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Kamikazes : gestion de la mort, contagion du sacrifice

Kamikazes : gestion de la mort, contagion du sacrifice

Attentats suicides et terrorisme durable :  Chaque jour, l’U.S. Army dépense plus d’un milliard (sur un budget annuel de près de 400 milliards de dollars). Chaque jour, en Irak, un djihadiste au moins se fait sauter. À long terme qui gagne : le kamikaze ou le milliard ? Analyse de François-Bernard Huyghe (*) de l’Observatoire d’infostratégie.[1] Paris, le . Source: Site de François-Bernard Huyghe.

François-Bernard Huyghe, docteur d'État en Sciences Politiques, est Chercheur en Sciences de l'Information et de la Communication. Il enseigne notamment au Celsa Paris IV ainsi qu'à l'École de guerre économique à Paris. Ses recherches actuelles portent sur les rapports entre information, conflit et technologie. Photo Edith Huyghe ©.Quatrième guerre mondiale. Faire mourir et faire croire aux Éditions du Rocher (2004).

François-Bernard Huyghe

Popularisées par le Hezbollah libanais en 1983, personnifiées par les avions du 11 Septembre, démocratisées par la résistance irakienne, les opérations suicides constituent un défi.

Défi moral, d’abord: il ne s’agit pas là d’accepter sa propre mort au combat (cela, les soldats l’ont fait pendant des siècles) mais d’en maximiser le taux de profit. Il se mesure en victimes, voire en "civils innocents". C’est une horreur à nos yeux, mais un honneur pour les terroristes, fiers d’être ainsi instrumentalisés. Au "zéro mort", idéal théorique de nos armées, ils opposent l’équation "un mort multiplié par X". C’est de l’investissement mortifère.

Car un volontaire sacrifié semble moins rare qu’un déclencheur télécommandé et plus commode. Ayman al-Zawahiri considère que « La méthode des opérations-martyrs est celle qui inflige le plus de dommage à l’adversaire et qui coûte le moins aux moudjahiddines en termes de pertes ».[2]

Ce qui nous apparaît comme la dépense suprême (donner sa vie) ne serait donc qu’une forme d’économie.

Du coup, le défi devient aussi stratégique. L’homme devenu bombe ne se contente pas de prouver qu’à rebours de nos valeurs, il « préfère la mort à la vie ». Il renverse la logique traditionnelle de la victoire qui est d’utiliser des moyens supérieurs, d’occuper des territoires et d’infliger des pertes à l’adversaire jusqu’à le persuader de sa faiblesse et pour que sa volonté cède. Le kamikaze offre sa vie pour démontrer au fort que sa force est inutile. Il pousse à son extrême la logique de la guerre asymétrique, non pas employer des moyens différents de ceux de l’autre, mais suivre des règles inverses.[3]

Le défi est également politique, ce qui, à nos yeux, pourrait le plus desservir une cause devient, aux siens, ce qui l’exalte le plus. Le "message" que produit la déflagration de chaque véhicule piégé ou de chaque ceinture d’explosif est interprété, lui aussi, de façon radicalement inverse. C’est ce que traduisent les controverses sur le vocabulaire. À l’appellation journalistique "opérations kamikazes", les islamistes préfèrent "opération-martyrs". Quant à certains Américains comme le secrétaire d’État Ari Fleischer, ils refusent même de parler d’opération suicide, puisqu’à leurs yeux, l’essentiel n’est pas que le terroriste se tue, mais qu’il tue des innocents. Ils préfèrent dire en un curieux pléonasme un « homicide bombing ».à moins que l’expression ne fasse référence à des bombardements qui, eux, seraient non homicides et éthiquement corrects.

Le défi s’adresse aussi à nos tentatives d’explication dont beaucoup se révèlent simplificatrices.

  • Les kamikazes seraient des désespérés ; ils n’ont "rien à perdre".

Pas de chance: nombre d’études, notamment celle de Scott Atran,[4] démontrent qu’il n’y a aucun profil-type du kamikaze, ni sociologique, ni psychologique: des riches, des pauvres, des femmes, des enfants, des gens apparemment heureux et d’autres visiblement paumés peuvent en venir là. Ce qui montre a contrario la niaiserie du projet de supprimer le terrorisme "sous-produit de la misère" par le développement économique.

