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Bush se dit déterminé à faire progresser la liberté dans le monde

Bush se dit déterminé à faire progresser la liberté dans le monde

Dans son discours sur l'état de l'Union prononcé le 2 février 2005 devant le Congrès réuni en séance plénière, le président des États-Unis, M. George W. Bush, a déclaré que les élections du 30 janvier en Irak ouvraient « une nouvelle phase » au cours de laquelle les États-Unis allaient jouer de plus en plus un rôle de soutien. Source: La Maison-Blanche, Bureau du secrétaire de presse, Washington D.C.  (Vidéo au Capitole).

Le président George W. Bush fait son quatrième discours sur l'état de l'Union au Capitole. at the U.S. Mercredi 2 février 2005. Photo Eric Draper.

Le président George W. Bush au Capitole (Photo Eric Draper)

« Nous concentrerons de plus en plus nos efforts sur la formation de forces de sécurité irakiennes plus capables, encadrées par d'excellents officiers, et sur la création d'une structure de commandement efficace », a-t-il déclaré dans son allocution qui a été télédiffusée en direct à la nation.

Le président s'est toutefois refusé à fixer un calendrier de retrait des forces américaines d'Irak, déclarant que cela risquait de faire le jeu des terroristes qui penseraient « qu'ils n'ont qu'à patienter ».

« Nous sommes en Irak pour parvenir à un résultat, à savoir un État démocratique, représentatif de tout son peuple, en paix avec ses voisins et capable de se défendre. »

M. Bush a déclaré que l'engagement de son gouvernement en faveur de la liberté dans le monde, mais particulièrement au Moyen-Orient, était « mis à l'épreuve en Irak » et que les États-Unis s'acquittaient avec honneur de cet engagement.

Le président a applaudi au courage des millions d'Irakiens qui avaient bravé de lourds dangers pour participer aux élections : « Dans n'importe quelle nation, le fait de voter est un acte de responsabilité civique ; pour des millions d'Irakiens, c'était aussi un acte de courage personnel, et ils méritent le respect de nous tous. » Il a rendu un hommage particulier à la militante irakienne en faveur des droits de l'homme, Safia Taleb al-Suhail, qui assistait au discours en tant qu'invitée spéciale de Mme Laura Bush, l'épouse du président.

Au sujet du processus de paix au Proche-Orient, M. Bush a déclaré que l'objectif souhaité, qui était de favoriser la coexistence pacifique de deux États, Israël et la Palestine, était « à portée de main » et que les États-Unis allaient aider les deux parties à l'atteindre. Il a indiqué qu'il demanderait au Congrès 350 millions de dollars au titre de l'aide aux réformes politique, économique et sécuritaire des Palestiniens.

Le président a également affirmé qu'il chercherait, au cours de son second mandat, à bâtir des coalitions destinées à « vaincre les dangers de notre époque ». Il a demandé à la Syrie de cesser de soutenir le terrorisme et à « ouvrir la porte à la liberté ».

Quant à l'Iran, M. Bush l'a appelé « le principal État dans le monde à soutenir le terrorisme ». Il a indiqué que son gouvernement travaillait, avec ses alliés européens, à obtenir que l'Iran renonce à son programme d'armement nucléaire et à son appui au terrorisme.

La première moitié du discours a porté surtout sur les questions intérieures, en particulier la réforme du plan national de retraite qui, selon le président, « court à la faillite » à partir de 2042 si rien n'est fait pour y remédier. M. Bush a invité le Congrès à sauver et à renforcer le plan de retraite en en examinant honnêtement toutes les options. « Je travaillerai avec les membres du Congrès en vue de dégager la combinaison la plus efficace de réformes. »

L'objectif étant « une plus grande sécurité lors de la retraite », le président a proposé la création de comptes de retraites personnels, qui permettraient à leurs titulaires d'investir une partie de leurs cotisations afin de faire fructifier cet argent « à un taux supérieur à tout ce que le système actuel permet d'obtenir ».

M. Bush a par ailleurs préconisé une réforme de l'immigration qui permettrait à des travailleurs étrangers de « remplir des emplois que les Américains ne prennent pas » et qui assurerait un meilleur contrôle aux frontières.

On trouvera ci-après le texte intégral du discours du président Bush sur l'état de l'Union. (Début du texte)

Discours du président Bush sur l'état de l'Union prononcé devant le Congrès en séance plénière le 2 février 2005. Source: La Maison-Blanche, Bureau du secrétaire de presse, Washington D.C.

Monsieur le Président de la Chambre des représentants, Monsieur le Vice-président Cheney, distingués membres du Congrès, chers concitoyens :

Au moment où un nouveau Congrès se réunit, nous tous qui appartenons aux composantes élues du gouvernement bénéficions d'un grand privilège : nous devons notre charge aux voix du peuple que nous servons. Et ce soir, c'est un privilège que nous partageons avec les nouveaux dirigeants élus de l'Afghanistan, des Territoires palestiniens, de l'Ukraine et d'un Irak libre et souverain.

