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L'armée de Terre française : présentation et état des lieux

 

L'armée de Terre française : présentation et état des lieux

 

Rencontre du général d'armée Bernard Thorette, Chef d'État-major de l'armée de Terre, avec les auditeurs de la 56ème session de l'IHEDN le 9 décembre 2003. Source: Site de l'armée de Terre (mis en ligne le 21 septembre 2004).

 

Très heureux de vous retrouver après notre première rencontre à Mourmelon début octobre. Très grand plaisir à revenir dans cet institut que je connais bien. Il est un des hauts lieux d'échange et de communication entre les acteurs importants de la société civile et les armées. 

 

Auditeur de la 46ème session, puis affecté à l'organisation de la 47ème session, j'ai  beaucoup apprécié l'esprit d'échange et d'ouverture qui y présidait. J'espère continuer à le faire vivre au cours du moment que nous allons passer ensemble.

 

Pour vous parler de l'armée de Terre, en préambule à la séance de questions à laquelle je me prêterai volontiers, je me propose d'évoquer les points suivants :

 

1)  L'armée de Terre : son identité et ses spécificités.

2)  L'état des lieux en cette fin d'année 2003. 

3)  L'avenir.

  • 1) L'armée de Terre : son identité et ses spécificités

Pour définir les spécificités qui contribuent à construire l'identité de l'armée de Terre je prendrai comme point de départ les quelques caractéristiques que je vous ai rapidement présentées à Mourmelon.

  • Les premières des spécificités de l'armée de Terre, ce sont celles du contact et de la durée. 

En effet, placée au cœur de tous les dispositifs militaires déployés, l'armée de Terre agit directement et durablement au contact du terrain, au contact des populations et au contact des acteurs de violence. C'est actuellement la situation que connaissent les 8500 hommes et femmes de l'armée de Terre, engagés en opération.

 

Le milieu terrain peut être extrêmement diversifié : montagneux avec un climat continental comme dans les Balkans, savane arborée aux températures tropicales dans un environnement impaludé comme en Côte d'Ivoire, occidental et urbanisé lorsque nous agissons sur le territoire national comme lors du sommet d'Evian. L'armée de Terre est donc soumise aux difficultés et à la variété du terrain comme aux aléas du climat. Évidences à rappeler : elle est mouillée quand il pleut, elle a froid quand il gèle, soif quand il fait chaud.

 

Le milieu humain présente une diversité au moins aussi vaste au regard des cultures et des traditions des populations côtoyées avec lesquelles ont ne peut pas se conduire de la même façon : un Afghan ne réagit pas comme un Albanais du Kosovo, un Libanais comme un Ivoirien, etc.

 

Les acteurs de violence eux même présentent des caractéristiques très diverses : armées régulières, troupes rebelles, groupes commandos, terroristes, fanatiques. Ils agissent chacun avec des comportements et des modes d'action foncièrement différents.

 

Agir au contact signifie qu'il faut être en mesure de contrôler le milieu dans lequel nous évoluons, avec toutes les facettes et les diversités qui le compose. C'est une autre des caractéristiques de l'armée de Terre : elle est amenée à mettre en œuvre, en les transportant avec elle sur le terrain, des systèmes complexes, qui nécessitent une organisation et une coordination de très haut niveau : le politico-militaire, la troisième dimension, la chaîne logistique,  les actions civilo-militaires, etc.

 

L'armée de Terre est donc bien l'armée du contact. Elle se caractérise par la mise en œuvre de systèmes complexes, intégrant souvent de hautes technologies, mais elle reste l'armée au sein de laquelle l'homme garde un rôle prééminent.

 

Dans l'armée de Terre, plus qu'ailleurs, c'est l'homme qui agit et c'est l'homme qui commande. Un homme dit "en avant",...un autre homme le suit... L'homme est au cœur du dispositif et ses capacités de réflexion, d'intelligence de situation et de discernement restent (et doivent rester) prépondérantes sur la technique et la machine.

 

Contrôler le milieu dans la durée implique l'imbrication, la dispersion et la dévolution de l'initiative aux plus petits échelons. L'armée de Terre c'est l'armée du combat à courte et très courte distance, face à face, là où le chef prend tout son poids, là où les rapports humains conditionnent l'action sur le terrain.

