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Un bateau du Tonnerre en Méditerranée

Un bateau du Tonnerre en Méditerranée

Après la brillante réussite de l'Armée de terre qui a vu son QG CRR-FR certifié par l’OTAN, [1] la Marine nationale vient de se qualifier pour prendre le 1er janvier 2008 son tour pour la NRF 10 et succéder à la Grande-Bretagne en assumant le commandement de la force maritime de réaction rapide de l'OTAN. Pour cela nos marins ont du se soumettre du 5 au 13 décembre 2007 à un dernier exercice interallié baptisé "Steadfast Jaw", à Toulon, en mer et à Naples sur le BPC Tonnerre, pour vérifier si « la pleine capacité opérationnelle » pouvait ou non être atteinte, et se voir attribuer « la reconnaissance » de son état-major maritime: le « Maritime Component Commander » (MCC). Cette force aéromaritime française de réaction rapide est commandée par le contre-amiral Alain Hinden. [2] En temps de paix, de crise ou de guerre, son état-major doit être capable, sous faible préavis, de diriger une composante aéromaritime multinationale au sein d’une coalition de l’OTAN. Reportage à bord du BPC Tonnerre en Méditerranée de Joël-François Dumont [3] que nous reproduisons ici avec l'aimable autorisation de son auteur et de la revue Défense. [4]

Vue sur le Vésuve depuis le BPC Tonnerre à quai à Naples. Photo © Joël-François Dumont.

Vue sur le Vésuve depuis le BPC Tonnerre à quai à Naples

Depuis le sommet de Prague en 2002, la France a soutenu l’initiative de l'Alliance atlantique visant à créer une force de réaction rapide (NRF), [5] Paris souhaitant sur le plan militaire maintenir une aptitude à planifier et à conduire des opérations interalliées d'envergure. La France a même enrichi le concept NRF [6] en y apportant des contributions significatives. Elle a créé à cet effet trois états-majors de réaction rapide pour exercer à terme le commandement des composantes air, mer et terre de la NRF. A défaut de disposer de cinquante navires pour monter une force navale, la France a choisi d’en assumer le commandement et de s’en donner les moyens. « Il faut distinguer le vecteur (le BPC) et l’état-major (le HRF) » comme l’explique le CdF Philippe Masson. Lors de l’exercice "Noble Midas", la France a déployé six navires seulement sur cinquante, mais elle en a assumé avec succès le commandement, ce qui supposait à la fois une préparation minutieuse, une mise en œuvre opérationnelle et une étroite coordination des moyens à la mer d’une imposante flotte de combat interalliée.

Vue aérienne lors de l'exercice Noble Midas. Photo © Marine Nationale.

Vue aérienne lors de l'exercice Noble Midas

Pour ce qui est de la composante navale, si depuis octobre 2005 notre pays disposait déjà d’un poste de commandement certifié "techniquement" pour travailler aux normes OTAN et capable de diriger la future composante navale d’une force de réaction rapide de l’OTAN, il lui fallait encore franchir toutes les étapes jusqu’à la certification "opérationnelle" de l’OTAN pour participer aux "tours de garde NRF". Ceux-ci étant normalement précédés par une période de mise en condition de six mois pendant lesquels les moyens des unités sont évalués au cours d’exercices complexes, période réduite ici à quatre mois du fait des vacances scolaires françaises...

Le BPC Tonnerre en Méditerranée photographié lors des manœuvres Noble Midas

Après avoir démontré avec succès en octobre dernier lors de l’exercice "Brilliant Midas 2006" qu’il était capable d’assurer le commandement d’une opération amphibie au sein de la NRF 8, l’état-major HRF embarqué sur le BPC Tonnerre devait encore faire ses dernières preuves. Pour cela, la Marine a su tirer profit des avantages indéniables de l’un de ses bâtiments de projection et de commandement opérationnel depuis le 1er août 2007 : le Tonnerre, qui, de l’avis des officiers des douze pays ayant participé à l’exercice est une « plateforme intelligente » … « un navire multi usages sans équivalent dans les autres marines », armé par un équipage hautement qualifié et motivé, conscient de tous les efforts nécessaires pour relever ce défi.

