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Les nouveaux défis des industries en France

Les nouveaux défis des industries en France

Discours prononcé par Bernard Carayon,  à l'occasion du colloque "Les nouveaux défis des industries en France", à la Maison de la Chimie. Paris, le mardi 15 mars 2005. Source: Secrétariat parlementaire de M. Carayon.

     Mesdames, Messieurs,

Mon collègue et ami Pierre Lasbordes nous a invité ce matin à ne pas utiliser la langue de bois. Je vais suivre sa recommandation quitte à choquer quelques uns parmi vous.

Je ne suis pas sûr de totalement répondre à la question posée : « quelle vision prospective pour la stratégie industrielle française en Europe et dans le monde ? ». Mais je vais vous dire pourquoi : c’est parce que je pense que nous sommes aujourd’hui collectivement incapables de la moindre réflexion prospective!

Pour illustrer mon propos, je voudrais revenir sur la méthode utilisée par l’initiateur de la création de l’Agence pour l’Innovation Industrielle. Ceux qui ont suivi de près la genèse de cette nouvelle agence le confirment : Jean-Louis Beffa savait, dès le début de sa mission, quelles en seraient les conclusions. Ainsi, un homme seul mais déterminé, appuyé d’un comité de qualité mais également de circonstance, encouragé et soutenu par un petit nombre de collaborateurs de cabinets et une équipe réduite de jeunes diplômés issus d’un prestataire privé conçoit, après quelques auditions ciblées et beaucoup de navigation sur Internet, ce qui peut devenir demain le fer de lance d’une politique industrielle française et européenne en matière de grands projets innovants. Le « portage politique » du projet et son annonce solennelle par le président de la République en garantit la bonne fin.

Ce n’est qu’à ce moment que le projet est connu des ministères naturellement concernés, que les discussions concernant son organisation et son articulation avec les dispositifs existants peuvent commencer !

Les amateurs auront reconnu les caractéristiques d’une « méthode commando » : le secret, la surprise et l’effet maximum : les observateurs amenés à se positionner, les adversaires potentiels – notamment administratifs ou des « Grands Corps »- contraints de négocier.

Pourquoi Jean-Louis Beffa a-t-il choisi cette méthode plutôt que celle de la concertation préalable avec l’ensemble des institutions concernées? Pourquoi cette méthode a-t-elle été efficace ? Pourquoi enfin nos « élites » ont-elles subitement changé de point de vue ? En effet lors des auditions effectuées pour le rapport que le Premier ministre m’avait confié en 2003 sur l’intelligence économique, j’avais pu constater combien l’idée de redonner à la France et de porter pour l’Europe une « politique industrielle » semblait incongrue ; aujourd’hui, cette idée est communément admise.

Je pense que quatre raisons rendent efficace le choix retenu et donnent quelques pistes de réflexion sur les conditions de renouvellement d’une approche prospective structurante.

  • La première est conjoncturelle.

Tout a été dit sur les mutations que subissent et parfois provoquent nos sociétés. Poursuite de l’essor scientifique et technique qui accentue la fracture entre pays développés et zones laissées pour compte, développement des moyens de communications qui entraînent une compression du temps et de l’espace, développement international des acteurs économiques et montée en puissance de nouveaux États à faible coût de main-d’œuvre et à fort savoir-faire technologique qui conduisent à la « guerre économique » selon l’expression employée par Bernard Esambert dès 1971. Dans le même temps de nouveaux acteurs politiques et sociaux sont apparus, organisations intergouvernementales, organisations non gouvernementales qui interviennent aussi dans l’ensemble des champs habituellement dévolus aux politiques nationales.

Cette accélération de l’évolution des sociétés a tourné la tête de certains futurologues qui nous ont alors promis l’avènement d’une société de la connaissance, sans travail, sans usine et accompagnée de la fin prospère de l’histoire. Dans cette utopie, le rôle des États, devenus inutiles grâce à l’autorégulation économique, se limite au maintien de la sécurité.

Quelques éclatements de bulles boursières plus tard, chacun sait qu’il n’en est rien. L’autorégulation de « l’économie de marché », nouveau nom du capitalisme, ne s’est pas produite, la prospérité n’est pas partagée. Bien au contraire les inégalités s’accroissent au sein des pays les plus développés, entre pays développés et pays les moins favorisés.

