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L’Europe de la Défense et la sécurité dans le monde

L’Europe de la Défense et la sécurité dans le monde

Discours de Michèle Alliot-Marie, ministre français de la Défense devant l’Egyptian Council for Foreign Affairs. Le Caire, le 30 juin 2005. Source: DICoD, Paris.

Messieurs les Ministres,
Messieurs les Ambassadeurs,
Messieurs les Officiers,
Messieurs les membres de l’Egyptian Council for Foreign Affairs,
Mesdames et Messieurs,

Je voudrais vous exprimer d’abord toute ma joie d’être ici aujourd’hui, au superbe Club diplomatique, une maison digne des grandes traditions du Caire. Vous êtes hommes politiques, diplomates, universitaires, experts militaires, hommes d’affaires distingués. Sous l’égide de l’Egyptian Council for Foreign Affairs, vous avez pour ambition commune de promouvoir une meilleure compréhension objective des affaires internationales.

C’est à ce titre que je voudrais développer avec vous ce soir le thème du rôle de l’Europe – de l’Europe de la Défense – dans la sécurité mondiale.

Bien sûr, un mois après l’échec du referendum en France sur la Constitution européenne et les évènements qui ont suivi, un certain nombre d’observateurs s’interroge sur la poursuite du processus de construction européenne : combien de temps durera la « pause de réflexion » ? Va-t-il y avoir une remise à plat d’un certain nombre de dossiers importants ? Une nouvelle orientation va-t-elle émerger de cette crise ?

Il est naturellement un peu tôt pour répondre à toutes ces questions.

L’important pour comprendre la situation est de prendre un peu de recul et d’adopter une perspective plus large : en partant de l’idée que la place de l’Europe est importante dans l’équilibre multipolaire des relations internationales.

L’Europe de la Défense y joue désormais un rôle moteur. Elle contribue de plus en plus à la stabilité dans le monde et offre de nouvelles perspectives de partenariat à ses voisins méditerranéens et africains.

Le processus de construction européenne est irréversible et il sera porté par son volet sécurité.

  • La construction européenne

La dynamique européenne a permis de reconstruire l’Europe dévastée par la guerre et d’installer définitivement la paix. Après deux conflits majeurs, la réconciliation franco-allemande a été le moteur de ce processus.

L’Europe nouvelle s’est d’abord édifiée par l’économie et elle est aujourd’hui la 1ère puissance économique mondiale.

Elle dispose désormais d’une monnaie commune qui, en moins de trois ans, est devenue la seconde monnaie d’échange international. Elle met chacun de ses pays-membres à l’abri des dévaluations et joue un rôle clé dans les échanges internationaux.

L’Union européenne s’étend aujourd’hui à quasiment tous les États du continent.

L’UE renforce progressivement son poids politique dans les affaires internationales. Son action au Proche-Orient, et dans la lutte pour enrayer les crises africaines au côté de l’UA en sont des illustrations.

Elle est en outre la première pourvoyeuse de fonds pour le développement dans le monde. Nous savons tous que ce dernier est l’une des conditions de la stabilité.

  • Les difficultés inévitables

Naturellement, dans ce processus de construction unique dans le monde, l’Europe a connu des difficultés. Qui aurait pu croire qu’un partage de souveraineté puisse se réaliser sans friction ?

Le referendum sur la Constitution est la dernière difficulté en date. Il n’entamera en rien le vaste mouvement de l’histoire qui pousse à l’unité du continent.

Il est clair en effet que, dans le monde globalisé qui est le nôtre, l’avenir de chaque Etat dépend de plus en plus de ses coopérations dans un cadre plus large.

Mais parvenir à un accord entre 25 démocraties sur de nouvelles règles du jeu, plus efficaces, pose de vrais problèmes. Nous devons donc agir avec circonspection, mais aussi avec détermination.

A chaque étape de sa construction, l’Europe est parvenue à transcender ses difficultés de croissance. Cela sera encore le cas cette fois-ci. C’est inévitable.

