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Le Scorpène choisi à son tour par la Malaisie

Le Scorpène choisi à son tour par la Malaisie

Dans son « grand dossier » intitulé "Défenses et sécurités maritimes", le numéro 131 de la revue Défense (1) daté du 1er février 2008 - janvier-février - consacre pas moins de onze articles aux nombreuses menaces et aux divers aspects concernant la sécurisation des voies maritimes dans le monde. Pour ce qui concerne l'Asie, nous citerons l'excellent article d'Eric Frécon sur "le reflux pirate dans le détroit de Malacca" et les deux papiers de notre Correspondant en Asie, le CF (H) Patrice Théry, qui expliquent les raisons qui ont amené Singapour et la Malaisie à se doter d'une  force sous-marine moderne, suivant deux modèles différents. Le papier que nous reproduisons ici avec l'aimable autorisation de son auteur et de la revue Défense rappelle des faits peu connus ou oubliés en Occident sur un pays musulman modéré, souvent cité en exemple : la Malaisie. Confrontée jusqu'au début dés années 1990 à une rébellion armée par le Parti Communiste Malaisien (CPM) soutenue par la Chine alors que le Cambodge voisin avec l’arrivée des Khmer rouges était en pleine folie meurtrière, le gouvernement compte tenu de ses moyens financiers avait été contraint d'accorder la priorité des priorités au renforcement et à la modernisation de son armée de terre, reportant de dix ans celle de sa marine avec une volonté affichée, celle de se doter dés que possible d'une force sous-marine. Paris/Kuala Lumpur, le 15 décembre 2007.

Les raisons qui ont poussé la Malaisie à vouloir moderniser sa marine et se doter d’une force sous-marine remontent au milieu des années 1970. Comme la plupart des pays de la zone Asie-Pacifique, la Malaisie, pays considéré comme un modèle parmi les pays musulmans modérés, était inquiète de la montée en puissance de la présence navale soviétique dans la région depuis dix ans.

Trois éléments décisifs allaient préciser ce besoin. Le premier était la conséquence du départ des Américains du Vietnam et l’utilisation intensive de l’ancienne base de Da Nang par les bombardiers stratégiques soviétiques qui, chaque jour en moins de quarante cinq minutes, survolaient les eaux malaisiennes en mer de Chine du Sud-est avec leurs Bear Delta. Le second, après le Vietnam, fut la chute du Cambodge et l’arrivée des Khmer rouges. Enfin, troisième élément et non des moindres, la signature d’un accord bilatéral entre l’Inde et l’URSS accordant une base navale et des facilités aux sous-marins russes dans les îles Andaman, situées à l’entrée du détroit de Malacca. De quoi non seulement remettre en question la donne stratégique dans la région, mais la sécurité même de la Malaisie qui s’est alors directement sentie menacée. Ceci à un moment où ses activités pétrolières offshore dans le sud de la mer de Chine étaient à leur zénith… Et où le malheur des « boat people » essayant de fuir les pays sous domination communiste était à la Une de tous les journaux du Monde libre. Les navires malaisiens se sentant surveillés dés qu’ils quittaient leur port d’attache. La situation devenait intenable.

Sous l’impulsion de l’Amiral Tan Sri Zain, chef d’état major de la Marine Royale Malaisienne (RMN), et surtout, grâce à l’obstination de son bras droit, l’amiral Tan Sri Abdul Wahab Bin Haji Nawi qui lui succèdera en 1986, un premier appel d’offre est lancé en 1978. Pour la France, les Chantiers de l’Atlantique proposent des Agosta tandis que les chantiers britanniques, allemands et suédois font des offres concurrentes. Mais le changement de gouvernement et l’arrivée au pouvoir de Dato Dr. Mahatir Mohamad comme Premier ministre en 1981 vont reporter ces projets. La priorité des priorités affichée par le Dr Mahatir étant de transformer le pays pour le moderniser : à cet effet, le plan « Vision 2020 » était lancé, véritable carnet de route pour relancer le développement industriel, économique et social pour que la Malaisie atteigne enfin le statut de pays développé. Le projet de force sous-marine devait donc se diluer dans d’autres priorités, tous les industriels ayant soumis des offres furent donc notifiés que « du fait des coûts importants d’un tel programme, la Malaisie n’avait pas les ressources suffisantes pour poursuivre cet intérêt. »

En 1985 un événement extérieur à la Malaisie relança pourtant le projet, créant une dynamique nouvelle. La France venait d’introduire les sous-marins nucléaires d’attaque de la classe Rubis et le concept de deux équipages par bateau (bleu et rouge). La Marine nationale se voyait donc contrainte de retirer du service actif quatre sous-marins de la classe Daphné, relativement loin de leur fin de vie opérationnelle, dont deux d’entre eux venaient tout juste de subir d’importantes transformations.

