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Au service de la France : le siècle de la Force Noire

Au service de la France : le siècle de la Force Noire

Le général Louis Léon César Faidherbe fut l'un des artisans de l'Afrique occidentale française, l'AOF.[1] En 1857, il crée "la Force Noire", avec des régiments composés pour la plupart de tirailleurs sénégalais, auxquels viendront s'ajouter bien d'autres Africains, du Mali, du Burkina, du Tchad, de Guinée ou d'ailleurs. Des hommes qui dans un premier temps aideront les soldats français à bâtir et à sécuriser nos anciennes colonies, avant d'être envoyés dans l'Est de la France pour leur baptême du feu. Lors de la Première Guerre Mondiale, ils seront envoyés au front, à Verdun ou ailleurs pour se battre contre les Allemands. Les rigueurs de l'hiver étant insupportables pour ces "indigènes" habitués à vivre dans des pays chauds, ils seront transférés en hiver à Fréjus avant de repartir combattre au printemps au front aux côtés des régiments métropolitains. Alors que les jeunes apprenaient sur les bancs de l'école à chanter "Nos ancêtres les Gaulois", leurs aînés - 650 000 soldats - originaires d’Afrique noire participeront aux combats pour la libération de la France. La guerre de 14-18 modifiera définitivement l’image de ces Africains en métropole où leur arrivée n'avait pas fait l'unanimité. Leur comportement exemplaire, leur loyalisme, salués par la presse seront relayés par la publicité pour montrer qu'il ne fallait pas avoir peur d'eux. Un moyen à la fois de leur témoigner la reconnaissance de la Nation et l'hommage d'un peuple qui a reconnu en eux "des soldat courageux, un peu naïfs, mais intrépides et généreux". Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la génération suivante s'engagera de nouveau aux côtés de la France, participant une fois encore à sa libération. Cette armée d'Afrique sera de tous les conflits que la France mènera jusqu’aux années soixante, avant de devenir, pour la plupart, une armée de "laissés pour compte" après les indépendances dans les années 60.[2] D'autres sombreront dans la misère, victimes de l'ingratitude d'un pays qui cherchait avant tout à tourner des chapitres d'une histoire d'une fraternité d'armes écrite avec du sang, de la sueur et des larmes. Heureusement, la mémoire de leurs actions et la flamme de leur sacrifice a toujours été entretenue, en particulier par notre infanterie coloniale qui a toujours su nouer et entretenir des liens privilégiés avec ces populations et par la politique de coopération engagée par Paris avec les pays qui ont accédé à l'indépendance et qui avaient souhaité maintenir des liens avec la France. Héroïsés de façon presque caricaturale pendant près d’un siècle, sur les supports publicitaires les plus variés, affiches, gravures, cartes postales, "de l’indigène du XIXe siècle, 'sauvage" et parfois même 'anthropophage', au tirailleur 'Y’abon Banania' popularisé par une marque de chocolat en poudre... Il faudra attendre 2006 pour que leur sacrifice et leur mémoire soit enfin honorée dans un livre qui est devenu un ouvrage de référence.[3] Éric Deroo [4] et Antoine Champeaux [5]ont ainsi rendu un hommage appuyé à tous ces hommes dont le sacrifice a été trop longtemps occulté, comme si on avait cherché à effacer cette fraternité d'armes de notre mémoire collective. Comme si on pouvait ignorer de telles pages d'une histoire commune aussi tragique sur une période de plus d'un siècle. Éric Deroo et Antoine Champeaux en tireront également un film avec des documents d'archives exceptionnels qui témoignent du courage et de l’abnégation de ces hommes qui, "du continent africain aux tranchées de Verdun en 1916, des forêts ardennaises en 1940 aux sables de Bir Hakeim en 1942, des maquis des Vosges à la libération de la France en 1945, de l'Indochine à l'Algérie", restituent ainsi plus d'un siècle d'une histoire souvent héroïque. A l’occasion du 150ème anniversaire de la création du corps des Tirailleurs sénégalais, l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD) a produit un DVD. [6] Le 31 août dernier à Fréjus, lors de la traditionnelle célébration de la bataille de Bazeilles, une grande manifestation a donné lieu à des retrouvailles émouvantes pour tous ces anciens qui se sont battus pour la France avec un courage et une fidélité exemplaires. Nous reproduisons ici avec l'autorisation de leurs auteurs et de la revue "l’Ancre d’Or Bazeilles", revue des troupes de marine le papier écrit par Éric Deroo et Antoine Champeaux.[7] Paris, le 7 octobre 2007.(©)

 

Le Lieutenant-Colonel Antoine Champeaux, Conservateur du musée des troupes de marine à Fréjus. Photo © Joël-François Dumont.

