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Manœuvres russes en Méditerranée et dans l'Atlantique

Manœuvres russes en Méditerranée et dans l'Atlantique

Après plus de dix ans d'absence, la marine russe a effectué un retour remarqué dans l'Atlantique et en Méditerranée. Ces manœuvres n'étaient pas dépourvues d'arrière-pensées politiques, plus orientées à usage interne qu'externe, lorsqu'elles furent décidées par Vladimir Poutine, président sortant et candidat déclaré au poste de Premier ministre. D'un côté, en période électorale, il n'était pas mauvais de « flatter les Russes dans le sens du poil » en redonnant une certaine fierté à cette marine russe qui depuis trop longtemps a le sentiment d'avoir été « délaissée par le politique », une marine qui depuis des années voit chaque mois désarmer et ferrailler des navires qui avaient contribué à la puissance hors-norme de l'ex-empire soviétique pendant près d'une génération, sans parler de ceux qui demeurent des années durant inachevés sur leurs chantiers, faute de financement. Les marins qu'il est maintenant question de déménager de Moscou à Saint-Pétersbourg n'ont pourtant pas le sentiment d'avoir démérité et ne peuvent être tenus pour seuls responsables de l'état d'une flotte dont les bâtiments sont beaucoup trop nombreux à être dans « un état critique » et dont « la moyenne d'âge varie entre 15 et 17 ans ». Les experts occidentaux pensent que « la marine a été la première victime de l'effondrement du système soviétique ». [1] En mettant en vedette cette marine - qui n'est plus que l'ombre de cette formidable marine de guerre soviétique qu'avait forgée l'amiral de la flotte Sergeï Georgyevich Gorshkov pour sillonner les mers du globe [2] - une marine dont Vladimir Poutine n'a su tirer aucun avantage politique au cours de sa carrière politique, après un certain nombre de désaccords flagrants avec l'Occident, la Russie entendait démontrer à la fois qu'elle avait encore des "ressorts" grâce à sa puissance militaire. Après avoir décidé la reprise des vols de bombardiers stratégiques dans la partie Nord de l'Europe en août dernier et l'abandon du traité CFE, ce nouveau "moyen" a été jugé efficace pour marquer la mauvaise humeur du Kremlin qui ne peut admettre de voir l'OTAN gagner en influence sur l'ancienne zone soviétique, voyant « l'empire se rétrécir en peau de chagrin », jusqu'à la Géorgie et l'Ukraine, pays avec lesquels les relations avec Moscou sont aujourd'hui tendues. L'indépendance du Kosovo, la volonté américaine de disposer en Europe d'un bouclier antimissiles pour partie basé dans d'anciens pays membres du pacte de Varsovie sont considérés comme autant de provocations par Moscou. Le climat politique n'est donc pas au beau fixe. Mais cela n'a pas empêché quelques uns des onze navires participant à ces manœuvres de faire des « escales de routine » ou de « courtoisie » dans onze ports appartenant à six pays, dont Malte, la Lybie, la Syrie, l'Italie et la France. Deux escales ont été organisées à Toulon où les amiraux Maksimov et Kondakov ont été reçus par le VAE Tandonnet, CECMED. Des exercices nautiques (PASSEX) ont été mis en œuvre ainsi que des échanges de procédures en Méditerranée au large de Toulon et dans l'Atlantique, à 150 nautiques au large de Brest, malgré une mauvaise météo qui n'a pas réussi à contrarier ces derniers exercices franco-russes, les précédents remontant à 2004. [3]  Joël-François Dumont (*) Paris le 18 mars 2008.(©)  

