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L'Entente cordiale au 27<sup>ème </sup> Sommet franco-britannique

L'Entente cordiale au 27ème  Sommet franco-britannique

Communiqué diffusé après le 27ème Sommet franco-britannique. Lancaster House, le 18 novembre 2004. Source: Palais de l'Élysée, Paris et Ambassade de France au Royaume-Uni.

Le Premier ministre a accueilli aujourd’hui le Président de la République française, M. Jacques Chirac, à Lancaster House, à l’occasion du 27ème sommet franco-britannique. Le Premier ministre était accompagné du ministre des Affaires étrangères, M. Jack Straw, du ministre de la Défense, M. Geoff Hoon, de la ministre de l’Environnement, Mme Margaret Beckett, du ministre du Développement, M. Hilary Benn, du ministre du Travail et des Pensions, M. Alan Johnson et du ministre adjoint chargé des questions européennes, M. Denis MacShane. Le Président de la République était accompagné de Mme Michèle Alliot-Marie (Ministre de la Défense), de M. Michel Barnier (Ministre des Affaires étrangères), de M. Serge Lepeltier (Ministre de l’Écologie et du Développement durable), de M. Xavier Darcos (Ministre délégué à la Coopération, au Développement et à la Francophonie), de Mme Claudie Haigneré (Ministre délégué aux Affaires européennes) et de M. Gérard Larcher (Ministre délégué aux Relations du Travail).

·          Entente cordiale

Ce sommet marque la fin des célébrations du centenaire du Traité de l’Entente cordiale, qui a posé les fondations d’une alliance permanente entre nos deux pays.

La célébration de ce centenaire est aussi l’occasion d’envisager l’avenir de notre relation. Nous avons abordé de nouveaux domaines de coopération, notamment en matière d’éducation, de santé, de recherche et d’environnement, au travers desquels nous continuerons de construire et de renforcer notre relation. Les célébrations de ce centenaire ont été marquées par de nombreuses manifestations à tous les niveaux au Royaume-Uni et en France. Celles-ci ont permis de collecter plus de 300 000 euros pour des associations britanniques et françaises de lutte contre le cancer. Un prix de la recherche sur le cancer a été créé ; il sera remis aujourd’hui par Madame Chirac et Madame Blair.

Ensemble, nous devons faire face à des défis communs, à l’intérieur de nos pays, en Europe et dans le monde Nous construirons une Europe plus forte et plus efficace, unie, dynamique, responsable à l’égard de ses citoyens et ayant les moyens et la volonté d’assumer ses responsabilités dans le monde. C’est dans cet esprit que nous avons joué un rôle moteur dans le développement de la PESD depuis le sommet de Saint-Malo. C’est également dans cet esprit que nous nous efforcerons maintenant séparément de faire ratifier la nouvelle constitution de l’UE, qui sera soumise à un référendum dans chacun de nos pays.

Un partenariat stratégique renouvelé et équilibré entre l’Europe et les États-Unis, fondé sur des intérêts et des valeurs partagés, et dans le respect des opinions des deux parties, est essentiel à la stabilité internationale et au règlement des conflits.

La Grande-Bretagne et la France sont convaincues que plus l’Union européenne sera forte et efficace, plus ce partenariat sera fructueux. De même, nous souhaitons que l’UE entretienne des liens plus forts avec nos autres grands partenaires, tels que la Chine, le Japon, la Russie et l’Inde. Nous souhaitons que nos deux pays contribuent à la recherche de solutions aux grandes crises mondiales : en Afghanistan, au Moyen-Orient et en Afrique. En tant que membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, nous avons la responsabilité particulière de veiller à ce que les institutions multilatérales jouent leur rôle. Nous entendons donner la priorité à l’aide au développement, notamment en Afrique, et à l’environnement. Nous intensifierons également nos efforts dans la lutte contre le terrorisme international et la prolifération des armes de destruction massive.