Le BPC Tonnerre en Méditerranée photographié lors des manœuvres Noble Midas © Marine Nationale.

Le BPC Tonnerre en Méditerranée photographié lors des manœuvres Noble Midas

  • Un navire polyvalent

Le BPC est un heureux mélange de ce qui se fait de mieux à la fois dans les flottes de commerce et de combat, profitant des perfectionnements les plus achevés en matière d’automatisation des tâches, d’informatisation et de moyens de communications satellitaires. On comprend aisément la fierté de son commandant d’avoir un équipage réduit de 177 personnes, mais très polyvalent et réactif, pour un tonnage quasiment double par rapport à celui d’un TCD de type Sirocco, disposant à bord des meilleurs dans chacune des spécialités pour conduire ce navire de 200 mètres de longueur, dont le pont supérieur est plus élevé que celui du Charles de Gaulle !

Les BPC : des navires hôpitaux de classe III. Photo © Joël-François Dumont.

Les BPC : des navires hôpitaux de classe III

Un bâtiment capable de remplir des missions aussi diverses que des opérations amphibies et aéromobiles, le transport opérationnel, le fret, ou de servir de PC mobile en mission de gestion de crises et de soutien santé avec un véritable hôpital sur 750m² de pont, comprenant une vingtaine de salles, dont une salle de radiologie, soixante-seize lits médicalisés (contre seize pour le Sirocco), deux blocs opératoires avec télémédecine ; un laboratoire de biologie médicale ; une salle de soins aux grands brûlés ; un cabinet dentaire et la possibilité d’embarquer un scanner... Les BPC étant avec les Berlin et le Frankfurt de la Deutsche Marine les seuls navires hôpitaux de classe III en Europe

Le CV de Vigouroux d’Arvieu, Commandant le BPC Tonnerre. Photo © Joël-François Dumont.

Le CV de Vigouroux d’Arvieu, Commandant le BPC Tonnerre

Pour le CV Edmond de Vigouroux d’Arvieu, commandant le navire amiral, « le BPC concrétise un nouveau concept d’action collective et internationale de la mer vers la terre, permettant une nouvelle doctrine d’emploi et de nouvelles doctrines d’intervention. Les systèmes de navigation et les équipements du bord ont gommé la rupture entre la terre et la mer ». Les BPC sont des plateformes uniques qui offrent « la possibilité d’une reconfiguration tactique et d’une idée de manœuvre différente ».

Pour en arriver là, les concepteurs, DCN - aujourd’hui DCNS - et Alstom associé aux Chantiers de l’Atlantique ont imaginé et réalisé ce « qui se fait de mieux », à un prix tout à fait raisonnable et en un temps record : quatre ans. Les performances techniques des BPC sont remarquables et battent même des records : qu’il s’agisse de l’autonomie : 11.000 nautiques à 15 nœuds, avec 21.600 tonnes à pleine charge, soit une autonomie complète de 45 jours. Avec même, si nécessaire, une présence possible à la mer pouvant aller jusqu’à 350 jours par an.

Un CTM se prépare à s'arrimer dans le Tonnerre. Photo © Joël-François Dumont.

Un CTM se prépare à s'arrimer dans le Tonnerre

Une remarquable manœuvrabilité: les BPC sont les premiers navires de guerre français à disposer d’une propulsion tout électrique avec des PODs, avec un système orientable sur 360° couplé à un propulseur d’étrave. Le bâtiment peut virer court, qualité essentielle pour les opérations amphibies et accéder à des ports faiblement préparés.

Des systèmes de combat et de veille  ultramodernes. Photo © Joël-François Dumont.

Des systèmes de combat et de veille  ultramodernes

Ils sont équipés d’un système de combat ultramoderne doté du SENIT 9 comme le Charles de Gaulle, ainsi que d’un système de veille multi-senseurs combinant les situations surface et aérienne. [7] Les liaisons 16 et 11 fonctionnent ainsi que la cellule SEC SAT chargées du contrôle des sous-marins, déjà mise en contexte opérationnel. Ils sont armés de deux affûts doubles lance-missiles antiaériens courte portée SIMBAD, de deux canons de 30mm et de quatre mitrailleuses de 12,7.

