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Les moyens aériens de la sécurité civile

Les moyens aériens de la sécurité civile

Le 118ème congrès des pompiers qui s'est tenu à Nantes du 22 au 24 septembre dernier a rassemblé la corporation sous l'égide de la Fédération Nationale des sapeurs-pompiers (FNSPF), une fédération qui compte 260.000 adhérents civils de France,[1] sans distinction de catégorie ou de grade. Le congrès national des sapeurs-pompiers, traditionnellement le 2ème congrès professionnel de France, constitue toujours un évènement. Après la traditionnelle assemblée générale, les pompiers ont débattu avec de nombreux experts des problèmes de la profession pour améliorer la défense des intérêts des sapeurs-pompiers et l'amélioration du service public dont ils ont la charge, avant d'examiner les nouveaux matériels disponibles sur le marché. 2.000 congressistes venus de toute la France mais aussi de nombreuses délégations étrangères étaient présents. Au fil des années, ces réunions s’enrichissent de carrefours d’échange et de rencontres avec les professionnels concernés par les enjeux de secours et de sécurité civile: une vingtaine d'ateliers avaient été organisés pour la circonstance. Ouvert également au public, le congrès a investi pour la circonstance la cour du château des ducs de Bretagne pour des démonstrations et autres animations, qui pour découvrir des équipements mieux adaptés, des véhicules de secours et d’incendie, des matériels innovants (progiciels de gestion, système d’information, mutuelles, assurances, éditeurs, équipementiers, habillement, protections individuelles, protection incendie...), qui encore pour apprendre "le geste qui sauve". 40.000 visiteurs étaient attendus, sans oublier Claude Guéant, le ministre de l'Intérieur,[2] le président de la République, Nicolas Sarkozy, venu clôturer l'évènement,[3] et confirmer les engagements qu'il avait pris lors de de l'inauguration de l'École Nationale Supérieure des Officiers de Sapeurs-Pompiers (ENSOSP) le 17 mars dernier.  Dans son numéro daté de novembre, la revue Sapeurs-Pompiers de France, spécialisée sur les enjeux de secours et de sécurité civile, est bien sûr revenue sur les orientations de ce congrès en consacrant, notamment, un dossier très complet sur les moyens aériens de la Sécurité civile. L'incendie qui a fait rage à la Réunion a montré combien ce genre de moyens était incontournable. Le problème est que le parc est plus que vieillissant et que la sécurité civile doit remplacement rapidement ses 23 bombardiers d'eau qui n'ont pas ménagé leur peine avec leurs équipages pendant des dizaines d'années. Avec l'aimable autorisation de leurs auteurs, Dominique Verlet, Martine Debette et Richard Labévière et de la revue, nous reprenons ici les trois articles de ce dossier. Paris, le 5 novembre 2011.

Couverture de Sapeurs-pompiers de France de novembre 2011.Le colonel Éric Faure succède au colonel Richard Vignon -- Photo © Joël-François Dumont.

Le colonel Éric Faure succède au colonel Richard Vignon

Du nouveau dans l'air (1)

Avec 65 appareils dont 26 avions et 39 hélicoptères, la Sécurité civile affiche aujourd’hui une puissance de feu conséquente. Lutte anti-incendie, sauvetage en mer ou en montagne, reconnaissance, acheminement de personnel ou de matériel, évacuation médicale : les missions ne manquent pas, en appui de l’action des sapeurs-pompiers. Partie intégrante du paysage opérationnel, les moyens aériens de la Sécurité civile sont en phase d’évolution, côté avions comme côté hélicoptères. De Marignane à Asnières en passant par Nîmes, un survol s’impose. Enquête de Dominique Verlet.

Photo © Laurent Lacombe -- Archives SPF.

  • Avions : Un état des lieux

Maintenance des appareils, hypothèses de renouvellement de la flotte des bombardiers d’eau et, le cas échéant, choix de l’appareil qui sera retenu : les questions ne manquent pas, avec pour enjeu celui de l’efficacité de la lutte.

Si les douze Canadair sont actuellement pleinement opérationnels, la situation, du côté des Tracker, est plus pressante. La question de leur renouvellement se pose, reste à trancher le choix de l’appareil… Photo © Laurent Lacombe -- Archives SPF.

Si les douze Canadair sont actuellement pleinement opérationnels, la situation, du côté des Tracker, est plus pressante. La question de leur renouvellement se pose, reste à trancher le choix de l’appareil… Photo © Laurent Lacombe -- Archives SPF.

Au crépuscule de la saison feu – des sinistres de plusieurs dizaines d’hectares se sont produits jusqu’à fin octobre –, les avions s’apprêtent à entrer dans la trêve opérationnelle hivernale : entraînement pour les équipages et maintenance pour les appareils. Cet été encore, le dispositif a fait ses preuves, avec 95 % de feux qui ne dépassent pas cinq hectares et 60 % des feux naissants traités instantanément par les appareils en « GAR », le guet aérien armé, essentiellement réalisé par les Tracker. La doctrine d’emploi a elle aussi démontré sa pertinence, en donnant, pour l’engagement des avions, la priorité aux feux naissants. De quoi inciter à la sérénité. Pourtant les questions ne manquent pas.