La France et le Royaume-Uni soutiennent l’engagement pris récemment par l’UE de fournir à l’Iraq un ensemble de mesures d’aide. Nous pensons que la conférence internationale de Charm-el-Cheikh, qui aura lieu le 23 novembre, donnera à la communauté internationale une nouvelle occasion importante d’appuyer les progrès politiques en Iraq. Les ministres des Affaires étrangères britannique et français participeront tous deux à cette conférence. Tout doit être notamment entrepris pour permettre comme prévu la tenue d’élections en janvier, dans de bonnes conditions de sécurité et de représentativité, car ces élections constituent une étape cruciale vers un Iraq stable et démocratique.

Le Royaume-Uni et la France réaffirment l’importance de leurs relations bilatérales en termes d’actions conjointes pour lutter contre l’immigration clandestine. Les contrôles juxtaposés fonctionnent bien, et nous avons la volonté d’accroître encore la sécurité dans les principaux ports français et de poursuivre la mise en œuvre de nouvelles technologies de détection. Il existe au niveau ministériel une volonté de renforcer les actions conjointes en faveur du retour dans leur pays des demandeurs d’asile déboutés et des immigrants clandestins, notamment un vol de retour conjoint qui sera mis en place dans les mois à venir. Le Royaume-Uni et la France ont réaffirmé leur détermination à combattre le terrorisme, en particulier son financement, ainsi que l’importance d’une approche globale pour lutter contre l’ensemble des facteurs contribuant au terrorisme. Le Royaume-Uni et la France sont convenus de la nécessité d’améliorer la coordination franco-britannique concernant les activités de démantèlement des réseaux de distribution de drogues, y compris hors des frontières de l’UE.

·          Moyen-Orient

La France et le Royaume-Uni partagent une même volonté d’instaurer la paix au Moyen-Orient. Cet objectif doit être une priorité pour la communauté internationale. Nous saluons la direction palestinienne pour le sens des responsabilités dont elle a fait preuve en assurant le fonctionnement des institutions palestiniennes dans cette période difficile pour le peuple palestinien. Nous apportons tout notre soutien à la tenue prochaine des élections présidentielles palestiniennes et reconnaissons la nécessité de mobiliser la communauté internationale après les élections afin d’aider au développement des infrastructures politiques, économiques et de sécurité palestiniennes. Nous sommes prêts, ainsi que nos partenaires de l’UE, à fournir une aide pratique.

Le Royaume-Uni et la France sont convaincus que la Feuille de route constitue la meilleure voie vers un règlement pacifique du conflit et qu’Israël et la Palestine doivent accentuer leurs efforts pour mettre en œuvre les obligations définies dans la Feuille de route. Le Royaume-Uni et la France se félicitent du plan d’Ariel Sharon prévoyant le retrait de toutes les colonies de Gaza et de certaines colonies de Cisjordanie dans le cadre de la Feuille de route. Nous sommes prêts à aider les Israéliens et les Palestiniens à tirer parti au mieux de l’occasion que représente ce désengagement et appelons à une coordination étroite entre les deux parties à cet égard.

Le Royaume-Uni et la France demeurent attachés à la solution de deux États tels que la définit la Feuille de route. Celle-ci permettrait l’existence d’un Etat palestinien viable et sûr vivant en paix aux côtés d’un Israël sûr. Le Royaume-Uni et la France travailleront avec les parties et leurs partenaires internationaux pour relancer la dynamique en faveur d’un règlement pacifique, juste et durable du conflit et demandent instamment à la communauté internationale de renouveler ses efforts pour parvenir à une paix juste et durable.

·          Prévention des conflit

Une action internationale rapide et efficace est capitale pour prévenir les conflits et faire face aux menaces pour la paix et la sécurité internationales. Nous reconnaissons qu’il est essentiel d’encourager la communauté internationale à se montrer prête à s’attaquer en amont aux problèmes générateurs de conflits. Le Royaume-Uni et la France travailleront avec leurs partenaires européens et avec d’autres États pour contribuer à renforcer les capacités dans ce domaine, au niveau national et au niveau des institutions multilatérales, en particulier aux Nations unies.