Il y a deux semaines, je me tenais sur les marches du Capitole et renouvelais l'engagement que j'avais pris envers notre nation de promouvoir l'idéal de liberté pour tous. Je vais exposer ce soir les grandes orientations qui nous rapprocheront de cet idéal, chez nous et à travers le monde.

Ce soir, grâce à une économie saine et en expansion, au nombre croissant d'Américains qui retrouvent un emploi, au rôle de force active du bien que joue notre pays dans le monde, notre union est confiante et forte.

Notre génération a le bonheur de connaître l'accroissement des possibilités, les progrès de la médecine, la sécurité due aux sacrifices de nos parents. Maintenant, tandis que nous voyons le miroir refléter un peu de gris - ou beaucoup de gris - et que nous voyons nos enfants entrer dans l'âge adulte, nous nous posons la question suivante : Que sera l'état de leur union ? Mesdames et Messieurs les membres du Congrès, ce sont les choix que nous ferons ensemble qui fourniront la réponse à cette question. En abordant un problème après l'autre, au cours des prochains mois, faisons ce qu'a toujours fait notre peuple : bâtissons un monde meilleur pour nos enfants et nos petits-enfants.

Nous devons avant tout bien gérer notre économie et revigorer les grandes institutions sur lesquelles comptent des millions de nos concitoyens. La croissance de l'économie américaine dépasse celle de tous les autres grands pays industrialisés. Au cours des quatre années écoulées, nous avons fait bénéficier tous nos contribuables d'un allégement fiscal, sommes venus à bout d'une récession, avons ouvert de nouveaux marchés à l'étranger, poursuivi en justice les sociétés coupables de malversations, porté à son plus haut niveau de l'histoire le nombre de personnes qui possèdent leur logement et, rien que dans l'année passée, avons créé 2,3 millions d'emplois. Quand il a fallu passer à l'action, le Congrès a agi - et la nation lui en est reconnaissante.

Nous devons maintenant ajouter à ces réalisations. En rendant notre économie plus souple, plus inventive, plus dynamique, nous conserverons aux États-Unis leur rôle de premier plan dans l'économie mondiale.

La prospérité des États-Unis exige que l'on freine le penchant du gouvernement fédéral pour les dépenses. Je me réjouis de l'enthousiasme des deux partis pour la discipline fiscale. Je vais soumettre au Congrès un budget qui maintient au-dessous de l'inflation l'accroissement des dépenses discrétionnaires, rend permanent l'allégement fiscal et tient son cap pour réduire le déficit de moitié d'ici 2009. Mon budget réduit considérablement ou élimine plus de 150 programmes gouvernementaux inefficaces, qui font double emploi ou qui ne répondent pas à des objectifs prioritaires. Le principe est évident : l'argent du contribuable doit être dépensé judicieusement, ou il ne doit pas être dépensé du tout.

Pour rendre notre économie plus forte et plus dynamique, nous devons préparer une nouvelle génération à occuper les emplois du XXIe siècle. Dans le cadre de la loi sur l'enseignement « No Child Left Behind », les critères sont élevés, les résultats des tests améliorés et nous comblons l'écart de niveau des élèves appartenant à une minorité. Nous devons maintenant exiger de meilleurs résultats de nos écoles secondaires pour que tous les diplômes qu'elles décernent soient la clé de la réussite. Nous aiderons 200.000 travailleurs supplémentaires à acquérir la formation qui leur permettra d'accéder à un meilleur emploi en réformant notre système de formation professionnelle et en renforçant nos centres universitaires de premier cycle ( « community colleges »). Et nous faciliterons l'accès des Américains à l'université en augmentant le montant des Bourses Pell.

Pour rendre leur économie plus forte et plus dynamique, les États-Unis doivent récompenser et non punir les efforts et les rêves des chefs d'entreprise. La petite entreprise est la voie du progrès, en particulier pour les femmes et les minorités, si bien que nous devons affranchir les petites entreprises d'une réglementation inutile et mettre les créateurs d'emplois honnêtes à l'abri de procès futiles. La justice est faussée et notre économie freinée par les procès collectifs irréfléchis et les demandes injustifiées d'indemnisation concernant l'amiante - et j'exhorte le Congrès à adopter cette année une réforme de la législation dans ces domaines.

Pour que notre économie soit plus forte et plus dynamique, nous devons rendre les soins médicaux plus abordables et accroître l'accès des familles à une meilleure couverture médicale et à un droit de regard plus grand sur leurs décisions en matière de santé. Je demande au Congrès d'approuver un programme général de soins de santé prévoyant des crédits d'impôt pour aider les travailleurs à faible revenu à contracter une assurance, un dispensaire dans chaque circonscription, une amélioration des techniques informatiques pour prévenir les erreurs médicales et les coûts inutiles dans ce domaine, des plans d'assurance maladie de groupe pour les petites entreprises et leurs employés, une expansion des comptes d'épargne pour frais médicaux et une réforme des responsabilités des médecins qui réduira le coût des soins de santé et garantira aux patients les praticiens et les soins dont ils ont besoin.

