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La menace n’a pas d’autre limite que l’imagination destructrice de nos adversaires

La menace n’a pas d’autre limite que l’imagination destructrice de nos adversaires

Depuis plusieurs mois, on a pu écrire, dire ou lire ici ou là beaucoup de choses et aussi leur contraire à propos du Livre blanc ou de la RGPP. A quelques semaines de choix cruciaux pour l’avenir de notre défense, pour l’armée de Terre en particulier, donner la parole à ceux qui sont confrontés à la pratique des opérations et à la guerre, et qui sur le terrain ne peuvent donc se contenter de solutions utopiques, nous est apparu indispensable. Entendre l'opinion de ces professionnels chargés de la préparation des forces et de la conduite des opérations devenait urgent. Si chacun individuellement considère qu'une réforme est inévitable, le droit à l'erreur pourrait avoir des conséquences dramatiques, d'autant que les choix opérés ont des conséquences dans la durée. Pour cela, il était bon que des voix s'élèvent pour rappeler qu'il y avait « des seuils à ne pas dépasser en dessous desquels l'adéquation des matériels aux missions risquerait d'être remise en cause ». On pense bien sûr à la lettre adressée par le général Cuche, Chef d'Etat-major de l'Armée de terre, au Chef d'Etat-major des Armées, dénonçant la non-réalisation de budgets promis depuis des années, une « situation portant préjudice à la cohérence organique de l'Armée de terre qui repose en grande partie sur de nombreuses petites réalisations à faible visibilité politique », le CEMAT allant même jusqu'à évoquer « une dégradation importante sur le plan des équipements qui contribue à l'amorce d'une paupérisation globale de l'Armée de terre ». Exemple : les tourelleaux téléopérés sur les VAB 12,7 : une simple ligne budgétaire rayée. Que ceux qui l'ont supprimée, sans même savoir à quoi elle correspondait, tant nos budgets sont présentés, sachent qu'à cause de cela, un de nos sous-officiers mal protégé au cours d'une OPEX est mort, fauché par un projectile. En mettant en relief ces « problèmes récurrents de petits programmes de cohérence opérationnelle » le général Cuche a poussé un cri d'alarme qui a été entendu. Un crash-programme s'en est immédiatement suivi pour éviter qu'un nouveau drame de ce genre ne se reproduise. Tout en appelant de ses vœux cette réforme parce qu'il y voit « une chance pour recapitaliser l’armée de Terre », [1]  le CEMAT parle des problèmes que rencontre l'AdT aujourd'hui et livre à la fois son sentiment sur la situation actuelle et sur nos besoins réels en présentant sa vision de l'Armée de terre au 21ème siècle. L'excellente revue Défense [2] dans sa dernière livrée en date du 4 avril 2008 a publié ce "grand entretien" avec le général Bruno Cuche, Chef d'état-major de l'Armée de terre. (©) Ce texte est reproduit ici avec l'aimable autorisation du général Cuche, de l'auteur de l'interview et de la revue. Paris, le  4 avril 2008.

Couverture du N°132 de la Revue Défense, datée de mars-avril 2008.Le général Bruno Cuche, Chef d'état-major de l'Armée de terre (CEMAT). Photo © Sirpa Terre.

Le général Cuche, CEMAT, a été élevé le à la dignité de Grand Officier de la Légion d'Honneur par décret en date du 11 avril 2008

Défense : Le livre blanc en cours de rédaction devrait replacer les armées au cœur des enjeux de sécurité et de défense. Aujourd’hui, l’armée de Terre est engagée sur un spectre très large d’opérations : plus de 20.000 hommes sont en permanence en posture opérationnelle en France et sur tous les continents pour participer à la stabilité internationale, défendre la paix et la sécurité de nos concitoyens. Mon Général, les moyens dont dispose notre Armée de terre sont-ils ceux qui conviennent le mieux pour ces types de missions ?

Patrouille française en Afghanistan. Photo © Sirpa Terre.

