Éditoriaux Défense Sécurité Terrorisme Zones de conflits Logistique Livres de référence Liens
Terre Air Mer Gendarmerie Renseignement Infoguerre Cyber Recherche

La coopération militaire française, facteur de stabilité en Afrique

La coopération militaire française, facteur de stabilité en Afrique

Apparue dans les années 1960 avec les indépendances des territoires de l’ancien empire français, la coopération militaire et de défense a longtemps été conduite par deux institutions distinctes : la Sous-Direction de l’Assistance Militaire (SAM) et la Mission Militaire de Coopération (MMC). Cette dernière, sous l’autorité du Ministre de la Coopération, conduisait la coopération structurelle française avec les États d’Afrique subsaharienne, tandis que la SAM la gérait pour le reste du monde. Cependant, la MMC bénéficiait d’une nette priorité en termes de moyens et d’une position hiérarchique au sein du ministère de la Coopération - sous l’autorité directe du Ministre - plus favorable que celle de la SAM au ministère des Affaires étrangères. Devenu inadapté après la fin de la Guerre Froide et avec la mondialisation, ce système a été réformé et renforcé en décembre 1998 avec la création de la Direction de la Coopération Militaire et de Défense au sein de la Direction générale des affaires politiques et de sécurité du ministère des Affaires étrangères. Désormais, celle-ci unifie et place sur un pied d’égalité institutionnel les anciennes MMC et SAM, qui deviennent respectivement la Sous-Direction de la Coopération Militaire pour les actions conduites en Afrique subsaharienne, et la Sous-Direction de la Coopération de Défense pour les projets menés dans le reste du monde. Par ailleurs, une partie des ressources accordées à la coopération militaire avec l’Afrique subsaharienne a été réorientée vers la Sous-Direction de la Coopération de Défense, afin de mieux prendre en compte les grandes évolutions géopolitiques du monde contemporain. [1] La mission principale de la DCMD consiste à mettre en place et à entretenir une coopération structurelle avec les principaux partenaires de la France d'où son intégration au sein du ministère des affaires étrangères dans un souci de cohérence dans la conduite de la politique française de coopération. La coopération militaire et de défense étant une composante incontournable de l’action diplomatique de la France. Dans le dernier numéro de la revue Défense, [2] le Directeur de la Coopération Militaire et de Défense, le général Emmanuel Beth présente cette institution, texte que nous reproduisons ici avec l'autorisation de son auteur et de la revue Défense (© ). Paris, le 7 octobre 2007.

 

Logo de la DCMD.

La coopération militaire française avec l’Afrique a connu des évolutions majeures à la fin des années 90 dans la continuité des orientations de la nouvelle politique africaine de la France. La création de la direction de la coopération militaire et de défense (DCMD) au sein du ministère des Affaires étrangères, avec pour mission de conduire le volet structurel de la coopération militaire dans l’ensemble des régions du monde et en étroite coordination avec les autres directions du quai d’Orsay, s’est inscrite dans le cadre de cette évolution. Elle visait, pour l’Afrique notamment, à transformer une politique de substitution en une politique de partenariat et d’appropriation, laissant la coopération opérationnelle (entraînement et équipement) menée par l’État-major des armées au sein du ministère de la Défense. Ces deux modes de la coopération sont complémentaires et menés en étroite coordination.

N°129 de la revue Défense.Le Général Emmanuel Beth, Directeur de la Coopération Militaire et de Défense. Photo © DCMD.

Ainsi, ce qui caractérise aujourd’hui la coopération militaire française en Afrique, c’est d’abord  la volonté de doter les États africains des instruments nécessaires à la constitution et au contrôle de leur outil de défense dans le respect de l’état de droit. Mais c’est aussi, et dans le même temps, la volonté d’aider ce continent à mettre sur pied aux niveaux régional et sous-régional les structures de conception, de commandement et d’intervention lui permettant de gérer et de résoudre les crises dans le cadre de l’architecture de paix et de sécurité voulue et conçue par l’Union Africaine (UA).

  • La coopération militaire française, facteur de stabilité des États africains

S’il est communément admis aujourd’hui qu’en Afrique « la sécurité est un bien public mal assuré du fait de la faiblesse, voire de la disparition des forces de police, d’armées et de justice garantissant le respect des droits civils et politiques » [3], la situation réelle de chacun des États est très variée. En fonction des demandes qui lui sont exprimées mais aussi des moyens dont elle dispose, la DCMD agit dans le but de renforcer les capacités de défense et de sécurité des États qui la sollicitent. Elle le fait au travers de la formation, du conseil et du  soutien technique dans une logique d’appropriation et de maîtrise par les pays africains de leur outil de défense.