·          2005 et la réforme des Nations Unies

2005 sera une année cruciale pour les Nations unies. Les États membres des Nations unies tiendront un sommet en septembre pour examiner les meilleures manières de renforcer le système multilatéral, afin que celui-ci puisse surmonter les nouveaux défis qui se posent pour la paix et la sécurité internationales et pour la promotion du développement durable. Nous attendons avec intérêt le rapport du Groupe de haut niveau sur les menaces, les défis et les changements nécessaires et le rapport du Secrétaire général sur la mise en œuvre de la déclaration du millénaire, et entendons travailler en étroite coopération avec d’autres États, sur leurs recommandations, en vue de réformer les Nations unies, d’accroître l’autorité et l’efficacité de ses décisions, et de fournir à l’Organisation des ressources plus adéquates, plus efficaces et plus stables. La France et le Royaume-Uni soutiendront une réforme du Conseil de sécurité qui adaptera sa composition aux réalités d’aujourd’hui et renforcera sa capacité à relever les défis en matière de sécurité, et qui permettra une meilleure gestion internationale des situations d’après-conflit, le renforcement des mécanismes de protection des droits de l’homme, la promotion de la diversité culturelle et l’amélioration de l’efficacité et de la gouvernance dans les domaines économique, social et environnemental.

·          G8 – Afrique et changement climatique

La Grande-Bretagne et la France travailleront ensemble au succès de la présidence britannique du G8 en 2005, qui sera centré sur les thèmes clés, l’Afrique et le changement climatique.

Nous veillerons à ce que le G8, l’UE et le sommet des Nations unies consacré au bilan de la déclaration du millénaire accordent à l’Afrique la priorité et l’aide dont elle a besoin. Notre objectif commun consiste à réduire la pauvreté en Afrique, à favoriser l’instauration durable de la paix et de la démocratie, à faire en sorte que l’Afrique progresse plus vite vers les Objectifs de Développement pour le Millénaire et à appuyer les efforts que déploie l’Afrique elle-même par le biais du NEPAD. Nos deux pays continueront à travailler en étroite concertation avec la Commission pour l’Afrique. Nous le ferons en étroite concertation avec le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) et l’Union africaine, notamment par l'intermédiaire du Forum pour le partenariat avec l'Afrique, et avec nos partenaires de l’Union européenne et du G8. Nous travaillerons à la conclusion, au sommet du G8 de juillet 2005, d’un accord sur un ensemble de mesures concrètes pour remédier aux problèmes interdépendants que rencontre l’Afrique et sur une manière nouvelle et plus efficace d’obtenir de réels changements. Le Royaume-Uni et la France collaboreront également au sein de l’Union européenne en faveur d'une conclusion ambitieuse et équilibrée dans le cadre du programme de développement de Doha de l'OMC qui apporte aux pays en développement, en particulier aux pays les plus pauvres, de réels avantages.

A cette fin, pour marquer notre coopération actuelle, nous sommes aujourd’hui convenus d’une déclaration générale sur l’Afrique, qui figure en annexe du présent communiqué. Celle-ci est également complétée par un plan d’action spécifique en matière de lutte contre la criminalité organisée en Afrique, et par l’engagement conjoint de créer des groupements tactiques de l’UE pour le maintien de la paix en Afrique.

Nos deux pays sont également déterminés à fournir des ressources supplémentaires substantielles en faveur du développement, en particulier en Afrique. Ensemble, nous nous efforcerons d’obtenir l’accord de l’UE sur une augmentation du ratio APD/RNB cible. Reconnaissant le besoin de nouvelles modalités innovantes de financement, le Royaume-Uni et la France continueront à collaborer étroitement pour le lancement de l'IFF et, comme première étape, nous nous efforcerons de lancer une IFF pour la vaccination début 2005. Nous continuerons également à travailler ensemble pour soutenir d'autres mécanismes complémentaires et innovants de financements et avancer sur la voie d'une taxation internationale pour le développement. Nous travaillerons en coopération pour aider les pays les plus pauvres à assurer la viabilité de leur dette par l’initiative PPTE, à obtenir des conditions de financement appropriées et à poursuivre les discussions sur les solutions possibles en vue d’un allègement multilatéral de la dette. Nous avons donc lancé aujourd’hui un nouveau plan d’action en matière de développement, afin de renforcer notre coopération dans ce domaine et de définir de quelle manière nous collaborerons pour appuyer les plans nationaux au niveau des pays.