 

La notion de durée implique une lutte permanente de l'homme pour résister : résister au temps, résister à l'usure, résister à la fatigue, résister au stress, etc. J'ai coutume de dire de façon imagée : l'AdT n'est pas toujours la première à intervenir, mais elle est toujours la dernière à partir et entre les deux, elle est là tout le temps.

  • Enfin l'armée de Terre c'est aussi celle qui souvent paie le prix fort, le prix du sang.

Il ne s'agit pas là de se mettre en concurrence avec nos camarades des autres armées avec lesquels nous agissons en totale complémentarité. Il s'agit juste de bien décrypter ce qui fait notre spécificité d'armée car c'est ce qui "dimensionne" nos identités. Or il me paraît essentiel de bien appréhender ce qui caractérise l'armée de Terre si vous voulez comprendre le sens de notre engagement et de notre action. 

 

Vous l'avez compris, l'Homme est véritablement le cœur de notre armée de Terre, et pourtant la technologie caractérise son engagement moderne : télécommunication satellitaires, réseaux informatiques intégrés, armes de précision, numérisation du champ de bataille, imagerie, blindés modernes adaptés, fantassins à l'efficacité augmentée par la protection, hélicoptères capable de combattre par nuit noire, etc. 

  • 2) L'état des lieux en cette fin d'année 2003

Rapide remise en perspective. Je suis arrivé à la tête de l'AdT en septembre 2002 alors qu'elle achevait six années de réformes très lourdes au cours desquelles :

- elle avait conduit plus de 70% des mesures lourdes de restructuration concernant la totalité des armées et services,

 

- plus de 550 formations avaient été soit dissoutes soit transférées, soit restructurées ;

 

- l'effectif global de l'armée de Terre avait été diminué de 40% dont 10% des cadres.

 

L'armée de Terre en 2003, ce sont 136 000 hommes et femmes auxquels s'ajoutent environ 30 000 civils et 13 000 réservistes. L'armée de Terre ce sont 100 régiments regroupant 100 000 combattants, auxquels s'ajoutent les 36 000 dévolus au soutien, à la formation, etc. Mais l'armée de Terre, ce sont aussi environ 400 chars lourds, 300 chars légers, 1600 blindés légers, 200 pièces d'artillerie, 180 hélicoptères.

 

En parallèle de cette reconstruction de six années, le niveau d'engagement des forces terrestres n'a cessé de croître depuis 1997. Que ce soit sur le territoire national ou à l'extérieur, l'armée de Terre engage annuellement par rotations successives plus de 50 000 hommes. Cet engagement représente 80 % de la totalité des forces déployées.

 

Aujourd'hui à l'heure où je vous parle, nous avons plus de 21 500 hommes en posture opérationnelle, et nous en avons eu davantage au plus fort de l'intervention en république démocratique du Congo au cours du premier semestre 2003.

 

- 8500 hommes sont engagés en OPEX sur les différents théâtres : Bosnie, Kosovo/Macédoine, Côte d'Ivoire, Afghanistan, Tchad, Liban Sud, et autres. Je veux souligner ici le comportement exemplaire de nos hommes et nos femmes sur tous les territoires où ils interviennent, que ce soit sur des théâtres stabilisés comme les Balkans ou au cours d'opérations très risquées comme en RDC (dont ceux qui ont payé leur engagement de leur vie ou qui ont été blessés quelquefois grièvement).

 

- Le dispositif national dans les DOM-TOM (forces de souveraineté) et dans les pays avec lesquels nous avons des accords de défense (forces de présence) représente 8700 hommes.

 

- En ajoutant les renforts divers et la coopération plus de 17 000 hommes servent  hors métropole.

 

A ces effectifs s'ajoutent les hommes engagés dans l'hexagone (VIGIPIRATE et renforts divers) et le dispositif d'alerte (soit plus de 21 500 hommes).

 

La simultanéité de cette réorganisation d'une ampleur exceptionnelle et de cet engagement opérationnel maximal qui se poursuit, n'a été réalisée qu'au prix d'efforts importants et le coût humain de cette refondation a été lourd.

  • Il fallait dés lors donner un sens aux efforts de l'armée de Terre, il fallait donner de nouveaux objectifs.

C'est pourquoi, pendant une année, aidé en cela par un nouveau contexte national favorable - grâce aux ambitions du président de la République, aux choix budgétaires et à la loi de programmation militaire - j'ai engagé un large processus de consultation et de prise en compte de retours d'expérience. Ceci nous a conduits en fin d'année 2002 à dresser un bilan de ce que nous avons appelé la "refondation".