Pour assurer la croissance de notre économie, nous avons également besoin d'approvisionnements fiables en énergies abordables, respectueuses de l'environnement. Il y a quatre ans, j'ai soumis une stratégie énergétique générale qui encourage la conservation, les énergies de substitution, la modernisation du réseau électrique national et l'augmentation de notre production intérieure - y compris une énergie nucléaire propre et sans danger. Mon budget prévoit également un financement important pour la technologie de pointe - les automobiles fonctionnant à l'hydrogène, le charbon propre et les sources renouvelables telles que l'éthanol. Quatre années de débats suffisent. J'exhorte le Congrès à adopter une législation qui accroîtra la sécurité des États-Unis et diminuera leur dépendance vis-à-vis de l'énergie étrangère.

Toutes ces propositions sont indispensables à l'expansion de notre économie et à la création d'emplois, mais elles ne sont que la première phase des tâches qui nous incombent. Pour mettre en place la prospérité des générations futures, nous devons moderniser des institutions qui avaient été créées pour répondre aux besoins d'une autre époque. Une année après l'autre, les contribuables sont accablés d'un code fiscal archaïque et incohérent. J'ai chargé un groupe bipartite d'étudier le code fiscal de fond en comble. Et lorsqu'il fera part de ses recommandations, vous et moi travaillerons ensemble pour doter le pays d'un code fiscal qui favorisera la croissance, un code facile à comprendre et équitable pour tous.

Le régime d'immigration des États-Unis est aussi dépassé - il ne convient plus aux besoins de notre économie et aux valeurs de notre pays. Nous ne devrions pas nous satisfaire de lois qui punissent des travailleurs assidus, désireux seulement de subvenir aux besoins de leur famille, qui privent les entreprises de travailleurs bien disposés et qui invitent le chaos à notre frontière. Le moment est venu d'adopter en matière d'immigration une politique qui permette aux travailleurs étrangers venus à titre temporaire de remplir des emplois que les Américains ne prennent pas, qui rejette toute amnistie, qui nous informe de ceux qui arrivent dans notre pays et de ceux qui en sortent et qui ferme la frontière aux trafiquants de stupéfiants et aux terroristes.

L'une des institutions les plus importantes de l'Amérique - symbole de confiance entre générations - a également besoin d'une réforme judicieuse et efficace. La sécurité sociale (plan national de retraite) a été une grande victoire morale du XXe siècle et nous devons en respecter les nobles objectifs dans ce nouveau siècle. Cependant, dans son état actuel, le système est sur la voie de la faillite. Nous devons donc unir nos efforts pour renforcer et sauvegarder la sécurité sociale.

Aujourd'hui, plus de 45 millions d'Américains touchent des pensions de la sécurité sociale et des millions d'autres se rapprochent de l'âge de la retraite - pour eux, le système est solide et dispose de bonnes bases financières. J'ai un message à faire passer à tous les Américains de 55 ans ou plus : ne laissez personne vous induire en erreur ; pour vous, le système de sécurité sociale ne changera en aucune manière. Pour les travailleurs plus jeunes, le système de sécurité sociale a de graves problèmes qui ne feront qu'empirer avec le temps. La sécurité sociale a été créée il y a des dizaines d'années, dans une époque très différente. À cette époque-là, les gens ne vivaient pas aussi longtemps. Les pensions étaient beaucoup moins élevées qu'à l'heure actuelle. Et, il y a un demi-siècle, pour chaque personne touchant une pension, on comptait environ 16 actifs cotisant au système.

Notre société a connu des changements que les fondateurs de la sécurité sociale n'auraient pu imaginer. Dans le monde actuel, les gens vivent plus longtemps et, par conséquent, touchent des pensions plus longtemps. Et ces pensions vont augmenter considérablement dans les décennies à venir. Et au lieu d'avoir 16 actifs pour chaque retraité, on ne compte aujourd'hui environ que trois actifs. Et dans les décennies à venir, ce chiffre passera à seulement deux actifs pour chaque retraité. Chaque année, les actifs sont de moins en nombreux à financer les pensions de plus en plus élevées de retraités de plus en plus nombreux.

Voici donc le résultat : dans 13 ans, en 2018, le système de sécurité sociale déboursera plus d'argent qu'il n'en percevra. Et chaque année supplémentaire amènera un nouveau déficit, plus grand que l'année précédente. Par exemple, en 2027, le gouvernement devra d'une façon ou d'une autre débourser 200 milliards de dollars supplémentaires pour maintenir le système à flot - et, en 2033, le déficit annuel dépassera les 300 milliards de dollars. En 2042, l'intégralité du système sera épuisée et en faillite. Si des mesures ne sont pas prises pour éviter cette situation, les seules solutions consisteront à augmenter considérablement les cotisations, à recourir à de nouveaux emprunts massifs ou à effectuer des réductions soudaines et draconiennes des prestations de sécurité sociale ou d'autres programmes gouvernementaux.

Je concède que 2018 et 2042 peuvent paraître bien loin. Mais ces dates ne sont en fait pas si lointaines, comme tout parent vous le dira. Si vous avez un enfant de cinq ans, vous vous demandez déjà comment vous paierez ses frais de scolarité dans 13 ans. Si vous avez des enfants âgés de 20 à 30 ans, comme certains d'entre nous, l'idée que la sécurité sociale s'effondre avant leur départ en retraite n'est pas une mince affaire. Et ce ne devrait pas être une mince affaire pour le Congrès des États-Unis. Vous et moi partageons une même responsabilité. Nous devons adopter des réformes qui permettent de résoudre une bonne fois pour toutes les problèmes financiers de la sécurité sociale.

