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Entre la France et les Suisses, une paix nommée perpétuelle

Entre la France et les Suisses, une paix nommée perpétuelle

Le 25 janvier 1453 fut signé à Montil-les-Tours le "Traité d'Alliance de bonne et perpétuelle amitié" par le dauphin de France, futur Louis XI. [1] Ce traité deviendra la « base d'une complicité : le service militaire étranger, le plus ancien et le plus fort de tous les liens qui aient jamais uni la France et la Suisse. Lorsqu'en 1480, le Grand Conseil bernois met 5.900 fantassins et 400 cavaliers à la disposition de Louis XI, il inaugure près de quatre siècles de présence militaire suisse sur le sol français. depuis le premier traité franco-suisse, la dominante de cette alliance est tellement militaire que Chateaubriand, qui voyait en la Suisse une "pépinière de soldats", a pu écrire que le "Traité de Fribourg a produit entre la France et les Suisses cette paix nommée perpétuelle, qui ne laisse plus à ceux-ci que l'honneur de verser leur sang pour les Français". Scellés par la Paix perpétuelle signée à fribourg en novembre 1516 après la bataille de Marignan et l'Alliance perpétuelle signée le 15 mai 1521, les rapports militaires entre la monarchie capétienne et le Corps helvétique furent toujours étroits. près de deux millions de Suisses ont servi à l'étranger, dont une bonne moitié en France, de Charles X à nos jours. » Ces lignes sont extraites d'un des ouvrages de référence en la matière, écrit par le professeur Alain-Jacques Tornare, [2] historien franco-suisse, spécialiste des relations entre nos deux pays pendant plus de quatre siècles [3]. Une histoire commune marquée par quelques grands noms qui avec "Honneur et Fidélité" [4] la célèbre devise du régiment de Diesbach. parmi les grandes familles suisses qui se mettront "au service de France". Le nom de Tscharner est un des plus fameux. Il évoque la France et les liens privilégiés entretenus avec la Suisse pendant plusieurs siècles. Si l’actuelle résidence de l’ambassadeur de France en Suisse, n'est autre que la villa Tscharner, ce n'est pas un hasard. Ce n'est pas un hasard non plus si la Suisse a choisi pour la représenter en France pendant cinq ans Bénédict de Tscharner. ce diplomate de profession, [5] avec son épouse Corinne de Tscharner-Hentsch ont écrit un livre [6] sur leur expérience de cette France et des Français dont ils ont brossé un portrait à la fois saisissant et révélateur à la fois de nos qualités et de notre vision du monde - en quoi elle tendait à être différente de celles d'autres peuples, ce qui parfois peut la rendre attachante - sans oublier pour autant nos défauts que l'on doit sans aucun doute à nos ancêtres Gaulois... Le 27 septembre 2008, pour commémorer le 90ème anniversaire de l’Amicale des Anciens Légionnaires de Genève, l'ambassadeur Tscharner a laissé sa place à l'historien pour rendre hommage à la mémoire des Suisses morts pour la France le matin à Genève, devant le monument dressé à la mémoire des 10.000 Français de Genève et des milliers de volontaires suisses de la Légion étrangère "morts pour la France" durant la Première Guerre mondiale, auxquels ont été associés les Confédérés morts pour la France sous l’Ancien Régime, avec la prestigieuse musique de la Légion étrangère  [7]. L'après-midi, le diplomate laissait sa place à l'historien pour rappeler les liens qui unissent les deux pays, dans ce Château de Penthes, devenu lieu de mémoire pour tous les Suisses à l'étranger, qui accueillait pour sa première visite en Suisse la musique de la Légion étrangère, défilant aux côtés de la Compagnie des Vieux Grenadiers genevois, du Noble Contingent des Grenadiers fribourgeois et des fifres et tambourins du Conservatoire populaire de musique de Genève. A l'issue de son intervention, l'ambassadeur Bénédict de Tscharner a bien voulu évoquer cette longue période au cours de laquelle la Suisse et la France ont entretenu des relations privilégiées. Château de Penthes, le 27 septembre 2008. (©)

M. l'Ambassadeur Bénédict de Tscharner, président de la Fondation pour l'Histoire de la Suisse à l'étranger. Photo © Joël-François Dumont.