  • Les kamikazes seraient des fanatiques.

Oui si l’on admet que le fanatique (à suivre son étymologie, de fanum le temple), celui qui verse le sang pour son temple, entendez pour son idéologie. Admettons que le fanatique soit un fou de l’Idée, prêt à détruire le monde pour le rendre parfait ou à mourir pour obéir perinde ac cadaver aux commandements de son Dieu ou de son Idéal.

Mais il faut aussitôt préciser que la Cause qui produit de si terribles effets a de multiples visages. L’attentat suicide (qui est tout sauf une nouveauté) n’est pas un monopole islamiste. Le PKK kurde, plutôt marxiste et séparatiste y recourt comme, au Sri Lanka, les Tigres Tamouls du LTTE, hindouistes et indépendantistes.

Avant que le Hezbollah (chiite) du Liban n’en donne l’exemple aux salafistes de la mouvance al Quaïda, tout comme aux séparatistes tchétchènes, à diverses factions palestiniennes, et autres, il en avait emprunté l’idée à l’Armée Rouge Japonaise. Ce groupe gauchiste et internationaliste avait commis un attentat-suicide à l’aéroport de Lod en 1972. Mais qui a commencé ? Seraient-ce les Haluzenbmädeln, du ghetto de Varsovie, juives et antifascistes: elles s’approchaient des barrages allemands pour faire sauteur leurs ceintures d’explosifs ?[5] Mourir en commettant l’attentat (ou après l’attentat) ne serait-il pas plutôt la règle que l’exception ?

  • Les kamikazes seraient des nihilistes.

En ce cas, il vaudrait démontrer la valeur explicative du même mot qui s’applique indifféremment aux révoltés athées de la Russie tsariste, au Dieu est mort de Nietzsche, et à des croyants dont le but est de rétablir le califat, d’accomplir leur devoir de djihad et d’obéir à Dieu.

  •  Sacrifice et tradition…

Pour comprendre ce qu’il peut y avoir de nouveau dans ce phénomène, aujourd’hui répandu dans plus de vingt-cinq pays, il faut voir en quoi il se rattache à un long passé, en l’occurrence de trois traditions.

  •  Tradition militaire d’abord.

Il est relativement facile de persuader de jeunes hommes de mourir jusqu’au dernier pour la gloire posthume, pour retarder l’ennemi, le braver ou en tuer le maximum. C’est ce que nous pourrions appeler "la stratégie de Samson".

Dans certains cas, l’idée d’un échange est plus explicite encore. Ainsi, lorsque les généraux romains pratiquaient le rite de la devotio, non seulement, ils acceptaient de périr, mais ils se vouaient aux puissances infernales, pourvu qu’elles garantissent la victoire aux légions. La référence qui vient le plus souvent à l’esprit est celle des pilotes japonais qui précipitaient leurs avions contre des navires américains pendant la guerre du Pacifique. On sait que kamikaze signifie "vent divin" ou "souffle des Dieux", par allusion à la tempête providentielle qui empêcha la flotte mongole d’envahir le Japon en 1281, mais on ignore généralement que l’autre nom des unités kamikazes était « unités spéciales d’attaque par le choc corporel ».

Car dans ce cas, comme dans celui des hommes-torpilles ou des unités "Selbstopfer" que préparaient les Nazis au moment de leur défaite, il s’agit bien de corps utilisés pour leur effet de choc.

Le "suicide" en question répond à un besoin rationnel : mieux diriger les forces, gagner de la distance, économiser des moyens mécaniques ou de coûteux projectiles qui se disperseraient loin de la cible. Le sacrifié est l’arme des derniers mètres.

  • Son corps le vecteur.

Le principe d’économie impose de faire porter l’explosif par l’homme au plus près de son objectif, à pied, en voiture ou en avion..

Même raisonnement chez les vietminhs qui employaient bicyclette et pousse-pousse pour faire exploser de la dynamite au plus près des soldats français, acceptant de sauter avec elle. Dans une variante, l’homme qui va mourir est utilisé pour faire dépenser des explosifs à l’adversaire. Ainsi, pendant la guerre entre l’Iran et l’Irak, les très jeunes basidje chiites iraniens se précipitaient sur les champs de mine pour ouvrir la voie aux  "vrais" soldats.