  • Le modèle européen

La construction européenne est, au-delà de sa finalité propre, une forme de référence pour le reste du monde. C’est l’exemple le plus achevé de collaboration entre États souverains pour parvenir à des objectifs communs.

C’est la raison pour laquelle d’autres constructions régionales comme la Ligue arabe, l’Union africaine, le Conseil de Coopération des États Arabes du Golfe, l’ASEAN ou le Mercosur, tout en gardant leur personnalité, s’inspirent de son modèle.

  • L’intérêt d’une Europe forte

De plus, en dépit de difficultés inévitables, l’Europe constitue déjà un pôle puissant dans le monde, nécessaire à l’équilibre multipolaire des relations internationales.

  • La PESD

Son développement rapide: Naturellement l’Europe ne sera pleinement cet acteur majeur dans le monde que si elle est en mesure de faire respecter ses intérêts et ses valeurs, non seulement par les mots mais aussi par des moyens militaires.

Et il est intéressant de noter que l’Europe de la Défense qui était, il y a dix ans, une utopie, a été au cours des trois dernières années, le domaine de la construction européenne qui s’est le plus développé.

Sur le plan opérationnel, l’Union européenne est intervenue militairement dans l’Ancienne république yougoslave de Macédoine, au Congo et aujourd’hui en Bosnie. Oui, dans ces pays, il y a des soldats qui défendent nos valeurs sous un drapeau européen. L’Union européenne assure aussi la formation des forces de sécurité de ces mêmes pays et va contribuer à celle de l’Irak.

Dans le domaine capacitaire, elle s’est dotée de nouveaux instruments efficaces de gestion de crise : une capacité de réaction rapide (les GT 1500 capables de déployer 1 500 hommes sur un théâtre d’opération), un centre de planification et de conduite d’opérations depuis le 1er janvier et une Force de Gendarmerie européenne.

Elle réalise d’importants programmes communs d’équipements, tels que l’avion de transport A400M, les hélicoptères Tigre et NH90 ou les missiles Scalp et Meteor. L’Europe prouve que sa technologie est au plus haut niveau.

Elle développe désormais ses capacités. Nous avons décidé il y a dix-huit mois de la création d’une Agence européenne de la Défense qui a compétence en matière d’armement et de recherche.

Son approfondissement

Lors du débat sur la Constitution européenne, personne n’a réellement contesté le volet ‘Europe de la défense’. C’est en effet un domaine qui recueille l’assentiment de l’immense majorité des opinions publiques en Europe.

Car il est clair que la PESD est la meilleure façon de renforcer la sécurité des citoyens de l’Union. C’est l’Europe de la défense qui va permettre de reprendre des initiatives et faire avancer la marche de l’Europe ou agir quand on peut faire respecter ses intérêts communs.

Le développement de la PESD va donc se poursuivre, d’autant plus que les différentes initiatives en la matière ont commencé à être mises en œuvre sans attendre l’adoption de la Constitution.

Je suis même convaincue que c’est l’Europe de la défense qui – en consacrant la capacité des Européens à assumer leurs responsabilités en matière de sécurité – fera avancer la politique étrangère commune : l’on agit d’autant mieux ensemble que l’on sait pouvoir faire respecter ses valeurs et intérêts communs.

En d’autres mots, l’Europe de la défense sera sans doute le socle à partir duquel l’Europe reprendra sa marche en avant. En outre, l’Europe de la Défense contribuera de plus en plus à la stabilité de l’ordre international, et d’abord à celle de ses voisins.

  • La stabilité mondiale

Avec la disparition du conflit Est-Ouest et l’émergence progressive de nouveaux pôles de puissance, le monde est à la recherche d’un nouvel équilibre.

Certains ont pu croire, ou croient peut-être encore, que la seule superpuissance existante pourrait réguler la situation internationale. Les développements que nous connaissons tous – et je pense naturellement à l’Irak – montrent que ce n’est pas le cas. Aucune puissance, quelle que soit l’importance de ses moyens – notamment militaires – n’est en mesure d’organiser seule le monde ou de jouer le gendarme du monde.

Le Président Bush, lors de sa venue à Bruxelles en février dernier, a reconnu publiquement que les États-Unis avaient besoin d’une « Europe forte » et d’autres partenaires naturellement.

