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Becker

Becker : un exemple de PME franco-allemande (13)

Pour beaucoup de Français, la puissance économique de l'Allemagne reposait sur ses « Konzern », entreprises associant concentration horizontale et concentration verticale. Des Konzerns fortement impulsés par l'état impérial allemand connu pour être très protectionniste. Aujourd'hui, les choses ont bien changé. Ce qui a fait la richesse des Länder allemands, c'est l'extraordinaire dynamisme de leurs PME-PMI. « Des pouvoirs publics décentralisés, des responsables qui comprennent le monde de l'économie, un système bancaire adapté » (des caisses d'épargne liées aux Länder, « des partenaires sociaux dynamiques, une volonté permanente de recherche du consensus, des entreprises familiales où le savoir est retransmis de génération en génération, enfin, pouvoir bénéficier d'un système éducatif adapté au monde de l'entreprise avec des écoles professionnelles, des universités ouvertes sur l'industrie, sans oublier des charges sociales bien inférieures aux nôtres avec un système de protection sociale, voilà le modèle allemand[1] Le tout formant un environnement propice à l'épanouissement de l'entreprise, encourageant l'innovation, alors que chez nous certains regrettent un système trop figé, souvent peu ou mal adapté aux réalités de notre monde moderne. Le dynamisme de ces PME se mesure aussi à l'exportation. Les Allemands savent non seulement conquérir des marchés avec des produits robustes et de qualité "Made in Germany". Mais en plus de la qualité, ils apportent ce qui fait la différence depuis plus d'un siècle. Une tradition de sérieux dans le SAV où ils ont toujours fait montre d'une très grande supériorité. Pas étonnant que des petites sociétés puissent devenir ainsi au fil des ans des "légendes". Modèle européen du genre : la société Becker. Le nom de Max Egon Becker étant associé à une série de découvertes en matière de radio. Après avoir donné la parole à un représentant d'EADS,[2] la comparaison avec la vision d'une PME-PMI franco-allemande s'imposait. En évoquant quelques souvenirs de famille qui ont donné naissance à la société qui porte son nom, Roland Becker (*) au lieu de délocaliser comme tant d'autres, a préféré s'implanter en France et ne le regrette pas. Nous reproduisons ici sa contribution  au grand dossier de la revue Défense consacré à la relation franco-allemande à l'épreuve du temps avec l'accord de la revue.[3] Paris le 28 février 2010.©  

Roland Becker, PDG de Becker Avionics International

Il y a quelques années, je reçois un appel téléphonique surprenant de Zittersdorf, un village du Bas-Rhin. Un homme, d’un certain âge, m’explique non sans fierté qu’il a été « le premier apprenti » de mon grand père, Wilhelm Becker. Entre les deux guerres, celui-ci, avait fondé à Pforzheim, dans le sud-ouest de l’Allemagne, une entreprise qui fabriquait des boîtiers de montre, des bracelets en métal et des bijoux de fantaisie. Une grande partie de sa clientèle se trouvait en Suisse et en Amérique latine.

A cette époque, les relations entre l’Allemagne et la France étaient marquées par la haine et animées par un sentiment de revanche. Un climat tout-à-fait inimaginable aujourd’hui. A l’époque, le recrutement de personnel de l’autre coté de la frontière restait la grande exception. Si l’ouverture au monde qui caractérisait mon grand-père lui procurait sûrement des amis à l’étranger, dans son propre pays, elle lui faisait beaucoup d’ennemis. Porter son regard au-delà des frontières est depuis des générations ancré dans notre tradition familiale. Son intégrité et sa connaissance de langues étrangères ont fait que mon grand-père a été nommé maire de sa ville natale par les Alliés après 1945.

Quand mon père, Max-Egon Becker se lança dans la production d’autoradios, le rallye de Monte-Carlo était la grande consécration du sport automobile. A force de remporter des prix pour la qualité de ses autoradios, la notoriété de la jeune société s’est établie rapidement et le logo rouge de Becker s’est répandu en France et en Italie.

Grâce à la générosité du général Jacques Massu, la fondation Becker Flugfunk obtint en 1956 de s’installer dans un des hangars de l’aéroport militaire de Baden-Baden où les Forces Françaises en Allemagne, les FFA, avaient établi leur quartier général.