Pour remédier définitivement aux problèmes de la sécurité sociale, il faudra examiner sans restriction et sans préjugé les possibilités qui existent. Certains ont proposé de restreindre les pensions versées aux retraités fortunés. Tim Penny, ancien membre du Congrès, a évoqué la possibilité d'indexer les pensions sur les prix au lieu des salaires. Pendant les années 1990, mon prédécesseur, le président Clinton, a envisagé de reculer l'âge de la retraite. L'ancien sénateur John Breaux a suggéré de dissuader les travailleurs de percevoir leur pension plus tôt que prévu. Le regretté sénateur Patrick Moynihan a recommandé de modifier le barème de calcul des pensions. Toutes ces idées sont à examiner.

Je sais qu'aucune de ces réformes ne sera facile. Mais nous devons aller de l'avant, courageusement et honnêtement, car la sécurité de la retraite de nos enfants est plus importante que la politique politicienne. Je coopérerai avec les membres du Congrès pour trouver l'ensemble de réformes le plus adapté. J'écouterai tous ceux qui ont de bonnes idées à proposer. Nous devons, cependant, respecter certains principes de base. Nous devons faire en sorte que la sécurité sociale soit définitivement viable et ne pas remettre cette tâche à plus tard. Nous ne pouvons compromettre notre santé économique en accroissant les prélèvements sur les salaires. Nous devons faire en sorte que les Américains disposant de faibles revenus bénéficient de l'aide dont ils ont besoin pour vivre leur retraite dans la dignité et la tranquillité d'esprit. Nous devons garantir qu'il n'y aura aucun changement pour les personnes aujourd'hui retraitées ou proches de l'âge de la retraite. Et nous devons faire en sorte que toute modification apportée au système soit progressive, de façon à ce que les travailleurs plus jeunes aient des années pour se préparer et planifier leur avenir.

En réformant la sécurité sociale, il nous incombe également de faire en sorte que le système soit plus avantageux pour les travailleurs les plus jeunes. Et le meilleur moyen d'atteindre cet objectif est de recourir aux comptes personnels volontaires d'épargne retraite. En voici le principe. Aujourd'hui, un certain pourcentage de l'argent que vous gagnez est déduit de votre salaire pour financer les pensions de sécurité sociale des futurs retraités. Si vous faites partie des plus jeunes travailleurs, je pense que vous devriez avoir la possibilité de mettre de côté une partie de cet argent sur votre propre compte d'épargne retraite, de façon à vous constituer de solides réserves pour votre avenir.

Voici pourquoi ces comptes personnels sont plus avantageux : avec le temps, votre argent croîtra à un rendement plus élevé que tout ce que le système actuel peut fournir - et votre compte vous donnera à l'âge de la retraite des sommes bien supérieures au chèque que vous recevrez de la sécurité sociale. En outre, vous pourrez, si vous le souhaitez, transmettre à vos enfants ou à vos petits-enfants l'argent accumulé sur votre compte personnel. Et, ce qui est encore mieux, l'argent placé sur ce compte vous appartient et le gouvernement ne pourra jamais le prendre.

L'objectif ici est de bénéficier d'une plus grande sécurité à l'âge de la retraite ; nous fixerons donc des règles de prudence pour ces comptes personnels. Nous veillerons à ce que l'argent ne puisse être investi que dans un portefeuille défensif d'obligations et d'actions. Nous veillerons à ce que vos bénéfices ne soient pas anéantis par des frais insidieux des sociétés de Wall Street. Nous veillerons à ce qu'il existe de bonnes possibilités de protéger vos investissements de fluctuations soudaines du marché à la veille de votre retraite. Nous veillerons à ce qu'un compte personnel ne puisse pas être vidé d'un coup, mais fasse l'objet de retraits réguliers, s'ajoutant aux pensions ordinaires de la sécurité sociale. Et nous veillerons à ce que ce plan tienne compte d'impératifs fiscaux, en instituant progressivement ces comptes d'épargne retraite personnels, et en augmentant graduellement les plafonds annuels de cotisations, de façon à permettre à terme à tous les travailleurs de mettre de côté sur leur compte quatre points de pourcentage des cotisations déduites de leur salaire.

Les comptes de retraite personnels sont connus du personnel de la fonction publique, car vous avez déjà quelque chose de similaire, le Thrift Savings Plan, qui permet aux fonctionnaires de verser une partie de leur salaire dans l'un de cinq fonds d'investissement diversifiés. Il est temps de faire bénéficier les jeunes Américains de cette même sécurité et de ce même choix et de cette même autonomie.

La deuxième grande responsabilité que nous avons envers nos enfants et petits-enfants consiste à honorer et à transmettre les valeurs qui soutiennent une société libre. Parmi les gens de ma génération, beaucoup ont renoué avec la famille et la foi, après un long voyage, et sont déterminés à inculquer à leurs enfants le sens des responsabilités et le respect de la moralité. Ce n'est pas le gouvernement qui est la source de ces valeurs, mais le gouvernement ne doit jamais les saper.

