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Concilier l'inconciliable

 

Concilier l'inconciliable

 

La huitième édition de l'université d'été du MEDEF aura battu en cette fin de mois d'août 2006 un record d'audience avec plus de 3000 participants réunis sur le campus d'HEC à Jouy-en-Josas. Cent cinquante-sept intervenants venus d'horizons les plus divers, trois jours durant, sur des thèmes qui vont bien au-delà de l'économie et du politique ont ainsi participé à un vaste d'ébat d'idées. De "la réconciliation démocratique" à "la réforme du dialogue social" en passant par "la confrontation des modèles", avant de risquer un "bilan géopolitique du monde", il a bien sûr été question des « peurs » que les Français expriment face à l'Europe et à la mondialisation. L'objectif recherché était de « concilier l'inconciliable »! La présence d'Alain Juillet était très attendue par des experts français et étrangers de renom présents. Elle aura permis au Haut Responsable Chargé de l'Intelligence économique au Secrétariat Général de la Défense Nationale de préciser le rôle de "l'État-stratège", de détailler les  raisons pour lesquelles celui-ci devait s’impliquer dans la démarche d’Intelligence économique, alors que nombre d’entreprises fort bien représentées à Jouy-en-Josas en avaient sinon la capacité requise, du moins celle de s'atteler à la tâche, l’État ne pouvant certes pas tout faire. Cet article © publié dans le N°123 de la revue Défense [1] daté du 1er octobre 2006 est reproduit ici avec l'autorisation de son auteur, Joël-François Dumont (*).

Dans le discours d'ouverture, José-Manuel Barroso, s'est fait l'écho d'un récent sondage « sur la perception de la mondialisation et de l’économie de marché dans 20 pays … où l'on apprenait « que les Chinois soutiennent à 74% l’économie de marché, que les Allemands y sont favorables à 65% et que les Français … n'y sont favorables qu'à 36%

Pour le président de la Commission européenne « l’ouverture de la France à l’économie mondiale n’est pas une vue de l’esprit. Ses échanges internationaux de biens et de services représentent aujourd’hui 26% de son PIB, une part bien supérieure aux 13% des États-Unis. Au classement mondial, la France est le 5e exportateur de marchandises et le 4e exportateur de services. Sur le plan des investissements directs extérieurs, elle est en pointe : 3e pays d’accueil et 4e pays d’origine. Les investisseurs étrangers sont à l’origine de 45% des exportations françaises. »

 

 

José-Manuel Barroso, président de la Commission européenne

 

M. Barroso s'interrogeant au passage sur « ce déphasage entre indicateurs d’opinion et indicateurs économiques » avant d'analyser le phénomène et les transformations qu'il a entraînées: « la mondialisation se traduit par une interdépendance sans précédent des économies en conjuguant plusieurs phénomènes complexes - marché devenu mondial des biens et des services, "transnationalisation" des entreprises, globalisation financière, révolution des technologies de l’information et de la communication, et circulation internationale de plus en plus intense des personnes. Elle exerce des tensions nouvelles, c’est vrai, et nous place devant des défis nouveaux, c’est vrai. Ces forces puissantes et parfois pressantes pèsent sur des équilibres locaux et sociaux qui avaient résisté à l’épreuve du temps. Mais à nouvelles réalités, nouvelles réponses. » C'est malheureusement là que le bat blesse ! On voit mal comment l'Europe, « première puissance commerciale du monde » pourrait enrayer le phénomène de mondialisation. Mais allez dire à des personnes qui se sentent menacées dans leur emploi que « nous changeons de paradigme … que « l’économie s’oriente vers une société de la connaissance ; le tissu économique se spécialise de plus en plus dans les produits et services à haute valeur ajoutée ; et l’évolution technologique s’accélère. » Même si le constat est juste, il n'est pas davantage mobilisateur en France qu'au Portugal ou aux Pays-Bas.

Le 29 août, lors de la XIVème Conférence des ambassadeurs, Catherine Colonna a peut-être fort bien analysé les raisons pour lesquelles l'Europe ne mobilisait plus: il est urgent, disait-elle, de « donner la priorité à l'Europe des projets ».

