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Quand les Armées veillent sur Ariane

Quand les Armées veillent sur Ariane

L'Espace pour la deuxième année consécutive est le thème d'étude qui a été retenu par l'Institut des Hautes Études de Défense Nationale (IHEDN). L'excellente revue Défense [1] qui tire à près de dix mille exemplaires, depuis plusieurs années, ne manque pas d'aborder les principaux enjeux en le faisant avec des acteurs de premier plan. Ce qui est original dans la démarche, au delà des faits, c'est de réussir à jeter un coup de projecteur sur des aspects peu connus ou méconnus. Cinquante ans après que le général de Gaulle ait décidé que la France deviendrait à son tour un membre de ce "club" qui semblait inaccessible et réservé aux deux seuls superpuissances de l'époque, les États-Unis et l'URSS, et tout juste quarante ans après le premier tir de la première fusée sonde tirée par la France, il était intéressant de raconter l'histoire d'un succès que l'on doit pour beaucoup à nos armées, celle de Kourou en parlant de la mission permanente dévolue aux FAG qui consiste à sécuriser le « port spatial européen », un véritable défi, d'autant que le Centre Spatial Guyanais, le "CSG" est devenu emblématique de la Guyane. Le général de brigade aérienne Philippe Carpentier, commandant les forces militaires françaises en Guyane (COMSUP des FAG) dans la dernière livrée de la revue présente les missions des Forces Armées en Guyane, les FAG, en rappelant quelques points d'histoire. (©)

Page de couverture du numéro 136 de la revue Défense daté de novembre-décembre 2008. Photo © E-S.Le général de brigade aérienne Philippe Carpentier, commandant les forces militaires françaises en Guyane (COMSUP des FAG). Photo © FAG.

Le GBA Philippe Carpentier, commandant les forces militaires françaises en Guyane (COMSUP des FAG)

  • La Guyane tient une place singulière dans l’outre-mer à plusieurs titres :

- De par sa taille, équivalente à celle du Portugal, elle est le plus grand département d’outre-mer. Seul situé dans la zone équatoriale, il n’est pas insulaire mais ancré au continent sud-américain.

- Elle est le département français qui, avec 630 km de frontière avec le Brésil, a la plus longue frontière avec un pays étranger.

- Elle est couverte à 90 % par une forêt équatoriale très dense, difficilement pénétrable, et qui rend toutes les opérations militaires difficiles à conduire et à soutenir.

- Sur l’intérieur du département, les autoroutes sont des fleuves (Maroni côté Suriname et Oyapock côté Brésil). Les routes sont des rivières qui sont leurs multiples affluents. Ainsi, pour se déplacer en dehors de la bande côtière, il n’y a que la voie des airs et la pirogue. Il reste bien sûr la marche à pied. C’est un mode de déplacement éreintant et potentiellement plus risqué que la forêt de Fontainebleau (paludisme, leishmaniose, chute d’arbres, animaux sauvages…). Chaque déplacement ressemble à un enchaînement de montagnes russes, où l’on voit rarement le soleil en raison de la hauteur des arbres (30 à 50 m) et où l’on progresse dans une moiteur étouffante. C’est un mode de déplacement principalement pratiqué par les militaires pour leur mission de lutte contre l’orpaillage clandestin, en appui de la gendarmerie.

Néanmoins, ce département français, à nul autre pareil, est très attachant tant par la grande sensation de liberté et d’espace que l’on y trouve que par la gentillesse et le sens de l’accueil de ses habitants. Il ne laisse personne indifférent. Il souffre malheureusement d’un déficit d’image en métropole alors que la majorité des personnes qui y ont séjourné en sont des ambassadeurs.

Cérémonie au carré militaire du cimetière de Cayenne le 1er août 2008. Photo © FAG.

Cérémonie au carré militaire du cimetière de Cayenne le 1er août 2008

C’est dans ce cadre original que les militaires vont accomplir des missions inhabituelles qui découlent des caractéristiques géographiques particulières de ce département avec des règles d’engagement spécifiques pour opérer sur le territoire français, État de droit, où s'applique le code de procédure pénale.

