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Vers la certification OTAN du QG CRR-Fr ?

Vers la certification OTAN du QG CRR-Fr ?

Cet événement n'a pas fait la Une des journaux, et pourtant, c'était une première : du 8 au 23 mars 2007, le Quartier général du Corps de Réaction Rapide – France, installé dans la Citadelle de Lille, a conduit un exercice majeur baptisé "Citadel Challenge 07" sur les camps militaires de Mourmelon et de Suippes (Marne). 4.200 militaires appartenant à 24 pays (Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Espagne, États-Unis, France, Grèce, Hollande, Italie, Pologne, Roumanie, Royaume-Uni, Turquie, Canada, Tchécoslovaquie, Slovénie, Lituanie, Luxembourg, Estonie, Portugal, chypre, Danemark et Norvège) y ont participé. L'objectif étant de démontrer que le Quartier Général du Corps de Réaction Rapide - France, le QG CRR-Fr était en mesure d’obtenir la "certification OTAN", après avoir satisfait aux incontournables 50 critères principaux décomposés en 375 sous critères. Reportage à Mourmelon de Joël-François Dumont.(*)

  • Une ambition politique réaffirmée

La création de ce "Quartier général du Corps de Réaction Rapide – France" répond à l'ambition de la France qui est un des plus gros contributeurs des Nations unies et de l'OTAN de disposer de capacités à commander en milieu multinational. Lors de sa visite à l'armée de Terre [1], le président Chirac avait tenu ces propos : « J'ai pu, à ce propos, observer avec un très vif intérêt, tout au long de cette visite, avec quel enthousiasme vous préparez l'avenir. Les matériels nouveaux que vous m'avez présentés traduisent concrètement la modernisation attendue de vos équipements. Sans aucun doute, Tigre, NH90, VBCI, Félin, permettront à l'armée de Terre de maintenir son ancrage dans le peloton de tête des quelques armées qui comptent dans le monde. De même, la maîtrise de l'information sur les champs de bataille, sous toutes ses formes, répondra aux nécessités des engagements futurs.

A cet égard, il était indispensable, et vous l'avez bien compris, de développer nos capacités à agir, à diriger, à commander en milieu multinational, notamment sous l'égide de l'OTAN ou de l'Union Européenne. 

J'ai pu apprécier, à travers la présentation du PC/HRF, l'adaptation importante, en termes d'organisation du commandement, qu'imposait ce projet. Il implique un investissement humain considérable, un investissement à la mesure des ambitions que nous nous sommes fixées. C'est grâce à cet effort que la France pourra marquer sa juste place et assumer ses responsabilités dans les engagements internationaux. »

L'objectif étant fixé, l'armée de Terre a donc suivi un calendrier et un processus pour obtenir sa qualification. Pas étonnant que le Chef d'État-major des Armées, le général Georgelin soit venu lui-même accueillir tous les militaires français et alliés pour leur confirmer cette volonté et cette ambition partagée avec les autres armées. Au premier rang, la présence du général Patrick de Rousiers, Commandant de la Défense Aérienne et des Opérations Aériennes (CDAOA) n'était pas anodine. L'armée de l'Air ayant été certifiée JFACC. "Dans une lettre officielle datée du 15 novembre 2005, le commandant des forces alliées en Europe, le général James L. Jones a "certifié formellement que l'état-major de Taverny avait atteint la pleine capacité opérationnelle pour la désignation JFACC" : "Dans le cadre du processus de développement de la nouvelle structure des états-majors de force de l'OTAN, l'état-major déployable "air" a pris en charge la certification du CDAOA (commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes) de Taverny pour une pleine capacité opérationnelle en tant que JFACC (Joint Forces Air Component Commander / Commandement de la composante air des forces interarmées) entre le 9 et le 11 mai 2005." L'armée de l'air française avait ainsi franchi une étape majeure, cette certification concrétisant la prise de commandement de la composante air de la NRF 5, et ce depuis le 1er juillet 2005.  [2]

Les généraux Jean-Louis Georgelin (CEMA), Ackermann (Bundeswehr) et Patrick de Rousiers, CDT le CDAOA (Armée de l'Air) à Taverny. Photo © Joël-François Dumont.