Catherine Colonna ministre déléguée aux Affaires européennes au Centre de Conférences internationales le 29.08.2006

 

Le ministre déléguée aux Affaires européennes, constatait que l'élargissement et la mondialisation s'était transformés en "éléments déstabilisateurs" pour le modèle européen classique. « Nous vivons désormais dans une économie ouverte et concurrentielle à l’échelle du monde. Il y a peu, l’échelle européenne paraissait élargir les perspectives, elle paraît de dimension réduite aujourd’hui. De plus, les performances de l’Europe sont pour l’heure modestes dans cette économie plus compétitive, en termes de croissance, d’emploi ou de moyens consacrés à la recherche–développement. Enfin ce règne du marché met durement à l’épreuve l’une des ambitions de l’Europe, qui est de trouver l’équilibre entre dynamisme économique et dimension sociale. »

 

C'est sans doute pour cette raison, mesurant le long chemin qu'il reste encore à parcourir dans cette direction que M. Barroso n'a pas hésité à citer André Malraux: « Il n’y a pas cinquante manières de combattre, il n’y en a qu’une : c’est d’être vainqueur » ! L'idéal étant bien sûr de l'être avec un minimum de péril et un maximum de gloire…

  • Le patriotisme économique

Dans les interventions les plus attendues à Jouy-en-Josas, il y avait bien sûr celle d'Alain Juillet, invité pour expliquer l'inexplicable: « comment justifier le patriotisme économique dans une économie mondialisée, où les grandes entreprises françaises prennent elles-mêmes des positions sur les marchés étrangers ».

 

Alain Juillet, Haut Responsable Chargé de l'Intelligence économique

 

Depuis sa nomination en janvier 2004 comme "Haut Responsable Chargé de l'Intelligence économique" au SGDN, M. Juillet n'a cessé de rappeler que l'Intelligence économique, loin d'être un domaine réservé à des initiés était l'affaire de tous ceux qui ont des responsabilités. [2] L'État devant lui-même donner l'exemple en la matière, là où les Français pour des raisons essentiellement culturelles ont accumulé un retard considérable sur les pays anglo-saxons ou asiatiques.

  • Le rôle de l'État

Si l'on imagine mal la France ou l'Europe suivre l’exemple de l’État fédéral américain qui consacre selon Robert Gates (ancien directeur de la CIA entre 1991 et 1993), 40 % de ses moyens de renseignement à l’intelligence économique, on peut se demander à quel titre l’État devrait s’impliquer dans la démarche d’Intelligence économique, alors que nombre d’entreprises ont la capacité requise pour le faire ?

« Il ne doit y avoir aucune ambiguïté sur le rôle de l’État qui est de soutenir et de protéger les entreprises françaises, ce qui ne signifie ni protectionnisme, ni pratiques déloyales » explique Alain Juillet d'entrée de jeu pour qui « le protectionnisme, en plus d’être contraire à nos intérêts, est inenvisageable dans le cadre de nos engagements communautaires et internationaux.» Quant aux soupçons d’actions répréhensibles, il faut les écarter résolument en affirmant que « l’intelligence économique s’exerce en France, dans le strict respect des règles nationales et internationales » avant de préciser:

 

« La légitimité d’une politique publique d’intelligence économique s’appuie sur les pouvoirs régaliens de l’État et leur influence structurante ». Pour des raisons évidentes: « l'État est responsable de la législation, détermine les normes techniques, régule les marchés et mène les négociations internationales, autant d’outils qui servent à fixer les règles du jeu économique ». Cet "État-stratège" est donc « bien au cœur de l’intelligence économique en jouant le rôle de "réducteur d’incertitudes", par la prise en compte d’un horizon généralement bien plus lointain que celui du marché. Il peut donc donner à ce dernier, non seulement des "signaux", mais aussi une relative sécurité à moyen terme ». Last but not least, s'il fallait « une justification supplémentaire de l’action de l’État » , on pourrait encore la trouver « dans le besoin de donner à toutes nos entreprises les moyens de lutter à armes égales ».

On a donc procédé par étapes : après avoir réfléchi au concept, l'intelligence économique a été définie comme « la maîtrise et la protection de l'information stratégique pour tout acteur économique ». L'IHEDN a été la première institution à dispenser en France une formation spécifique. Une période de sensibilisation des entreprises s'en est suivie avec en parallèle des actions gouvernementales dans tous les secteurs, dans les administrations jusque dans les régions. Faire évoluer les mentalités n'a pas été chose facile, mais en deux ans, on peut dire que le chemin qui a été parcouru montre qu'avec de l'obstination et de la méthode « les choses ont commencé à bouger ».

 

C'est alors que le concept de "patriotisme économique" est apparu et que dans la presse du monde entier, la France accusée d'être peu compétitive a été montrée du doigt brandissant l'étendard du protectionnisme ! Entre les vertueuses indignations et la réalité, il y a bien sûr un large fossé et l'occasion était trop belle pour ne pas rappeler quelques faits ou chiffres dont certains, de source étrangère parlent d'eux-mêmes [3].