Nous travaillerons ensemble pour promouvoir de nouvelles mesures internationales importantes et concertées pour lutter contre le changement climatique, par l’intermédiaire des Nations unies, de l’UE et par d’autres voies, notamment le G8, dont le changement climatique sera l’une des deux priorités en 2005. Nous poursuivrons le travail engagé sous la présidence française du G8 en 2003 pour faire progresser l’intérêt suscité par les technologies plus propres et leur mise au point, nous participerons activement à la conférence scientifique de février 2005, à la rencontre des instituts de recherche sur l’énergie au printemps 2005, ainsi qu’à d’autres événements connexes. Nous continuerons de jouer le rôle de chefs de file dans ce domaine.

·          Défense

Le Royaume-Uni et la France sont tous deux attachés à un multilatéralisme effectif, dans le cadre des Nations Unies, de l’Union européenne et de l’OTAN. Pour atteindre nos objectifs communs, il est crucial d’agir efficacement par le biais des organisations internationales. Le Royaume-Uni et la France demeureront des contributeurs majeurs aux opérations des Nations Unies, de l’OTAN et de la PESD. La France dirige la KFOR au Kosovo et, dans le cadre de l’Eurocorps, les opérations de l’OTAN en Afghanistan. Le Royaume-Uni a proposé de reprendre le commandement en Afghanistan en 2006 et commandera la mission militaire de l’UE qui commencera en Bosnie à la fin de cette année. Les défis en matière de sécurité que pose ce nouveau siècle nécessitent de nouvelles réponses. Les moyens militaires restent vitaux, et nous jouons un rôle moteur dans l’amélioration des capacités européennes, tout en maintenant notre engagement vis-à-vis de l’OTAN. L’accroissement de nos budgets de défense nationaux illustre notre engagement à cet égard. Le renforcement de l’efficacité des actions européennes exige que l’ensemble des nations consentent les investissements nécessaires en matière de défense. Cela nécessite également que des capacités civiles adéquates soient disponibles avant, pendant et après les opérations militaires pour prévenir les conflits, traiter les causes des instabilités, fournir une aide immédiate dans les régions instables et créer des bases durables pour assurer la stabilité après un conflit. L’UE dispose d’un potentiel unique pour intégrer efficacement les outils civils et militaires afin d’atteindre les effets recherchés en termes de sécurité. A cette fin, nous sommes déterminés à mettre en œuvre la Stratégie européenne de sécurité. Au sein de l’Union européenne, nous avons travaillé à l’élaboration de propositions pratiques pour créer une cellule civile-militaire, afin de développer l’interface civilo-militaire, qui assurera la liaison des activités tout au long du conflit, de la prévention à la reconstruction ; cette structure devrait être opérationnelle d’ici à la fin de cette année. A partir de 2006, cette cellule sera également chargée, en particulier lorsqu’une réponse à la fois militaire et civile sera nécessaire et lorsque aucun quartier général national ne sera identifié, de fournir les capacités nécessaires à la création d’un centre d’opérations pour la planification et la conduite des opérations de l’UE. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont décidé de créer l’Agence européenne de défense afin d’accroître les performances de l’Europe dans le domaine de la défense. L’Agence favorisera le développement de capacités européennes, la mise en place d’une recherche européenne, l’élaboration de stratégies pour stimuler la création d’un marché européen des équipements de défense concurrentiel au plan international et le renforcement de la base technologique et industrielle de la défense ainsi que la promotion de la coopération en matière d’armements. Nous appuyons fortement la poursuite de la mise en œuvre de l’ensemble de ces initiatives.