Parallèlement les zones de tension se sont multipliées dans le monde, de nouvelles menaces issues de la clandestinité sont apparues comme le terrorisme ou celles issues de la criminalité organisée. La tendance n’est pas à l’universalisme mais plutôt au morcellement. Le nombre d’États ou de quasi-États ne cesse de croître tandis que les communautarismes s’expriment partout et font vaciller les démocraties.

La France n’est pas à l’abri de ces mutations. En plus d’être bloquée comme le soulignait Michel Crozier il y a trente ans, notre société est aujourd’hui tétanisée. Les revendications communautaires traduisent cette inquiétude où le refuge identitaire apparaît comme une protection face aux mutations du monde et au flou – au moins apparent !- du projet républicain et collectif.

  • La deuxième raison de nos difficultés d’avoir une vision prospective concerne justement le politique

« Gouverner, disait Georges Pompidou, c’est conduire les hommes collectivement dans des voies et vers des objectifs qui ne leur sont ni naturels, ni clairement perceptibles, ni conformes à leurs aspirations immédiates [1]». Les critères de Maastricht et le bon sens ont donné un angle essentiellement budgétaire à la réflexion politique : on ne peut indéfiniment faire porter les frais de nos dépenses collectives de fonctionnement aux générations futures. Les alternances électorales, les cohabitations et le quinquennat ont poussé le politique à se concentrer sur le court terme, gage de sa survie. D’ailleurs quand ils quittent leurs fonctions, les ministres reconnaissent qu’ils ont eu une fenêtre de six mois à leur arrivée pour engager les réformes importantes. Cela ne laisse aucune chance à celui qui ne s’y est pas préparé.

A la décharge du politique, ces intuitions ne sont pas toujours prises avec le sérieux qu’elles méritent. Il y a plus de dix ans déjà le sénateur Jean Arthuis s’interrogeait quant aux conséquences de la mondialisation sur les délocalisations des entreprises françaises… Les administrations concernées ont balayé cette idée sans même l’étudier. On sait aujourd’hui qui avait raison.

  • Et c’est bien là la troisième raison de nos difficultés

les organismes publics en charge d’anticiper l’avenir sont souvent remis en cause, mais peu sollicités et peu écoutés. Les outils sur lesquels ils s’appuient sont parfois inadaptés. Ainsi, comme le soulignait Jean-Louis Levet ce matin, l’appareil statistique de l’INSEE concernant l’industrie date des années 50, a été peu réactualisé et ne permet pas une lecture « en temps réel » de l’évolution de l’industrie française pas plus qu’il ne prend pleinement en compte les nouveaux espaces industriels – les industries culturelles notamment. Une évidence de bon sens, la mise en réseau de ces organismes – parfois redondants - n’a été engagée par le Premier ministre que l’an dernier. D’une manière générale, il faut là faire face à une culture administrative rétive, pour le moins, au partage de l’information et au travail collaboratif.

  • La dernière raison nous concerne tous

L’inquiétude suscitée par les mutations scientifiques et économiques du monde ne favorise pas la prise de risque personnelle ou la remise en cause de certains avantages aujourd’hui non justifiés. Chaque Français est partagé entre sa nature de citoyen – acheter européen- et celle de consommateur –acheter meilleur marché- et parfois même entre la logique du salarié et celle de l’actionnaire. Et je ne dis rien de l’inquiétude de nos compatriotes sans emploi. Ainsi les réformes qui engagent leur avenir doivent-elles leur être expliquées dans le temps et négociées avec les partenaires sociaux dans une optique d’intérêt général.  Le temps est l’ingrédient nécessaire, ce qui nous renvoie à la tyrannie du court terme subie par le politique.

Face à ce constat, comment pouvons-nous collectivement agir ? De quoi a-t-on besoin pour être à nouveau en mesure d’avoir une vision prospective et une stratégie industrielle ? Je crois que la réponse est d’abord dans l’abandon de nos naïvetés et de nos logorrhées simplificatrices. Elle est également dans le changement de nos comportements, dans une meilleure organisation, dans la mise en place de quelques outils et dans l’implication de nouveaux acteurs.