M. Laflaquière, préfet de Guyane, le ministre Hervé Morin et le général Carpentier, COMSUP, à la préfecture de Cayenne. Photo © FAG.

M. Laflaquière, préfet de Guyane, le ministre Hervé Morin et le général Carpentier, COMSUP à la préfecture de Cayenne

  • Les forces armées en Guyane (FAG)

Les forces armées en Guyane sont stationnées principalement à Cayenne, Kourou et Saint-Jean du Maroni. Elles comptent environ 1900 militaires et 200 personnels civils. Il faut y ajouter environ 700 militaires du service militaire adapté (SMA) qui délivre une formation basique aux jeunes Guyanais qui n’ont pas réussi à s’insérer dans la vie professionnelle. Elles sont commandées par un général commandant supérieur (COMSUP) de l’armée de l’air. Les forces de gendarmerie, environ 800 personnes, ne sont pas sous l’autorité du COMSUP mais du préfet de Région et du procureur, pour ce qui concerne les officiers de police judiciaire (OPJ).

Pour mener à bien ses missions, le COMSUP dispose d’un état-major interarmées, de trois adjoints d’armée (Terre-Air-Mer), de services de soutien spécialisés dans tous les domaines classiques de la logistique, indispensables pour soutenir les opérations (santé, infrastructure, finances, transmissions, transport, technique, carburant...).

Jusqu’à maintenant, ces effectifs étaient comparables à ceux des forces prépositionnées dans les autres DOM-COM. A la fin de la réforme découlant du livre blanc, les FAG seront les seules forces à voir leur effectif augmenter légèrement alors que tous les autres territoires les verront diminuer. Cela marque la prise en compte par les plus hautes autorités de l’État de la difficulté et de l’enjeu de la mission des FAG dans ce vaste département. [2]

  • Les missions des forces armées en Guyane

Les FAG assurent un éventail varié de missions qui sollicite les capacités des trois armées notamment la protection du centre spatial guyanais (CSG), la surveillance de l’espace aérien, la lutte contre l'immigration clandestine et contre les orpailleurs illégaux, la lutte contre la pêche illicite en zone économique exclusive et de nombreuses missions de service public.

Seuls les deux volets particuliers qui résultent de sa géographie sont développés :

- Idéalement située à proximité de l’équateur (5 degrés au Nord) la Guyane offre un site exceptionnel pour la mise en orbite des satellites. L’inconvénient est qu’en zone équatoriale, entouré par la forêt, c’est un site plus difficile à protéger que, par exemple, Baïkonour entouré par les steppes du Kazakhstan.

Visite du président de la République à Camopi le 11 février 2008. Photo © FAG.

Visite du président de la République à Camopi le 11 février 2008

- L’accessibilité difficile de l’intérieur de la Guyane dont le sous-sol est riche en or suscite des convoitises et rend délicat le contrôle de l’État pour y faire respecter la loi française. C’est pourquoi les armées participent à cette mission de respect de la souveraineté sur l’ensemble du territoire en appui des autres services, principalement de la gendarmerie. L’opération « Harpie » de lutte contre l’orpaillage clandestin, [3] déclenchée par le Président de la République lors de sa visite de février 2008,  [4] placée sous la responsabilité du Préfet, est la plus grande opération permanente de police administrative menée sur l’ensemble du territoire français.

Ces deux missions sont liées. On ne peut pas vouloir protéger le CSG sans lutter contre les trafics qui se déroulent à l’intérieur de la Guyane. Une situation contrôlée et en voie d’assainissement sur l’intérieur contribue également à sa sécurité. Elle passe aussi par une coopération militaire dynamique avec nos proches voisins, le Brésil et le Surinam.