Éric Deroo et le LCL Antoine Champeaux

Beaucoup d’entre nous ont entendu parler d’eux. Pendant plus de 100 ans, ces soldats africains ont marqué l’Histoire, teintée de gloires et de souffrances, au cours de laquelle leur engagement fut total.

“Chair à canon”, “Indigènes”, “Oubliés de l’Histoire”, “Absents de la Victoire”, “Sans papiers, sans pensions”, “La dette”, “La fin de Y’a bon”… Toutes les expressions, toutes les revendications se mêlent en ce début de XXIème siècle quand il s’agit d’évoquer le destin des soldats d’outre-mer qui ont servi la France, en particulier les tirailleurs africains et malgaches. De nouveaux stéréotypes se mêlent à une histoire qui les avait accumulés. Autrefois objets de tous les fantasmes, des images dégradantes aux clichés patriotiques, héroïsés de manière presque caricaturale par la presse ou les fabricants de jouets, de souvenirs et de cartes postales, diabolisés par la propagande allemande, les tirailleurs, qu’on appelait alors tous “Sénégalais”, sont aujourd’hui inscrits dans les débats de société autour de l’immigration. Ils sont même source de tensions diplomatiques entre la France et ses anciennes colonies. Ignorant les faits, les dates et les chiffres, et sans aucune mise en perspective ni analyse des slogans et de l’iconographie de l’époque, d’aucuns portent un regard univoque et “victimisant” sur ces combattants qui sont au cœur des ambiguïtés de la relation coloniale. Tout au long de leurs cent sept ans d’existence (1857-1964), les tirailleurs indigènes – dénomination non péjorative de l’époque – ont en effet incarné le projet colonial français dont ils symbolisent les contradictions, les équivoques, les espoirs ou les drames.

 

Tirailleur sénégalais au Musée des troupes de marine à Fréjus. Photo © Joël-François Dumont.

  • Le recrutement

Lorsque Faidherbe crée les tirailleurs au Sénégal en 1857, il recrute des soldats pour occuper le terrain tout en affirmant sa volonté d’affranchir les captifs que l’abolition de la traite négrière a laissés sans statut sur les côtes d’Afrique. L’immense continent s’offrant bientôt aux appétits des explorateurs et des conquérants, ce sont des milliers d’hommes qu’il faut à tout prix enrôler. Comme sous l’Ancien Régime en Europe, les sergents recruteurs, Européens ou chefs locaux, sont peu scrupuleux sur les moyens d’y parvenir et lèvent des “volontaires forcés”. Cependant, la relative autonomie et le butin qui leur sont accordés en campagne finissent par attirer des soldats de métier dont les exploits font la fierté de leurs chefs militaires et fascinent l’opinion publique française, particulièrement avide de récits exotiques et guerriers après sa défaite de 1870. Inquiète de sa faiblesse démographique par rapport à l’Allemagne, la France sublime leur doctrine d’emploi en un mythe, celui de la Force noire. À l’origine développée par le lieutenant-colonel Charles Mangin dans La Force noire, un livre paru en 1910, l’idée vise à substituer les tirailleurs, une troupe fidèle et nombreuse, aux lourds effectifs européens maintenus outre-mer comme forces de souveraineté. Porté par le “lobby” colonial métropolitain et la presse, le projet conforte la certitude de disposer en Afrique noire, d’un inépuisable réservoir d’hommes et de ressources. Bons élèves d’une armée coloniale à laquelle la République assigne un rôle civilisateur et émancipateur, les tirailleurs participent largement à la “pacification” de leur continent. Bien qu’ils donnent toute satisfaction pendant la campagne du Maroc, débutée en 1908, l’état-major général exprime de sérieuses réserves sur leur engagement en masse à la veille de la Grande Guerre.

 

Collection Photo © L'ancre d'or - Bazeilles.

 

Effectivement en 1914, mal employés, parfois récemment recrutés et à peine entraînés, peu adaptés à la puissance du feu, transis par les rigueurs du climat, les tirailleurs sont retirés du front et le projet de la Force noire semble définitivement enterré. Pourtant, dès 1915, l’hécatombe de combattants, la guerre d’usure et l’extension des fronts poussent le gouvernement à solliciter de nouveau son Empire. Les attaques de plus en plus meurtrières de 1917 valent au père de la Force Noire le surnom de “Mangin le boucher”, et à ses tirailleurs la qualification, tout aussi mal fondée, de “chair à canon”…

Collection Photo © L'ancre d'or - Bazeilles.