Le 5 décembre dernier à midi, Anatoli Serdioukov, ministre russe de la défense, a donné l'ordre à la flotte du Nord de constituer un groupe aéronaval russe et d'appareiller pour deux mois en direction de l'Atlantique et de la Méditerranée où il devait être rejoint par des éléments des flottes de la mer Noire et de la Baltique. Objectif déclaré: « restaurer la présence de la Russie dans l'Océan mondial. » En ordonnant ce déploiement placé sous le haut-commandement du vice-amiral Nikolaï Maksimov, commandant la flotte du Nord, le ministre russe a parlé devant les caméras de « créer des conditions favorables pour la navigation sûre de navires russes ». L'amiral Kouznetzov a donc quitté sa base de la péninsule de Kola avec deux destroyers de la Classe Udaloy spécialisés dans la lutte ASM, l'Amiral Levchenko et l'Amiral Chabanenko, ainsi que deux navires auxiliaires, le Sergeï Osipov et le Nikolaï Chicker. Ceux-ci sont passés le 11 décembre au large de la Norvège avant d'entamer leurs exercices dans des conditions météo particulièrement éprouvantes. La flotte de la Baltique a dépêché pour sa part deux navires de soutien, le Lena et le Kola, tous rejoints en Méditerranée par le croiseur lance-missile Moskva et le pétrolier-ravitailleur Ivan Bubnovn, détachés de la flotte de la mer Noire, avec plusieurs navires auxiliaires.

47 avions ont également pris part à ces manœuvres: dont 14 appartenant à l’aviation stratégique, notamment deux Tu-160 Blackjack, deux Tu-95 Bear MS, 8 Tu-M3 Backfire-C, deux A-50 (avions d'Alerte avancée), 4 MiG-31 Foxhound; 12 chasseurs Su-27 Flanker, deux avions-ravitailleurs Il-78 Midas et dix hélicoptères devaient également participer à ces manœuvres, « comme on n'en avait pas vu depuis l'époque soviétique ».

Onze bâtiments participaient à ces manœuvres, autour des deux fleurons de la marine russe: l'amiral Kouznetzov, l'unique porte-aéronef russe et le croiseur lance-missile Moskva, [4] navire amiral de la flotte de la mer Noire portant la marque du vice-amiral Vassili Kondakov, adjoint au commandant de la Flotte de la mer Noire. Trois exercices tactiques étaient prévus au programme avec des tirs simulés de missiles et des lancements dans l'Atlantique, au large des côtes espagnoles et françaises. Le Moskva a procédé avec succès au tir d'un missile de croisière supersonique P-500 Bazalt (Nom de code OTAN: SS-N-12 Sandbox). [5]

La dernière fois qu'on avait vu l'amiral Kouznetzov manœuvrer en Méditerranée, c'était en janvier 1996. Le 7 janvier 1996, le vice-amiral américain Donald L. Pilling, (U.S. Navy) était même invité pour un déjeuner à bord. La marine russe montrait alors le pavillon et célébrait son 300ème anniversaire tout en faisant des essais à la mer avec son porte-avions qui devait ensuite regagner son chantier pour ne reprendre du service que le 3 novembre 1998.

L'amiral Kouznetzov (CV 063) est l'unique porte-aéronefs dont dispose la marine russe, puisque le Varyag lancé en 1988 n'a jamais été admis au service actif avant d'être vendu à l'Inde. [6] Les mois à la mer de l'amiral Kouznetzov sont peu nombreux du fait de problèmes techniques rencontrés depuis son lancement en 1985. Il n'a été en effet déclaré pleinement opérationnel qu'en 1995. Du coup, pour les pilotes de l'aéronavale, une piste avait été spécialement aménagée sur la base de Nitka [7] où ils pouvaient s’entraîner et conserver ainsi leur qualification. Mais depuis le partage de la flotte de la mer Noire, ils n'ont plus cette possibilité.

Connu également sous le nom de "Project 1143.5", l'amiral Kouznetzov est considéré par les Russes comme un "croiseur lourd porte-avions" (tyazholiy avianesushchiy Kreyser), étudié à la fois pour répondre à des besoins particuliers: soutien de sous-marins stratégiques, aux navires de surface et de transport et aux chasseurs équipés de missiles, mais aussi pour respecter la Convention de Montreux qui limite le tonnage des navires de guerre qui traversent le Bosphore.