Toutes ces innovations militaires sont liées à l’évidence à l’emploi des explosifs modernes. L’anglais parle de suicide-bombing pour désigner l’action de celui qui provoque l’explosion en sachant qu’il périra à cette occasion, que la bombe soit portée par un piéton, une automobile ou un avion. Il est vrai que la langue anglaise, avec bombing ne fait pas la nuance entre la bombe lancée par un avion et la bombe portée par un homme. Or cette différence linguistico-militaire fait toute la différence juridique entre un soldat et un terroriste. Comme l’avait déclaré un chef du Hamas: « le jour où nous posséderons des bombardiers et des missiles nous songerons à changer nos méthodes de légitime défense. Mais, pour le moment, nous ne pouvons répandre le feu qu’à mains nues et nous sacrifier ».[6]

Aujourd’hui, celui qui ne dispose ni de missiles intelligents à visée high-tech, ni de bombardiers "furtifs" transporte l’explosif au plus près de son objectif. Il compense la portée et la précision par la proximité et la décision. Question de technologie.

  • Une seconde tradition glorifie le suicide comme prix d’un meurtre réussi : celle des régicides, tyrannicides et autres pratiquants de l’assassinat politique.

Les sicaires juifs prenaient leur nom de leur épée courte, bien adaptée à une attaque surprise "en civil" contre l’occupant romain ou le Pharisien collaborateur. Les hashishins du XIIIe siècle luttaient contre les Turcs ou les croisés et périssaient en accomplissant leur mission. Ces sectes ne raisonnaient pas très différemment de Jacques Clément ou Ravaillac : celui qui va tuer un roi ou un chef ennemi à l’arme blanche, entouré de ses gardes, sait qu’il finira sur l’échafaud ou abattu sur place. Il s’agit alors de sacrifier sa propre vie pour "gagner" la vie importante et nocive d’un ennemi de Dieu ou du Peuple. Logique de l’orgueil individuel ou logique sectaire, dans les deux cas, affaire d’échange. Question de prix à payer, donc encore d’économie.

  • Enfin, dans une troisième tradition, celle du terrorisme, il est bon et utile de mourir en tuant.

« Un révolutionnaire est un homme perdu » claironne Netchaiëv, dont s’inspirera Dostoïevski, dans les Possédés. En d’autres termes, celui qui lutte pour la révolution doit accepter de renoncer à tout ce qui n’est pas la révolution, à commencer par la vie. Un terroriste lucide sait que sa "durée moyenne", période où il peut agir avant d’être pris ou abattu, est relativement courte. Il peut parfois s’en consoler en se disant qu’une existence qui n’est pas consacrée à la révolte et à la lutte contre les oppresseurs équivaut déjà à la mort. Le message est : « Perdus pour perdus, nous ne faisons que nous défendre. Il ne faut pas se laisser massacrer sans rien faire, sans témoigner. ».

Cette thématique se retrouve par exemple dans les milieux proches des Black Panthers des années 60. Pour Huey Newton «…il n’y a plus qu’un seul choix: ou bien accepter le suicide réactionnaire ou bien accepter le suicide révolutionnaire. Je choisis le suicide révolutionnaire. Tout compromis serait un suicide. C’est ce que j’appellerais le suicide réactionnaire… Le suicide révolutionnaire est provoqué par le désir de changer le système ou bien de mourir en essayant de le changer. »[7]

Surtout, la mort du révolutionnaire a valeur exemplaire, quasi publicitaire: elle exaltera des camarades à suivre la même voie, elle radicalisera les rapports entre exploiteurs et exploités. Théorie qui n’est d’ailleurs peut-être pas si fausse: Vladimir Oulianov serait-il devenu Lénine si son frère n’avait été pendu pour terrorisme ? Dans la dernière scène des Justes de Camus, l’héroïne de la pièce, racontant l’exécution d’un camarade pris après son attentat résume bien cette joie contagieuse de l’échafaud commune à tant de terroristes : « il avait l’air heureux. Car ce serait trop injuste qu’ayant refusé d’être heureux dans la vie pour mieux se préparer au sacrifice, il n’ait pas reçu le bonheur en même temps que la mort. » La mort du terroriste fait partie de la scène terroriste. Et si Pascal a raison de dire que le fait qu’une cause trouve des partisans prêts à se faire trancher la gorge pour elle ne prouve rien en sa faveur, cela ne nuit pas à sa séduction mimétique bien au contraire.