Hydroglisseur de type LCAC. Photo © DGA.

Hydroglisseur de type LCAC

Leur consommation est très largement inférieure à celle des TCD pour une capacité d’emport sans comparaison, avec un radier pouvant accueillir 4 chalands de transport de matériel (CTM) ou deux hydroglisseurs de type LCAC. L’ensemble des troupes peut être débarqué en moins de deux heures avec 60 véhicules de combat blindés parqués sur les 2650 m² de hangars ou à leur place un escadron de 13 chars lourds de type Leclerc. Qu’il s’agisse d’hélicoptères ou de matériels terrestres, tous les types de matériels aux standards OTAN sont prévus pour y être réceptionnés, la maintenance étant organisée en conséquence.

Chalands de transport de matériel (CTM) dans le ravier. Photo © DCN.

Chalands de transport de matériel (CTM) dans le ravier

Enfin, une habitabilité sans précédent pour des navires de guerre avec un confort inégalé, des conditions d’accueil et de logement des troupes exceptionnelles, permettant un maintien de longue durée de celles-ci à la mer, avec, pour garder la forme ou meubler les loisirs, une salle de sports, des salles de détente et des locaux pour les adeptes de formation permanente. Pour communiquer avec les familles à terre, une carte à puce est vendue à bas prix pour être utilisée depuis les cabines téléphoniques du bord.

Les BPC sont parmi les navires les mieux protégés contre les incendies. Photo © Joël-François Dumont.

Les BPC sont parmi les navires les mieux protégés contre les incendies

Enfin, pour entretenir le moral, une excellente cuisine à bord, mais là, rien d’extraordinaire, il suffisait de maintenir les traditions de la Royale. D’habitude, Marsouins, Bigors et autres soldats d’élite engagés sur des théâtres lointains de retour d’OPEX, étaient pressés de débarquer.

Tout est prévu à bord pour pouvoir travailler et vivre dans un certain confort. Photo © Joël-François Dumont.

Tout est prévu à bord pour pouvoir travailler et vivre dans un certain confort

Cette fois, on peut gager qu’ayant goûté au confort inhabituel de ces navires où les cabines les plus grandes sont occupées par six personnes, avec douche et WC privatif, ils auront tôt fait d’oublier leurs vieux TCD et seront peut-être moins pressés de rentrer au port…

Un navire conçu pour des actions dans la durée. Photo © DCN.

Un navire conçu pour des actions dans la durée

En cherchant bien, au bout d’une semaine, on pourrait trouver quand même quelques défauts à ce bateau : l’Internet « rame terriblement » en salle de presse : on est loin de l’ADSL, mais « cela devrait changer bientôt ».

Les BPC Mistral et Tonnerre pendant les essais à la mer. Photo © Marine Nationale.

Les BPC Mistral et Tonnerre pendant les essais à la mer

  • Un concept d’emploi validé dans l’urgence

L’Opération Baliste au Liban [8] a permis dans un contexte de haute intensité de vérifier que le choix des BPC était judicieux avec l’envoi du Mistral, le premier des deux BPC livrés, mais pourtant pas encore admis au service actif, lequel fut équipé en deux jours avec des moyens de transmission et de commandement cannibalisés en toute hâte sur son sister-ship le Tonnerre encore à Brest en période d’essais. La gestion de cette crise aura pourtant été « riche en enseignements... Elle a constitué la première opération interarmées conduite par le centre de commandement des opérations maritimes de niveau opératif HRF (High Readiness Force), certifié en 2005, comme noyau du commandement des forces maritimes. Les capacités du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral en matière de commandement et d’opérations amphibie ont été confirmées. Par ailleurs, l’opération Baliste a souligné l’importance des frégates d’escorte pour assurer la protection d’une force sous la menace de missiles. Les bâtiments et leurs équipages ont montré leur polyvalence et leur capacité d’adaptation, alors que les missions ont évolué au gré de la situation diplomatique et sur le terrain. La souplesse et la réactivité d’une force en mer, associées à sa liberté de mouvement, offrent une large palette d’options au chef d’état-major des armées. Enfin, les relations avec les services de soutien, au plus près des forces, ont contribué à cette réactivité. » [9]

  • Un bateau du Tonnerre

« L’idée des BPC remonte à la fin des années 1990 » selon son Commandant. L’objectif était de « concevoir des bâtiments faits sur mesure pour les besoins de l’armée de Terre » en OPEX, « tenant compte de toutes les contraintes des unités embarquées avec des perspectives d’emploi dans la durée ».