Le pont d'envol de l'amiral Kouznetzov ne dispose pas de catapulte. Les avions utilisent une rampe de lancement et profitent de la très forte poussée de leurs deux réacteurs. Solution qui présente des avantages mais qui a aussi des inconvénients: impossible de décoller à pleine charge et avec le plein de carburant, notamment. Il emporte avec lui 26 avions de combat et 24 hélicoptères, principalement des Su-33 Flanker D, un avion multirôle de supériorité aérienne pour le soutien et la reconnaissance, quelques Su-33 UB en version biplace d'entraînement comme le Su-25 UTG, et des hélicoptères Kamov Ka-27 équipés pour la lutte ASM.

La Russie envisage de se doter de plusieurs porte-avions « après 2015 », [8] mais au rythme auquel les constructions se poursuivent, avant que la marine russe ne rattrape le niveau qu'avait atteint la puissance de l'ancienne marine de guerre soviétique, pas un marin russe n'ose y croire. De même, comparée aux onze porte-avions américains, dont certains nucléaires, la Russie n'imagine pas sérieusement devenir la seconde marine du monde, ou alors, il faudrait non seulement qu'elle investisse énormément, mais qu'elle change radicalement de politique et qu'elle trouve le financement pour s'en donner les moyens.

Le porte-aéronef russe avait déjà participé à deux manœuvres dans l'Atlantique, fin octobre 2004 [9] et en septembre 2005. Au cours de cette dernière, un Su-33 est tombé à l'eau. Appelé à rester en service jusqu'en 2030, l'amiral Kouznetzov ne peut en aucun cas être comparé aux porte-avions américains. Quant à l'entraînement des pilotes de l'aéronavale russe et de l'US Navy, leur nombre d'heures de vol est sans commune mesure. Depuis les accidents survenus au sous-marin Kursk en 2000, la marine russe qui a manqué d'investissements dans la durée et d'entretien pendant près de 20 ans aura fort à faire pour retrouver une marine de haute mer. Même si le budget russe de la défense a été multiplié par quatre en six ans et qu'une rallonge de 25 milliards de roubles devait être consacrée à la marine, avant que la Russie ne dispose de la seconde marine de surface du monde, il y a un pas que les experts se refusent à imaginer. L'ambition affichée de créer six groupes porte-avions laisse perplexe, [8] quand on voit dans quel état se trouve le premier et le nombre d'avions produits pour l'aéronavale au cours de ces dix dernières années ! [10]

Un groupe porte-avions suppose qui plus est cinq à six navires d'escorte, croiseurs, destroyers lance-missiles, frégates, sous-marins. En fait, la marine russe pourrait plutôt s'orienter vers la construction de navires de taille moyenne pour opérer dans une zone qui s'étend jusqu'à 300 nautiques de ses frontières ou de zones considérées comme vitales par la fédération de Russie. A moins que le pouvoir politique ne décide de changer radicalement de politique.

Côté occidental, ces manœuvres au cours desquelles les navires russes ont couvert plus de 12.000 milles marins ont été une occasion de mettre en alerte les armées de l'air, la RAF en particulier, [11] et pour les marines alliées de suivre de près ces exercices, les tirs de missiles en particulier. Mais compte-tenu du nombre et de l'armement dont disposent les marines de l'OTAN dans ces deux zones, Atlantique et Méditerranée, et vu l'état de la marine russe, ces manœuvres n'ont à aucun moment été perçues comme une menace. L'époque où l'URSS était "l'ennemi déclaré" semble bien révolue, même si son armement stratégique, en particulier, ses missiles, continuent d'exercer en Occident une peur justifiée, un registre dont le Kremlin aime pouvoir faire usage à l'occasion pour mieux "peser" sur l'échiquier mondial ou à défaut, sur un électorat russe qui en a vu d'autres et dont la grande priorité demeure l'amélioration du niveau de vie.