Patrouille française en Afghanistan

Général Cuche : L’armée de Terre dispose des effectifs et des moyens suffisants pour remplir les missions qui lui sont assignées. Mais ce capital est fragile et il exige un réinvestissement permanent au titre de la formation, de l’entraînement, des équipements de nos soldats et de leur condition militaire. Le danger pour nous est de considérer que la guerre de demain ressemblera à celle d’aujourd’hui ou pire à celle d’hier ! Nos adversaires sont en mutation permanente pour essayer de nous surprendre et exploiter nos vulnérabilités. Les théâtres d’opérations, les populations au milieu desquelles nous opérons et enfin les missions qui nous sont confiées diffèrent systématiquement. La surprise aujourd’hui est prioritairement sur terre et c’est pourquoi nous devons sans cesse adapter nos forces. Ainsi, le besoin opérationnel ne sera pas le même au Kosovo qu’au Liban. Certains matériels, certains modes opératoires seront transposables d’un théâtre à l’autre, et d’autres pas. Ce spectre élargi de configurations justifie que l’armée de Terre dispose de chars de combat, de VBCI, de pièces d’artillerie ou d’hélicoptères de combat. L’exposition au danger de nos soldats justifie que nous disposions des équipements optimisés pour les opérations de stabilisation et de contre-rébellion qui sont notre réalité aujourd’hui. C’est la combinaison de ces moyens, servis par des hommes préparés spécifiquement à l’engagement, qui produit l’effet militaire le plus efficace. L’armée de Terre ne peut pas faire d’impasse, sur aucun segment, car elle ne choisit pas par avance ni son adversaire, ni le milieu physique et humain dans lequel elle évoluera. Qui aurait pu ainsi imaginer que des forces françaises soient un jour déployées en Afghanistan ?

Défense : Le contexte d’engagement a changé. Son évolution constante redonne toute son importance stratégique aux forces terrestres, comme composante centrale de l’action interarmées et comme acteur privilégié de l’action publique. Les forces terrestres jouent un rôle central dans les opérations extérieures. L’AdT est au cœur du « triangle stratégique ». Pourquoi et comment, selon vous ?

Photo © Sirpa Terre.

Général Cuche : La réalité parle d’elle-même. Les forces terrestres, nécessairement appuyées par les autres armées, sont prédominantes dans toutes les opérations militaires de la France. Les missions que remplit d’ores et déjà l’armée de Terre s’inscrivent au cœur du triangle stratégique du CEMA. Ainsi, nos forces s’entraînent avec des équipements lourds ; elles sont prêtes à combattre un adversaire conventionnel régulier et à intégrer une force alliée robuste. Par ailleurs, elles conduisent des opérations de stabilisation au Kosovo, au Liban, au Tchad, en RCA, en RCI et en Afghanistan. Enfin, 1 000 hommes sont déployés en permanence sur le territoire national au titre de la lutte anti-terroriste, 8 500 hommes supplémentaires sont prépositionnés et immédiatement employables partout dans le monde, dans les territoires français outre-mer et dans certains pays d’Afrique avec lesquels nous avons des accords de défense ou de coopération, et 5 000 autres sont en alerte à partir du territoire métropolitain. Par exemple récemment au Tchad, l’évacuation de nos ressortissants a été permise par l’action conjuguée de nos forces sur place au titre de l’opération Epervier, de renforts venus en moins de 24H00 de métropole et de l’intervention de nos unités aéroportés stationnées au Gabon. Notre dispositif a prouvé une fois de plus sa réactivité et son efficacité dans le cadre stratégique défini par le CEMA. Les regains de tension dans les Balkans, au Tchad, au Liban et en Afghanistan où nous renforçons notre présence laissent objectivement à penser qu’il doit être pérennisé.

Défense : Les IED, les menaces air-sol (Bouaké), les risques NRBC constituent-ils des menaces actuelles du champ de bataille ?

Général Cuche : Oui, la menace actuelle prend des formes très diverses, celles que vous citez en particulier. Pour y faire face, nous disposons de capacités spécifiques. La lutte contre les IED est une priorité de l’armée de Terre, comme du CEMA. Nous avons acquis des brouilleurs et nous renforçons le blindage de nos véhicules. Face à la menace air-sol, nous disposons de capacités sol-air à très courte portée Mistral ainsi que de la couverture aérienne par l’armée de l’air, bientôt complétée par la mise en service des hélicoptères Tigre appui-protection. Mais je ne vous cache pas que la défense et la gestion de l’espace aéroterrestre au plus près du sol est de plus en plus complexe. La prolifération de missiles, de roquettes, de drones de surveillance ou armés, d’aéronefs légers qui peuvent être mis facilement en œuvre, permet à l’adversaire d’évoluer en dessous des seuils de détection des radars. Concernant le risque NRBC, il est également pris très au sérieux, même si la probabilité d’une attaque terroriste de cette nature contre nos forces est faible. En revanche les risques indirects sont élevés d’un attentat ou d’une action de sabotage visant par exemple des installations industrielles sensibles et destinés à provoquer la panique dans la population. Dans tous les cas, nous disposons d’un régiment spécialisé, le 2ème Régiment de dragons et des unités militaires de la sécurité civile. Mais il faut comprendre que la menace n’a pas d’autre limite que l’imagination destructrice de nos adversaires. Ceux-ci innovent en permanence ou recyclent des recettes du passé comme le sniping ou les actions suicide. Face à cette incertitude que l’adversaire génère délibérément, la parade est diverse. La protection est nécessairement passive et active. La technologie constitue une première parade. Elle n’est pas suffisante. Le renseignement est primordial pour déceler les intentions de l’adversaire et ses nouveaux modes opératoires. Il permet d’orienter la manœuvre des forces sur le terrain pour frapper l’adversaire là où il ne nous attend pas. Cette manœuvre sera nécessairement globale, intégrant non seulement les moyens interarmées mais aussi interministériels pour couvrir tout le champ d’action de l’adversaire, militaire ou autre.