Le BPC Tonnerre en baie de Naples. Photo © Joël-François Dumont.

Le BPC Tonnerre en baie de Naples

L’heure étant aux économies, ces BPC avaient à l’origine une quadruple vocation. Le BPC sont tout d’abord des porte-hélicoptères d’assaut avec une capacité d’emport simultanée de 6 hélicoptères, pouvant accueillir 16 hélicoptères lourds de type Puma, Tigre ou NH 90.

Une vingtaine d'aéronefs de 12 nations différentes ont participé à Noble Midas. Photo © Marine Nationale.

Une vingtaine d'aéronefs de 12 nations différentes ont participé à Noble Midas

Ils disposent d’un atelier aviation complet, de quoi rendre jaloux un régiment d’hélicoptères de combat, avec même un atelier composite. « On passe de la projection d’une section à celle d’une compagnie entière » explique le CV de Vigouroux d’Arvieu.

Le CF Vanoverbeke (Marine Royale belge) intégré à l'EM-HRF.  Photo © Joël-François Dumont.

Le CF Vanoverbeke (Marine Royale belge) intégré à l'EM-HRF

Ce navire amiral est prévu pour un état-major de 150 officiers interarmées appartenant à 26 nations différentes, capables de communiquer dans et depuis le monde entier avec des moyens protégés sans précédent. En plus des officiers appartenant aux douze pays intégrés en permanence dans l’état-major HRF à Toulon, en cas d’embarquement pour un exercice OTAN, les officiers des 14 autres pays de l’OTAN, des "augmentees" peuvent venir s’ajouter en tant que de besoin. C’est le cas d’officiers turcs qui ne sont pas présents à Toulon mais qui étaient à bord du Tonnerre pour ces épreuves de certification.

A Naples, navires grecs et turcs sont côte à côte. Photo © Joël-François Dumont.

A Naples, Grecs et Turcs sont côte à côte...

Dorénavant, le général de l’armée de terre qui dirigera l’opération aéroterrestre le fera depuis son propre PC installé à bord du Tonnerre. Il pourra ainsi conserver, même à mille ou à trois mille kilomètres de distance du théâtre d’opérations, toute sa liberté de manœuvre sans être vulnérable au chantage tout en disposant de locaux parfaitement adaptés, grâce aux 850 m² de bureaux équipés d’ordinateurs et de liaisons hautement sécurisées, « permettant des opérations de la mer vers la terre. » Qu’il s’agisse de catastrophes humanitaires ou d’interventions pour rétablir la paix.

Le LV Lefranc et le CV Ostermann (Deutsche Marine) de l'EM-HRF. Photo © Joël-François Dumont.

Le LV Lefranc et le CV Ostermann (Deutsche Marine) de l'EM-HRF

A bord, le CV Axel Ostermann de la Deutsche Marine [10] est enthousiaste. Il a un faible pour le Tonnerre dont l’un des gros avantages est incontestablement « le PC où tout est situé au même niveau, ce qui est non seulement pratique et agréable à la fois pour travailler mais surtout très efficace ». Intégré à l’état-major HRF de Toulon, il est responsable de la cellule N7. A ce titre il est chargé de l’évaluation, de la planification des exercices, de l’entraînement, de la simulation et des retours d’expérience « lessons learned ». Sur ce dernier point, il entend préciser que la traduction française par « retours d’expérience » lui paraît incomplète : « le rôle de son équipe consisterait plutôt à observer les dysfonctionnements pour améliorer l’efficacité du système en créant une base de données disponible pour tous les pays membres de l’OTAN ».