  • La protection du centre spatial guyanais par les FAG

En préambule, la mission du CSG est un secteur d’activité d’importance vitale pour la France et l’Europe. Sa protection, définie par le SGDN [5], placée sous la responsabilité du préfet de Guyane, est globale. Elle concerne la majorité des services de l’État pour assurer aussi bien la protection contre l’espionnage industriel, la malveillance, le sabotage, les troubles à l’ordre public, le fonctionnement du port et de l’aéroport, le fonctionnement nominal des réseaux électrique et de distribution d’eau, le renseignement par les services de gendarmerie et de police, l’accueil hospitalier en cas d’afflux massif de blessés, la protection contre les risques chimiques…

La protection interne est du ressort du CSG avec, notamment, une compagnie de sapeurs pompiers de Paris. La protection externe est du ressort des militaires et des gendarmes qui engagent des moyens dédiés à cette mission. Dans les phases sensibles, le COMSUP agit sous réquisition générale du Préfet.

Lorsque la France en 1962 a quitté l’Algérie et donc au Sahara les installations qu’elle avait crée à Hammaguir où elle a eu son premier pas de tir, le gouvernement a recherché un site idéal pour que la France puisse se lancer à son tour dans l’aventure spatiale avant d’entraîner derrière elle ses partenaires européens. De la dizaine d’endroits jugés possibles de par le monde, de préférence en terre française, la Guyane est arrivée très largement en tête, avec deux sites, dont celui de Kourou qui a finalement été choisi car il cumulait le maximum d’avantages (position vis-à-vis de l’équateur, pas de cyclones, en bordure de mer, et située dans une vaste zone non habitée. Mais pour en arriver à faire de Kourou un port spatial ultramoderne, il aura fallu déployer des moyens et une énergie considérables. Nos armées ont pris une part de cette mission historique et c’est pour cette raison que les « FAG » sont montées en puissance au cours de ces trente dernières années. Cette construction s’est accompagnée d’un vaste plan d’aménagement de la Guyane.

Carte des Forces terrestres en Guyane. Document © FAG.

Carte des Forces terrestres en Guyane

C’est ainsi que le 3ème régiment étranger d’infanterie (REI) contraint de quitter Diego-Suarez, au moment où la France évacuait Madagascar en 1973, a été envoyé en Guyane avec pour mission pendant 7 années de déforester, de terrasser et d’aménager les abords du premier site de la fusée Diamant et ensuite des sites de lancement d’Ariane. Pour ce travail de titan, le 3ème REI a reçu, la médaille de vermeil du CNES.

En période d’exposition du lanceur, lors des transferts et lors du tir, sa vulnérabilité est maximale et la protection externe devient alors la mission prioritaire de l’ensemble des composantes terre, air et mer des FAG. Un attentat éroderait fortement la crédibilité de la France vis à vis de ses partenaires européens. Néanmoins, la protection n’est pas circonscrite à ces seules périodes de vulnérabilité. Il y a en permanence un effectif conséquent de militaires qui participent à la protection du site, en dehors des périodes de forte vulnérabilité.

L’analyse des menaces aussi bien en Guyane qu’à Paris, permet de classer le niveau de menace pesant sur un tir. Le dispositif de protection évolue en fonction du niveau de la menace. La présentation des dispositifs de protection qui suit correspond à un niveau de menace normal.

Le LCL Guyot du 3ème REI inspecte un poste de tir Mistral quelques heures avant le lancement d'Ariane. Photo © Joël-François Dumont.

Le LCL Guyot du 3ème REI inspecte un poste de tir Mistral quelques heures avant le lancement d'Ariane

L’armée de Terre a une mission de contrôle d’une zone d’environ 700 km2. Cette mission est confiée au 3ème REI de Kourou. Il déploie sur le terrain deux compagnies d’infanterie, un poste de commandement tactique, une section de reconnaissance et de recherche, une section de missiles Mistral et une section de canons anti-aériens de 20 mm, dans des conditions très spartiates notamment en raison du climat. Une section d’intervention, prête à être transportée par hélicoptère, est en alerte au régiment. Mis en place avant la période de vulnérabilité, ce dispositif est maintenu jusqu’au départ du lanceur même en cas de report du tir. Pour un tir récent, reporté deux fois, le dispositif complet a été maintenu pendant 5 jours.

Le 3ème REI en protection du CSG avec notamment un engin chenillé (le BV 206). Photo © FAG.