La priorité est bien l’abandon de notre vision angélique du fonctionnement de l’économie de marché. Seuls les aveugles croient encore à la seule action de la « main invisible » d’Adam Smith pour réguler l’économie. Tous ceux qui connaissent l’entreprise et sont confrontés à la concurrence – chefs d’entreprise, cadres, employés et ouvriers- savent que la main est non seulement visible mais bien souvent armée, qu’elle édicte ses propres règles ou contourne parfois celles communément fixées.

Les critères du prix et de la qualité des produits et services ne suffisent pas à remporter les marchés les plus stratégiques. Nos partenaires économiques mobilisent toutes leurs ressources pour permettre à leurs entreprises de gagner ces marchés qui ne sont pas simplement créateurs de richesses mais également de puissance et d’influence.

Dès lors on peut se poser la question : à quoi servirait-il de construire pour la France et pour l’Europe une politique industrielle si la doctrine en vogue à la Commission est celle de la concurrence à tout prix ? A l’automne 2004, un livre vert recommandait l’ouverture des marchés publics de défense des pays membres. La concurrence et l’ouverture sont nécessaires bien sûr mais elles doivent être réciproques et ne doivent pas se faire au détriment de la sécurité et de l’intégration européenne… Cette idéologie de la concurrence ne doit pas non plus nous exposer et fausser des marchés en plein développement comme l’est par exemple celui de la sécurité dans lequel il faut également prendre en compte les intérêts européens : nous serions par exemple bien inspirés de développer la notion de « secret sécurité » comme l’a été, depuis toujours, celle de « secret défense ».

Il me semble donc impératif d’abandonner nos idéologies et de regarder l’économie telle qu’elle se pratique et non telle qu’elle s’enseigne.

Dans le même ordre d’idée, je pense plus utile de nous concentrer sur la préparation de l’avenir que sur l’analyse récurrente du passé. A titre d’exemple, le débat ne devrait plus être aujourd’hui sur la réalité ou non de l’existence des délocalisations mais bien plutôt sur les critères de localisations, la définition d’une stratégie et les initiatives à prendre en ce domaine.

Je note d’ailleurs avec satisfaction que deux rapports vont sortir bientôt sur ce thème, l’un émanant du Commissariat général du Plan et l’autre de la Commission des Finances du Sénat.

Il nous faut également abandonner l’idée selon laquelle seuls les pouvoirs publics travaillent à l’intérêt général et réunissent toutes les compétences nécessaires à sa sauvegarde. L’entreprise qui ne se limite pas à une stricte logique financière et crée des emplois, développe de nouveaux médicaments, travaille à la fabrication de nouvelles normes ou l’ONG qui lutte contre le travail des enfants, détiennent une part des savoirs nécessaires à la compréhension du monde et à la défense de nos intérêts économiques, culturels et sociaux. Nous devons donc favoriser l’échange des expériences et des connaissances entre le secteur public et le secteur privé.

Un tel comportement ne se décrète pas. Nous n’échapperons pas à une autre révolution copernicienne, celle de notre modèle éducatif. Migrer d’un modèle fondé sur la compétition à un modèle fondé sur la collaboration. A l’heure des réseaux et du travail collaboratif, il s’agit moins aujourd’hui d’être le meilleur de sa génération que de préparer la génération des meilleurs, où le travail d’équipe a autant de valeur que la performance individuelle. Bref, passer du « travail personnel encadré » aux « travail collaboratif soutenu ».

Cette inflexion de nos critères de sélection aurait également la vertu de permettre l’émergence de multiples talents, de centaines voire de milliers d’emplois et probablement de quelques entreprises de taille européenne ou mondiale. A la suite de la parution de mon rapport sur l’intelligence économique, j’ai été plusieurs fois contacté par des chefs d’entreprises lassés de ne pas trouver auprès d’organismes publics de soutien ou de banques les financements nécessaires à leur développement. Les raisons invoquées sont invariablement l’absence de diplômes reconnus, le manque de garanties financières ou d’antériorité de résultat ! A plusieurs reprises, ces créateurs m’ont indiqué avoir été contactés par des fonds étrangers leur proposant l’investissement contre le pouvoir dans l’entreprise…