Les Européens sont de plus en plus en première ligne pour tenter de trouver une solution à la question délicate du nucléaire iranien. L’Europe montre là sa volonté d’agir dans le monde. Il est normal qu’elle en ait la capacité.

Effectivement, le monde évolue rapidement : pensons à la montée en puissance de la Chine, de l’Inde, du Brésil… Il est clair qu’à un horizon de 20 ans, la planète connaîtra un équilibre différent.

Ces développements – comme tout changement rapide – sont porteurs de risques. Ils offrent en même temps de nombreuses opportunités.

A nous de faire en sorte que la transition se fasse pacifiquement et que le nouvel ordre soit stable et plus juste. Cela passe par une réforme réussie des Nations Unies. Cela implique aussi un rôle renforcé de l’Union européenne dans le nouvel équilibre mondial en gestation.

  • Les voisins de l’Europe

L’Europe a une relation particulière avec la Méditerranée et l’Afrique. Cela tient bien sûr à la proximité géographique, aux liens politiques, culturels et humains tissés par l’Histoire mais aussi à l’interdépendance économique forte entre ces régions.

Dans notre monde multipolaire en formation, il est dans l’intérêt de chacun de donner une nouvelle impulsion à cette relation.

  • L’Afrique

Le prochain G8 donnera la priorité à l’assistance à l’Afrique. C’est indispensable. C’est urgent. La France le demande depuis longtemps.

Il faut permettre à l’Afrique de mieux exploiter son potentiel considérable. Cela passe par une plus grande stabilité et une plus grande sécurité sur le continent. Aujourd’hui, nous voyons des tentatives centrifuges avec des lignes ethniques qui transcendent les États.

Le risque de délitement de plusieurs États africains est une menace pour tout le monde. Lorsqu’un Etat faillit et se transforme en zone de non-droit, il devient la proie des trafics en tous genres. Il devient aussi un terreau fertile pour le terrorisme. Il peut entraîner des migrations massives de populations fuyant la faim et l’insécurité.

L’Europe en subirait naturellement les effets ; mais les États africains au Nord du Sahara en seraient les premières victimes.

Il est donc de l’intérêt de tous d’aider les États africains : sur le plan économique bien sûr ; mais également sur le plan sécuritaire. Ces pays souhaitent gérer eux-mêmes leurs crises régionales. C’est légitime. Mais l’Europe doit les aider.

L’UE apporte déjà à l’UA une aide significative au Darfour. Nous sommes en train de la renforcer. Le prochain sommet du G8 donnera d’ailleurs la priorité à l’Afrique. L’Afrique n’est pas en panne. Elle a un potentiel considérable.

La France assiste les pays africains dans le développement de capacités de gestion de crise. Le processus RECAMP, par exemple, assure formation et équipement. Il doit devenir une coopération entre l’Union européenne et l’Union Africaine.

  • La Méditerranée

La Méditerranée constitue un bien commun à ses riverains. Nous faisons face aux mêmes risques sécuritaires : terrorisme, contrebandes, migrations illégales. Nous devons donc les traiter ensemble.

C’est bien sûr l’objectif du processus de Barcelone qui nous lie tous.

Cela n’est naturellement pas exclusif de coopérations régionales plus restreintes susceptibles de démarrer des opérations concrètes dans le domaine de la sécurité. C’est ainsi qu’à l’initiative de la France, nous avons engagé en Méditerranée occidentale une coopération dans le cadre ‘5 + 5’. Elle porte notamment sur le contrôle des approches aériennes et maritimes de la zone. Cette initiative a vocation à s’étendre progressivement aux autres partenaires du processus de Barcelone.

  • La coopération euro-arabe

Et il y a enfin la relation euro-arabe. Elle est essentielle pour les deux parties.

En effet, la région Afrique du Nord – Moyen Orient connaît une période délicate, faite de tensions mais aussi d’opportunités à saisir. Son potentiel est considérable et ses difficultés bien réelles.

Des forces profondes sont à l’œuvre visant à trouver la place appropriée de cette région dans le monde globalisé en gestation.