L’Union européenne doit relever le défi de la sécurité au sens le plus large. A cette fin, elle doit avoir une capacité de réponse rapide. Lors de notre réunion à l’automne dernier, nous avons proposé que l’UE cherche à créer des forces de la taille d’un groupement tactique, d’environ 1500 hommes chacune, sur une base nationale ou multinationale, et capables de se déployer, par exemple à la demande des Nations Unies, et d’opérer sous mandat relevant du chapitre VII de la Charte des Nations Unies. Depuis lors, avec l’Allemagne, nous avons développé ces propositions et nous nous félicitons de l’accueil qu’elles ont reçu auprès du Secrétaire général des Nations Unies et de nos partenaires européens.

Nous pouvons annoncer aujourd’hui qu’à partir de 2007, le Royaume-Uni et la France s’engageront tous deux à fournir des groupements tactiques nationaux et multinationaux, afin de contribuer à la pleine capacité opérationnelle de l’UE à engager deux missions de réaction rapide simultanées.

Auparavant, et pour souligner notre volonté de jouer un rôle moteur dans cette initiative, nous pouvons également annoncer que le Royaume-Uni et la France feront en sorte, avec d’autres partenaires contributeurs, qu’à partir de janvier 2005, au moins un groupement tactique d’intervention rapide soit mis à disposition de l’Union européenne pour répondre à une crise émergente. Le Royaume-Uni et la France tiendront cet engagement au premier semestre de l’année prochaine.

Cette nouvelle capacité de l’UE sera particulièrement utile dans l’appui que nous pouvons apporter aux Nations Unies, en particulier en Europe, en Afrique ou dans d’autres régions en crise. La communauté internationale devrait aider l’Afrique à trouver des solutions à ses problèmes, comme nous nous efforçons de le faire au Soudan. Nos deux pays sont déterminés à renforcer la capacité de l’Union africaine à monter des opérations de maintien de la paix sur l’ensemble du continent, sur une base nationale et par l’intermédiaire du G8. Mais dans certaines situations, l’Afrique ne pourra pas mettre fin à un conflit seule. A cet égard, nous continuerons de promouvoir l’appui de l’UE à la mission de l’Union africaine au Darfour. L’Afrique doit être une priorité dans l’action de l’Union européenne en matière de sécurité.

Nous menons une coopération dans le domaine des porte-avions. Nous avons progressé dans la création d’un programme global de contacts pour examiner le champ de coopération sur l’ensemble du spectre des opérations de porte-avions, y compris la formation réciproque, le personnel, la viabilité, et les procédures d’armement et d’opération. Nous entendons que ces efforts se poursuivent et s’intensifient afin d’améliorer les capacités européennes en matière d’opérations de porte-avions.

Nous travaillons également à l’identification du champ de coopération entre nos deux programmes actuels de marchés publics pour les futurs porte-avions. Nos gouvernements peuvent faciliter la coopération entre nos deux industries en matière de systèmes et sous-systèmes de porte-avions, tout en continuant à respecter des calendriers nationaux exigeants. Nous entendons progresser en examinant les avantages potentiels, y compris en termes financiers, pouvant découler d’une coopération plus approfondie pour le soutien des bâtiments et leur entretien pendant leur durée de vie.

·          Non-prolifération

La France et la Grande-Bretagne partagent une même volonté de prévenir la prolifération des armes de destruction massive. Nous poursuivrons notre collaboration pour mettre fin à la prolifération de ces armes par le biais de notre coopération dans le cadre des Nations unies, de l’Union européenne, du G8 et des régimes internationaux de non-prolifération. Nous ferons activement la promotion de cet objectif l’an prochain lors de la conférence de réexamen du Traité de non-prolifération. Avec l’Allemagne, nous avons joué un rôle moteur dans la recherche d’une solution acceptable aux problèmes internationaux que pose le programme nucléaire de l’Iran. Nous nous félicitons de l’accord négocié à Paris le 6 novembre 2004 entre le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne (les pays E3), le Bureau du Haut représentant de l’Union européenne et l’Iran, qui est entré en vigueur le 15 novembre. Il est désormais essentiel que l’accord soit pleinement appliqué. Nous attendons avec intérêt que le rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique à la réunion du Conseil des gouverneurs, qui s’ouvrira le 25 novembre, confirme la suspension volontaire par l’Iran de toutes ses activités d’enrichissement et de retraitement, comme le prévoit l’accord, et que l’AIEA continue à contrôler cette suspension.