Joël-François Dumont

(*) Auditeur à l'IHEDN.

[1]  Russian Armed Forces: Power projection (Institute for the Study of Conflict, ideology, and Policy). Paper by LtCol Carol Northrup, USAF.

[2] Russia's rusting navy (BBC, By Stephen Mulvey (BBC News Online, March 23, 2004).

[3] Sur les précédents exercices franco-russes dans l'Atlantique entre les deux marines russe et française qui se sont déroulés du 21 au 26 septembre 2004, lire le compte-rendu du CR1 Pacault. Au large de Brest, la frégate ASM Tourville, le SNA Emeraude, un ravitailleur français, l'Amiral Chabanenko, et le SNA russe K-157 Vepr ont travaillé de concert pendant une dizaine de jours. La visite à Brest de ces deux bâtiments a constitué un événement: c'était la première fois en effet qu'un sous-marin nucléaire d'attaque russe, le Vepr, faisait escale dans un port étranger.

[4Le “Moskva”, ex-“Slava”, bâtiment de 11,490 tonnes, est l'un des plus modernes en service dans la marine russe.

[5] (Voir vidéo) Le missile P-500 Bazalt est entré en service en 1973, a une portée de 550 km et une charge de 1.000 kg, une tête nucléaire de 350 kT.

[6] Le Varyag est aujourd'hui encore en cours de modernisation pour la marine indienne.

[7] Lors du partage de la flotte en 1997 entre l'Ukraine et à la Russie, celle-ci a perdu les bases de Nitka (Crimée) et la forteresse implantée sur l'ile d'Ochakiv utilisée par les forces spéciales russes.

[8]  Will Russia create the world's second largest surface navy? (Andrei Kislyakov, RIA Novosti) La Russie hissera-t-elle sa marine au second rang mondial ?

[9] A Foolhardy Naval Exercise by Pavel Felgenhauer in the Moscow Times, November 2, 2004.

[10] Le Su-32 est un avion qui a été conçu à la fin des années 60. 24 exemplaires seulement ont été construits depuis 2002.

[11] RAF alert as Russia stages huge naval exercise in Bay of Biscay (The Times, January 23, 2008)

Lire également :

Légendes photos Diaporama :