Je suis également convaincu que nous devons faire évoluer notre organisation gouvernementale. Puisque tout le monde s’accorde sur la nécessité de construire une véritable politique industrielle française et européenne, je pense qu’il est temps d’affranchir à nouveau l’Industrie de la tutelle du ministère des Finances et d’unir dans une même responsabilité « Industrie, Commerce extérieur et PME-PMI ». Il me semble également souhaitable de donner un « ministère plein » à la Recherche afin que cessent les débats stériles entre priorité à la recherche fondamentale – qui ne s’exerce pas simplement dans les laboratoires publics-  ou priorité à la recherche appliquée – qui ne s’exerce pas simplement dans les entreprises. L’une n’est rien sans l’autre. L’organisation actuelle est datée et ne correspond plus aux nécessités de ce siècle.

Cette réorganisation gouvernementale permettrait la mise en place de véritables stratégies dont l’objectif ne serait pas essentiellement l’économie budgétaire et qui organiseraient et favoriseraient le travail collaboratif des Agences, organismes et autres pôles de compétitivité à vocations proches ou complémentaires.

J’ai par ailleurs proposé dans mon rapport au Premier ministre que soit créé un « Centre d’Analyse et de Prévision » interministériel. Le faible coût de mise en oeuvre et la souplesse permis par les technologies de l’information procure une solution alternative qui serait de créer un intranet gouvernemental dans lequel la production de l’ensemble des organismes publics qui font de la prospective serait mise à disposition des administrations. L’expertise serait ainsi connue, partagée et, au besoin, évaluée.

Enfin je suis convaincu que de nouveaux acteurs doivent s’engager dans le débat afin de favoriser l’émergence d’expertises réellement indépendantes. Aux États-Unis, au Japon et dans de nombreux pays d’Europe, cette expertise indépendante existe, organisée sous forme de fondations – les think-tanks- qui apportent analyses et  idées nouvelles au débat public et permettent l’existence d’un véritable « marché des idées ». La circulation des « élites » entre les responsabilités publiques et ce type d’organismes favorise l’attrait pour l’analyse stratégique, la compétence et la constitution de réseaux d’experts. Une telle expertise indépendante existe peu en France et les organismes les plus connus sont directement ou indirectement financés par les pouvoirs publics, ce qui ne favorise pas nécessairement la pensée déviante et originale ! Ainsi, parler de délocalisations il y a dix ans était tabou comme le sont encore aujourd’hui l’idée de « TVA sociale » ou la fin des ressources mondiales de pétrole.

C’est semble-t-il une particularité française que de n’être pas capable de débattre sereinement en laissant tous les points de vue s’exprimer. Médias et par voie de conséquence politiques et administrations se réfèrent ou font appel en permanence à un petit nombre d’experts – dont l’indépendance n’est pas toujours incontestable- qui ont la caractéristique essentielle d’être parisiens et de pouvoir présenter leurs idées en moins de quarante secondes !

Les entreprises françaises et européennes sont d’ailleurs convaincues de cette nécessité et grâce à la confiance de quelques unes d’entre elles [2], j’ai créé la Fondation d’entreprise Prometheus. Non partisane - j’ai demandé à Jean-Michel Boucheron, parlementaire de l’opposition, d’en assurer la vice-présidence -, Prometheus a pour mission l’analyse des enjeux liés à la mondialisation et tentera d’esquisser une vision partagée, un dessin du destin en quelque sorte, quitte à bousculer certaines idées communément partagées ou déroger à la politique de l’autruche.

En tous secteurs, la France et l’Europe ont parmi les meilleures compétences au monde – entrepreneurs, chercheurs, ingénieurs, ouvriers qualifiés et créateurs. Les mutations du monde seront favorables à la diffusion de leurs savoirs et de leurs compétences si nous savons, collectivement, les accompagner et accomplir les remises en cause nécessaires.

Voilà, me semble-t-il, les éléments à réunir pour retrouver une capacité d’anticipation et de prospective.

Bernard Carayon

 

[1] « Le Nœud Gordien », Plon, 1974.

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