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Une force sous-marine pour Singapour ?

Une force sous-marine pour Singapour ?

La jeune marine singapourienne (Republic of Singapore Navy) a connu au cours de ces dix dernières années une véritable mutation. Elle est aujourd'hui dotée de frégates furtives, de sous-marins, d’un nouveau système C3I et de systèmes de combat naval intégrés (télépilotés), [1] avec des moyens aéronavals (des hélicoptères Sea Hawk en attente de livraison, 14 avions de PATMAR Fokker 50 et plusieurs Hawkeyes). Un quart de siècle plus tôt, elle n'était équipée que de douze patrouilleurs côtiers pour assurer la sécurité le long du détroit de Singapour, avant de se voir renforcée en 1983 par l'acquisition d'une première flottille de six corvettes lance-missiles de la Classe Victory. La flotte sera restructurée à la fin des années 80 avec la création du COSCOM. [2]. En 1992, les structures et l'organisation connaîtront une nouvelle transformation avec la création des 1ère et 3ème flottilles et la création du Commandement de la Flotte. Les années 1995-96 seront marquées par le lancement de patrouilleurs construits sur place et par une intention d'acquérir des sous-marins, le projet Riken, officialisé le 22 mars 1996 par le Chef d'État-major de la marine, le Contre-amiral Kwek Siew avec l'achat en Suède d'un premier sous-marin d'occasion, le RSS Conqueror. La mise en œuvre de tous ces projets montrant à l'évidence que la base navale de Pulau Brani ouverte en 1971 devenait trop étroite, les Singapouriens ont construit à Changi un port en eau profonde et y ont transféré la plupart de leurs installations en 2000. Avec la signature d'un contrat signé avec DCN pour l'acquisition de six frégates furtives, la première le RSS Formidable [3] entrant en service en mai 2007, Singapour entend montrer que cet État est devenu une puissance régionale avec laquelle il faut désormais compter, à un moment où le trafic maritime a beaucoup augmenté au cours de ces dix dernières années. [4] L'époque où  Singapour se contentait de défendre ses côtes est donc bien révolue pour faire place à une marine des plus modernes dans la région. L'ambition affichée est de pouvoir participer à des opérations navales conjointes avec des navires alliés avec des moyens modernes et adaptés pour mieux sécuriser les lignes de communication et pouvoir participer à des opérations de maintien de la paix dans la région ou à des missions humanitaires, comme elle l'a fait massivement à Bandar Aceh, sur l'île indonésienne de Sumatra au moment du tsunami de décembre 2005. Puissance régionale, Singapour entend participer également à la protection du détroit de Malacca et sécuriser ses accès maritimes menacés par des actes de piraterie maritime et par des actions terroristes toujours possibles. Pour cela, d'autres projets plus ambitieux sont à l'étude. Notre Correspondant permanent en Asie, Patrice Théry, traite ici du prochain programme majeur de la marine singapourienne. Singapour, le 26 mai 2007 (©).

Dès le milieu des années 1980, la marine singapourienne (RSN) a mené une réflexion sur la possibilité de créer une force sous-marine. Elle n’était pas la seule dans ce processus. La Corée du Sud, la Malaisie et la Thaïlande y pensèrent également, suivant en cela l’Indonésie qui avait acquis des sous-marins allemands pour remplacer ses vieux Whisky russes.

L'exemple de la guerre des Malouines où la Royal Navy avait dévolu de l’ordre de 30% de ses forces navales pour se protéger de possibles actions de deux sous marins A-109 argentins qui ne firent d'ailleurs pas grand chose, prouvait que la dissuasion d’une telle force est tout sauf symbolique..

Le RSS Centurion (ancien HMS Sjöormen) - Photo © Björn Palander/Helicopter Wing, Marine suédoise.

Le RSS Centurion (ancien HMS Sjöormen)

La Malaisie a pris sa décision seulement en 2003 en achetant 2 Scorpène [5] à la France alors que Singapour avait déjà acheté 4 Sjöormen A-11 à la Suède [6]. Ces bâtiments d’occasion renommés « Classe Challenger » par la RSN, ont été remis à hauteur avec l’aide de Thales, cette acquisition visant à répondre à plusieurs questions fondamentales :

  • En dehors de l’aspect "formation" de spécialistes dans les différentes structures de la RSN, vérifier si le professionnalisme requis dans les forces sous-marines pouvait rester crédible dans une Force Armée dont les hommes seraient essentiellement composés d’appelés (Service National) et de réservistes.