Vingt ans plus tard, des liens se sont noués avec une PME française, Nardieux, spécialisée dans les systèmes de communication sol-air. Ensemble, nos deux entreprises, vouées à l’aéronautique, vont prendre leur essor. La coopération avec cette entreprise localisée dans le Sud-ouest de la France se poursuivra pendant des années et se prolongera avec Telerad. La chance nous a mis en contact avec Reims Aviation, qui deviendra un allié de poids. Il fabriquait alors le Cessna 337 sous licence sur l’aéroport de Reims-Prunay, que nous équipions avec des postes émetteurs-récepteurs Becker. Un partenariat idéal établi grâce à des rapports personnels exceptionnels, à un moment où la concurrence américaine dominait sans partage le marché mondial aéronautique, une production massive permettant de pratiquer des prix très bas.

Becker Flugfunk équipera tour à tour les avions-école militaires français en instruments de navigation et de communication puis les Aéroports de Paris
et MBB société allemande, qui s’alliera à Sud Aviation, pour donner naissance à Eurocopter par la suite, qui est devenu un de nos clients. L’Alpha-Jet développé en partenariat par Dornier et Dassault constitue l'exemple typique d’un partenariat industriel réussi entre nos deux pays, au début des années 70. À l’époque, le climat était encore fortement protectionniste. Il en résultera parfois des développements parallèles, souvent couteux pour le contribuable. L’entreprise Team (sœur) à Paris livrait les systèmes de communication à bord (Intercom) pour la version française de l’avion de chasse léger, Becker Flugfunk équipant pour sa part la version allemande. Un partage qui fit qu’aucune des deux entreprises n’a pu fabriquer des produits dans des quantités économiquement viables.

Vers la fin des années 80, le temps est venu pour Becker de s’agrandir. L’entreprise emménage sur l’ancienne base militaire canadienne de l’Otan proche de Baden-Baden. J’avais sérieusement pensé à l’époque à un transfert de l’autre côté du Rhin dans l’Alsace voisine, mais ce projet se heurta malheureusement aux angoisses de notre personnel allemand qui redoutait de perdre les avantages de la Sécurité sociale… Le risque de perdre des collaborateurs, dotés d’un savoir-faire très important pour l’entreprise, a été le plus fort. A l’époque, il n’y avait pas encore d’accords sociaux entre nos deux pays, comme ceux qui peuvent exister aujourd’hui entre l’Allemagne et la France. Parfois, je m’interroge pour savoir si malgré toutes ces oppositions, je n’aurais pas dû franchir ce pas décisif quand je mesure le soutien efficace apporté par la France aux PME pour favoriser le développement des hautes technologies, particulièrement dans le domaine aéronautique. Vint ensuite le lancement du premier transpondeur Becker pour l’aviation civile, fruit d’un partenariat avec Électronique Serge Dassault, généreusement subventionné par l’État français.

Pour prendre un exemple plus récent, mentionnons la création d’OSEO, une Banque publique pour les PME innovantes. Son rôle est de soutenir l'innovation et la croissance des PME, en liaison avec son homologue brésilienne, à la fois au Brésil et en France. Il n’existe malheureusement rien de comparable en Allemagne. Ma décision de fonder avec Becker Électronique, une filiale française, a été fortement influencée par ces diverses expériences. Nous avons commencé avec une petite production à Strasbourg, qui s’est étendue rapidement grâce au soutien particulièrement actif du Territoire de Belfort. L’assemblée départementale mettant un terrain à notre disposition à Beaucourt et, en plus, nous livrant un bâtiment d’usine moderne clés en main et construit en fonction de nos besoins.[4] En contrepartie nous avons créé trente emplois, dont certains à haute valeur ajoutée, dans une région menacée par le chômage. Ceci aurait été, sans aucun doute, tout aussi possible en Alsace, de l’autre côté du Rhin. J’ai néanmoins opté pour Belfort, à cause de la tradition horlogère de cette région limitrophe de la Suisse qui dispose d’un grand nombre de salariés hautement qualifiés et reconnus pour leur dextérité légendaire. Autant d’éléments à prendre en considération quand on entend fabriquer des platines fortement miniaturisées.