01) Porte-aéronefs Amiral Kouznetzov (CV 063) dans l'Atlantique. Photo © Marine russe.
02) Hélicoptère Kamov Ka-27 équipé pour la lutte ASM opérant une liaison entre Amiral Kouznetzov et le croiseur Moskva. Photo © Marine russe.
03) Destroyer Amiral Chabanenko de la Classe Udaloy spécialisé dans la lutte ASM avec le pétrolier-ravitailleur Ivan Bubnovn. Photo © Marine russe.
04) Le porte-aéronefs Amiral Kouznetzov dans l'Atlantique survolé par un Kamov Ka-27. Photo © Marine russe.
05) Sur le pont d'envol de l'Amiral Kouznetzov. Un Sukhoi Su-25 UTG du 279ème Régiment d'aviation navale (seul régiment embarqué). Au premier plan, des Su-32 et un Kamo-27. Photo © Marine russe.
06) Alignement de Sukhoi Su-32 sur le pont d'envol de l'Amiral Kouznetzov. Photo © Marine russe.
07) Destroyer lance-missiles Amiral Chabanenko avec un navire auxiliaire. Photo © Marine russe.
08) Alignement de Sukhoi Su-32 sur le pont d'envol de l'Amiral Kouznetzov. Photo © Marine russe.
09) Sukhoi Su-32 ailes repliées sur le pont d'envol de l'Amiral Kouznetzov. Photo © Marine russe.
10) Hélicoptère Kamov Ka-27 survolant le Destroyer Amiral Chabanenko. Photo © Marine russe.
11) Une patrouille de deux Sukhoi Su-32 se prépare à prendre son envol. Photo © Marine russe.
12) Le destroyer Amiral Chabanenko photographié le 19 janvier dernier lors des manœuvres. Photo © Marine russe.
13) Décollage imminent. Photo © Marine russe.
14) Le porte-aéronefs Amiral Kouznetzov photographié le 19 janvier dernier lors des manœuvres. Photo © Marine russe.
15) Le porte-aéronefs Amiral Kouznetzov et le destroyer Amiral Chabanenko sur tribord. Photo © Marine russe.
16) Le destroyer Amiral Chabanenko suivi du porte-aéronefs Amiral Kouznetzov. Photo © Marine russe.
17) Tir d'un missile de croisière supersonique P-500 Bazalt depuis le navire amiral Moskva. Le navire possède 16 tubes. Photo © Marine russe.
18) Tir d'un missile. Le Moskva dispose de SA-N-6 (huit missiles par silo), de deux silos de SA-N-4 et de tubes lance-torpilles de 533mm. Photo © Marine russe.
19) Tir d'un missile depuis le navire amiral Moskva. Photo © Marine russe.
20) Tir d'un missile depuis le navire amiral Moskva. Photo © Marine russe.
21) Tir au canon: le Moskva dispose d'un canon antimissile à haute cadence de feu AK630 et d'un canon de 76mm. Photo © Marine russe.
22) Tir d'un missile depuis le navire amiral Moskva. Photo © Marine russe. http://en.wikipedia.org/wiki/AK-630
23) Tir au canon depuis le navire amiral Moskva. Photo © Marine russe.
24) Croiseur lance-missile Moskva photographié le 21 janvier dernier lors des manœuvres. Photo © Marine russe.
25) Croiseur lance-missile Moskva photographié le 21 janvier dernier lors des manœuvres. Photo © Marine russe.
26) Tir d'un missile de croisière supersonique P-500 Bazalt depuis le croiseur Moskva. Photo © Marine russe.
27) Le VA Nikolaï Maksimov, commandant la flotte du Nord est accueilli par le VAE Jean Tandonnet, préfet maritime de la Méditerranée. Photo Lisa Bessodes © Marine nationale.
28) Le VA Nikolaï Maksimov, commandant la flotte du Nord est accueilli par le VAE Jean Tandonnet, préfet maritime de la Méditerranée. Photo Lisa Bessodes © Marine nationale.
29) Gros plan sur les amiraux Maksimov et Tandonnet photographiés le 14 janvier 2008 à Toulon. Photo Lisa Bessodes © Marine nationale.
30) L'amiral Maksimov entouré de son état-major, de l'attaché naval à Paris, le CV Vladimir Kozlov est reçu dans le bureau du VAE Tandonnet. Photo Lisa Bessodes © Marine nationale.
31) L'interprète sous le regard admiratif des deux amiraux traduit les propos échangés. Photo Lisa Bessodes © Marine nationale.
32) Echanges de souvenirs avant le départ. Photo Lisa Bessodes © Marine nationale.
33) Echanges de souvenirs avant le départ. Photo Lisa Bessodes © Marine nationale.
34) Le VAE Tandonnet avec le CV Sergeï Gennadievitch Grichine, Cdt l'Amiral Chabanenko. Photo Lisa Bessodes © Marine nationale.