  • Des soldats vainqueurs et glorieux

Collection Photo © L'ancre d'or - Bazeilles.Collection Photo © L'ancre d'or - Bazeilles.

Popularisé dans la presse et par la propagande omniprésente, le tirailleur inspire également la marque Banania [8] qui exploite son image avec un slogan appelé à une fortune exceptionnelle, “Y’a bon”. Désormais réduits au large sourire du “sauvage devenu grand enfant”, les tirailleurs s’intègrent dans le paysage français.

Musée des troupes de marine, Fréjus. Photo © Joël-François Dumont.

 

En 1918, c’est au nom d’une égalité à conquérir par le sang versé que le premier député africain, Blaise Diagne, parvient encore à recruter des milliers de volontaires. Soldats vainqueurs et glorieux, ils viennent juste de prendre part aux défilés de la victoire — contrairement à une idée reçue l’armée prendra toujours soin de les associer étroitement à ses célébrations, rites et traditions — lorsqu’en 1919 les Allemands lancent contre eux une intense campagne raciste, “la honte noire”, et stigmatisent la présence de tels “barbares” parmi les troupes qui occupent la Rhénanie.

Musée des troupes de marine, Fréjus. Photo © Joël-François Dumont.

 

Otages de la légende française des “coupeurs de têtes” inventée de toutes pièces pendant la Grande Guerre, aussi bien que du racisme déterminé des nazis, les tirailleurs, revenus sur le front européen en 1940, figurent parmi les premières victimes des exactions allemandes. Participant dès juillet 1940 aux campagnes de la Libération, une fois encore célébrés par la propagande de la France libre et de la France combattante à qui ils apportent ses premières victoires militaires et sa légitimité politique, les soldats africains sont soudainement retirés du front à l’automne 1944. Rapatriés en Afrique, ils ne trouvent pas la concrétisation des espoirs d’évolution qu’avait soulevés la conférence de Brazzaville en janvier 1944 et ils porteront encore longtemps en eux le souvenir de la mutinerie brutalement réprimée du camp de Thiaroye en décembre 1944. Cependant, ils s’engagent en grand nombre pour les guerres d’Indochine et d’Algérie, poussés comme beaucoup de leurs anciens par le goût de l’aventure, et l’attrait du métier. Rapidement rejetés de la mémoire collective française au lendemain des indépendances africaines en 1960, les tirailleurs font la Une à l’occasion de quelques commémorations officielles ou lors de débats sur l’immigration. Au “droit du sol” contesté par certains, les jeunes générations africaines opposent le droit du sang versé par leurs aïeux.

  • Des frères d’armes

Affiche du Musée des troupes de marine à Fréjus. Photo © Joël-François Dumont.

L’histoire des tirailleurs indigènes est une histoire chaotique certes, mais moins inique qu’il n’y paraît, à commencer par la solidarité que leur témoignèrent nombre de Français, au front comme dans les garnisons. Une curiosité pour “l’autre”, une fraternité d’armes aussi tissée au fil des épreuves qui incite aujourd’hui les anciens combattants français à mener un combat inlassable en faveur de la décristallisation des pensions de leurs camarades de combat africains et malgaches qui n’ont jamais mesuré ni leur engagement ni leur sang pour la France.

Éric Deroo et Antoine Champeaux

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  • NDLR

[1] Passionné par les coutumes et les dialectes locaux, il laissera de lui l'image d'un "civilisateur", d'un homme de guerre qui sut s'investir avec passion dans le développement économique des pays où il était affecté. Au cours de dix années passées hors de métropole, en Algérie (1842-1847), en Guadeloupe (1848-1849) et de nouveau en Algérie (1849-1852), ce Lillois diplômé de Polytechnique et de l'École d'application du génie de Metz, deviendra officier d'artillerie et du génie, sera nommé le 16 décembre 1854 gouverneur du Sénégal, le plus vieux comptoir français. Après avoir réussi à pacifier le pays, il développera l'économie locale en créant le port de Dakar et en ouvrant la route reliant Saint-Louis à la presqu'île du Cap-Vert. Il poursuivra le projet de chemin de fer du Dakar-Niger, lancé par le général Gallieni, visant à relier le fleuve Niger au port de Dakar au Sénégal. Respectueux des coutumes indigènes, Faidherbe réussit par son charisme à étendre l'influence française très au-delà du Sénégal (Source Wikipedia) "Faidherbe fut, en Afrique, non seulement un grand chef de guerre (le siège de Médine, en 1857, est resté attaché à son nom au même titre que la victoire de Bapaume, en 1871), mais aussi un pacificateur, qui sut s'attacher les populations africaines. Cet ethnologue toujours curieux fut aussi un urbaniste qui fit de Saint-Louis une véritable ville. Ce gouverneur du Sénégal s'intéressa aussi bien aux problèmes d'eau douce qu'à la culture de l'arachide, à la lutte contre les incendies de brousse autant qu'à l'encadrement scolaire. Mais on ne peut rétrospectivement exiger de Faidherbe qu'il oublie le but qu'on lui a fixé et qui, d'ailleurs, lui tient à coeur : faire du Sénégal une colonie pacifique et prospère à l'usage exclusif de la France" (Extrait de la préface de Pierre Pierrard du livre d'Alain Coursier : "Faidherbe 1818-1889 Du Sénégal à l'Armée du Nord", publié aux Éditions Tallandier, Paris 1989.
 