Ainsi, s’agissant de la formation, si le nombre de stagiaires africains formés en France reste conséquent (750 en 2006), la DCMD s’efforce également depuis plusieurs années de donner aux pays africains, avec lesquels elle coopère, les moyens de leur formation sur le continent même au travers des écoles nationales à vocation régionale (ENVR).

Déplacement au Bénin le 16.02.07 au Centre de Perfectionnement de la Police Judiciaire de Porto Novo. Photo © DCMD.

Déplacement au Bénin le 16.02.07 au Centre de Perfectionnement de la Police Judiciaire (CPPJ) de Porto Novo (un des nos ENVR)

Leur nombre, qui s’élève aujourd’hui à 14 et qui est en régulière augmentation, vise à couvrir l’ensemble des spécialités militaires d’une part, et la formation aux différents niveaux de responsabilité d’autre part. S’agissant des formations de spécialité, en complément des écoles existant dans les domaines du maintien de la paix, du déminage, de l’infanterie, de l’aéronautique, de la gendarmerie, de la santé et de la maintenance, devait ouvrir cette année en Guinée une école de transmissions, tandis que débuteront au Congo les travaux de construction
d’une école d’application du génie de travaux [4] qui devrait accueillir ses premiers stagiaires en 2009.

Dans le domaine du cursus de formation des officiers, le dispositif, qui comprend déjà une école de formation initiale d’officiers et deux écoles d’état-major, sera complété en 2007 par l’ouverture, au Cameroun, du Cours supérieur interarmées de défense (CSID). Outre leur dimension opérationnelle et technique, les ENVR sont des lieux novateurs d’échange et de brassage des officiers du continent africain.

Dans le cadre de l’appui à la sécurité intérieure, un accent tout particulier est mis sur la formation au maintien de l’ordre mise en œuvre à la fois dans les écoles de gendarmerie situées sur le continent [5] et dans le cadre des missions de courte durée destinées à former ponctuellement des groupements d’intervention rapide. Or la priorité accordée lors de ces formations aux techniques non létales de maintien de l’ordre et à la maîtrise de la violence au juste niveau, se révèle être, à l’expérience, un élément clef du maintien de la stabilité des États. Ceci a pu être vérifié notamment, et à plusieurs reprises, en République démocratique du Congo. A partir de 2004, la DCMD a participé dans ce pays à la formation et à l’équipement de 4 bataillons de la police d’intervention rapide (PIR), [6] unité compétente dans les domaines du maintien de l’ordre et de l’intervention anti-criminalité. Cette formation a été assurée par des gendarmes français envoyés en mission de courte durée. La DCMD a en outre financé l’équipement du premier bataillon et, par la suite, des fonds du ministère des Finances mis en œuvre par l’Agence française pour le développement ont rendu possible l’acquisition des matériels nécessaires aux trois autres bataillons. L’équipement et les techniques d’engagement de ces unités ont permis, lors des troubles intervenus en juin 2004 et plus encore entre le 20 et le 22 août 2006, lors de la proclamation officielle des résultats du premier tour des élections présidentielles, de ramener l’ordre en limitant les pertes. De l’avis de nombreux responsables politiques africains et non africains, l’absence de ces unités ou un engagement maladroit de leur part aurait pu conduire à un nouveau chaos.

Démineurs nigériens - Niger septembre 2007. Photo © DCMD.

Démineurs nigériens - Niger septembre 2007

Dans le domaine du maintien de l’ordre mais aussi dans les domaines liés à la restructuration et la modernisation des outils de défense, la DCMD soutient plus de 150 missions par an au cours desquelles 200 militaires experts viennent apporter leur soutien à la restructuration des armées et des gendarmeries africaines. [7] En ce domaine, l’avenir, c’est également l’ouverture d’une ENVR destinée à fournir les contingents policiers et gendarmes des opérations de maintien de la paix avec l’EIFORCES au Cameroun.