·          Réformes économiques – le programme de Lisbonne

L’arrivée à mi-parcours de l’ambitieux programme de réformes économiques et sociales de Lisbonne, l’an prochain, offre une occasion importante de remobiliser les énergies sur les réformes européennes qui apporteront de réels bénéfices à nos concitoyens. Le Royaume-Uni et la France saluent l’importante contribution de Wim Kok à ce processus, sous la forme de son rapport d’évaluation à mi-parcours de la stratégie de Lisbonne. Ce rapport doit donner un nouvel élan aux réformes économiques. Une stratégie de Lisbonne revitalisée permettra à l’emploi et à la croissance d’apporter prospérité, cohésion sociale et développement durable. Dans le cadre des objectifs de Lisbonne, il convient également de prêter attention aux jeunes et d’apporter un soutien à la vie de famille, compte tenu du vieillissement de la population européenne. Nos deux gouvernements sont déterminés à travailler avec la nouvelle Commission et avec les autres États membres pour mener à bien ces réformes. Les nouveaux plans d’action annuels de suivi des progrès par chaque Etat membre de l’UE devraient constituer un moyen efficace de mettre en œuvre les changements nécessaires. Dans ce cadre, nous nous concentrerons en particulier sur des initiatives conjointes pour améliorer l’environnement réglementaire pour les entreprises européennes, renforcer le marché unique, notamment par des avancées sur la nouvelle directive sur les services, faciliter la recherche et développement et accroître le taux d’activité et les compétences professionnelles. En outre, nous nous félicitons de l’arrangement administratif signé aujourd’hui par les ministres britannique et français de l’Emploi, qui définit un programme conjoint de deux ans sur la coopération en matière d’emploi et de création d’emplois, d’emploi des jeunes, d’insertion sociale, de formation et de conditions de travail.

  • Lancaster House

Note documentaire: Source: Palais de l'Élysée.

Lancaster House est l’un des rares palais du XVIIIème siècle qui restent en bon état. Bombardé en 1941, il a été entièrement rénové après la guerre et sa façade corinthienne siège magistralement à l’orée de St James Park. Réputé pour sa splendeur intérieure, ce bâtiment accueillit tout autant le Roi Georges IV que la famille des ducs d’York ou encore Garibaldi qui vint en Grande-Bretagne se pourvoir en armement pour la libération de l’Italie. L’architecte, Sir Robert Smirk, s’inspira pour sa conception du style français de Versailles qu’il tenta de compiler dans une architecture intérieure magistrale, mêlant des éléments de rococo et des décorations baroques à un cadre edwardien. Le scagliola est utilisé pour remplacer le marbre et donne au grand escalier central une magnifique apparence vernie.

Lancaster House fut le théâtre d’une intense vie sociale et politique pour la haute société londonienne du XIXème siècle. Les ducs et duchesses d’York, qui furent des militants de la cause libérale dans les années 1830-1850 et ont promu l’abolition du travail des enfants dans les usines britanniques, et de l’esclavage aux États-Unis, donnèrent à ce lieu une dimension sociale importante. Signe de la splendeur du lieu, on prête à la Reine Victoria ces quelques mots à son amie la duchesse d’York : « Ma chère, j’arrive de ma maison (Buckingham) vers votre palais ».

Plusieurs traités y furent signés, comme les accords de Lancaster House par lesquels l’indépendance du Zimbabwe fût accordée.

 


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