Grâce à notre surcapacité, notre filiale française est en mesure d’exécuter des commandes pour des tiers, ce qui a eu pour effet de diminuer nos propres coûts de production, sans perdre notre influence directe sur les standards de qualité. 60 % de la production de Becker Électronique est aujourd’hui constituée de commandes provenant de l’extérieur du groupe. Nos personnels à Beaucourt sont hautement motivés et ont toujours fourni une prestation exceptionnelle. Le climat social est excellent. Ce qui manque parfois, ce sont les connaissances linguistiques des jeunes Français en anglais, langue dominante dans l’aéronautique. Naturellement quelques connaissances d’allemand seraient également bienvenues… Le rôle exceptionnel joué par l’État en France s’explique sans aucun doute par son histoire et par ses particularités. En période d’après-guerre, la France profonde a dû maîtriser le passage d’un pays agricole vers une société industrialisée de manière beaucoup plus rapide que l’Allemagne. Paris a donc mené une politique industrielle plus offensive, pour rattraper son retard sur son voisin d’outre-Rhin, surtout en matière de technologies avancées, qui caractérisent l’industrie aéronautique. Les PME connaissent une position particulièrement difficile dans ce secteur, et ce, pas seulement en raison de coûts extrêmement élevés en matière de recherche et développement. Les cycles de vie très longs des avions forcent les entreprises aussi à miser sur une présence mondiale pour la distribution et le marketing. Une entreprise moyenne dans un tel contexte doit pouvoir convaincre de sa compétitivité en crédibilisant sa capacité de pouvoir livrer à longue terme. Une mission à la limite du possible pour une PME. Telles sont les contraintes qui se manifestent des deux côtés du Rhin derrière le processus historique de concentration qui s’est produit dans le secteur aéronautique.

L’Allemagne, pour dire vrai, à la différence de la France, a préféré jouer le libre jeu des lois du marché, acceptant des pertes d’emplois massives, même dans des domaines de haute technologie, causant parfois le naufrage d’entreprises aéronautiques issues d’une longue tradition. Dans « l’hexagone », le processus de concentration dans l’électronique de défense a pris une allure très différente. Prenons l’exemple de Thales : ce groupe multinational, né de la fusion de plusieurs entreprises moyennes françaises prit le nom de Sextant. Dans un second temps, la division haute technologie de Thomson y fût associée, toujours sous la tutelle de l’État français. En Allemagne, une entreprise comme Becker aurait du assurer seule sa propre survie dans ce jeu entre poids lourds d’une Europe en devenir. Dans une époque antérieure, lorsque le monde de l’avionique était encore dominé par des petites et moyennes entreprises, Becker, à la différence de ses concurrents français, était présent sur les marchés d’exportation les plus significatifs. Comme beaucoup de PME allemandes, nous étions imprégnés d’une culture cosmopolite orientée vers les marchés extérieurs. Becker Avionics peut célébrer aujourd’hui le quarantième anniversaire de sa présence en France et le trente-cinquième aux États-Unis. Depuis dix ans, nous sommes également présents présents en Chine, en Corée et en Inde où notre succès va croissant. Après une longue traversée du désert, nous commençons maintenant à percer en Russie et au Brésil.

Les systèmes numériques de communication de bord (Intercom) représentent aujourd’hui le secteur le plus important de nos activités. Nous les vendons dans le monde entier avec beaucoup de succès. Les installations Becker sont standards, tant à bord de l’hélicoptère EC-145 fabriqué par Eurocopter qu’à bord de la version militaire UH-72 utilisée par l’US Army. Dans ce contexte, il ne faut pas oublier le système Intercom développé en partenariat avec l’entreprise italienne Selex pour le NH-90, conforme aux impératifs les plus exigeants de l’aviation militaire. Notre dernier-né, dont nous tirons une certaine fierté, est la balise personnelle MR 510, choisie par toute une série de clients publics et privés, le dernier en date étant la Marine brésilienne.

Balise personnelle MR 510 de Becker Avionics.

Balise personnelle MR  510

Cette balise personnelle de détresse est d’ailleurs le résultat d’une autre coopération franco-allemande, qui remonte à l’année dernière. Elle a succédé à la balise MR 509 Cospas/Sarsat qui a fait ses preuves depuis longtemps dans la Bundeswehr. Dés les débuts de la spécification, nous nous sommes fixés comme objectif de garantir une précision de la localisation d’au moins 120 mètres (4 secondes). L’autre défi étant de permettre un fonctionnement irréprochable et sans interruption à des températures pouvant atteindre jusqu’à -40°C, condition indispensable pour des missions de sauvetage dans les régions froides. Un boîtier robuste et léger à la fois, une batterie appropriée, ont donc été développés en étroite concertation avec nos fournisseurs français. Pour garantir un sauvetage fiable de vies humaines, il a fallu enfin adapter de façon optimale cette balise au gilet de sauvetage, pour assurer une position idéale de l’antenne émettrice. Le résultat de cet effort franco-allemand est impressionnant. La balise personnelle MR 510 définit aujourd’hui les standards de nouvelle génération des PLB. L’émetteur a été développé en Bretagne à la demande de Becker. La batterie est produite par un fabricant français qui possède une très grande réputation dans ce domaine. Le boîtier a été développé dans notre entreprise par une femme, ingénieure alsacienne, sous la direction d’un responsable de projet français, avant d’être assemblé par un fournisseur en France. Becker Électronique à Beaucourt étant chargé de la fabrication des modules, l’inspection de qualité étant effectuée en Allemagne.