M. l'Ambassadeur Bénédict de Tscharner, président de la Fondation pour l'Histoire de la Suisse à l'étranger

Dans cet ouvrage qui ne manque pas d'humour, les relations franco-suisses sont bien sûr analysées avec beaucoup de finesse. Heureusement, il fourmille d'anecdotes révélatrices... Premier constat : « les rares visites de ministres suisses sont rendues agréables par la simplicité républicaine, la civilité bourgeoise et le sens démocratique de nos magistrats », même si parfois le protocole peut parfois réserver des surprises. Ainsi, lors de la visite à Bercy en septembre 2001 que le conseiller fédéral (ministre) Pascal Couchepin a rendu à son homologue français, Laurent Fabius, ministre de l'Economie et des Finances, on apprend au détour d'une phrase qu'à défaut de drapeau suisse, certains ont pris le drapeau du Royaume de Danemark « en le drapant soigneusement autour de sa hampe », pour tenter de sauver les apparences, chose qui n'échappera pas aux journalistes suisses présents... Maladresse ou désinvolture qui contraste avec les honneurs militaires rendus lors de la visite du conseiller fédéral au ministère de la Défense ... On apprend également que le 14 juillet, « le Président du Conseil d'Etat de la république et canton de Genève... en vertu d'une « tradition bien ancrée, est invité personnellement par le Président de la République à rejoindre les diplomates sur la tribune officielle...» Preuve s'il en fallait que les relations entre la France et la Suisse resteront toujours faites d'exceptions. Tout naturellement, ce livre évoque les relations bilatérales étroites qui ont existé entre les deux pays. Qui d'autre que Bénédict de Tscharner, un homme qui allie la mémoire au talent et dont les aïeux ont été parmi les précurseurs de ces relations privilégiées pouvait écrire un livre aussi documenté ? Autant de choses que les petits Français ne risquent pas d'apprendre sur les bancs de l'école, l'histoire étant réservée chez nous à une élite, quand elle n'est pas confisquée ou réécrite. Qui sait par exemple que « cinq ville suisses, Bâle, Montreux, Genève, Lausanne et Schaffhouse » [8] ont soigné et sauvé des centaines de milliers de militaires français lors des trois grands derniers conflits. Qui sait enfin en France que le 11 novembre est le jour où la mémoire des soldats français des guerres de 1870, 14-18- et 39-45 est honorée dans tous les cimetières suisses où ils ont été inhumés ? [7]

La Suisse et la France sont enfin des pays où les exilés ne sont pas malheureux, si l'on en juge par l'importance du nombre de résidents permanents. [8]

Nicolas de Tscharner, (1650-1737), de Berne, service de France puis de Hollande; huile sur toile, copie du XXe siècle d'une toile de l’atelier d’Huber, 18e siècle. Collection du Musée de Penthes. Photo © Joël-François Dumont.

Nicolas de Tscharner, (1650-1737), de Berne, service de France puis de Hollande; huile sur toile, copie du XXe siècle d'une toile de l’atelier d’Huber, 18e siècle. Collection du Musée de Penthes.

 

 

 

sied bien à l'élégance un peu aristocratique de Bénédict de Tscharner. Désormais retiré de la diplomatie, il y préside la Fondation qui gère notamment le Musée des Suisses dans le monde

 

Entre autres festivités : reconstitution d’un bivouac de campagne du XVIIIème siècle, parade historique des cavaliers du Cadre Noir et Blanc de Fribourg, manœuvres et prestations de la Musique de la Légion étrangère, de la Compagnie des Vieux Grenadiers genevois et du Noble Contingent des Grenadiers fribourgeois dans le parc de Penthes

 

 

 