L’espoir de voir ces bateaux reprendre une vie opérationnelle étant nulle, la Marine nationale, la DGA/DAI et la DCN (2) décidèrent de les mettre sur le marché. Ainsi au début 1986, la SOFMA (3) qui, techniquement, représentait la DCN et qui dès 1984 avait ouvert un bureau de représentation en Malaisie, a donc reçu pour instruction de proposer ces sous-marins à la RMN.

L’amiral Wahab devenu entre temps chef d’état-major a tout de suite vu tenté de saisir cette occasion pour réaliser son objectif consistant à doter à la fois la marine malaisienne d’une composante sous-marine et d’une composante aéronavale. (4)

Aucun pays, excepté la France, n’avait en 1986 cette capacité de mettre sur le marché des sous-marins classiques en excellent état. Mais la marine n’était pas prioritaire dans le budget de Kuala-Lumpur. Dans ce climat, l’annonce de la signature d’un Mémorandum Of Understanding entre la Grande-Bretagne et la Malaisie fit la manchette des journaux. Cosigné par les Premiers ministres des deux pays, Mahatir Mohamad et Margaret Thatcher, ce MOU stipulait la vente à la Malaisie d’une longue liste d’équipements pour les armées de l’air, de terre et la marine. Outre les responsabilités réciproques et les financements, ce MOU prévoyait pour la marine l’Oberon d’occasion et/ou des sous-marins de la classe « Upholder » (5)… L’Amiral Wahab se voyait une nouvelle fois couper l’herbe sous le pied. Ce MOU fit de nombreux mécontents parmi les industriels locaux qui représentaient les industriels français, allemands ou suédois qui s’étaient beaucoup investi pendant des années.

Dato Ritahudin (MinDef malaisien), le CA François Quérat (ALSOUMAT en 1989) et Patrice Théry. (Photo © Collection particulière).

Dato Ritahudin, MinDef malaisien, le CA François Quérat, et Patrice Théry

Les Français, de leur côté, tentèrent de répondre avec un MOU concurrent liant Dassault, Thomson-CSF, DCN et GIAT, mais l’assemblage de deux gros industriels et de deux groupes appartenant à la Défense créa des tensions rédhibitoires… Si ce MOU ne vit jamais le jour, dans ce contexte, le projet français avait néanmoins pris un nouveau tournant. L’équipe de Marketing ne comprenait plus seulement DCN et SOFMA mais aussi « PRONAV » (6).

Arrivée de la Psyché à Lumut. (Photo © Collection particulière).

Arrivée de la Psyché à Lumut

S’appuyant sur une approche agressive, soutenu par un consensus interne en Malaisie qui verra l’approche Oberon/Upholder mise en dehors du MOU anglo-malaisien, la période 1987-1988 fut très active en missions, visites et autres échanges. Il faut dire qu’à l’époque la France était représentée sur place par des hommes de terrain qui connaissaient les besoins du pays qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour établir un partenariat dans la durée entre les deux pays. Le point d’orgue fut la visite de deux mois en Malaisie d’un sous-marin français de la classe Daphné, la Psyché (S650) en juillet et août 1989, accompagnée du bâtiment de soutien La Garonne sous la conduite d’un meneur d’hommes, le CA François Quérat, Commandant les Sous-marins d’attaque. Un déploiement qui durera six mois pour les équipages, partis de Lorient en Bretagne et qui se révélera, douze ans plus tard plus tard, un véritable investissement pour tous ceux qui ont passé des années à travailler sur ce dossier, même si entre-temps les équipes ont changé, à Kuala comme à Paris.

La Garonne et Psyché à couple sur la base navale de Lumut. Aquarelle © CV André Lambert.