Il y a une aspiration à la modernité et un souci de préserver son identité. En d’autres termes, les peuples de cette région cherchent leur voie spécifique vers la prospérité et la stabilité. Cette quête ressemble par certains côtés aux interrogations européennes sur les modalités de leur processus d’unification.

Mais chaque partie du monde doit trouver ses propres recettes. Bien sûr, l’expérience des uns peut servir aux autres. Il existe aussi des valeurs universelles auxquelles nous croyons, en particulier les Droits de l’Homme – et de la femme naturellement – et la démocratie.

Mais nous sommes convaincus que ces valeurs auront d’autant plus de chance de s’épanouir que les peuples se les approprieront ; à leur rythme et selon leurs modalités propres.

Cela a été le cas en Europe. Ce le sera ailleurs.

L’Europe est constituée de vieilles nations dont certaines entretiennent avec le monde arabe des relations multiséculaires. Cela crée des liens ; cela donne une compréhension profonde de l’autre.

Certes notre histoire partagée a connu des moments difficiles. Mais dans la durée, elle a établi une grande complicité entre nos peuples.

L’Europe n’a pas de leçons à donner. Elle veut établir un partenariat fait de respect de l’autre et de prospérité partagée. Cela implique une coopération renforcée pour assurer la stabilité régionale, au niveau bilatéral mais aussi collectivement.

La France a des relations étroites en matière de sécurité avec de nombreux pays arabes, au Machrek comme au Maghreb. J’ai personnellement relancé notre coopération militaire avec l’Algérie, la Libye, la Mauritanie, le Yémen et établi des relations étroites avec les pays du Golfe.

Je suis venue ici pour donner une impulsion nouvelle à notre coopération avec l’Égypte, qui est un partenaire majeur pour la France. Le champ de notre coopération est très large et mes entretiens d’aujourd’hui me confortent dans le sentiment que nous partageons la même volonté de renforcer notre partenariat en matière de défense.

Il y a désormais également place pour un partenariat entre l’Union Européenne et les pays arabes dans le domaine de la sécurité: L’Europe va démarrer une formation de la police iraquienne. Elle a entamé la formation des forces de sécurité palestiniennes et elle pourra à l’avenir jouer un rôle dans le renforcement de l’armée libanaise.

Le Président Chirac a parlé récemment d’une « Europe politique, ambitieuse et solidaire ». C’est notre vision et nous sommes déterminés à la mettre en œuvre. Car nous sommes convaincus qu’une Europe forte est indispensable à l’équilibre du monde. Cette ambition se réalisera d’autant mieux qu’elle s’appuiera sur une Europe de la Défense capable de faire respecter les intérêts de l’Union européenne.

La France a joué un rôle majeur dans le développement de la PESD au cours de ces trois dernières années. Soyez assurés que l’Europe continuera à être la locomotive de l’Europe de la défense. J’y mettrai toute mon énergie.

Cette politique volontaire en matière de défense contribuera – j’en suis convaincue – à relancer la construction européenne. Car dans le monde globalisé d’aujourd’hui, nous n’avons pas d’autre choix que de mieux nous organiser pour défendre ensemble nos valeurs et nos intérêts communs. L’Europe de la défense montrera le chemin.

Elle le fera aussi en développant des relations de partenariat avec les régions qui lui sont proches. Et je pense naturellement ici à ses voisins de la Méditerranée.

Or, dans cette région, un grand pays joue un rôle charnière : l’Égypte. Acteur majeur tant au sein du monde arabe qu’en Afrique, il a beaucoup à apporter à la stabilité de cette partie du monde.

Je suis venue ici parler de coopération bilatérale et de ce que l’Europe peut apporter à l’équilibre et à la sécurité de la planète. J’ai constaté une grande convergence de nos analyses et de nos objectifs tant sur l’analyse des problèmes que sur la manière de les traiter.

C’est une très bonne base pour donner une nouvelle impulsion à notre coopération en matière de défense. Nos Présidents le souhaitent – Mettons nous au travail !

Je vous remercie.
 


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