 

A partir de ce bilan, nous avons recherché les pistes possibles à tous les niveaux pour contribuer à améliorer ce qui était perfectible et avons construit un projet qui a été diffusé le 22 septembre de cette année sous la forme d'un document de 24 pages (dont je vous ai apporté quelques exemplaires) destiné à une large diffusion, qui s'articule autour de trois directions principales :

  • Première direction intitulée "Une armée de Terre professionnelle".

Cette direction précise les trois dimensions que recouvre le mot "professionnalisme" :

- la pleine conscience d'une identité spécifique : celle de l'armée de Terre. Une identité riche de sa diversité et forte de l'esprit de corps dégagé par chacune de ses communautés. Esprit de corps, source de cohésion et garant de l'efficacité opérationnelle.

 

- un style de commandement adapté à la nouvelle nature de notre armée et à notre époque. Un style de relations humaines qui modèle l'identité de notre armée de Terre et qui est le gage de la fidélisation de nos engagés volontaires.

 

- des ressources humaines à conquérir, fidéliser et former car la réalisation de cette ressource humaine est un enjeu permanent dans un contexte national très évolutif. L'année 2003 aura été l'année du plus fort recrutement depuis 1996 (plus de 17 000 hommes et femmes recrutés dont 13 000 engagés volontaires, ce qui fait de nous le premier recruteur du pays.) Un tel rythme est difficilement tenable dans la durée, c'est pourquoi nous avons développé une logique de préservation de nos effectifs : c'est ce que j'ai appelé la fidélisation en évoquant le style de commandement.

  • Deuxième direction : "La performance au service de l'opérationnel".

Cette direction réaffirme le caractère central accordé à la préparation à l'engagement opérationnel, finalité première des forces terrestres, qui a elle seule justifie les 8 milliards d'euros que le pays nous attribue cette année, comme l'an dernier.

 

Cœur du métier de l'armée de Terre, elle passe par un certain nombre de mesures de modernisation touchant à l'organisation mais aussi à l'entraînement dans un cadre interarmées et multinational.

 

De même, la performance opérationnelle passe aussi l'optimisation de la performance de tous les organismes qui soutiennent nos matériels.

 

En effet, fin 2002 nous étions partis d'un niveau de disponibilité technique très bas. Les premières mesures d'urgences commencent à porter leur fruit et le niveau s'améliore progressivement. Des difficultés persistent néanmoins car il faudra plus de temps pour ressentir durablement les effets bénéfiques liés au passage des nouveaux marchés et voir arriver les pièces manquantes. La priorité a été mise sur les matériels en opération (dont la disponibilité atteint des taux maximum) et les matériels servis dans les territoires extérieurs (DOM TOM, forces de présence).

  • 3) L'avenir de l'armée de Terre

Cet aspect fait partie intégrante de la Troisième direction du projet armée de Terre 2008, puisqu'elle s'intitule : "Préparer l'avenir et rayonner".

 

L'avenir de l'armée de Terre, qui concerne d'ailleurs un horizon supérieur à l'année 2008 (horizon fixé dans mon projet) passe prioritairement par l'acquisition au niveau européen d'une place conforme aux engagements de la France dans la dynamique de la construction de l'Europe de la défense.

 

En effet, les Européens ont décidé de construire une défense commune destinée à devenir le bras armé de l'union européenne et le pilier européen de l'Alliance Atlantique. Les armées et en premier lieu l'armée de Terre, sont déjà présentes dans des formations européennes permanentes (Corps Européen, BFA, EUROFOR) et sont simultanément engagées dans plusieurs opérations extérieures multinationales.

 

De plus, cette construction de l'Europe de la défense intervient dans un contexte stratégique en pleine évolution qui sera très probablement marqué par la transformation des conditions d'engagement des forces terrestres compte tenu :

 

- de la prise en compte de nouvelles missions comme les engagements dans des milieux physiques et humains plus difficiles ;

 

- du passage progressif d'une logique de corps multinationaux " de consensus " (type Corps de Réaction Rapide Européen) à une logique de corps multinationaux sous le commandement d'une "Nation-cadre" identifiée ;

 

- d'un début de transfert possible des rôles en Europe entre l'OTAN et la composante militaire de l'Union Européenne ;

 

- et d'une compétition accrue entre les différentes armées européennes en terme de capacités et de reconnaissance de leur excellence.