Les généraux Georgelin (CEMA), Ackermann (Bundeswehr) et de Rousiers, CDT le CDAOA

La première étape a consisté en une série d'échanges et de visites à l'OTAN et à Lille pour vérifier que les STANAG (les standards OTAN) étaient bien respectés. Dans cette première phase,  [3] 22 critères sur les 50 ont été vérifiés (administration, politique générale et SIC). Cette deuxième étape [4] est en fait un contrôle sur le terrain des 28 critères restants, comme si on était en temps de crise... Une occasion de vérifier que les temps de réaction sont respectés.

  • Les critères requis concernaient cinq domaines :

- la politique générale (règles d'engagement, respect des institutions gouvernementales du pays),
- la doctrine,
- les opérations,
- les systèmes d'information et de communication (sécurisés) et
- la logistique.

Le QG CRR-Fr, ainsi certifié OTAN, en complétant de manière stratégique le dispositif des états-majors opérationnels de la Force d'Action Terrestre, permettrait à la France, troisième pays contributeur de l'OTAN dans les OPEX, de commander une force multinationale de plus de 50.000 hommes, qu'elle soit placée sous les ordres de l'OTAN ou de l'Union européenne.

De gauche à droite: les généraux: Jean-Marie Faugère, le général Bruno Cuche, CEMAT, le général Karl-Heinz Ackermann et le général Georges Lebel. Photo © Joël-François Dumont.

Les généraux Faugère, CDT la RTNE-FFECSA, [5] Cuche (CEMAT), Ackermann [6] (Bundeswehr) et Lebel [7]

Ce genre de rencontre est également propice à l'établissement de contacts personnels, entre des hommes qui déjà ont travaillé ensemble sur des théâtres d'opération (ex-Yougoslavie en particulier, mais aussi Afghanistan). Et puis l'arrivée d'officiers polonais, roumains et bulgares est aussi un événement. L'adhésion de leur pays à l'UE et à l'OTAN leur a demandé beaucoup d'efforts. Ils leur faut maintenant retrouver leur place et s'intégrer dans la maison européenne et se mettre à niveau..

Aux côtés d'un général français et d'un colonel allemand, des officiers polonais, roumain et bulgare assistent à une présentation. Photo © Joël-François Dumont.

Aux côtés d'un général français et d'un colonel allemand, des officiers polonais, roumain et bulgare.

  • Le Quartier général du Corps de Réaction Rapide - France

Créé le 1er juillet 2005, il a été installé dans la citadelle de Vauban à Lille, un cadre ancien, mais prestigieux, et une citadelle surnommée "la reine des Citadelles"... "Pré carré", conçu par Vauban comportant 28 villes fortifiées. C'est à partir de Lille où il a vécu trente ans que Vauban a supervisé l'édification des nombreuses citadelles et canaux du Nord, lesquels ont structuré la frontière qui sépare toujours la France de la Belgique. Les étudiants de l'ESJ dans leur Bulletin ne sont d'ailleurs pas les seuls à noter les ressemblances qui existent entre les deux Pentagones: la citadelle Vauban à Lille et le Pentagone près de Washington. Gageons avec eux que les 11 militaires américains qui s'y trouvent détachés ne sont pas trop dépaysés.

La citadelle Vauban à Lille - Photo © Service de Presse CRR-Fr, Lille.

La citadelle Vauban à Lille : siège du QG du Corps de Réaction Rapide France

L'un des grands défis à relever a été la sécurisation des systèmes informatiques et des communications de ce vénérable bâtiment qui n'avait pas été prévu pour vivre à l'heure de la guerre de l'information...

