que le service de coopération technique internationale de police propose déjà chaque année des postes supplémentaires d'attachés de sécurité intérieure au corps des officiers.

Mais l'adaptation du réseau, c'est aussi sa restructuration.

Il a aujourd'hui atteint son déploiement maximal, compte tenu des contraintes qui sont les nôtres dans le domaine budgétaire.

Mais sa structure actuelle n'est plus adaptée aux conditions d'évolution de la délinquance et de la criminalité : soyons présents dans moins d'endroits, mais mieux présents.

C'est pourquoi j'ai demandé au Directeur général de la police nationale de me proposer une carte rénovée de notre réseau, afin de s'adapter à nos priorités géographiques :

  • D'abord, l'Union européenne car elle est et restera notre horizon immédiat.

  • Deuxième priorité, les pays proches :

Je pense bien sûr au Maghreb : je serai dans trois jours au Maroc et me rendrai prochainement en Algérie et en Tunisie. Qu'il s'agisse de lutte contre le terrorisme, de trafics de drogue, d'immigration illégale ou de sécurité civile, nous avons là des partenaires essentiels.

Je pense aussi à des pays comme la Roumanie ou la Turquie et, plus largement, les Balkans : là encore, les grands courants de trafics, notamment, font de la coopération avec ces États un enjeu majeur.

Je pense enfin à l'Afrique, où notre engagement doit rester très fort. Nous y menons depuis longtemps un travail capital pour une meilleure sécurité au sens le plus large, c'est-à-dire qui permette aussi une meilleure gouvernance.

  • Troisième priorité, nos grands partenaires mondiaux : États-Unis, Chine, Russie notamment, avec lesquels les échanges d'expériences sont capitaux.

Votre mission à l'étranger requiert enfin une excellente culture policière de terrain, régulièrement actualisée, récente et diversifiée.

J'ai demandé aux directions et services actifs de la Direction générale de la Police nationale et de la Direction générale de la Gendarmerie nationale de vous informer régulièrement de leurs priorités opérationnelles.

J'ai aussi donné pour instruction que soient évitées les expatriations de longue durée. Des séjours uniques de 4 ans avec retour en service actif me semblent constituer une bonne pratique. Je souhaite en revanche que les directions et services actifs donnent des postes valorisants aux agents du SCTIP après un séjour réussi à l'étranger.

Enfin, le SCTIP doit s'approprier la culture du résultat et de l'évaluation. Une prime au mérite a été instituée, destinée à récompenser les efforts et mérites de ceux qui ont travaillé plus et mieux.

Tout cela doit vous permettre d'être pleinement mobilisés au service des six chantiers que j'ai fixés à ce ministère.

Dans la lutte contre le terrorisme, d'abord : les attentats de Madrid au mois de mars l'ont tristement confirmé : les pays européens ne sont pas à l'abri de la menace. Nous le savons : les filières terroristes se jouent des frontières. Les individus circulent d'un pays à l'autre, se fournissent entre eux des appuis matériels ou financiers. Je souhaite donc que vous vous impliquiez tout particulièrement dans cette lutte. Car le succès repose sur la coopération, l'échange d'informations avec nos partenaires.

La coordination de l'information en matière de renseignement est vitale. J'y veille personnellement: c'est pourquoi j'ai créé un Conseil du renseignement intérieur, auquel le chef du SCTIP est pleinement associé.

Je vous demande d'être particulièrement vigilants, notamment en ce qui concerne les mouvements islamistes et leurs ramifications dans vos pays de résidence.

Le démantèlement des réseaux de trafic de drogue, ensuite : en réduisant l'offre, nous ferons baisser la consommation. Nous devons nous attaquer en particulier aux circuits de financement et à l'argent sale : j'ai rencontré hier les responsables des GIR et je leur ai demandé de s'engager tout particulièrement dans cette lutte à travers des saisies de patrimoine mobilier et immobilier. Votre action doit donc permettre de mieux cibler les grands réseaux et les grands flux, par exemple en aidant l'action des services spécialisés, comme vous l'avez fait il y a quelques mois au Togo.

La lutte contre la cybercriminalité constitue le troisième chantier.

J'ai pu, mardi dernier, prendre connaissance des premiers résultats de cette réflexion :

  • d'ici à 2007, le nombre de policiers et de gendarmes spécialisés dans la cybercriminalité passera de 300 à plus de 600 ;
  • une meilleure formation et organisation des forces de l'ordre pour assurer la veille sur Internet ;
  • la mise au point d'une cartographie précise détaillant les différentes infractions.

Je souhaite que le réseau du SCTIP soit davantage mobilisé dans ce domaine, comme, plus généralement, dans celui de l'information sur les technologies.