  • Contrôler les dérives d’un libéralisme sans frein en maintenant la pérennité de notre outil industriel

Pour Alain Juillet, l’émergence de ce concept « vient de la nécessité de contrôler les dérives d’un libéralisme sans frein dans lequel la possession de la richesse veut remplacer la souveraineté des États. Il s’agit de défendre les intérêts économiques nationaux majeurs en y incluant  les savoir faire, la recherche et l’innovation  avec pour finalité l’emploi ». Reprenant les propos du ministre de la défense, Michèle Alliot-Marie, M. Juillet a été on ne peut plus clair: « il est exclu que la France se soumette au bon vouloir de fournisseurs, ou qu’elle se trouve dans l’incapacité d’obtenir les composantes ou les armes nécessaires à sa sécurité nationale. Il est également normal que l’État mène une action politique pour préserver une activité économique nationale créatrice d’emplois et d’innovation comme cela a été le cas pour Alstom. Il s’agit donc de maintenir ce qui est essentiel pour la pérennité de notre outil industriel et de notre capacité de défense dans le long terme. Tous les grands États, à commencer par les États-Unis, l’ont compris ». Imaginer donc « des barrières pour empêcher le jeu normal de la concurrence et des échanges dans notre pays » serait « une absurdité ». 

« Le patriotisme économique au niveau de la gouvernance, c’est l’engagement de ne pas considérer obligatoirement que l’herbe est plus verte dans le pays voisin. [3]

C’est aussi une démarche volontariste affirmant que tout n’est pas permis au nom de l’internationalisation des échanges. Le patriotisme économique c’est reconnaître qu’au-delà des droits une entreprise qui se veut citoyenne a aussi des devoirs. La concurrence exacerbée et la volonté d’optimiser les profits ne doivent pas faire oublier l’éthique et le respect des règles »… explique Alain Juillet avant de conclure sur ce thème qu'il « ne s’agit donc pas de bloquer quoi que ce soit mais d’amener les responsables à penser à l’avenir de nos enfants et comprendre que la création de valeur doit s’inscrire dans un champ plus vaste que celui réservé exclusivement aux actionnaires. L’emploi est au cœur du patriotisme économique ».

  • Puis citant Thierry Breton, M. Juillet a adressé aux responsables présents une mise en garde:

« Il ne faut pas glisser du patriotisme économique au nationalisme économique et mélanger le protectionnisme qui est dangereux avec le patriotisme qui est un comportement normal dans chaque pays. Le patriotisme n’a jamais été une notion agressive, comme peut l’être le nationalisme, car il exprime un réflexe de défense et de sauvegarde. »

Il est évident qu’il faut attirer les investissements étrangers dans notre pays car ils amènent de l’emploi, créent de la richesse, et nous permettent de bénéficier de techniques et savoir-faire importés.

« C’est faire œuvre d’utilité publique de soutenir ou de défendre les champions nationaux quand il existe des solutions intéressantes au niveau national ou européen. Je constate que nous ne sommes pas les seuls à le penser mais paradoxalement il n’y a que chez nous que cela choque. En réalité tous les pays le font en utilisant plusieurs pratiques différentes. Il y a ceux qui empêchent de faire une opération au nom de la protection des technologies indispensables au maintien de la souveraineté, ceux qui la restreignent à travers des domaines réglementés dans une optique d’indépendance nationale et de défense du patrimoine économique, et ceux qui mettent en place des règles extrêmement contraignantes pour qu’après le rachat, l’acheteur n’ait aucun pouvoir opérationnel. Même aux États-Unis, la liberté d’entreprendre s’arrête là où l’intérêt national semble l’exiger et dans ce cas tous les moyens sont utilisés en contradiction avec les règles internationales du libre échange. Je note que l’Inde ou la Chine sont sur la même voie ».

  • Quels critères pour définir la nationalité d’une entreprise ?

Comme on l’a vu avec Arcelor, il n’est pas toujours évident de "définir" la nationalité d’une entreprise. Fondamentalement ce ne sont pas tant les capitaux des entreprises qui importent mais le mode de gestion de ces capitaux à l’intérieur de la société. Le faire en fonction de la localisation de son siège social ou du contrôle de la majorité des actions est une vision dépassée car plus de 40% des entreprises du CAC 40 sont dans ce cas.