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE)

Les Diesbach, les Tscharner furent parmi elles pour n'en citer que deux à choisir de se battre pour la France

Tscharner

vec son célèbre « chapeau chinois » et ses fifres, hérités des « anciens régiments suisses au service de la France », elle donnera un concert exceptionnel au Victoria Hall le 26 septembre. « Le 27, accompagnée par la Compagnie des Vieux-Grenadiers genevois et le Noble Contingent des Grenadiers fribourgeois, la musique défilera au parc des Bastions pour commémorer le 90ème anniversaire de l’Amicale des Anciens Légionnaires de Genève. Entre autres festivités : reconstitution d’un bivouac de campagne du XVIIIème siècle, parade historique des cavaliers du Cadre Noir et Blanc de Fribourg, manœuvres et prestations de la Musique de la Légion étrangère, de la Compagnie des Vieux Grenadiers genevois et du Noble Contingent des Grenadiers fribourgeois dans le parc de Penthes

 

 

 

Profession ambassadeur, par Bénédict de Tscharner et Corinne de Tscharner-Hentsch aux Éditions Cabédita, (Collection Archives vivantes) Route de la gare à 1137 Yens-sur-Morges (00-41- (0)21.800.47.511, ou en France : BP 9 à 01220 Divonne-les-Bains. Dans ce livre, l'ancien ambassadeur de Suisse en France, Bénédict de Tscharner raconte « la sympathie ou l'indifférence, voire l'ignorance » que nourrit parfois  la classe politique hexagonale vis-à-vis du voisin helvétique.

Bleu bonnet – bonnet bleu (blanc, rouge)

L'ambassadeur Bénédict de Tscharner,

(1) Exposé présenté à Bruxelles, le 23 avril 1993, dans le cadre du congrès de l'Union des Chambres de Commerce Suisses à l'Etranger

nous gardions à l'esprit que même si, pour l'instant, la discussion tourne essentiellement autour de questions très « terre-à-terre » (économiques, techniques, ...) la définition de la place de la Suisse en Europe est un défi qui reste posé.

Nombreux postes de responsabilité au Ministère des Affaires économiques et au ministère des Affaires étrangères, spécialiste des problèmes énergétiques, des problèmes de sécurité internationale et de l'intégration européenne

Prof. Ambassador Benedict von Tscharner

Law, Basel University
Doctoral Thesis, International Law on GATT




Courses Taught: Bilateral and Multilateral Diplomacy, Advanced International Relations Seminar on Selected Issues: Switzerland’s Foreign Policy: The Neutrality in the Modern World.

http://www.genevadiplomacy.com/?menu_id=6&page_id=15&full=1&faculty_id=15

http://www.ambafrance-ch.org/spip.php?article15
 

[1] Voir l'inventaire sommaire (mémoires et documents : Suisse), des archives du ministère français des Affaires étrangères.

[2] Le professeur Alain-Jacques Tornare, historien franco-suisse, diplômé de la Sorbonne, professeur chargé de cours à l'Université de Fribourg, est un des grands spécialistes dont les écrits font autorité autant du côté suisse que français, où il est l'une des références dés qu'il s'agit de ces quatre siècles d'histoire méconnus. C'est un fait, ce que l'on a appelé « le service de France » est malheureusement méconnu, sino occulté des deux côtés de la frontière, pour des raisons qui demeurent aujourd'hui une insulte à l'intelligence. "L'historiquement correct" est décidément ravageur. Trop souvent, on préfère en effet "occulter si possible ou exagérer si nécessaire". Sur ce sujet, lire Entre la France et la Suisse, à quand la fin de l'historiquement correct ?