 

Enfin, la DCMD intervient dans le domaine de la sortie de crise au travers de la formation au déminage humanitaire et de la réinsertion des militaires. Au Bénin, le Centre de perfectionnement aux actions post-conflictuelles de déminage et de dépollution  (CPADD) créé en 2003 forme chaque année environ 100 militaires du continent qui ont eux-mêmes vocation à former les militaires de leur pays aux techniques de déminage. Au Burundi, a été inauguré en septembre dernier l’École militaire des métiers de Muzinda. Cette école a pour objectif de dispenser des formations techniques (électricité, plomberie, maçonnerie, mécanique...) à des sous-officiers et militaires du rang des nouvelles Forces de défense nationale (FDN) burundaises. Ce type d’école technique doit contribuer, non seulement à la restauration des capacités des FDN, mais également, à terme, à la réussite du processus actuellement en cours de DDR (désarmement, démobilisation, et réinsertion) déterminant pour la stabilité future du pays.

 

Remorqueur malgache Trozona à la mer - Madagascar juin 2007. Photo © DCMD.

 

Remorqueur malgache Trozona à la mer - Madagascar juin 2007

 

L’ensemble des actions décrites ci-dessus est mené dans une logique bilatérale. La DCMD s’est toutefois progressivement engagée dans une approche qui s’inscrit dans un cadre multilatéral permettant  d’œuvrer à la stabilité du continent africain à l’échelle régionale, sous-régionale et locale (à l’échelle de quelques États).

  • La coopération militaire française, facteur de stabilité du continent africain 

A l’échelle du continent, le projet de constitution d’une force africaine capable d’intervenir pour résoudre les crises est ancien. Il existe en réalité depuis la période des indépendances. Mais c’est l’Union africaine qui, peu après sa création, [8] a lancé en 2003 le processus de sa montée en puissance. La Force africaine en attente (F.A.A.) a pour mission principale d’intervenir sur le continent africain dans des opérations de maintien de la paix. Elle s’appuie  sur un partage de tâches entre l’U.A. (dotée d’un état-major de planification stratégique) et 5 grandes sous-régions africaines qui doivent chacune lui fournir une brigade. Le projet de FAA contribue doublement à la stabilité du continent. Il y contribue en dotant l’Union  africaine d’une capacité d’action pour gérer les crises. Il est aussi un puissant vecteur d’intégration et de dialogue à l’échelle régionale et sous-régionale. Sur un continent dont l’intégration n’est réalisée ni par la langue, l’économie, le politique ou le religieux, réunir l’ensemble du continent autour d’un projet cohérent auquel tous les États sont appelés à adhérer et à contribuer à la mesure de leurs moyens, est, pour la France, une opportunité à saisir. Aussi la DCMD soutient-elle cette démarche, en coopération avec les autres bailleurs internationaux. Elle a détaché dans ce but un officier général auprès de l’élément de planification de la FAA, au siège de l’U.A.

 

Avion de l'Aviation Légère d'Observation malgache - Madagascar juin 2007. Photo © DCMD.

 

Avion de l'Aviation Légère d'Observation malgache - Madagascar juin 2007

 

La dimension sous-régionale de la stabilité est, elle aussi, incontournable. Ainsi la CEDEAO (Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest), a obtenu de bons résultats dans des opérations de maintien de la paix dans cette zone (Groupe pour le contrôle et la mise en œuvre du cessez-le-feu (ECOMOG) au Libéria, Mission de la CEDEAO en République de Côte d’Ivoire). La DCMD soutient la mise en œuvre des contributions régionales à la F.A.A. Dans ce but, un officier supérieur français est détaché auprès de la CEDEAO et un autre auprès de la CEEAC (Communauté économique des États d’Afrique centrale). Mais surtout, la DCMD a soutenu la création au Mali, à Bamako, d’une école de maintien de la paix (EMP) destinée à former dans le cadre des cycles RECAMP, [9] mais aussi en dehors de ces cycles, les officiers des différents états-majors régionaux et des pays africains. Cette ENVR, qui a été inaugurée au mois de mars, a été créée en partenariat avec de nombreux pays occidentaux qui ont apporté leur soutien financier et humain à sa construction et à son fonctionnement. [10]

 

Quant au niveau local, il n’est pas non plus écarté chaque fois que des projets cohérents d’alerte et de prévention des crises peuvent être efficacement menés à cette échelle à la demande des États africains. Ainsi la DCMD conduit dans la zone sahélo-saharienne des projets bilatéraux [11] de renforcement des capacités de contrôle des espaces et des frontières au Niger, au Mali, au Tchad et bientôt en Mauritanie. [12] Ces projets visent à permettre à ces États de dynamiser leur action en matière de contrôle des flux migratoires et des trafics qui, à partir de l’Afrique sub-saharienne se dirigent vers l’Europe via le Maghreb.