Le 3ème REI en protection du CSG avec notamment un engin chenillé (le BV 206)

Spécialistes du combat et du contrôle de zone en forêt équatoriale, de jour comme de nuit, les légionnaires connaissent parfaitement la zone à surveiller. Ils sont équipés de matériels spécifiques adaptés au terrain notamment des engins à chenillette pour les zones marécageuses et des pirogues pour les criques (petites rivières). Pour pouvoir appréhender un suspect, ils sont accompagnés par des OPJ de la gendarmerie. L’efficacité du dispositif est régulièrement testée par des plastrons du 9ème régiment d’infanterie, également parfaitement aguerris à la forêt, et qui essayent de s’infiltrer dans la zone.

Le 3ème REI en protection du CSG avec notamment un engin chenillé (le BV 206). Photo © FAG.

En période de menace plus élevée, une compagnie d’infanterie en renfort sera acheminée depuis les Antilles ou la métropole.

Radar de surveillance du CCM de Kourou. Photo © Joël-François Dumont.

Radar de surveillance du CCM de Kourou

L'armée de l'Air est en permanence chargée de faire respecter la souveraineté nationale dans l’espace aérien guyanais, en toutes circonstances et, plus particulièrement, lors des lancements de la fusée Ariane. [6] Ainsi, l’ensemble du dispositif déployé forme une bulle de protection au-dessus du centre spatial guyanais à Kourou. L’objectif est de détecter et d’identifier tout déplacement aérien dans un rayon de 200 km. Pour cela, elle dispose, depuis 1986, d’un radar de surveillance aérienne et d’une salle de contrôle implantés à Kourou. C’est le seul radar de Guyane. [7] H24, des opérateurs de surveillance et de défense aérienne surveillent l’espace aérien, analysent et vérifient l’ensemble des plans de vols des aéronefs survolant la Guyane, et sont prêts à faire intervenir un hélicoptère armé pour identifier un contrevenant aux règles de survol.

Deux Fennec MASA en vol devant la zone de lancement Ariane 5. Photo © FAG.

Deux Fennec MASA en vol devant la zone de lancement Ariane 5

En période de vulnérabilité du lanceur, les moyens de l’armée de l’air sont renforcés par les moyens de défense sol-air du 3ème REI. Un détachement de liaison rejoint la salle de contrôle permettant ainsi à la haute autorité de défense aérienne (HADA) de pouvoir appliquer les mesures actives de sureté aérienne, pouvant aller, pour un aéronef classé hostile, jusqu’à un tir de destruction. La HADA, comme en métropole, est en contact direct avec le cabinet du Premier Ministre qui prendra la décision ultime d’un tir de destruction. L’organisation a évolué depuis 3 ans. La HADA qui dépend de la chaîne de défense aérienne de l’armée de l’air, traite maintenant directement avec Paris, sans passer par le Préfet ou le COMSUP, ce qui est un gage d’efficacité et de rapidité.

Les moyens aériens mis en œuvre sont des Fennec armés soit d’un canon de 20 mm, soit avec des tireurs d’élite, et au moins un hélicoptère Puma qui assure la mobilité tactique de l’infanterie.

En période de menace plus élevée, le renfort d’un dispositif de sûreté aérienne, comprenant 1 avion radar, 1 avion ravitailleur et 4 avions de chasse, peut être projeté depuis la métropole en 48 heures. Cette projection est testée régulièrement. Cela a valu une grosse surprise, assez récemment, à un avion d’un pays ami qui ne respectait pas la réglementation de survol et s’est retrouvé encadré par deux Mirage 2000.

Le CTM du 3ème REI (chaland de transport de matériels) au port de Pariacabo à Kourou, avec sur la gauche de la photo les vedettes de la douane. Photo © Joël-François Dumont.

Le CTM du 3ème REI au port de Pariacabo à Kourou, avec sur la gauche de la photo les vedettes de la douane

La marine est responsable de la sécurité des approches maritimes du CSG et vérifie qu’il n’y ait pas de navires dans la zone de retombée des propulseurs ou de morceaux du lanceur en cas d’accident. Elle met en œuvre, au minimum, un patrouilleur de 400 tonnes (P400) et une vedette côtière de surveillance maritime (VCSM) pour surveiller la zone interdite à la navigation.