Pour remédier à cette situation, une société française, Cegelec, s'est vu confier par le ministère de la Défense la sécurisation du site. Cegelec travaille beaucoup pour nos armées, conçoit et réalise notamment des équipements modulaires pré-câblés aérotransportables sur les théâtres d’opérations, "permettant le déploiement et le montage quasi-immédiat de poste de commandement dans les conditions d’environnement les plus contraignantes.

Shleters disposés à Mourmelon. Photo © Joël-François Dumont.

Cegelec est un constructeur de "shelters" de mobilité et de projection selon les besoins du client : cabines de contrôle, triage chirurgical, cabines de simulation, abris techniques mobiles ou toute application spécialisée équipée de ses servitudes et de ses moyens de manutention et de transport."  [8] Cegelec a donc été chargée d'organiser la sécurité des transmissions pendant toute la durée de "Citadel Challenge 07".

Shleters disposés à Mourmelon. Photo © Joël-François Dumont.

L'objectif est d'être fonctionnel : à l'intérieur le confort y est donc certes relatif, mais chacun sait que ce critère n'est pas celui qui prime chez les militaires, pour qui de tels équipements modulaires pré-câblés présentent, entre autres, le gros avantage d'être aérotransportables sur les théâtres d’opérations et donc de pouvoir très rapidement être déployés. Le montage quasi-immédiat de poste de commandement dans les conditions d’environnement parfois les plus contraignantes est un avantage qui fait oublier les tentes ou les immeubles, d'autant qu'en cas de danger ils peuvent peuvent être déménagés et repliés sur un zone plus sûre.

Shleters disposés à Mourmelon. Photo © Joël-François Dumont.

Devant le PC principal

C'est dans ces shelters que nous avons pu voir fonctionner le QG CRR Fr. Si certains lieux demeuraient inaccessibles pour des raisons de sécurité évidente, nous avons pu voir travailler de concert des militaires de 24 pays et cela fonctionnait plutôt bien. En privé, certains disaient même que la popote était bonne, ce qui traduit inévitablement un bon moral des troupes.

24 heures sur 24, les officiers de liaison du Joint Operations Center (JOC) sont à pied d'œuvre. Photo © Joël-François Dumont.

24 heures sur 24, les officiers de liaison du JOC sont à pied d'œuvre

  • Cette certification OTAN, à quoi sert-elle ?

Au delà du côté prestigieux attaché à un modèle qui se compte sur les doigts de la main, c'est une reconnaissance de très grande qualité opérationnelle. L'AdT sera admise au rang de l'Alliance dans le club très fermé des NRF [9] et HRF (High Readiness Forces) et son image - déjà excellente - (la France est le troisième contributeur de l'OTAN) sera renforcée sur le plan de sa capacité opérationnelle à diriger un corps d'armée avec des éléments d'autres pays. On comprend vite que la langue de travail est l'anglais et l'on est surpris de voir des Gaulois pratiquer la langue de Shakespeare avec une aisance insoupçonnée... Il faut dire qu'à force de cohabiter dans des OPEX, l'anglais s'est vite imposé. Et on ne peut pas ne pas saluer le flegme de nos amis Britanniques, qui entendent "parler anglais" autour d'eux, y compris des Américains, et bien souvent se demander si Shakespeare avait mérité cela !

Cette certification est l'aboutissement d'un long processus. Comme l'a rappelé le général de corps d'armée Yves de Kermabon, à l'issue d'une journée au cours de laquelle la presse était conviée : « le processus de certification aux normes OTAN du QG du Corps de réaction Rapide - France a débuté en 2004 ». L'ancien Commandant de la KFOR au Kosovo s'est voulu confiant en disant que « la certification officielle devrait intervenir au plus tard en juin 2007 »

Le général de corps d'armée Yves de Kermabon, CDT le QG du CRR - France explique les avantages de la certification OTAN. Photo © Joël-François Dumont.