 

Enfin, dans le but de favoriser l’échange et le dialogue à l’échelle du continent, la DCMD conçoit et finance depuis plusieurs années les sessions internationales de l’Institut des hautes études de défense nationale consacrées à l’Afrique. Ainsi le forum de l’IHEDN  sur le continent africain (FICA) est devenu un rendez-vous traditionnel bien connu de nos partenaires africains, qui réunit désormais environ 90 auditeurs militaires et civils provenant de tous les pays du continent. Ces rencontres de haut niveau offrent l’originalité de décloisonner l'approche Maghreb/Afrique subsaharienne, d’être ouverts aux pays francophones, anglophones et lusophones, et d’intégrer la dimension régionale et sous-régionale du continent en associant des représentants des organisations concernées. Chaque année un thème différent, relatif à la sécurité du continent africain, y est abordé. 

  • La coopération militaire française, facteur de stabilité pour l’Europe

La coopération militaire française en Afrique est très largement tournée vers le renforcement des capacités nationales, sous-régionales et régionales qui constituent les éléments clef de la stabilisation de ce continent. Cette politique n’a bien sûr de sens et de chance d’être efficace que si elle est étroitement coordonnée avec les autres politiques qui globalement concourent à la stabilité et à la sécurité de ce continent. Il s’agit des politiques d’aide au développement, des politiques sanitaires, des politiques de lutte contre les trafics et des politiques menées par les autres acteurs internationaux parmi lesquels figure en bonne place l’Union européenne. Il y va non seulement de l’intérêt du continent africain et de la nécessaire solidarité qu’il convient de développer pour tirer ce continent de la pauvreté, mais aussi de celui de la France et de l’Europe. Car une Afrique instable, sous-développée, mal gouvernée, nuirait également à notre propre stabilité, en particulier en raison de la pression migratoire qui ne manquerait pas de peser sur notre continent. 

Général Emmanuel Beth               


[1] La DCMD a pour ambition de développer des projets définis en concertation avec chaque pays bénéficiaire sur la base d’un partenariat, afin d’atteindre un objectif fixé d’un commun accord, qu’il s’agisse de la création d’une école ou de la mise en place d’un plan de formation pluriannuel, comme l’organisation d’une coopération entre deux forces armées. Cette idée de partenariat est essentielle : dans un esprit de responsabilité, l’objectif est bien de passer d’une coopération de substitution à une relation d’égalité avec le partenaire. Ce partenariat est aussi européen, et a vocation l’être davantage dans les années venir, pour développer des coopérations novatrices où le partage des responsabilités et des moyens peut être le gage d’une efficacité accrue. (Source DCMD)

 

[2] Défense est la revue bimestrielle de l'Union des Associations des Auditeurs de l'Institut des Hautes Études de Défense Nationale (IHEDN). Abonnements: BP 41-00445 Armées.

[3] Philippe Hugon, Géopolitique de l’Afrique, Armand colin, 2006.

 

[4] Cette école est spécialisée dans les travaux d’aménagement et dans la construction d’ouvrages d’art.

 

[5] CPPJ (Centre de perfectionnement à la police judiciaire) de Porto Novo, au Bénin, et Centre de perfectionnement aux techniques de maintien de l’ordre d’Awaé au Cameroun qui deviendra en septembre 2007 un centre international de formation des forces de sécurité.

 

[6] Le volume de forces formé par la France s’élève à 2000 hommes. D’autres unités de la PIR ont été formées par d’autres pays. En 2007, la France envisage de former et d’équiper un nouveau bataillon de la PIR. 

 

[7] Ces missions de courte durée complètent l’action des  300 coopérants permanents affectés en Afrique au sein des Missions de coopération militaire et de défense.

 

[8] L’UA a succédé en 2002 à l’Organisation de l’unité africaine (OUA) qui avait été créée en 1963.

 

[9] Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix. Lancé en 1998, le concept RECAMP constitue une réponse aux besoins exprimés par les organisations et les États africains en matière de maintien de la paix. Il vise à contribuer au renforcement de leurs capacités militaires et à leur permettre, s’ils le désirent, de concevoir et de conduire des opérations de maintien de la paix sur le continent.   

 

[10] Aujourd’hui ce centre a reçu des financements significatifs de l’Allemagne, du Canada, des Pays-Bas, de la Confédération helvétique et du Royaume-Uni. Aux côtés de la France, le Danemark, les Pays-bas, le Canada et l’Argentine y ont détaché un instructeur permanent.