[2] L'Afrique occidentale française (AOF) a fédéré huit territoires français en Afrique : la Mauritanie, le Sénégal, le Soudan français, devenu le Mali, la Guinée, la Côte d'Ivoire, le Niger, la Haute-Volta (le Burkina Faso) et le Dahomey (le Bénin). Après le référendum de septembre 1958, les pays composant l'AOF sont devenus membres de la Communauté française, leurs territoires votant leur transformation en républiques autonomes, à l'exception de la Guinée, qui opta pour l'indépendance. Voir également Décolonisation de l'Afrique française : Chronique d'une débâcle par Gilles Cnockaert.

 

"La Force Noire, Gloire et infortunes d’une légende coloniale" (Éditions Tallandier, Paris 2006).« La force Noire » DVD produit par l'ECPAD tiré du film d'Éric Deroo et d'Antoine Champeaux, avec la voix de Jacques Perrin.

 

[3] La Force Noire, Gloire et infortunes d’une légende coloniale, publié aux Éditions Tallandier, Paris 2006.

 

[4] Auteur et réalisateur, chercheur associé au CNRS, Éric Deroo a tourné de nombreux films consacrés à l’histoire coloniale parmi lesquels : "Soldats noirs", FR3,1984, "Les Tirailleurs sénégalais", FR3, 1992, "Le Piège indochinois", France 3, 1995, "Le Temps des casernes", Arte, 2001, "Eyadema du Togo" , Histoire, 2001, "Zoos humains", Arte, 2002, "Pariscouleurs", France 3, 2005... Il a également publié divers titres sur ce thème dont : "Aux colonies", Presses de la Cité, 1992, "Les Linh Tâp" avec Maurice Rives, Lavauzelle, 1999, "Le Paris noir" avec P. Blanchard et G. Manceron, Hazan, 2001, "Indochine française, guerres, mythes et passions", 1856-1956, avec P. Vollaud, Perrin, 2003, "Héros de Tunisie" avec Pascal Le Pautremat, Ceres, Tunis , 2005, " L’Illusion coloniale ", avec Sandrine Lemaire, Tallandier, 2006. Depuis 2001, Éric Deroo est chercheur associé au CNRS.

 

[5] Lieutenant-colonel d’infanterie de marine et diplômé de l’École nationale du patrimoine, Antoine Champeaux est conservateur du musée des troupes de marine à Fréjus. Docteur en histoire, il organise les colloques du Centre d’histoire et d’études des troupes d’outre-mer (CHETOM), centre de recherches du musée des TDM. Auteur de nombreux articles, il a collaboré à plusieurs ouvrages dont " Un rêve d’aventures, des Troupes coloniales aux Troupes de marine " 1900-2000, Lavauzelle, 2000, " Le Paris Asie ", La Découverte, 2004, " Fréjus, ville d’art et d’histoire ", Maury Imprimeur, 2004, " L’École du Pharo, un siècle de médecine outre-mer 1905-2005, " Lavauzelle, 2005, " Marseille, porte Sud " , La Découverte, 2005. Il a publié " Michelin et l’aviation 1896-1945, patriotisme industriel et innovation ", Lavauzelle, 2006.

 

[6] L’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD) contribue au devoir de Mémoire en produisant un documentaire à partir de ses fonds d’archives : :« La force Noire » DVD (60 minutes – Pal 4/3 – Toutes zones –Dolby Digital). Réalisateurs : Éric Deroo, Antoine Champeaux. Avec la voix de Jacques Perrin. Prix : 15 € TTC. Cette vidéo propose également un document d’archives muet : « l’aide des colonies à la France », tourné en 1918 par Henri Desfontaines.

 

[7] Voir l'excellent dossier sur la Force Noire publié dans le numéro de mars-avril 2007 de l’Ancre d’Or Bazeilles, la revue des troupes de marine.

 

[8] Le tirailleur et Banania

 

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