Naples : une escale de choix. Photo © Joël-François Dumont.

Naples : une escale de choix

A bord, Espagnols, Portugais, Néerlandais, Danois, Britanniques, Américains, Grecs, sans oublier les Italiens pour ne citer qu’eux se disent impressionnés d’avoir été intégrés dans ce dispositif sur un navire considéré comme idéal pour servir de PC embarqué. Sans même connaître le verdict de l’OTAN, la visite du Tonnerre à Naples a fait des heureux : les Napolitains habitués à voir des porte-avions américains et qui, depuis la Jeanne d’Arc, n’avaient pas vu depuis plusieurs années de bâtiment français de cette importance mouiller en rade et dans le port de Naples pour se réjouir du spectacle. Et tout naturellement le contre-amiral Jean-Louis Vichot, Chef de la Mission militaire française au QG de l’OTAN à Naples, pour qui, en montrant le pavillon avec une plateforme aussi aboutie, la France toujours présente en Méditerranée confirme qu’elle entend bien prendre toute sa place aux côtés de ses alliés pour défendre la sécurité dans une zone où circulent plus de 7.500 bateaux par jour. [11]

De g. à d.: les Lt Cdr Philip Dickinson de l'OPD, le CA Tony Rix (COS CC MAR) de la Royal Navy et l'Amiral Hinden. Photo © Joël-François Dumont.

De g. à d.: les Lt Cdr Philip Dickinson, le CA Tony Rix de la Royal Navy et l'Amiral Hinden

Cette certification opérationnelle pour la Marine représente l’aboutissement de quatre années de travail intensif et aura permis la mise au point d’une « unité précieuse : le BPC avec lequel on change de dimension » pour reprendre le mot du CdF Philippe Masson dont la fierté n’a d’égale que la fatigue et une satisfaction partagée par les membres du HRF et « un équipage du Tonnerre » pour avoir atteint l’objectif visé qui a bien mérité cette permission de Noël après quatre mois de travail intensif pour tenir le calendrier.

[1] Vers la certification OTAN du QG CRR-Fr ?

[2] La force aéromaritime française de réaction rapide (FRMARFOR) : entretien avec le contre-amiral Hinden.

[3] Auditeur à  l'Institut des Hautes Études de Défense Nationale (IHEDN).

[4] Défense, revue bimestrielle de l'Union des Associations des Auditeurs de l'Institut des Hautes Études de Défense Nationale (IHEDN). Abonnements: BP 41-00445 Armées.

[5] Voir « Les capacités opérationnelles de l’OTAN : la France et la NRF » in Défense N°128, juillet-août 2007.

[6] La force de réaction de l'OTAN (NATO Response Force) est une force à haut niveau de préparation, faisant appel aux technologies de pointe et composée d’éléments des forces terrestres, aériennes, navales, spéciales et logistiques que l’Alliance peut déployer rapidement partout où cela sera nécessaire. Elle est capable de s’acquitter de missions dans le monde entier en accomplissant toute la gamme des opérations, qu’il s’agisse d’évacuations, de gestion des catastrophes, de lutte contre le terrorisme et en faisant office de « force d’entrée initiale » pour des forces de remplacement plus importantes. Cette force est aussi le moteur de la transformation de l’OTAN sur le plan militaire. (Source: OTAN).

[7] La possibilité de recevoir et d'interconnecter des systèmes d'information et de commandement des trois armées au sein d'un poste de commandement dédié

[8] 1.700 marins ont participé à l'opération Baliste visant à l'évacuation de ressortissants au Liban pendant l'été 2006. Le BPC Mistral alors qu’il n’était pas encore admis au service actif a permis de rapatrier 4.700 personnes depuis Beyrouth. Voir aussi : Operation Baliste.

[9]  Extrait de l’audition le 18 octobre 2006 de l’amiral Alain Oudot de Dainville, chef d’état-major de la Marine par la Commission de la Défense Nationale et des Forces Armées sur le projet de loi de finances pour 2007.

[10] Auditeur, membre associé de la 59ème session.

[11] Auditeur de la 54ème session.

Voir également :


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