  • Déterminer l’impact humain, technique et financier de l’introduction d’une telle Force dans un pays de 3 millions d’habitants.

  • Savoir quelle Force Sous-marine est nécessaire ou réalisable, et pour quelles types de missions.

  • Enfin, dire quel type de sous-marin serait capable de s’intégrer et de remplir ces missions.

Cette première phase a été suivie par l’acquisition en novembre 2005 de deux autres bâtiments d’occasion suédois, beaucoup plus récents. Des bateaux de la classe A-17 Vastergotland [7]  reconstruits avec une propulsion hybride Stirling AIP. Le premier devrait rejoindre Singapour en 2009-2010.

Deux sous-marins suédois Vastergotland - Photo Kockums AB.

Deux sous-marins suédois Vastergotland - Photo © Kockums AB

Cette nouvelle commande a été largement commentée dans la presse locale parlant d’une « expérience coûteuse » faisant allusion aux problèmes de batteries notamment que la RSN avait rencontrés avec ses Challenger (ex-Sjöormen), reprenant plusieurs commentaires officiels à ce sujet. Comme quoi il faut du temps pour développer un sous-marin (plus de dix ans) et il est clair que Singapour n’achètera pas un bateau sur étagère mais un système unique que la RSN a les moyens de se payer. Mais toutefois, pas avant d’avoir méticuleusement répondu à des questions essentielles :

- Doit-on avoir des sous-marins, et si oui, pour faire quoi ?
- De quel type de sous-marins devons nous disposer ?
- Viendra ensuite la question : combien cela coûte !  

Singapour a prouvé à de maintes reprises dans ses programmes d’armement que la "mission" était prioritaire et que le coût n’était qu’un facteur de la décision. De même, les Singapouriens, à ma connaissance, n’ont jamais cherché de "financements  extérieurs" pour leurs projets d’armement, et ne lancent donc jamais de programmes qu’ils ne sauraient financer eux-mêmes.

En conséquence, l’acquisition récente de deux Vastergotland [8] à la Suède démontre que le programme d’acquisition de sous-marins n’est pas enterré et que la réflexion sur le futur est bien engagée.

On peut imaginer que les Singapouriens ont déjà une idée assez précise du sous-marin qu’ils voudraient acquérir. Ils vont maintenant évaluer les constructeurs capables de transformer leurs souhaits en solutions techniques et technologiques. Les candidats potentiels sont bien connus…

A l’exposition IMDEX 07 (International Maritime Defense Exhibition) [9] qui vient de se tenir à Singapour, le Chantier espagnol Navantia présentait sa version du Scorpène dessinée et construit en coopération avec DCNS et le chantier allemand Thyssen-Krupp toute sa gamme de sous-marins y compris ceux originellement développés par le suédois Karlskrona.

La DCNS, de son côté, présentait outre le Scorpène, dans sa version propulsion hybride. Commandé par le Chili, la Malaisie et l’Inde, le Scorpène est un sous-marin à propulsion classique. Outre une excellence en matière de discrétion acoustique, il dispose des derniers développements en matière de système de combat naval, ce qui le désigne comme l'un des meilleurs sous-marins de sa catégorie. [5]

Le Scorpène O'Higgins (Chili) - Photo © DCN.

Le Scorpène O'Higgins (Chili)

DCNS présentait également son nouveau SMX-23. [10] « Avec le SMX-23, le groupe français souhaite provoquer une véritable rupture commerciale sur le marché, en proposant un navire spécialisé dans le combat côtier et surtout deux fois moins cher qu'un bâtiment classique, comme le Scorpène franco-espagnol, le 212/214 allemand ou l'Amur russe » comme l'a expliqué Jean Gauthier, architecte naval à DCNS. Pour y parvenir, les architectes de DCN sont donc revenus aux fondamentaux explique Mer et Marine: [11] « Ce bateau est avant tout dissuasif, sa seule présence devant dissuader un agresseur de s'approcher des côtes. Il est robuste, simple d'utilisation et de maintenance, n'avance qu'à 15 noeuds et ne plonge qu'à 200 mètres, ce qui est un bon compromis pour naviguer par petit fond et patrouiller le long des côtes ». En proposant un submersible 50% moins onéreux, les architectes de DCN sont donc revenus aux fondamentaux : « Ce bateau est avant tout dissuasif, sa seule présence devant dissuader un agresseur de s'approcher des côtes. Il est robuste, simple d'utilisation et de maintenance, n'avance qu'à 15 noeuds et ne plonge qu'à 200 mètres, ce qui est un bon compromis pour naviguer par petit fond et patrouiller le long des côtes. »

Le sous-marin SMX-23 - Photo © DCNS.