La Garonne et Psyché à couple sur la base navale de Lumut

Le 5 juin 2002, après d’ultimes péripéties inéluctables dans ce genre de marchés (7), la Malaisie et la France signeront un contrat pour la livraison de deux sous-marins Scorpène ainsi que l’acquisition d’un sous-marin Agosta d’occasion pour l’entraînement des équipages. L’accord avec la France prévoyant la formation à Brest des équipages sur un sous marin de la classe Agosta rétrofité pour permettre cette formation dans les meilleures conditions. La démarche est importante pour les Malaisiens qui cette fois ont choisi la France pour partenaire, comme Singapour a choisi la Suède. « La formation a débuté en 2005 et se terminera en 2009, en cohérence avec le programme de construction et de livraison des deux sous-marins. ». Pour Philippe Novelli, directeur de projet à DCNS, « la livraison de ces deux sous-marins et la formation de leurs équipages est le socle de base de la constitution de la force sous-marine malaisienne. Immédiatement après, viendra la réalisation d’une base sous-marine, dont le site est déjà choisi par la marine malaisienne, et dont la réalisation devrait être confiée dans les prochains mois aux entreprises locales. L’enjeu suivant consistera pour la Malaisie à mettre en place, d’une part, une organisation pérenne de formation pour le renouvellement de ses équipages et, d’autre part, l’organisation et les moyens pour assurer le soutien de ces sous-marins de manière à pouvoir les utiliser de manière opérationnelle en toutes circonstances et en toute sécurité. »

  • Le choix du Scorpène

Le Scorpène est un nouveau type de sous-marin à propulsion conventionnelle - diesel-électrique ou hybride (diesel-électrique + AIP), destiné aux missions de lutte antisurface, anti-sous-marins, aux opérations spéciales et à l’entraînement. Sa très grande autonomie (quarante cinq jours) en fait un des seuls bâtiments de tonnage moyen, avec l’Agosta 90-B de DCNS, à pouvoir mener des patrouilles océaniques de très longue durée.

Le TD Tunku Abdul Rahman, premier SSK de type Scorpène. Photo © DCNS.

Le TD Tunku Abdul Rahman, premier SSK de type Scorpène

Fortement automatisé, ce sous-marin permet à un équipage en effectif réduit de trente et une personnes de se consacrer au traitement des paramètres de navigation et des informations tactiques du système de combat intégré. Le Scorpène est équipé de moyens de communications très complets pour les transmissions intérieures ou extérieures. Sous-marin très rapide, il est aussi très discret. Les sous-marins Scorpène bénéficient en effet d’une excellente discrétion acoustique. Les caractéristiques hydrodynamiques poussées du profil de coque lui permettent de se déplacer à grande vitesse en plongée. Elles génèrent également un minimum de bruit qui améliore les capacités d'écoute de ses sonars et le protège d'une détection adverse. Tous les équipements du Scorpène sont isolés de la coque suivant les principes de double suspension des équipements vibrants, adoptés pour les dernières générations de sous-marins français. La conception du sous-marin Scorpène fut un défi technologique relevé avec succès au cours des années 90. DCNS s’appuyant sur ses points forts industriels tels que le recours à la construction modulaire ou technologiques, hérités de sa connaissance des sous-marins nucléaires. Ce savoir faire confère au Scorpène des qualités exceptionnelles comme une immersion maximale supérieure à celle des autres sous-marins classiques, une autonomie en plongée très importante, une minimisation des signatures dont la signature acoustique, une utilisation de systèmes de conduite plate-forme et de gestion des informations tactiques intégrés, une optimisation du cycle de maintenance pour augmenter le nombre de jours à la mer.

Le TD Tunku Abdul Rahman, premier SSK de type Scorpène. Photo © Jean-Michel Guhl.

Le TD Tunku Abdul Rahman, premier SSK de type Scorpène

Conçu par DCNS, le Scorpène a fait l’objet d’un développement commun avec le constructeur espagnol Navantia. Avec dix unités vendues dans le monde, le Scorpène a désormais un véritable statut sur le marché international. Le contrat avec le Chili s’est achevé par la livraison en décembre 2005 du O’Higgins et en décembre 2006 du Carrera. Ces premières livraisons ont en outre permis de démontrer les qualités exceptionnelles des bâtiments, confirmant ainsi tout le savoir-faire de DCNS et de Navantia.

Le TD Tunku Abdul Rahman, premier SSK de type Scorpène. Photo © Jean-Michel Guhl.