Le mariage étant une institution sacrée et le fondement de la société, il n'appartient pas à des juges militants de le définir. Pour le bien des familles, des enfants et de la société, je soutiens le principe d'un amendement à la constitution visant à protéger l'institution du mariage.

Parce que la grandeur d'une société se mesure à l'aune de ses égards envers les faibles et les vulnérables, nous devons nous efforcer de promouvoir une culture du respect de la vie. La recherche médicale peut appuyer cet objectif en facilitant la mise au point de traitements et de remèdes capables de sauver des vies et de surmonter les handicaps - et je remercie le Congrès d'avoir doublé le financement de l'Institut national de la santé. Pour promouvoir une culture du respect de la vie, nous devons nous assurer que les progrès scientifiques restent toujours subordonnés à la dignité de l'être humain, et non qu'ils tirent avantagent de certaines vies au profit d'autres. Nous devrions tous pouvoir nous mettre d'accord sur certaines normes claires. Je vais œuvrer avec le Congrès en vue de garantir qu'il ne sera créé d'embryons humains ni à titre expérimental ni en vue de la fabrication de cellules ou d'organes de rechange et que la vie d'un être humain ne sera jamais ni achetée ni vendue comme s'il s'agissait d'une vulgaire marchandise. L'Amérique restera à l'échelle mondiale le fer de lance d'une recherche médicale ambitieuse, dynamique et toujours éthique.

Comme les tribunaux doivent toujours rendre la justice dans un souci d'impartialité, il incombe aux juges d'interpréter fidèlement la loi, et non de légiférer sur le siège. En tant que président, je suis astreint par la Constitution à nommer des hommes et des femmes qui comprennent le rôle des tribunaux dans notre démocratie et qui possèdent les hautes qualifications requises. C'est ce que j'ai fait. La Constitution confère aussi une responsabilité au sénat : celle de soumettre à un vote toute nomination qui lui est proposée en ce sens.

Comme l'une des valeurs les plus profondes de notre pays est la compassion, nous ne devons jamais tourner le dos à un compatriote pour qui les possibilités de l'Amérique semblent hors d'atteinte. Notre gouvernement continuera d'appuyer les groupes à vocation confessionnelle ou civique qui font luire l'espoir dans les environnements difficiles. Il importe maintenant de nous concentrer sur les jeunes, en particulier sur les jeunes gens en milieu urbain, pour leur proposer des options autres que l'apathie, les gangs ou la prison. Ce soir, je propose une initiative sur trois ans qui a pour but d'aider le monde associatif à mettre les jeunes hors de la portée des gangs et à leur faire découvrir un idéal de virilité qui respecte la femme et rejette la violence. La campagne contre le milieu des gangs s'inscrira dans une action plus générale en faveur des jeunes à risque, laquelle fera intervenir parents et pasteurs, entraîneurs et animateurs, dans le cadre de toute une gamme de programmes, par exemple dans le domaine de l'alphabétisation et des sports. Je suis fier de confier la responsabilité de cette action nationale à mon épouse, Laura Bush.

Au vu des souffrances et de la peur que le VIH et le sida infligent à un si grand nombre de personnes, je vous demande de proroger la loi Ryan White de façon à encourager la prévention ainsi qu'à assurer l'octroi de soins aux victimes de cette maladie et leur prise en charge. Et tandis que nous mettons à jour cette loi, nous devons concentrer nos efforts sur nos compatriotes parmi lesquels l'incidence de la contamination est la plus élevée, à savoir les Afro-Américains des deux sexes.

Comme le principe de la justice égalitaire forme l'un des piliers de notre unité nationale, nous devons nous assurer que les Américains de toutes races et de tous milieux ont confiance dans notre système judiciaire. En Amérique, nous devons être doublement sûrs de ne pas tenir les individus responsables de crimes qu'ils n'ont pas commis ; dès lors, nous allons considérablement élargir le recours aux analyses de l'ADN en vue de prévenir les condamnations injustifiées. Sous peu, je soumettrai au Congrès une proposition visant à financer une formation spéciale destinée aux avocats de la défense dans les affaires relevant de la peine capitale parce que quiconque se bat pour sa vie doit avoir un avocat compétent à ses côtés.

Notre troisième responsabilité vis-à-vis des générations futures, c'est de laisser derrière nous une Amérique à l'abri du danger et protégée par la paix. Nous allons léguer à nos enfants toutes les libertés dont nous jouissons, à commencer par la principale, à savoir une vie exempte de crainte.

Au cours des trois années et demie qui se sont écoulées depuis le 11 septembre 2001, nous avons pris des mesures sans précédent pour protéger nos compatriotes. Nous avons créé un nouveau ministère qui a pour tâche de défendre notre territoire, axé la mission du FBI sur la prévention du terrorisme, entrepris de réformer nos services de renseignements, démantelé des cellules terroristes à travers le pays, élargi nos travaux de recherche sur les mécanismes de défense contre les attaques biologiques et chimiques, rehaussé la sécurité aux frontières et formé plus d'un demi million de premiers intervenants. Les policiers et les pompiers, les policiers armés à bord d'avions, les chercheurs et tant d'autres encore travaillent jour après jour à rendre notre territoire plus sûr, et nous leur adressons à tous nos remerciements.