Défense : La technologie n’est pas toujours la clef du succès, même si elle peut y contribuer largement. Quelles sont selon vous les qualités qui continueront de faire des chefs dans l’Armée de terre de demain ?

Général Cuche : Pour déterminer les qualités des chefs de l’armée de Terre de demain, il faut se poser les bonnes questions. Un chef militaire pour quoi faire ? Je vous répondrai très simplement pour gagner la guerre, en la faisant ou en empêchant qu’elle ne se déclenche. Encore faut-il savoir ce que signifie la guerre ? Si ses modalités évoluent sans cesse et sa typologie est diverse, sa nature est immuable. Et je crois que la description qu’en donne Clausewitz dans De la guerre peut nous servir de référence au-delà des circonstances. Je retiendrai pour ma part l’idée que la guerre est d’abord un "affrontement des volontés", "un duel", pouvant conduire "à la montée aux extrêmes". Donc, le chef militaire doit avoir comme première qualité la volonté, la force morale, celle qui permet de prendre l’ascendant sur l’adversaire. Cela signifie d’avoir avant tout du courage physique et intellectuel. Le courage physique pour affronter la peur et la mort, pour montrer l’exemple à ses soldats sur le terrain. Le courage intellectuel pour « décider dans l’incertitude », pour reprendre l’expression du général Desportes, après avoir analysé toute la complexité du champ de bataille.

Défense : Michèle Alliot-Marie a dit dans un de ses discours : « Pour rétablir définitivement la confiance, j’ai installé en février 2006 un Haut Comité d’évaluation de la condition militaire ». Que pensent aujourd’hui les hommes et les femmes de l’AdT de leur condition militaire après la rénovation de leur statut ? 06T2169R01_033s

Photo © Sirpa Terre.

Général Cuche : Les hommes et les femmes de l’armée de Terre sont très attentifs aux décisions que prendra le gouvernement pour revaloriser la condition militaire. Il y a plusieurs mois, dans son premier rapport le Haut comité d’évaluation de la condition militaire avait souligné le retard pris en la matière, malgré les efforts déjà réalisés. Le président de la République et le ministre de la Défense ont annoncé la revalorisation des rémunérations, financée grâce à des suppressions de postes. Pour ma part, j’ai toujours fait de ce thème une priorité parce que le facteur moral détermine une part essentielle de la capacité opérationnelle. Témoignage concret de la reconnaissance de la Nation pour ceux qui sont prêts à sacrifier leur vie pour la défense et la sécurité de leurs concitoyens, la condition militaire concoure également à l’attractivité de l’armée de Terre.

Défense : Mon Général, vous avez beaucoup travaillé sur la question des réserves pour transformer celles-ci en réserve d’emploi. Comment se présente la situation aujourd’hui ?

Général Cuche : J’ai toujours considéré que les réservistes [3] étaient des soldats professionnels au même titre que ceux d’active, des soldats professionnels « à temps partiel ». Très logiquement et eu égard au besoin opérationnel, nous avons donc favorisé le déploiement d’unités constitués de réservistes. Sur le territoire national, quatre unités élémentaires au moins ont rempli la mission Vigipirate et pour la première fois un peloton du 516ème régiment du Train a été projeté en Bosnie [4] pour appuyer le désengagement de notre dispositif. Je suis très satisfait de la performance individuelle et collective de nos réservistes. Je souhaite faire plus encore appel à eux à l’avenir en facilitant, en liaison avec leurs employeurs, les conditions de leur mise à disposition de l’armée de Terre, et en renforçant leur préparation opérationnelle.

Défense : La modernisation de l’armée de Terre ne peut-elle être différée ?

Photo © Sirpa Terre.