Le général de Kermabon, CDT le QG du CRR - Fr explique les avantages de la certification

  • Une première pour une armée de Terre réorganisée

Cet exercice s'est achevé après trois semaines intenses, notamment pour le 6ème RCS, régiment recrée le 1er juillet 2005 dont la mission est d'assurer la protection des différents PC du Corps de Réaction Rapide - France. Si la réponse de l'OTAN est positive, la France prendra avec l'état-major du CRR Fr le tour numéro 11 dans la prochaine NRF [9] au cours du deuxième semestre 2008. Un bon point aussi pour les réservistes français et étrangers présents: ceux-ci sont appelés à jouer un double rôle dans ce genre d'opération. Profiter de leur expérience militaire et de leur savoir-faire civil pour aider à résoudre des problèmes dans des régions où la paix doit être maintenue (Peace Keeping) ou assurée (Peace Making), l'État de droit ayant disparu. [10]

  • La réorganisation de l'Adt et la création du CFAT à Lille

Depuis la réorganisation des forces de l'armée de Terre liée à la professionnalisation des armées, la ville de Lille et sa magnifique citadelle jouent désormais un rôle de tout premier plan. C'est ainsi qu'a été créé et installé à Lille le 30 juin 1998, le Commandement de la Force Action Terrestre (CFAT) qui constitue le plus haut niveau de commandement pour les forces de l'armée de Terre. "Organisme déconcentré de l'EMAT dont l'action s'exerce sur l'ensemble de l'armée de Terre". Composé de 600 personnes - dont plus de 200 officiers et 200 cadres de réserve affectés. Le CFAT doit être capable de projeter, sur un court préavis, 75% de sa ressource en personnel d'active. Depuis le 1er octobre 2005, le général de corps d'armée Jean-Louis Py a pris le commandement de la Force d'action terrestre. La FAT regroupe 80.000 personnes (militaires et civils) soit plus de la moitié de l'armée de Terre. [11]

  • Le CFAT a pour mission :

- Dans son rôle opérationnel : d'organiser et de conduire la mise sur pied des forces terrestres désignées pour une opération.
- Pour l'entraînement des forces : de concevoir, d'organiser, de conduire et de contrôler les activités d'entraînement des forces terrestres projetables dans un cadre national et multinational.
- Pour des opérations de maîtrise de la violence ou de coercition de force dans un contexte national ou multinational, de mettre sur pied des noyaux d'états-majors.
- D'être enfin un réservoir d'experts capable de renforcer des états-majors en opérations. Le CFAT répond aux exigences de modularité, de polyvalence et de projection, tout en privilégiant les aspects prévention, action et protection. Ses missions sont liées aux actions de maîtrise de la violence ou de coercition.

État-major de niveau 1, il a directement sous sa subordination quatre états-majors de force (EMF) dits commandements de niveau 2.

Il a autorité sur les 9 brigades interarmes (BIA), les 4 brigades d'appui spécialisé (BAS) et la Brigade des forces spéciales terre (BFST) qui forment le commandement de niveau 3 et qui regroupent 77 formations.

  • En conclusion,

Ce que l'on peut regretter dans une opération dont l'ampleur est loin de n'être que symbolique, c'est le fait que malgré les efforts conjugués de la DICoD et du SIRPA Terre, il y ait eu si peu de journalistes "spécialisés défense" pour couvrir un tel événement. Heureusement des étudiants de l'École de journalisme de Lille (ESJ) ont eu l'excellente idée de suivre toute la manœuvre et en ont profité pour faire à cette occasion des éditions télévisées très réalistes. Déjà l'année dernière, le jour où l'armée de l'Air française faisait sa présentation annuelle à Orléans, en montrant devant les autorités du pays et tous les attachés militaires étrangers ses nouveaux moyens d'action, quatre journalistes (revues spécialisées comprises) seulement étaient venus de Paris. De là à penser comme certains "responsables" adeptes de la "pipolisation" le clament que "cela n'intéresse personne", d'autres continuent de penser que les choses bien présentées intéressent le plus grand nombre.