35) Arrivée du croiseur lance-missiles Moskva tiré par un remorqueur à Toulon pour une escale de routine du 1er au 4 février 2008. Photo Lisa Bessodes © Marine nationale.  
36) Le Moskva se prépare à accoster au Quai Milhaud 6 Est, à côté du BPC Mistral. Photo Lisa Bessodes © Marine nationale.
37) Le Moskva se prépare à s'amarrer au quai à côté du BPC Mistral. Photo Lisa Bessodes © Marine nationale.
38) Descente de la passerelle du croiseur Moskva. Photo Lisa Bessodes © Marine nationale.
39) Installation et fixation de la passerelle du Moskva. Photo Lisa Bessodes © Marine nationale.
40) Des personnalités de l'ambassade de Russie montent à bord avec le CV Dominique Balmitgère, commandant de la base navale de Toulon. Photo Lisa Bessodes © Marine nationale.
41) Le CV Dominique Balmitgère accueille le VA Vassili Kondakov, adjoint au commandant de la Flotte de la mer Noire.  Photo © Marine russe.
42) Le CV Dominique Balmitgère et le VA Vassili Kondakov posent pour les photographes russes et français. Photo Lisa Bessodes © Marine nationale. 
43) Le VA Vassili Kondakov est reçu à Toulon par le CA Jean-Louis Kerignard, Adjoint du COMFRMARFOR. Photo © Marine russe.
44) Gros plan sur le CA Jean-Louis Kerignard, représentant le COMFRMARFOR. Photo © Marine russe.
45) Gros plan sur le VA Vassili Kondakov. Photo © Marine russe.
46) Les deux amiraux discutent avec l'aide de  l'interprète de la préparation de la PASSEX organisée conjointement le 4 février. Photo © Marine russe.
47) Puis c'est l'heure du départ. Photo © Marine russe.
48) Puis c'est l'heure du départ. Photo © Marine russe.
49) L'amiral Kondakov est attendu par le VAE Tandonnet, CECMED. Photo © Marine russe.
50) Arrivée à la préfecture maritime de Toulon.
51) Echanges de cadeaux comme le veut la tradition. Photo © Marine russe.
52) Echanges de cadeaux comme le veut la tradition. Photo © Marine russe.
53) Le VAE Tandonnet, l'amiral Kondakov avec le CV Igor Smoliak, commandant le croiseur lance-missiles Moskva. Photo © Marine russe.
54) L'amiral Kondakov, le CV Kozlov, attaché naval à Paris, rendent une visite protocolaire au premier magistrat de Toulon. Photo © Marine russe.
55) Hubert Falco, ancien ministre, Sénateur-maire de Toulon accueille son hôte de marque à la mairie. Photo © Marine russe.
56) S.E. l'ambassadeur de la fédération de Russie à Paris est invité à bord du Moskva où les honneurs militaires vont lui être rendus. Photo © Marine russe.
57) Un détachement rend les honneurs à Alexandre Alexeevitch Avdeev, ambassadeur de la fédération de Russie à Paris. Photo © Marine russe.
58) S.E. M. Avdeev passe le détachement en revue. Photo © Marine russe.
59) Devant l'orchestre de l'état-major de la mer Noire, S.E. M. Avdeev prononce un discours. A ses côtés, le CV Smoliak. Photo © Marine russe.
60) En souvenir, une maquette du Moskva, réalisée par des marins du bord, est remise à l'ambassadeur de Russie à Paris. Photo © Marine russe.
61) Le destroyer lance-missile Amiral Chabanenko naviguant avec le Tourville sont survolés par un Lynx de l'Aéronavale. Photo © Marine nationale. 
62) Vue aérienne du destroyer Amiral Chabanenko survolé par un Lynx de l'Aéronavale. Photo © Marine nationale. 
63) Vue aérienne du destroyer Amiral Chabanenko survolé par un Lynx de l'Aéronavale. Photo © Marine nationale. 
64) Vue aérienne du destroyer Amiral Chabanenko survolé par un Lynx de l'Aéronavale. Photo © Marine nationale. 
65) Vue aérienne du destroyer Amiral Chabanenko survolé par un Lynx de l'Aéronavale. Photo © Marine nationale. 
66) Vue aérienne du destroyer Amiral Chabanenko survolé par un Lynx de l'Aéronavale. Photo © Marine nationale. 
67) Vue aérienne du destroyer Amiral Chabanenko pétrolier ravitailleur La Meuse. Photo © Marine nationale. 
68) Vue aérienne du destroyer Amiral Chabanenko survolé par un Lynx de l'Aéronavale. Photo © Marine nationale. 

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