[3] Publié en 1998 aux Éditions Cabédita, (Collection Archives vivantes), "Vaudois et Confédérés au service de France. 1789-1798", relate l'histoire des soldats suisses dans la tourmente révolutionnaire. Suivi en 2003 d'un autre tome sur "Les Vaudois de Napoléon : des pyramides à Waterloo 1798-1815", préfacé par Georges-André Chevallaz, Président de la Confédération, ce nouvel ouvrage publié aux Éditions Cabédita pour le Musée militaire vaudois Morges, explique comment les Suisses contribuèrent à la sauvegarde de la Confédération en servant Napoléon et la France. Ce faisant, selon le professeur Alain-Jacques Tornare, « Le sacrifice de ces hommes forgea un extraordinaire cadeau fait à leurs héritiers: en offrant leur sang à l’épopée napoléonienne, ces Vaudois contribuèrent paradoxalement à légitimer l’existence de leur canton et à ancrer profondément le pays romand dans la Confédération. » Éditions Cabédita : Route de la gare à 1137 Yens-sur-Morges (00-41- (0)21.800.47.511, ou en France : BP 9 à 01220 Divonne-les-Bains.

[4] "Honneur et Fidélité" est devenu la devise de la Légion étrangère en 1831, reprenant la célèbre devise du régiment de Diesbach. L'ouvrage de référence en la matière a d'abord été publié en 1913 avant d'être réédité en 1940 par Paul de Vallière, Honneur et fidélité. Il relate l'histoire des Suisses au Service Etranger (Lausanne, Editions d'art suisse ancien). Lire également l'Histoire institutionnelle des régiments suisses au service de la France réalisée par le Service historique des armées, le SHD (SHA, SHD – inventaire de la sous-série X g des archives de l’armée de Terre).

[5] Né en 1937, Bénédict de Tscharner est juriste de formation, avant de devenir diplomate en 1963. Il occupera divers postes importants aux ministères des Affaires économiques et des Affaires étrangères avant d'être nommé Ambassadeur. Le premier ambassadeur de France fut nommé en mission temporaire sous Charles VII (1403-1461). Mais il fallut attendre 1521 pour voir un ambassadeur de France résider en Suisse, à Soleure. En septembre 1907, l’ambassade de France déménage dans les locaux de l’actuelle résidence de l’ambassadeur, la villa Tscharner à la Sulgeneckstrasse à Berne. Il débute sa carrière comme Chef de mission diplomatique suisse auprès des Communautés à Bruxelles de 1977 à 1993, à l'OSCE à Vienne (1993-1997) avant de devenir Ambassadeur de Suisse à Paris de 1997 à 2002. Germanophone de naissance,  Bénédict von Tscharner est polyglotte. Après des études à Burgdorf (Berne), Bâle et Rochester (New York, USA), il est diplômé de l'Université de Bâle où il fera son doctorat en Droit (Thèse sur le GATT). Après avoir été avocat pendant un an, il entre dans le service diplomatique suisse en 1963 qu'il quittera en 2002 pour devenir président de la Fondation pour l'Histoire de la Suisse à l'étranger dont le siège se trouve au Château de Penthes à Genève-Pregny devenu un musée d'histoire. Délégué aux accords commerciaux à la prestigieuse "Division du Commerce", avant d'être nommé à Bruxelles comme chef de mission auprès de la Communauté, puis en poste à Vienne à l'OSCE, Bénédict de Tscharner fut pendant cinq ans, jusqu'en 2007, ambassadeur de Suisse en France.

[6] "Profession Ambassadeur" est sans aucun doute une critique savoureuse de notre vie publique et de nos mœurs politique... .Livre préfacé par Edouard Brunner, publié en 2002 aux Éditions Cabédita, (Collection Archives vivantes) à Yens-sur-Morges.

[7]

La Cinquième suisse : près de 700.000 Suisses et Suissesses ont choisi pour différentes raisons de vivre à l’étranger provisoirement ou définitivement. La France en accueille le plus gros contingent (plus de 170.000 personnes immatriculées). Source: Ambassade de Suisse en France.

[8]

[9]

[10]

[11]

[12]

[13]

Entretien avec Alain Boos, Conseiller de presse au Consulat général de France à Genève.

 

Voir sur le site du Consulat général

 


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