Ainsi, pour le kamikaze, mourir dans l’action, c’est en démultiplier la valeur pédagogique. Question de propagation donc d’idéologie.

  • Martyre, spectacle et imitation

Que reste-t-il donc de moderne et de surprenant dans le phénomène kamikaze outre qu’il synthétise les trois idées : mort à rentabiliser, mort à échanger, mort à copier ? Sans doute le prodigieux accroissement de sa force contagieuse. Non seulement, il se trouve toujours des volontaires, mais leur taux de renouvellement ne faiblit pas. Tout se passe comme si la piétaille se mettait à appliquer le précepte aristocratique du Hagakuré, le code d’honneur des samouraïs,[8] « Entre deux solutions, mieux vaut choisir celle qui implique sa propre mort ».

Quand, dans les années 80, le Hezbollah lance la "mode" de l’attentat-suicide, elle est suivie par d’autres groupes, dont les Martyrs d’al Aqsa, proches de l’OLP et qui ne sont guère suspects de céder au «!culte de la mort!» chiite.

Quand les tigres tamouls, hommes et femmes confondus, se préparent à donner leur vie, ils  montrent en riant aux journalistes, les capsules de cyanure qu’ils portent sur eux. Quand les 19 du 11 Septembre font écraser des avions au cœur du sanctuaire américain, ils suscitent des émules à la périphérie de notre monde.

Quand les Palestiniens se font sauter dans les bus, les enfants de la bande de Gaza collectionnent leurs portraits en vignettes et jouent à une variante du Pokemon pour islamikazes.

Quand les djihadistes irakiens se préparent à devenir  des "martyres", ils dictent des cassettes-testaments. Elles sont montées comme de mauvaises bandes-annonces (Kalachnikov cartouchières croisées, et décor fait de banderoles aux inscriptions grandiloquentes). Puis, ils se font filmer embrassant les camarades, avant de partir à la mort. Le tout finira sur DVD. Des anthologies numériques des meilleurs martyres sont vendues sur le marché de Bagdad ou distribués comme produit d’appel à la presse étrangère.[9]

  • Si l’idée de l’attentat-suicide est ancienne, sa forme actuelle repose sur la conjonction des armes  modernes et des médias modernes.

De plus, le suicide-exemple et le suicide-spectacle renvoient, au moins dans le monde islamique, au suicide autorisé. Ou plus exactement au déni de son caractère suicidaire (le suicide est prohibé par l’islam, comme le meurtre de victimes innocentes). Il a donc fallu des constructions théologiques perverses (et d’ailleurs scandaleuses aux yeux des vrais oulémas) pour persuader les volontaires:

- Qu’ils sont en situation de djihad défensif
- Que les victimes sont tout sauf innocentes (elles sont "objectivement" complices du sionisme ou de l’impérialisme)
- Que leur sacrifice plaît à Dieu et porte sa récompense en lui-même
- Que le terrorisme ne fait qu’appliquer la loi du talion en compensation des morts de musulmans
- Que l’action de la bombe humaine est donc licite en tout point
- Que l’auteur d’un attentat qui périt ainsi meurt en situation de Shahuda, de martyre. Le martyre, loin d’avoir commis un péché, sera récompensé de ce témoignage de foi: il ira directement au Paradis d’Allah.[10]

On le voit, le terroriste est un homme pressé à double titre: il compte sur la violence pour accélérer l’histoire ou amener le règne de Dieu, mais il compte aussi sur son sacrifie pour assurer son salut au plus vite et sans avoir à attendre le jugement dernier.

  • La mort exaltée du kamikaze est une mort efficace.

Efficace, elle s’adapte parfaitement à un adversaire invincible par des moyens classiques et doté de puissants systèmes de détection des attaques. Elle passe en dessous du seuil technologique de repérage pour obtenir la visibilité médiatique et l’impact symbolique. Elle est surtout efficace à mesure de sa signification sacrificielle, de sa puissance d’humiliation. Celui qui nous jette sa mort à la face compense ainsi dans son imaginaire des années de honte pour les Arabes et les musulmans.