De concert avec ses alliés et amis, notre pays fait aussi face à l'ennemi à l'étranger, en prenant des mesures qui sont résolues, couronnées de succès et ininterrompues. Le réseau terroriste Al Qaïda qui a attaqué notre pays a encore des chefs, mais un grand nombre de ses hauts commandants ont été éliminés. Il y a encore des États qui apportent un soutien aux terroristes et qui leur offrent un refuge, mais leur nombre a diminué. Il y a encore des pays qui cherchent à obtenir des armes de destruction massive, mais ils ne le font plus sans attirer notre attention et sans en subir les conséquences. Notre pays est encore la cible de terroristes qui veulent tuer de nombreuses personnes et nous intimider tous, mais nous poursuivrons notre offensive contre eux jusqu'à la victoire.

Poursuivre nos ennemis constitue une obligation essentielle de la lutte contre le terrorisme, et je remercie le Congrès d'avoir fourni à nos soldats hommes et femmes les ressources dont ils ont besoin. En cette période de guerre, nous devons continuer d'apporter un soutien aux membres de nos forces armées et de leur donner les instruments de la victoire.

D'autres pays du monde entier se tiennent à nos côtés. En Afghanistan, une force internationale contribue à assurer la sécurité. En Irak, 28 pays ont envoyé des contingents, l'Organisation des Nations unies et l'Union européenne ont fourni une assistance technique pour l'organisation des élections et l'OTAN joue un rôle primordial dans la mission destinée à former des officiers irakiens. Nous coopérons avec 60 États dans le cadre de l'Initiative de sécurité en matière de prolifération de manière à découvrir et à empêcher le transfert de matières dangereuses. Nous collaborons étroitement avec des États d'Asie en vue de convaincre la Corée du Nord de renoncer à ses ambitions nucléaires. Le Pakistan, l'Arabie saoudite et 9 autres pays ont capturé des terroristes membres d'Al-Qaïda. Au cours des quatre prochaines années, mon gouvernement continuera de former des coalitions qui vaincront les dangers de notre époque.

À long terme, la paix que nous recherchons ne sera établie qu'en mettant fin aux conditions qui favorisent l'extrémisme et les idéologies meurtrières. Si des régions entières du monde restent la proie du désespoir et voient la haine se répandre, elles deviendront un terrain propice au recrutement de terroristes, et le terrorisme régnera aux États-Unis et dans d'autres pays libres pendant des dizaines d'années. La seule force assez puissante pour stopper la montée de la tyrannie et de la terreur et remplacer la haine par l'espoir est le désir de liberté de l'homme. Nos ennemis le savent, et c'est pourquoi le terroriste Zarkaoui a récemment déclaré la guerre à ce qu'il a appelé « le principe diabolique » de la démocratie. Nous avons déclaré nos propres intentions : l'Amérique se tiendra aux côtés des alliés de la liberté afin de soutenir les mouvements démocratiques au Moyen-Orient et au-delà, avec l'objectif ultime de mettre fin à la tyrannie dans notre monde.

Les États-Unis n'ont ni le droit, ni le désir, ni l'intention d'imposer leur forme de gouvernement à quiconque. C'est l'une des principales différences entre nous et nos ennemis. Ils cherchent à imposer et à étendre l'empire de l'oppression, dans lequel un groupe minuscule de dirigeants brutaux autoproclamés contrôle chaque facette de la vie. Notre but est de construire et préserver une communauté de nations libres et indépendantes, dotées de gouvernements responsables devant leurs citoyens et représentatifs de leur culture. Et parce que les démocraties respectent leurs propres peuples et leurs voisins, le progrès de la liberté conduira à la paix.

Ce progrès connaît en ce moment un grand élan, confirmé par les femmes qui ont voté en Afghanistan, les Palestiniens qui ont choisi un nouveau gouvernement et les Ukrainiens qui ont affirmé leur droit démocratique d'élire un président. Nous sommes les témoins d'événements marquants de l'histoire de la liberté. Et dans les années à venir, nous ajouterons de nouveaux épisodes à cette histoire.

Le début de la réforme et de la démocratie dans les territoires palestiniens montre le pouvoir de la liberté de briser les anciennes habitudes de violence et d'échec. Demain matin, la secrétaire d'État Rice entamera une tournée qui l'emmènera jusqu'en Israël et en Cisjordanie aux fins d'entretiens avec le Premier ministre Sharon et le président Abbas. Elle discutera avec eux de la façon dont nous et nos amis pouvons aider le peuple palestinien à mettre fin au terrorisme et à créer les institutions d'un État pacifique, indépendant et démocratique. Afin de promouvoir cette démocratie, je vais demander au Congrès 350 millions de dollars pour soutenir les réformes palestiniennes dans les domaines de la politique, de l'économie et de la sécurité. L'objectif de deux États démocratiques, Israël et la Palestine, vivant côte à côte en paix est à portée de la main, et l'Amérique les aidera à l'atteindre.