Le sous-marin SMX-23 - Photo © DCNS

La question que l’on se pose est de savoir si DCNS va savoir profiter de sa présence à Singapour avec les frégates furtives. Pour cela, selon un connaisseur du dossier, il faudrait « écouter le client et ne pas chercher à lui imposer des solutions sur étagères » jugées non conformes aux besoins prédéfinis et inacceptables une fois que la décision a été mûrie et prise et processus lancé. Si les Français possèdent quelques longueurs d'avance sur les Allemands et les Suédois en ce qui concerne les sous-marins de plus de 2000 T naviguant dans des eaux tropicales, ce n'est pas le cas dans la gamme des moins des 1000 T. Et l'on peut parier que le choix des Singapouriens sera plus certainement dans une classe inférieure à 1000 T, hautement automatisée, voir hyper sophistiquée, donc à un modèle producteur de calories…

Enfin, il est intéressant de noter que ST Marine, chantier du Groupe Singapour Technologies [12] qui, par ailleurs, construit les 5 dernières frégates de DCNS, présentait sur son stand un DSS (Diving Support Ship) de 3000 T environ, pour les opérations de sauvetage de sous-marins. [13] Ce bâtiment serait en phase finale de définition avant construction.

Patrice Théry

[1] Expérimenté dans le golfe arabo-persique, le Protector Unmanned Surface Vehicle (USV), ces véhicules de surface sans équipage (UUV) peuvent être télépilotés depuis la terre ferme ou depuis un navire en haute mer. Sa vitesse dépasse les 30 nœuds à l'heure. DCNS proposait à Singapour la famille ASM-X d’UUV lancés depuis un tube lance-torpilles.

[2] COSCOM ou Coastal Command: chargé de la défense côtière et de la sécurité du détroit de Singapour.

[3] Ces frégates furtives (programme Delta dérivé du programme La Fayette) sont de la Classe Formidable de 3200T. Le 5 mai dernier, la première d'entre elles, Le RSS Formidable construite par DCN Lorient a été lancée le 7 janvier 2004 et vient d'être déclarée opérationnelle (Commissioned). Première d’une série de six, qui devrait entrer d’ici fin 2009, les cinq autres devraient être construites à Jurong par Singapour Technologies Marine.

[4] « Le commerce maritime va continuer à croître en volume et en importance... avec la globalisation et l'arrivée de pays émergents comme la Chine et l'Inde dans les systèmes de commerce globaux, la demande et le trafic ont augmenté. En 1995, le commerce maritime mondial était de 4,8 milliards de tonnes. En 2005, il est passé à 7,11 milliards de tonnes, un chiffre éloquent. » ... « Plus de 80% du commerce mondial s'effectue par mer... et 90% des biens sont transportés en containers. les nations seront toujours dépendantes des océans pour le commerce global ... » Extraits du discours d'ouverture prononcé lors de l'inauguration du salon IMDEX O7 par le Dr Nq Enq Hen, Ministre de l'énergie et vice-ministre singapourien de la défense.

[5]  Héritier de nombreux développements menés pour la classe Le Triomphant, notamment en matière de discrétion acoustique, le Scorpène est un sous-marin conventionnel de dernière génération. Il bénéficie en outre des derniers développements en matière de système de combat et d'automatisation de la plate forme qui lui octroient des performances au combat et une survivabilité inégalées.

Mise à flot du Scorpène O'Higgins - Photo © DCNS.

Mise à flot du Scorpène O'Higgins - Photo © DCNS.

Hautement modulaire, tant au niveau du design qu'au niveau de la fabrication, le Scorpène peut accueillir une section additionnelle contenant un AIP Mesma. Ses points forts sont : Système de combat intégré, forte capacité militaire, AIP éprouvé et survivabilité, Design modulaire et processus industriel flexible, Équipage et coûts réduits. Source: DCNS.