Mais jusqu’à quel point cette efficacité? Les bricoleurs du massacre peuvent-ils l’emporter sur les grosses machines? Certes, ils continuent à recruter et le rythme des opérations suicides ne faiblit guère depuis vingt ans. Mais pour vaincre, il ne suffit pas d’infliger des pertes à l’ennemi. Il faut aussi transformer la force d’attrition ou de perturbation en force d’occupation et de commandement. Donc devenir cible à son tour!?

Telle est la limite de la mort volontaire! Son rendement médiologique est énorme, mais pour le transformer en valeur politique, il lui faut contredire son principe même.

François-Bernard Huyghe

(*) Docteur d'État en Sciences Politiques, François-Bernard Huyghe est Chercheur en Sciences de l'Information et de la Communication. Il enseigne notamment au Celsa Paris IV, à l'École de guerre économique à Paris et sur le campus virtuel de l'Université de Limoges. Ses recherches actuelles portent sur les rapports entre information, conflit et technologie. Il a publié notamment "L'Information, c'est la guerre" (Panoramiques) et "l'Ennemi à l'ère numérique, Chaos, Information, Domination" (Presses Universitaires de France) et Écran / Ennemi: Terrorismes et guerre de l'Information" (www.00h00.com). F.-B. Huyghe est aussi connu pour avoir fondé l’Observatoire d’infostratégie dont la renommée a dépassé largement les frontières des pays membres de l'Union européenne.

[1] L’Observatoire d’infostratégie a pour vocation de réunir des chercheurs, des praticiens ou des journalistes qui s’intéressent à la guerre de l’information au sens large. Et ce, pour la comprendre, pas pour la pratiquer pour une cause militante. Il n’est donc pas question, dans le cadre de l’Observatoire ou du site Vigirak, de sortir du travail d’analyse, de diffuser des informations illégales ou dangereuses, d’aider quelque partie (ou parti) que ce soit ou bien entendu de propager des thèses "conspirationnistes". L’Observatoire d’infostratégie n'est donc pas une usine à rumeurs pour activistes électroniques de tous poils (NDLR).
[2] Mia Bloom in "Dying to kill the Allure of Suicide Terror", New York, Columbia University Press, 2005, pages 3 et 4.
[3] Barthélémy Courmont et Darko Ribnikar, in "Les guerres asymétriques", IRIS, PUF, 2002.
[4] Scott Atran, in "Genesis of Suicide Terrorism", Science, volume 299, numéro 5612 du 7 mars 2003, pp. 1534-1539.
[5] Voir le chapitre "Les opérations suicides" dans "Histoire du Terrorisme", sous la direction de Gérard Challiand et Arnaud Blin, Bayard, 2004.
[6] Cité par Mia Bloom, in "Dying to kill the Allure of Suicide Terror", New York, Columbia University Press, 2005, pages 3 et 4.
[7] Cité dans Michaud, in "Violence et Politique", NRF, 1978, page 186.
[8]Voir Maurice Pinguet in "La mort volontaire au Japon", Gallimard, 1984.
[9] Voir notre chapitre La « communication d’al Qaïda » dans le livre collectif du Centre Français de Recherche sur le Renseignement, CF2R: "Al Qaïda Les nouveaux réseaux de la terreur", Éllipses, 2004. Ces sujets sont également traités sur http://www.terrorisme.net et sur http://www.huyghe.fr  
[10] Bruno Étienne in "Les combattants suicidaires", suivi de "Les amants de l'Apocalypse".

Voir également:

  • Site Internet de François-Bernard Huyghe

  • Quatrième guerre mondiale. Faire mourir et faire croire aux Éditions du Rocher (2004)

  • Réflexions autour du livre : La Quatrième Guerre Mondiale Le livre de François-Bernard Huyghe s’enracine dans trois idées forces à méditer longuement, qu’il ramasse en autant de formules clefs : « la guerre perpétuelle », « l’intention hostile » et « l’idéologie ». Dans La Quatrième Guerre Mondiale, il est donc question de guerre de l’information, de combats d’image et de stratégies d’influence. Car au déchaînement de violence qu’induit le terrorisme répond une dynamique idéologique qui ne peut que nous enfermer dans la guerre perpétuelle...

  • Sur le site Sentinel

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