Afin de promouvoir la paix et la stabilité dans le grand Moyen-Orient, les États-Unis coopéreront avec leurs amis dans la région afin de lutter contre la menace commune qu'est le terrorisme, tout en encourageant un renforcement de la liberté. Des réformes prometteuses sont déjà en train de prendre racine dans un rayon allant du Maroc à la Jordanie, en passant par le Bahreïn. Le gouvernement d'Arabie saoudite peut prouver son ascendant dans la région en accordant à son peuple un rôle accru lorsqu'il s'agit de déterminer son avenir. Et la grande et fière nation égyptienne, qui a montré le chemin conduisant à la paix au Moyen-Orient, peut maintenant montrer le chemin qui conduira à la démocratie au Moyen-Orient.

Afin de promouvoir la paix dans le Grand Moyen-Orient, nous devons affronter des régimes qui continuent d'abriter des terroristes et cherchent à se doter d'armes de destruction massive. La Syrie permet encore que son territoire, ainsi que certaines parties du Liban, soient utilisés par des terroristes qui cherchent à détruire toute chance de paix dans la région. Vous avez adopté et nous appliquons la Loi sur la responsabilisation de la Syrie : nous attendons du gouvernement syrien qu'il cesse tout appui au terrorisme et ouvre la porte à la liberté. Aujourd'hui, l'Iran reste le principal État dans le monde à soutenir le terrorisme et cherche à acquérir l'arme nucléaire tout en privant son peuple de la liberté qu'il recherche et qu'il mérite. Nous nous associons à nos alliés européens pour signifier clairement au régime iranien qu'il doit renoncer à son programme d'enrichissement de l'uranium et à tout retraitement de plutonium, et mettre fin au soutien qu'il apporte au terrorisme. Au peuple irakien, je dis ce soir : vous qui voulez votre propre liberté, l'Amérique se tient à vos côtés.

Notre engagement générationnel à la cause de la liberté, notamment au Moyen-Orient, est actuellement mis à l'épreuve en Irak et nous nous en acquittons. Ce pays est un front essentiel dans la guerre contre la terreur, c'est pourquoi les terroristes ont choisi d'y livrer bataille. Nos hommes et nos femmes en uniforme se battent contre les terroristes en Irak pour que nous n'ayons pas à les affronter ici sur notre territoire. Et la victoire de la liberté en Irak renforcera ce nouvel allié dans la guerre contre le terrorisme, encouragera tous les réformateurs démocratiques, de Damas à Téhéran, apportera plus d'espoir et de progrès à une région en proie aux troubles et, ainsi, dissipera une terrible menace qui pèse sur la vie de nos enfants et de nos petits-enfants.

Nous réussirons parce que le peuple irakien attache une grande importance à sa propre liberté, ainsi qu'il l'a montré au monde dimanche dernier. Aux quatre coins de l'Irak, en prenant souvent de grands risques, des millions d'Irakiens se sont rendus aux urnes et ont élu 275 hommes et femmes pour qu'ils les représentent au sein d'une nouvelle Assemblée nationale provisoire.

Une jeune femme, à Bagdad, a raconté qu'elle avait été réveillée par le son des mortiers le jour de l'élection et qu'elle s'était demandé s'il ne serait pas trop dangereux d'aller voter. Et de préciser : « En entendant ces explosions, j'ai compris que les insurgés étaient faibles, qu'ils avaient peur de la démocratie, qu'ils étaient en train de perdre (...) Je suis donc allée chercher mon mari, mes parents, et nous sommes tous allés voter ensemble. » Les Américains reconnaissent cet esprit de liberté, car ils le partagent. Dans n'importe quelle nation, le fait de voter est un acte de responsabilité civique ; pour des millions d'Irakiens, c'était aussi un acte de courage personnel, et ils méritent le respect de nous tous.

L'un des grands défenseurs de la démocratie et des droits de l'homme en Irak est Safia Taleb al-Suhail. De son pays, elle dit : « Nous avons été occupés pendant 35 ans par Saddam Hussein. C'était cela la vraie occupation (...) Je remercie le peuple américain qui en paye le prix (...) mais surtout les soldats. » Il y a onze ans, le père de Safia a été assassiné par les services de renseignement de Saddam Hussein. Il y a trois jours, à Bagdad, Safia a finalement pu voter pour les dirigeants de son pays, et nous sommes honorés de sa présence parmi nous ce soir.

Les terroristes et les insurgés sont violemment opposés à la démocratie, et continueront à l'attaquer. Pourtant, le mythe le plus puissant des terroristes est en train de se désintégrer. Le monde entier voit que les chauffeurs des voitures piégées et les assassins ne font pas que combattre les forces de la coalition : ils essaient de détruire les espoirs des Irakiens, qui se sont exprimés lors d'élections libres. Et le monde entier sait maintenant qu'un petit groupe d'extrémistes ne réussira pas à écraser la volonté du peuple irakien.