Le TD Tunku Abdul Rahman, premier SSK de type Scorpène

La construction des deux unités pour la Malaisie se poursuit dans les chantiers navals de Cherbourg et de Carthagène. Le premier sous-marin devrait être livré début 2009 et le second à la fin de la même année. Six autres sous-marins viennent d’être commandés par la marine indienne au chantier local MDL, La première unité devant être livrée en 2012, sept ans après l’entrée en vigueur du contrat. Les cinq autres devraient suivre à raison d’un par an.

Les ministres de la défense Hervé Morin et Dato Sri Najib Tun Razak. Photo © Roland Pellegrino ECPAD.

Les ministres de la défense Hervé Morin et Dato Sri Najib Tun Razak

Le 23 octobre dernier à Cherbourg, lors de la mise à flot sur le site DCNS du premier Scorpène malaisien baptisé « Tunku Abdul Rahman » du nom du père de l’indépendance de la Malaisie, Dato Sri Najib Tun Razak Datin Seri Rosmah Mansur, vice-Premier ministre et ministre de la défense a justifié les raisons du choix malaisien et dit toute sa confiance dans ce partenariat avec la France pour ce submersible en sachant qu’une période d’au moins deux années sera encore nécessaire pour procéder aux essais à la mer avant de l’admettre au service actif. Philippe Novelli se veut optimiste et se dit persuadé que lorsque les premiers Scorpène entreront en service actif « une nouvelle commande de sous-marins pourrait intervenir d’ici quelques années, afin d’assurer, à terme, la permanence à la mer de cette force. C’est donc bien un partenariat à long terme avec la marine malaisienne que DCNS entend ainsi bâtir sur la base du programme actuel. »

Qu’il s’agisse de l’Inde, du Chili ou de la Malaisie qui ont choisi le Scorpène considéré comme l’un des sous-marins classiques les plus performants du moment, la France possède un véritable savoir faire dans le domaine des constructions navales, tant civiles que militaires, ce qui représente des atouts à l’exportation. Il serait temps qu’elle s’en souvienne renouant ainsi avec son passé.

CF (H) Patrice Théry

(1) Défense, revue bimestrielle de l'Union des Associations des Auditeurs de l'Institut des Hautes Études de Défense Nationale (IHEDN). Abonnements: BP 41-00445 Armées.

(2) Aujourd’hui DGA/DRI et DCNS.

(3) SOFMA, société de ventes des « arsenaux de l’Etat » avait repris les activités de Sofrexan disparue à la fin années 70. De ce fait, la SOFMA, bras commercial du GIAT devint aussi celui de la DCN, tous faisant encore partie intégrale de la DGA donc du Ministère de la Défense.

(4) L’amiral Tan Sri Abdul Wahab Bin Haji Nawi, chef d’état-major de la marine malaisienne de 1986 à 1990 a poursuivi inlassablement ses deux objectifs. La création d’une aéronautique navale sera sur les rails en 1990 avec l’achat d’hélicoptères WASP d’occasion à la Royal Navy, lesquels furent remplacés par des Super Lynx inclus dans le contrat d’acquisition des deux frégates Yarrow.

(5) La Grande Bretagne avait construit quatre sous-marins de la classe Upholder d’un tonnage de 2.400T environ. Allant vers le tout nucléaire, la Royal Navy ne les a jamais vraiment utilisés.Ces sous-marins seront plus tard achetés par le Canada et deviendront la classe Victoria.

(6) Dirigé par l’IGA Pujol, Pronav était une joint-venture commerciale entre DCN et Thomson-CSF. Pronav fut indubitablement l’ancêtre d’Armaris et de DCN-I. Tout le monde était inquiet de ce type d’alliance voyant un « équipementier » dont l’intérêt était de vendre ses équipements sur n’importe quelle plate-forme prendre le contrôle financier d’un chantier dont la vocation était de pouvoir intégrer n’importe quel système sur sa plate-forme.

(7) En Février 1990, le gouvernement malaisien décidera une nouvelle fois de ne pas donner suite au projet d’acquisition de sous-marins. Il ne sera pas possible de rencontrer le Premier Ministre, Dr Mahatir Mohamad, qui chargea son ministre des Finances, Tun Dahim, d’écrire une lettre de remerciements à tous les participants à ce projet. A la fin de la même année, une contre proposition agressive des Suédois allait cependant relancer le projet…


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