Il serait naturellement souhaitable que les développements issus d’une telle coopération transfrontalière, qui assure l’emploi dans les deux pays, soient pris en compte dans les acquisitions publiques sous la condition, naturellement, d’être concurrentiels. Les milieux de la grande industrie revendiquent malheureusement trop souvent qu’il faille acheter dans la zone Dollar, afin de pouvoir rester concurrentiels dans un marché international de l’aéronautique dominé par le Dollar.

Becker Avionics apporte la preuve qu’une entreprise moyenne européenne est à même de soutenir la concurrence en tant que fournisseur d’un marché de l’aéronautique globalisé, en pratiquant une répartition stratégique de la chaîne de valeur ajoutée dont font partie les activités R&D et une fabrication délocalisée des modules. Les PME peuvent ainsi, grâce à une flexibilité accrue et à leur force extraordinaire d’innovation, préserver leur rôle traditionnel de pionniers dans un scénario économique complètement bouleversé.

Roland Becker (*)

(*) PDG de Becker Avionics International.

[1] Voir Becker Avionics : un modèle européen de PME par François de Vries.

[2] Voir L’industrie aéronautique allemande à la croisée des chemins : Correspondance de Berlin-Schönefeld de Joël-François Dumont.

[3] Numéro 144 de Défense, daté de Mars-avril 2010 de Défense, revue bimestrielle de l'Union des Associations des Auditeurs de l'Institut des Hautes Études de Défense Nationale (IHEDN), réalisée par des bénévoles, « anciens de l'IH ». Abonnements: BP 41-00445 Armées.

[4] Voir "Savoir-faire français et faire-savoir : le dilemme gaulois": Entretien François de Vries avec Gaétan Gargiulo, directeur de Becker Electronique (France).

Lire également :

1) La relation franco-allemande à l'épreuve du temps -- Introduction : Joël-François Dumont.
2) France-Allemagne : le grand dessein -- Entretien avec l'ambassadeur Pierre Maillard, Conseiller diplomatique du général de Gaulle. Un des artisans, côté français, du « Traité de l'Élysée ». Richard Labévière et Joël-François Dumont.
3) De Gaulle - Adenauer : une communauté de destin... : Georg Bucksch, Senior Vice-président, Direction de la Stratégie et du Marketing du Groupe EADS.
4) Coopération dans le renseignement : “De la plus grande importance...” : Ambassadeur Hans Georg Wieck, président du BND (1985-1990).
5) Coopération dans le renseignement : “Un domaine privilégié...” : Général d'armée aérienne François Mermet (2S), ancien DGSE.
6)
L’intelligence économique et la coopération franco allemande... Alain Juillet, ancien Haut Responsable pour l'Intelligence Économique (2003-2009).
7) L’espionnage économique : un défi pour le BfV : Hans Elmar Remberg, vice-président de l'Office fédéral de protection.de la Constitution.
8) L’Eurocorps, traduction d’une volonté politique : Chef de Bataillon Marie-Laure Barret, ORP de l'Eurocorps.
9) La brigade franco-allemande en 2010 : Général de brigade Philippe Chalmel, Commandant la brigade-franco-allemande (BFA).
10) Le Centre Multimodal des Transports : Général de brigade aérienne Philippe Carpentier, Commandant le Centre Multimodal des Transports.
11) Échanges sur la coopération franco-allemande : Henri Conze, DGA (93-96) et Dr Martin Guddat, directeur allemand de l'Armement (94-98).
12) L’aventure européenne : de la défense à l’industrie : Amiral Alain Coldefy, Conseiller "Défense" du président d'EADS.
13) Becker : un exemple de PME franco-allemande : Roland Becker, PDG de Becker Avionics International.
14) Les services et la prise de décision politique : Joël-François Dumont, rédacteur en chef adjoint de la revue Défense.

 


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