Chaque fois qu'une expérience, une méthode de travail, une technologie vous paraît pertinente, adaptée, originale, novatrice, je vous demande d'en faire l'analyse et de transmettre l'information au niveau du ministère de l'Intérieur.

Votre rôle de veille et de signalement des progrès technologiques dans le domaine de la sécurité est important. Il sera exploité par un groupe technique placé auprès du directeur général de la Police nationale.

  • Quatrième chantier, la sécurité des mineurs.

Afin de protéger davantage les plus vulnérables de nos concitoyens, je vous demande de cibler plus particulièrement les filières du travail clandestin et de prostitution des mineurs.

  • La lutte contre les actes racistes et antisémites constitue le cinquième chantier.

Face à l'augmentation de ces actes contraires aux valeurs les plus essentielles de notre République, nous avons engagé des actions importantes.

Je sais qu'un certain nombre de postes a déjà été sollicité afin de mieux connaître les pratiques de nos partenaires. Nous devons partager notre propre expérience et nous montrer déterminés pour trouver les réponses les plus efficaces.

  • Enfin, la promotion de l'égalité des chances constitue le dernier de ces chantiers.

Nous devons redonner un nouvel élan au moteur de l'intégration pour préserver cette valeur, qui est au fondement de notre République et au cœur de notre démocratie.

- Ces priorités doivent guider votre action quotidienne, sous l'autorité de l'ambassadeur qui est votre chef de poste. Vous êtes déjà actifs dans ces domaines :

  • la lutte contre la criminalité représente près du quart de votre activité opérationnelle ;
  • la lutte contre les stupéfiants compte pour plus de 14 % ;
  • la lutte contre le terrorisme, pour un peu moins de 10 % ;
  • enfin, plus de la moitié de cette activité concerne la lutte contre l'immigration illégale.

Mesdames et Messieurs,

A l'heure où les frontières se diluent, vous êtes les postes avancés de notre sécurité.

Au cours de ce 14ème colloque, dont la synthèse sera faite par votre directeur, le préfet Jacques Franquet, des thèmes nouveaux ont été discutés, débattus ou précisés. Tels la lutte contre la cybercriminalité, l'évolution de la coopération européenne élargie à vingt-cinq États ou les grands principes de la gestion de crise avec les rôles de chacun des acteurs : ils témoignent de la nécessité, constante dans votre métier, d'anticiper sur les nouveaux visages de la criminalité et les nouvelles formes de la lutte pour la sécurité.

Anticiper c'est également agir en amont des filières, identifier l'origine des flux criminels. Anticiper c'est donc votre mission.

Mais je vous demande également de ne jamais oublier que vous êtes les représentants en Europe et à travers le monde, des forces de sécurité de notre pays.

Il vous appartient d'expliquer nos priorités et nos choix. Il vous appartient également de montrer l'exemplarité de la police et de la gendarmerie en faisant preuve de respect, d'ouverture et de capacité de dialogue.

Tâche difficile mais tâche noble, pour laquelle vous pouvez compter sur tout mon soutien. A tous, bon retour ou bonne installation dans vos postes.

Je vais maintenant remettre les insignes de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'Honneur au capitaine de police Jean-Philippe Goudet, et les insignes de chevalier dans l'ordre national du Mérite au commandant de police Fernand Cadrot.

Ces fonctionnaires ont activement contribué à la libération d'une ressortissante française au Vénézuela, Stéphanie Minana. Le 22 décembre 2003, Jean-Philippe Goudet, capitaine de police, assistant à l'antenne du SCTIP à Caracas, est informé par l'ambassadeur de France de l'enlèvement par un gang local de cette étudiante française. Le rapt a eu lieu à Valéra, à 600 kilomètres de la capitale, dans une région très montagneuse. Le capitaine Goudet rejoint cette ville où il entre en contact avec la police vénézuélienne et avec la famille Minana. Fernand Cadrot, commandant de police et chef de la délégation du SCTIP, l'assiste depuis Caracas. L'enquête s'avère difficile. Après de nombreux jours de négociations, auxquelles participent deux spécialistes français de l'Office central pour la répression du banditisme, une importante opération de police est déclenchée. Le capitaine de police Jean-Philippe Goudet se joint à cette expédition qui conduit à l'arrestation du chef de gang puis qui aboutit, après une longue marche à travers les montagnes, au campement de fortune où se trouve depuis 46 jours de détention Stéphanie Minana. Lors de l'opération, une fusillade éclate et Jean-Philippe Goudet, au péril de sa vie, protège la ressortissante française qui est saine et sauve. Cette heureuse issue est également à mettre à l'actif du commandant de police Fernand Cadrot. Elle est en effet aussi le fruit de son sens de l'organisation, de la coordination des polices française et vénézuélienne et de la maîtrise des situations.


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