Joël-François Dumont

(*) Auditeur à l'Institut des Hautes Études de Défense Nationale.

[1] Discours de M. Jacques Chirac, Président de la République, lors de sa visite à l'armée de Terre. Olivet - Loiret, le jeudi 24 juin 2004.

[2] L'armée de l'Air a d'ailleurs, entre autres, dirigé le déploiement des forces de l'OTAN pour l'aide humanitaire au Pakistan. (Source: Armée de l'Air).

[3]  Interim Operational Capability (IOC).

[4] Final Operational Capability (FOC).

[5] Le général de corps d’armée Jean-Marie Faugère, gouverneur de la place de Metz, qui commande la RTNE-FFECS (la région Terre Nord-Est, les forces françaises et l’élément civil stationnés en Allemagne), et qui remplit également les fonctions d’officier général de la zone de défense Est.

[6] Le général de division Karl-Heinz Ackermann, ancien Commandant de la 1e Division Blindée à Hanovre est depuis 2005 le Général Adjoint au QG CRR-FR, Lille.

[7] Le général Georges Lebel est le chef des opérations du Corps Multinational de Réaction Rapide

[8] Source: Cegelec. En février 2005, Cegelec a livré à l’armée de Terre une première tranche de 159 abris modulaires de postes de commandement (shelters). Une deuxième série de 156 shelters (abris) a été livrée fin 2005. Ces shelters facilitent le déploiement de postes de commandement sur des théâtres d’opération extérieurs interarmées ou interalliés. Ils sont équipés et aménagés par Cegelec, selon leur fonction, en matériels électriques, régie vidéo, réseaux informatiques, climatisation, mobilier et sanitaire. Ces livraisons s’inscrivent dans le cadre d’un contrat de réalisation à tranches conditionnelles pour le compte de la DGA/SPART (Service des Programmes d’Armement terrestre) représentant un total de 738 shelters pour un montant supérieur à 60 millions d’euros.

[9] La force de réaction de l'OTAN (NATO Response Force) ou NRF. NATO Response Force. La Force de réaction de l’OTAN (NRF) est une force à haut niveau de préparation, faisant appel aux technologies de pointe et composée d’éléments des forces terrestres, aériennes, navales et spéciales que l’Alliance peut déployer rapidement partout où cela sera nécessaire. Elle est capable de s’acquitter de missions dans le monde entier en accomplissant toute la gamme des opérations, qu’il s’agisse d’évacuations, de gestion des catastrophes, de lutte contre le terrorisme et en faisant office de « force d’entrée initiale » pour des forces de remplacement plus importantes. À l’heure actuelle, la Force compte 17 000 hommes. Il est prévu qu’elle atteigne sa capacité opérationnelle finale en octobre 2006 ; elle comptera alors quelque 25 000 hommes et pourra commencer à se déployer dans un délai de 5 jours et soutenir des opérations pendant 30 jours et plus si elle est réapprovisionnée. Cette force donne à l’OTAN les moyens de réagir rapidement n’importe où dans le monde à divers types de crises. Elle est aussi le moteur de la transformation de l’OTAN sur le plan militaire. (Source: OTAN). Voir également "Du célèbre canon de 75 à la révolution de l'information" (Avec ses drones Sperwer (système SDTI), le 61ème Régiment d'Artillerie est, depuis le 1er Juillet 2006, en alerte au titre de la NRF 7).

[10] Voir l'Allocution du CEMAT devant la Commission Consultative des Réserves de l'Armée de Terre et L'ANRAT sort de sa réserve.

[11] Le Commandement de la Force d'Action Terrestre (CFAT).

Voir également :


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