Général Cuche : Comme une entreprise soumise à la concurrence et aux mutations du marché, l’armée de Terre doit en permanence s’adapter pour rester performante. Or nous sommes à la fin d’un cycle. D’un côté, nos principaux matériels, le char Leclerc excepté, ont plus de trente ans d’âge et la compétition sur le marché de l’emploi public et privé est de plus en plus sévère. De l’autre, nous devons relever le défi d’opérations toujours plus dures. La conjonction des mutations de notre environnement interne et externe explique l’urgence de moderniser l’armée de Terre. Les premières livraisons de VBCI, des canons CAESAR et d’hélicoptères Tigre sont des signes encourageants. En revanche, comme l’a souligné récemment la commission de la défense nationale de l’Assemblée Nationale, la dégradation de la disponibilité de notre flotte d’hélicoptères de manœuvre est inquiétante alors que l’arrivée du premier NH90 est attendue pour 2011 seulement. Par ailleurs, la rénovation partielle de nos blindés roue-canon AMX10 RC et ERC 90 Sagaie ainsi que des VAB n’est qu’une rémission. La prochaine programmation budgétaire devra nécessairement prendre en compte leurs successeurs, l’EBRC, le VBI et confirmer la commande de VHM dont les Britanniques font un usage intensif en Afghanistan. Au-delà de ces programmes « majeurs », il en est d’autres, les programmes dits de cohérence opérationnelle, portant sur les munitions, l’optronique, les transmissions, etc… qui trop souvent ont été sacrifiés sur l’autel des grands programmes des autres armées. Cette situation n’est plus acceptable parce qu’elle met directement en jeu la vie de nos soldats, alors que les enjeux budgétaires sont faibles. Je l’ai dit et je crois avoir clairement été entendu.

Au-delà des équipements, l’autre volet de la modernisation de l’armée de Terre, c’est la condition militaire dont je vous ai parlé précédemment.

Défense : Comment voyez-vous, mon Général, l’armée de Terre au 21ème siècle ?

Général Cuche : Je vois l’armée de Terre au 21ème siècle disposant des moyens de combat, de matériels et des soldats aguerris et entraînés pour gagner la guerre, seuls ou en coalition, qu’elle soit classique face à un adversaire conventionnel de même rang, ou du type de la guerre au milieu des populations. Par ailleurs, l’armée de Terre devra être capable d’intervenir sur le territoire national et à l’étranger pour assurer la sécurité de nos ressortissants.

Photo © Sirpa Terre.

Cela signifie des moyens de combat et un entraînement diversifiés. Je ne vous cache pas que l’un des défis qui nous attend sera de trouver le juste point d’équilibre entre l’effort que nous continuerons à consacrer à l’entraînement « classique » de nos forces, et celui au profit d’une préparation opérationnelle aux engagements réels et les plus probables, je veux parler des opérations de stabilisation et de contre-rébellion. En l’état, je considère que nous devons développer nos capacités duales, en parallèle de nos capacités lourdes de destruction. C’est pourquoi, en particulier, je considère la modernisation de notre flotte d’hélicoptères comme hautement prioritaires car ils sont immédiatement employables sur l’ensemble du spectre de nos missions. Par ailleurs, les opérations demain, et nous en voyons les prémices en Afghanistan, seront conduites de manière très décentralisée par les échelons tactiques qui sont les seuls à pouvoir saisir des opportunités par essence fugitives. Les campagnes interarmées seront articulées autour des forces terrestres bénéficiant des appuis aériens et maritimes. En conséquence, l’intégration interarmées au plus bas niveau sera la norme comme le sera l’intégration interministérielle pour l’action sur le territoire national. Elle sera permise par la numérisation des forces. Mais in fine, la technologie ne remplacera pas les soldats sur le terrain, elle sera en appui de leur action. Eux-seuls pourront percer le « brouillard de la guerre » et comprendre les « frictions » du champ de bataille, percer les intentions de l’adversaire et l’identifier parmi la population. Leur force morale, leur volonté de vaincre resteront déterminantes conformément à l’esprit de la formule de Napoléon : « les forces morales entrent pour les trois quarts dans le résultat final ; les forces numériques et matérielles n’y comptent que pour un quart ».

Défense : Mon général, nous vous remercions pour cet entretien.

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[1] Voir l'Intervention du général Cuche lors du colloque "Armée de terre" au Sénat, le 11 février 2008.

[2] Numéro 132 daté de mars-avril 2008 de Défense, revue bimestrielle de l'Union des Associations des Auditeurs de l'Institut des Hautes Études de Défense Nationale (IHEDN). Abonnements: BP 41-00445 Armées.

[3] Lire également le deuxième volet de ce grand dossier : "Réserves opérationnelles, le chaînon manquant" du Colonel (R) Pierre Bayle.

[4] Voir "Mission accomplie en Bosnie ! Le peloton de réservistes du Train envoyé en unité organique en Bosnie pour participer au démontage des infrastructures du camp de Mostar était attendu en milieu de semaine à Toul, sa base de départ, ayant mené avec succès la mission opérationnelle qui lui avait été confiée, un succès qui rejaillit sur l’ensemble de la communauté des réservistes pour cette « première » que constituait l’envoi d’une unité organique de réservistes en OPEX. (Source : site de l'ANRAT). Le chef d’état-major de l’armée de Terre avait annoncé l'envoi de ce premier peloton de réservistes en OPEX par l’intermédiaire de l’ANRAT. C'est la première fois depuis la professionnalisation des armées et la disparition de la filière du service militaire, qu'une section, entièrement constituée de réservistes, a été ainsi envoyée avec succès en opération extérieure. 


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