Falcon 50 survolant la zone de lancement d'Ariane 5 - Photo © FAG.

Falcon 50 survolant la zone de lancement d'Ariane 5

Pour le « blanchiment » du gabarit de sécurité, elle met en œuvre un avion de patrouille maritime, en priorité un Falcon 50 sinon un Atlantic 2. Il vérifie, juste avant le tir, l’absence de navires dans une zone allant vers l’Est jusqu’à 700 milles nautiques. Si pour une raison d’indisponibilité technique par exemple, ce vol ne pouvait pas avoir lieu, cela bloquerait le tir.

La vedette de la BSPP détachée auprès du CSG. Photo © Joël-François Dumont.

La vedette de la BSPP détachée auprès du CSG

L’ensemble du dispositif est piloté par l’état-major du COMSUP qui est intégré au sein du poste de commandement de la protection du CSG, avec l’ensemble des services de l’État, sur la zone technique du centre spatial. Tout incident dans la protection externe du site peut entraîner un « rouge lancement » en salle Jupiter.

  • L’avenir

La mise en service des ensembles de lancement Soyouz (ELS), en fin 2009, va agrandir la surface de la zone à protéger (900 km2). C’est une des raisons pour lesquelles les effectifs des FAG, dans la réorganisation des forces prépositionnées, ne diminueront pas et seront notamment renforcés d’une compagnie d’infanterie et d’aéronefs supplémentaires.

Future zone de lancement de Soyouz. Photo © Joël-François Dumont.

Future zone de lancement de Soyouz

Chaque armée œuvre en permanence pour améliorer l’équipement des FAG. Un radar de surveillance aérienne de nouvelle génération est prévu à l’horizon 2011. Un projet de radar de surveillance de la navigation maritime est à l’étude.

  • Conclusion

Travaillant loin des feux de la rampe de la fabuleuse aventure spatiale [8] qui se vit au quotidien à Kourou, les forces armées en Guyane apportent une contribution capitale à la protection externe du CSG. Elles contribuent à rasséréner les partenaires européens de la France, dans l’ESA, et les clients d’Arianespace sur son aptitude à garantir la sécurité des lancements.

Vue du CSG. Photo © Joël-François Dumont.

Vue du CSG

L’excellent travail au quotidien avec l’ensemble des services de l’Etat, l’engagement, le professionnalisme et le dévouement exemplaires des militaires font de cette mission unique un sujet de fierté légitime des FAG.

Réalisée dans des conditions toujours très difficiles, pour les hommes et les matériels, avec des moyens adaptés et évoluant régulièrement, cette mission cadence de façon très prégnante l’activité opérationnelle des FAG qui doivent aussi poursuivre la lutte contre les activités illicites sur l’intérieur de la Guyane car elle contribue aussi à la protection du CSG.

Philippe Carpentier

[1] Numéro 136 daté de novembre-décembre 2008 de Défense, revue bimestrielle de l'Union des Associations des Auditeurs de l'Institut des Hautes Études de Défense Nationale (IHEDN). Abonnements: BP 41-00445 Armées.

[2] Voir également Les Forces Armées en Guyane. Entretien avec le général Carpentier à Cayenne.

[3] Communication du Ministre de l'Intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales (bilan de l’opération de lutte contre l’orpaillage illégal en Guyane (02-07-2008) et Bilan de l'Opération Harpie (03-07-2008).

[4] L'Opération harpie et l'exploitation illégale des ressources du sol guyanais (Discours du président Sarkozy à Camopi le 11.2.2008).

[5] Secrétariat Général de la Défense Nationale (SGDN)

[6] Voir La protection du centre spatial de Kourou par les Forces armées en Guyane

[7] Voir Le CCM de Kourou veille sur Ariane.

[8] L’Union européenne doit continuer à s’affirmer comme une puissance spatiale à part entière

Autres interventions du président de la République en Guyane le 11 février 2008

 


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