 

Alain Juillet est convaincu qu'à l’heure actuelle « nous manquons d’une grille multicritères de lecture, à l’instar de celle mise en place aux États-Unis pour leurs ambassades ou du principe instauré par les Britanniques dans le secteur de la défense. Pour ces derniers une entreprise étrangère qui, sur le territoire national, crée de l’emploi, développe la recherche, produit de la valeur ajoutée, donne sa chance aux cadres autochtones, participe à la vie sociétale et respecte les règles du jeu social et économique en vigueur doit être traitée comme une entreprise britannique ». C'est le cas de Thales au Royaume-Uni ou de Sodhexo aux États-Unis !

 

Vaut-il mieux conserver des sièges sociaux ou des centres de recherche sur le territoire ? Les sièges sociaux sont certes « plus emblématiques » mais délocaliser les centres de recherche, dans la lutte concurrentielle acharnée qui se prépare entre pays émergents et pays développés serait une erreur concède M. Juillet, pour qui « Notre seule arme pour rester dans la course est la capacité d’innovation afin de garder une technologie d’avance ou inventer des produits vraiment nouveaux, tant au niveau industriel que des services ». 

  • Les transferts de technologies

Même si ceux-ci sont « inévitables » pour les contrats avec des pays émergents qui y voient « le moyen de combler à moindre frais une partie de leur retard industriel et technologique. C’est pourquoi il faut veiller à préserver l’avenir en ne fournissant jamais la dernière technologie » ... « L’État peut édicter des règles fortes » précise M. Juillet dans des activités considérées comme stratégiques, comme le font les Américains, les Japonais ou les Suisses. De même, « l’État doit veiller également à sensibiliser les entreprises sur le détournement ou la copie des brevets, et le piratage des savoir faire ». 

  • Les enjeux de l’intelligence économique

« La grandeur du patriotisme - qu’il soit économique ou autre - c’est de transcender les intérêts particuliers au service du bien commun. Tout faire pour que le combat se passe à armes égales en France et à l’étranger entre nos entreprises et les autres suppose que l’État veille au strict respect de règles du jeu par tous. C’est l’application du principe de la réciprocité car il n’ y aucune raison que le droit français ou européen soit moins protecteur que celui des autres pays. A cette fin et pour anticiper les actions à mener, il faut obtenir toutes les informations nécessaires ce qui suppose un véritable partenariat public privé. Il faut cesser d'être naïf [4] explique Alain Juillet plaidant comme l'a encore fait tout récemment le président Jacques Chirac [5] pour une capacité de l'Europe à être « un acteur politique de référence » pour « une Europe des projets », pour un véritable "patriotisme économique européen".

« Il ne s’agit pas de se replier derrière un protectionnisme dépassé mais de rassembler nos forces pour aller dans le même sens et affirmer sans faiblesse nos intérêts dans le monde. La préférence européenne à un sens : elle nous rappelle à nos devoirs à l’égard de chacun de nos concitoyens ». Les "comportements défensifs" n'ont rien de choquant et « l'État est dans son rôle » rappelle notre Haut Responsable Chargé de l'Intelligence économique dont l'action commence à faire des émules au-delà de nos frontières, avant de conclure: « La France n’est pas la chèvre de Monsieur Seguin et l’anticipation des crises ne consiste pas à construire des lignes Maginot ». 

  • Souveraineté et ligne Maginot

L’emploi en France ne se protège pas en bâtissant une ligne Maginot [6]. Regrettant « l’aspect purement défensif des mesures annoncées, alors que la compétition dans l’économie globalisée exige aussi une démarche offensive », un expert hautement qualifié dans le domaine de la sécurité et particulièrement pour tout ce qui touche à la souveraineté des États, Sorbas von Coester, préconise depuis longtemps une démarche plus européenne, quitte à la limiter à un noyau dur qui pourrait servir d'exemple. « Face au changement de paradigme dans le commerce international, la promotion de nos intérêts et l’optimisation de la position commerciale de nos entreprises ne pourront plus se baser sur une politique de préactivité et une logique de "coups", mais exigeront une approche fine, proactive et largement en amont. Ce constat plaide pour la création de fonds d’investissement géostratégiques, mais nécessairement en coopération avec des partenaires européens, pour des motifs de masse critique et de pouvoir d’influence.