 

En conséquence, pour conserver sa place au niveau européen, la France doit impérativement disposer de capacités de commandement dans un cadre multinational.

 

Pour l'armée de Terre, cette ambition se décline :

- par la création d'un PC de niveau 1 du niveau corps d'armée (d'entrée en premier) pour la conduite d'une opération de coalition de grande envergure (dés 2006) ;

 

- et par la mise aux normes de l'OTAN de ce PC ( Début 2003, sur les six candidatures déclarées pour le processus de certification HRF, quatre ont une armature nationale (GB, Espagne, Italie, Turquie) ; ceci illustre le développement d'ambitions nationales fortes de la part des principaux partenaires européens de la France.)

 

Ce choix, confirmé par les plus hautes autorités politiques, dimensionne très fortement le projet jusqu'en 2008, mais engage aussi l'avenir de l'armée de Terre bien au delà compte tenu de tout ce qui en découle : exercices, interopérabilité, culture multinationale, formation, utilisation de l'anglais, etc.

 

C'est au travers de la création de ce nouveau commandement opérationnel aux normes de l'OTAN, à sa disposition comme à celle de l'UE, que l'armée de Terre française promouvra son excellence auprès de ses partenaires étrangers et conservera sa place, déjà reconnue par ses alliés, dans le groupe de tête des armées de Terre européennes.

 

Mais l'avenir de l'armée de Terre s'affirme aussi à travers deux autres volontés : 

- développer et exploiter l'atout de la réserve ;

 

- et rayonner dans la société. 

  • La réserve

L'année 2003 a été une année particulièrement importante pour les réserves car elle a vu le lancement de la nouvelle maquette qui planifie leur montée en puissance jusqu'en 2011.

 

A terme la réserve opérationnelle, qui représentera en 2004 près de 10 % des effectifs d'active, atteindra en 2011 un réservoir de capacité de 29 000 réservistes, soit 20% de l'effectif de l'armée de Terre.

 

Je ne détaille pas d'avantage cet aspect, nous pourrons y revenir au moment des questions si vous le désirez.

  • Le rayonnement dans la société

Bien que très populaire, l'armée de Terre est parfois méconnue et quelquefois mal comprise aussi bien dans la société civile que par les observateurs des problèmes de défense. Il en résulte une perception "nuancée" qui brouille la compréhension de sa réalité.

 

La transformation de l'armée de Terre en une armée professionnelle de projection peut avoir comme corollaire de l'éloigner des préoccupations des citoyens.

 

J'ai écrit dans un article l'année dernière que "La chose militaire tend à disparaître de l'espace public dès lors que la menace paraît éloignée (...) et que les hommes et les femmes de l'armée de Terre ont besoin de ressentir et de faire vivre les liens qui les unissent aux Français." J'ai pour dessein de contribuer à renforcer ce lien si "précieux" que j'évoquais entre l'armée de Terre professionnelle nouvelle et la Nation.

 

Nous y parviendrons principalement en "rayonnant".

 

Ce rayonnement il transparaîtra dans nos actions de contact, de communication, grâce aux relais que nous aurons dans la société civile comme ceux de la réserve citoyenne à l'exemple d'anciens auditeurs de l'IHEDN qui ont affirmé leur  volonté de servir la défense comme bénévoles. L'année dernière à cette même époque, j'en recevais un certain nombre pour les informer et quelques semaines plus tard, je leur remettais leurs accréditations de réservistes citoyens, faisant d'eux des relais d'opinions et des soutiens actifs des hommes et des femmes de l'armée de Terre en particulier et des armées en général.

 

Vous l'avez compris, j'ai de l'ambition pour notre armée de Terre. Cette ambition est à la hauteur de la valeur des hommes et des femmes qui y servent et qui lui consacrent leur vie.

 

Je veux que notre armée de Terre jouisse d'une légitimité confortée et reconnue, qu'elle soit en tête des armées de Terre européennes, qu'elle contribue, à tous les niveaux, aux débats de société la concernant, que ce soit en national, en européen ou en international.

 

Je la veux qu'elle montre d'elle même une image jeune, tendue vers l'action, ouverte aux idées des autres et pleinement intégrée dans la société.


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