[6] Sous-marins de la Classe Sjöormen (Serpent de mer) rebaptisée "Challenger" par la RSN. Le projet Riken lancé en 1995 prévoyait l'achat d'un sous-marin sous-marin d'occasion, entièrement modernisé et tropicalisé, avec un nouveau système d'air conditionné, pour être utilisé dans eaux plus chaudes et plus salées, donc plus corrosives. En 1997, trois autres sous-marins d'occasion de la Classe Sjöormen ont été commandés. Le premier livré a été l'ancien HMS Sjöbjörnen (1968), devenu le RSS Challenger, mais devait rester en Suède pour assurer la formation et l'entraînement de quatre équipages de 28 hommes chacun. Le premier équipage singapourien s'est donc installé en Suède pour quatre ans et a eu l'occasion de se familiariser avec des conditions météo extrêmement différentes (journées sans soleil). Le deuxième livré, le RSS Conqueror, l'ancien HMS Sjölejonet (1967) le sera en mars 2000 et déclaré opérationnel le 22 juillet de la même année. Le troisième, le RSS Chieftain (l'ancien HMS Sjöhunden (1968) sera livré à Karlskrona le 22 mai 2001 et entrera en service le 24 août 2002. Le dernier, le RSS Centurion, l'ancien HMS Sjöormen (1967) livré à Singapour a été déclaré opérationnel le 26 juin 2004. Les quatre sous-marins étant rattachés à la 171ème flottille.

(Type A-11) : 3 SSK. D’origine suédoise, le premier bâtiment,  a été utilisé pour la formation des équipages et est resté en Suède. Les autres ont été livrés entre 1999 et 2001 et  sont entrés en service en 2003. A propulsion diesel-électrique, ils disposent de deux moteurs diesels, et d’une ligne d’arbre. D'une longueur de 51 mètres, avec un déplacement de 1 210 tonnes en plongée, et de 1 130 en surface, une vitesse pouvant atteindre 20 nœuds (12 en surface) et une immersion de 150 mètres, ces sous-marins sont équipés d’un sonar Plessey Hydra passif en recherche et en attaque, et armés de 4 tubes de 533 mm et de 2 tubes de 400 mm. Source: Försvarsmakten (Swedish Navy Website).

Sous-marin de la Classe Sjöormen - Photo © Kockums AB.

Sous-marin de la Classe Sjöormen - Photo © Kockums AB.

Les chantiers navals suédois Kockums AB ont été incorporés dans HDW (Howaldtswerke-Deutsche Werft) en 1999, et depuis le 5 janvier 2005 font partie du ThyssenKrupp Marine Systems Group. Kockums offre trois classes de sous-marins à l'export: la Classe "Gotland": ( hybride diesel-électrique/AIP pour les sous-marins de patrouille, avec un système AIP basé sur le moteur Stirling; la Classe "Västergötland" pour des sous-marins de patrouille diesel-électriques; et la Classe "Collins": des diesel-électriques, pour des sous-marins de patrouille longue distance, océaniques, conçus pour la marine australienne.

[7] Classe A-17 Vastergotland : Le contrat signé entre le ministère et Kockums AB de Suède comprend un volet logistique et la formation des équipages en Suède. Les 2 sous-marins seront aussi améliorés et convertis pour des opérations en eaux tropicales avant d’être livrés à la marine singapourienne. Västergötland (en français "la Gothie occidentale" ou Westrogothie, du latin, Westrogothia - Gothia occidentalis), dans le sud-ouest de la Suède, entre les grands lacs de Vänern et de Vättern est une des 25 provinces historiques de Suède (Source: Wikipedia).

[8] Voir : Silent Killers in Shallow Waters : Singapore's Deadly Submarine Fleet, un article de Mokhazani Zubir du Maritime Institute of Malaysia, daté de mars 2006.

[9] Le salon IMDEX 07 (International Maritime Defense Exhibition Asia 2007) s'est tenu à Singapour du 15 au 18 mai 2007.

[10] Le SMX-23 : "Une solution innovantes face à un éventail de défis". Présenté pour la première fois au Salon EuroNaval du Bourget, ce submersible proposé à l'export est un petit sous-marin de moins de 50 mètres et de 855 tonnes en surface.

Maquette présentée au Salon Euronaval en octobre 2006. Photo © Hugues Dumont.

[11] Mer et marine: l'un des meilleurs sites de référence consacrés à la marine et à la mer.

[12]   Le Groupe Singapore Technologies est le bras "Industrie de Défense" de Temasek Holding qui contrôle entre autres Singapore Airlines, Singapore Telecom.

[13] Singapore Technologies a présenté à cette occasion pour la première fois une maquette de l'aquaSIM Poseidon (un système d'entraînement  et du SSRV (Submarine Support and rescue Vessel). La marine singapourienne a passé un contrat de 400 millions $ pour la construction et l'entretien du système de sauvetage.


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