 

[11] Projets d’aviation légère d’observation et formation d’unités spécialisées (garde nomade, forces d’investigation et de sécurité).

 

[12] Projet d’action de l’État en mer.

 

Lire également

"Frères d'armes" est le magazine trimestriel en langue française de la coopération militaire et de défense. Dans ses pages sont relatées les activités de coopération entre la France et les autres pays, tels que ses anciennes dépendances, ou des pays tiers, liés par des accords de coopération et/ou de formation. Sa rubrique historique fait fréquemment référence aux anciens combattants indigènes de l'armée française.


 


Derniers articles

Verdun 2016 : La légende de la « tranchée des baïonnettes »
Eyes in the Dark: Navy Dive Helmet Display Emerges as Game-Changer
OIR Official: Captured Info Describes ISIL Operations in Manbij
Cyber, Space, Middle East Join Nuclear Triad Topics at Deterrence Meeting
Carter Opens Second DoD Innovation Hub in Boston
Triomphe de St-Cyr : le Vietnam sur les rangs
Dwight D. Eisenhower Conducts First OIR Missions from Arabian Gulf
L’amiral Prazuck prend la manœuvre de la Marine
Airmen Practice Rescuing Downed Pilots in Pacific Thunder 16-2
On ne lutte pas contre les moustiques avec une Kalachnikov...
Enemy Mine: Underwater Drones Hunt Buried Targets, Save Lives
Daesh Publications Are Translated Into Eleven Languages
Opération Chammal : 10 000 heures de vol en opération pour les Mirage 2000 basés en Jordanie
Le Drian : Daech : une réponse à plusieurs niveaux
Carter: Defense Ministers Agree on Next Steps in Counter-ISIL Fight
Carter Convenes Counter-ISIL Coalition Meeting at Andrews
Carter Welcomes France’s Increased Counter-ISIL Support
100-Plus Aircraft Fly in for Exercise Red Flag 16-3
Growlers Soar With B-1s Around Ellsworth AFB
A-10s Deploy to Slovakia for Cross-Border Training
We Don’t Fight Against Mosquitoes With a Kalashnikov
Bug-Hunting Computers to Compete in DARPA Cyber Grand Challenge
Chiefs of US and Chinese Navies Agree on Need for Cooperation
DoD Cyber Strategy Defines How Officials Discern Cyber Incidents from Armed Attacks
Vice Adm. Tighe Takes Charge of Information Warfare, Naval Intelligence
Truman Strike Group Completes Eight-Month Deployment
KC-46 Completes Milestone by Refueling Fighter Jet, Cargo Plane
Air Dominance and the Critical Role of Fifth Generation Fighters
Une nation est une âme
The Challenges of Ungoverned Spaces
Carter Salutes Iraqi Forces, Announces 560 U.S. Troops to Deploy to Iraq
Obama: U.S. Commitment to European Security is Unwavering in Pivotal Time for NATO
International Court to Decide Sovereignty Issue in South China Sea
La SPA 75 est centenaire !
U.S. to Deploy THAAD Missile Battery to South Korea
Maintien en condition des matériels : reprendre l’initiative
La veste « léopard », premier uniforme militaire de camouflage
Océan Indien 2016 : Opérations & Coopération
Truman Transits Strait of Gibraltar
Navy Unveils National Museum of the American Sailor
New Navy, Old Tar
Marcel Dassault parrain de la nouvelle promotion d’officiers de l’École de l’Air
RIMPAC 2016 : Ravitaillement à la mer pour le Prairial avant l’arrivée à Hawaii
Bataille de la Somme, l’oubliée
U.S., Iceland Sign Security Cooperation Agreement
Cléopatra : la frégate Jean Bart entre dans l’histoire du BPC Gamal Abdel Nasser
Surveiller l’espace maritime français aussi par satellite
America's Navy-Marine Corps Team Fuse for RIMPAC 2016
Stratégie France : Plaidoyer pour une véritable coopération franco-allemande
La lumière du Droit rayonne au bout du chemin





Directeur de la publication : Joël-François Dumont
Comité de rédaction : Jacques de Lestapis, Hugues Dumont, François de Vries (Bruxelles), Hans-Ulrich Helfer (Suisse), Michael Hellerforth (Allemagne).
Comité militaire : VAE Guy Labouérie (†), GAA François Mermet (2S), CF Patrice Théry (Asie).

Contact