Nous réussirons en Irak, parce que les Irakiens sont résolus à lutter pour leur liberté et à écrire eux-mêmes leur histoire. Ainsi que l'a déclaré le premier ministre Allaoui dans son allocution au Congrès, en septembre dernier : « Les Irakiens ordinaires sont impatients (...) de porter sur leurs épaules tout le poids de la sécurité de leur pays, aussi tôt que possible. » C'est le désir naturel d'une nation indépendante, et cela correspond également à la mission déclarée de la coalition en Irak. La nouvelle situation politique en Irak ouvre une nouvelle phase de notre tâche dans ce pays. Sur la recommandation de nos commandants sur le terrain et en consultation avec les autorités irakiennes, nous concentrerons de plus en plus nos efforts sur la formation de forces de sécurité irakiennes plus capables, encadrées par d'excellents officiers, et sur la création d'une structure de commandement efficace. À mesure que ces forces acquerront de l'autonomie et se doteront de responsabilités plus grandes en matière de sécurité, les États-Unis et leurs partenaires au sein de la coalition assumeront de plus en plus un rôle de soutien. En fin de compte, les Irakiens doivent pouvoir défendre leur pays, et nous aiderons cette nouvelle nation fière à assurer sa liberté.

Récemment, un interprète irakien demandait à un journaliste : « Dites à l'Amérique de ne pas nous abandonner. » Lui et tous les Irakiens peuvent en être certains : alors que notre stratégie militaire s'adapte aux circonstances, notre engagement demeure ferme et inchangé. Nous défendrons la liberté de nos amis irakiens, et la liberté en Irak rendra l'Amérique plus sûre pour des générations à venir. Nous n'allons pas établir de calendrier artificiel de retrait, cela enhardirait les terroristes en leur faisant croire qu'ils n'ont qu'à patienter. Nous sommes en Irak pour parvenir à un résultat, à savoir un État démocratique, représentatif de tout son peuple, en paix avec ses voisins et capable de se défendre. Lorsque ce résultat sera atteint, nos soldats, hommes et femmes, qui servent en Irak rentreront chez eux couverts de l'honneur qu'ils y auront acquis.

À l'instant même, des Américains en uniforme servent leur pays à l'étranger, prenant souvent de gros risques sur mes ordres. Nous les avons formés et nous les avons équipés ; et ils nous ont donné un exemple d'idéalisme et de caractère qui emplit de fierté tous les Américains. Les volontaires qui forment notre armée sont inlassables au combat, inébranlables dans leur loyauté, sans pareils sur le plan de l'honneur et de la probité, et de jour en jour ils font de notre pays un lieu plus sûr. Parmi nos soldats hommes et femmes, certains ont subi d'horribles blessures, et notre pays reconnaissant fera tout son possible pour les aider à s'en remettre. Nous avons dit adieu à des hommes et à des femmes de très haut mérite, qui ont péri pour que nous soyons libres et dont la mémoire sera honorée à tout jamais par notre pays.

Nous honorons ainsi la mémoire du sergent Byron Norwood, natif de Pflugerville, au Texas, un « Marine » tué pendant la bataille de Falloujah. Sa mère, Janet, m'a envoyé une lettre pour me dire à quel point Byron aimait être un « Marine » et à quel point il était fier d'être au premier plan de la lutte contre le terrorisme. Elle m'a écrit ces mots : « La dernière fois que Byron était à la maison, je lui ai dit que je voulais le protéger, comme je l'avais fait depuis sa naissance. Il m'a serrée dans ses bras et m'a dit : Tu as fait ton travail, Maman. Maintenant, c'est à mon tour de te protéger. » Mesdames et Messieurs, avec un cœur reconnaissant, nous honorons les défenseurs de la liberté et les familles de nos soldats, représentés ici ce soir par les parents du sergent Norwood, Janet et Bill Norwood.

Au cours des quatre dernières années, les Américains ont été témoins d'événements de grande ampleur. Nous avons connu des moments de chagrin, des heures d'incertitude, des journées de victoire. Tout au long de cette période, même lorsque nous étions en désaccord, nous avons vu les éléments qui nous unissent dans notre objectif. L'attaque lancée contre la liberté dans notre monde a réaffirmé notre confiance dans le pouvoir qu'a la liberté de changer le monde. Nous sommes tous embarqués dans une grande aventure, qui nous commande de faire rayonner la promesse de la liberté dans notre pays, de renouveler les valeurs qui soutiennent notre liberté et de diffuser la paix qui naît de la liberté.

Comme Franklin Roosevelt l'a un jour rappelé aux Américains, « chaque âge est soit un rêve qui meurt, soit un rêve qui se réalise ». Nous vivons dans le pays où naissent les rêves les plus ambitieux. L'abolition de l'esclavage n'était qu'un rêve... jusqu'au jour où elle est devenue réalité. La libération de l'Europe écrasée par le fascisme n'était qu'un rêve... jusqu'au jour où elle s'est réalisée. La chute de l'empire du communisme n'était qu'un rêve... jusqu'au jour où elle s'est produite. Notre génération a ses rêves à elle, et nous abordons nous aussi l'avenir avec confiance. La route de la Providence est inégale et imprévisible, mais nous savons où elle aboutit : elle aboutit à la liberté.

Je vous remercie, et que Dieu bénisse l'Amérique.

(Fin du texte)


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