N’en déplaise à certains, aucun État européen ne peut fonder aujourd’hui sa stratégie de sécurité économique et de souveraineté sur ses seules ressources propres et une action solitaire. La défense des intérêts français passe par un rapprochement stratégique, un partage de ressources et une coopération accrue dans des domaines sensibles sinon au niveau de l’Union Européenne, du moins au niveau d’un noyau dur d’États européens partageant la même vision et les mêmes ambitions. Le chemin ne sera certes pas facile, car les mentalités devront évoluer et certaines habitudes intellectuelles être abandonnées. Sans volonté politique réelle pour aller rapidement dans ce sens, portée par des gens ouverts, compétents et convaincus, notre avenir s’annonce sombre, non plus vassaux, mais serfs ».

L'heure viendra bien un jour où les Européens devront « se sortir du deuxième terme de l’alternative où ils se cantonnent depuis trop longtemps 'soyez forts et vous aurez des amis, soyez faibles vous aurez un protecteur', ou d'y réfléchir sérieusement ». [7] A défaut de ne pouvoir parfois "concilier l'inconciliable", ayons tout simplement le sens des réalités et pour reprendre une formule chère à Alain Juillet, « sortons des fantasmes idéologiques pour ramener le débat à la froide réalité des faits ». [3]

 

Joël-François Dumont

 

(*) Auditeur à l'Institut des Hautes Études de Défense Nationale (IHEDN) et rédacteur en chef adjoint de la revue Défense.

[1] Défense est la revue bimestrielle de l'Union des Associations des Auditeurs de l'Institut des Hautes Études de Défense Nationale (IHEDN). Abonnements: BP 41-00445 Armées.

[2] L'intelligence économique en France en 2004: les trois règles du succès par Alain Juillet (30 octobre 2004).

[3] "L'herbe n'est pas plus verte ailleurs" (voir l'éditorial d'Alain Juillet sur le site du HRIE). L’économie française est-elle plus restrictive que d’autres économies nationales ? Une étude de l’OCDE parue en janvier 2006, intitulée "Concurrence sur les marchés de produits et performance économique en France" et rédigée par Messieurs Jens Hoj et Michael Wise, signale que les États-Unis et le Royaume-Uni font partie des pays restreignant le plus les investissements étrangers arrivant sur leur territoire alors que la France se classe parmi les moins restrictifs. Preuve d’ouverture, l’étude "IPO Watch", réalisée par le cabinet PriceWaterhouseCoopers, indique qu’Eurolist a permis la levée de 16,2 Mds€ en 2005, faisant d’Euronext la première place boursière d’Europe devant Londres (12,5 Mds€) et Francfort (3,5 Mds€) en termes de fonds levés.

[4] La Convention OCDE : « L’adoption, en 1999, de la Convention OCDE contre la corruption dans le commerce international est vue par le grand public comme une avancée décisive dans la lutte contre des pratiques qui : entraînent une sous-optimalité pour l’économie mondiale ; tuent la confiance, à la base d’une économie moderne et hautement financiarisée ; piègent les économies en voie de développement dans un cercle vicieux qui relie corruption et sous-développement ; enfin, alimentent la criminalité internationale, en reposant sur une activité de "noircissement" d’argent propre en vue de paiement de commissions, activité parfaitement complémentaire du blanchiment d’argent auquel doivent recourir les trafiquants d’armes ou de drogue. Certains experts toutefois estiment, sans nier aucunement la nécessité de lutter contre la corruption, que la Convention OCDE résulte essentiellement d’une instrumentalisation du droit international par les États-Unis en vue de procurer à leurs entreprises nationales un important avantage concurrentiel. » Extrait de "Penser au-delà de la Convention OCDE", étude publiée par Sorbas von Coester dans le numéro 10 de la revue "Prospective Stratégique" (été 2002) du Centre d'Études et de Prospective Stratégique (CEPS).

 

[5] Discours d'ouverture de la XIVème Conférence des ambassadeurs par Jacques Chirac, président de la République au Palais de l'Élysée. Paris, le 28 août 2006.

 

[6] "L’emploi en France ne se protège pas en bâtissant une ligne Maginot" : Analyse critique du Rapport de la Commission des Finances, de l’Économie Générale et du Plan sur le Projet de Loi de finances pour 2005, (octobre 2004) par Sorbas von Coester, Managing Partner, Gheran, Ancien élève de l’École polytechnique, PhD(Econ.) de la London School of Economics. Du même auteur, voir également :

[7] Citation empruntée à l'Amiral Guy Labouérie de l'Académie de Marine dans sa "Lettre de Nicolas Polystratu à John Smith".

Articles du même auteur parus dans la rubrique "Renseignement" de la revue Défense :


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