  • Renouveler ou non… et par quoi ?

La première d’entre elles a été posée par le président de la République, lors du congrès de la Fédération nationale à Nantes en septembre dernier : c’est celle du renouvellement des bombardiers d’eau. « J’ai souhaité qu’on travaille avec vous et qu’une réflexion soit engagée sur le sujet […], nous prendrons la décision d’un renouvellement de la flotte d’ici à la fin de l’année », a notamment déclaré le chef de l’État, précisant aux sapeurs-pompiers : « Nous ne choisirons un futur avion qu’à partir du moment où nous serons assurés que vous approuvez techniquement le choix qui sera réalisé. » Une question qui s’impose aujourd’hui par le vieillissement d’une flotte soumise à des conditions de vol extrêmes. Côté Canadair, les douze appareils sont actuellement pleinement opérationnels, mais leur coût unitaire – près de 23 millions d’euros – laisse entrevoir une lourde charge pour leur remplacement dans quelques années. La situation se fait en revanche plus pressante du côté des Tracker. Ces anciens avions de lutte anti-sous-marine des années cinquante reconvertis en bombardiers d’eau ont été mis en service en 1982. Malgré un plan de remotorisation entrepris depuis, la fin de potentiel de ces neuf appareils s’annonce progressivement et sera complète en 2020. « La question de l’avenir de la flotte se pose à moyen terme », reconnaît Pierre Maitrot, sous-préfet, chef du bureau des moyens aériens à la DGSCGC. « Mais les ressources n’étant pas inépuisables, l’enjeu est de résoudre l’équation entre l’offre de mission et les contraintes de coût », poursuit-il.

  • Quelles pistes y a-t-il donc, à terme, pour ce remplacement ?

Les deux Dash-8, acquis en 2005 en remplacement des Fokker 27, semblent donner satisfaction et présentent l’avantage de la rapidité et de la polyvalence, en pouvant être utilisés alternativement en bombardiers d’eau ou en moyens de transport de personnes avec 64 places, une capacité intéressante notamment pour la projection de troupes sur les catastrophes. Ils sont par exemple intervenus en Russie, en Haïti, en Israël et à la Réunion. Les autres appareils existants sur le marché sont le Beriev russe (voir p. 50) ou encore une version du Boeing 747. Maniabilité (un largage proche du sol est plus efficace), capacité d’emport et vitesse (déterminant le débit de largage), consommation en carburant, coût d’achat et de maintenance : les paramètres opérationnels, aéronautiques et financiers sont en cours d’analyse.

Marignane pour toujours ?

Autre question en débat : l’implantation de la base de Marignane. L’emprise occupée sur l’aéroport de Marseille-Provence, entre la zone dédiée à l’aviation commerciale et Eurocopter, représente des enjeux de poids pour les occupants et les gestionnaires de la plateforme. « Une mission est actuellement diligentée pour examiner les solutions possibles », explique Pierre Maitrot. Quatre sont actuellement envisagées : le maintien à Marignane mais aussi une nouvelle base qui pourrait se situer à Salon-de-Provence, Istres ou Nîmes. De nouveaux avions et une nouvelle base ? De quoi promettre un hiver dans les dossiers aussi actif qu’un été sec par temps de mistral. •

Dominique Verlet

La base de Marignane (2)

Photo © Martine Debette.

La base de Sécurité civile de Marignane est un lieu assez unique en France. Quatre-vingt-dix pilotes se mettent régulièrement aux commandes des vingt-trois machines (en plus des trois Beech) pour lutter contre le feu ou porter assistance aux victimes sur le territoire de l’Entente (Paca, Corse) et le Sud-Ouest. Visite en compagnie du chef de la base, Marc Croizer. Reportage : Martine Debette.

La salle d’opération de la base. Centre nerveux de la maison, la salle d’opération de la base. C’est de là que Georges d’Amore, agent d’opération, assure la mise en place des moyens lors des alertes. Un téléphone rouge le met en ligne directe avec le COS de l’Entente Valabre. Photo © Martine Debette.

La salle d’opération de la base. Centre nerveux de la maison, la salle d’opération de la base. C’est de là que Georges d’Amore, agent d’opération, assure la mise en place des moyens lors des alertes. Un téléphone rouge le met en ligne directe avec le COS de l’Entente Valabre.

Le remplissage du retardant. Les avions se présentent au remplissage : 10 tonnes de retardant pour le Dash, 3,2 tonnes pour le Tracker. Cette zone est la plus dangereuse de la base, car le remplissage se fait moteurs (et donc hélices) tournants en présence de la personne qui guide l’avion, du remplisseur et du pilote, bien sûr. Photo © Martine Debette.

Le remplissage du retardant. Les avions se présentent au remplissage : 10 tonnes de retardant pour le Dash, 3,2 tonnes pour le Tracker. Cette zone est la plus dangereuse de la base, car le remplissage se fait moteurs (et donc hélices) tournants en présence de la personne qui guide l’avion, du remplisseur et du pilote, bien sûr.

Le Tracker. Sorti des chaînes en 1957, le Tracker est un avion qui compte dans le dispositif puisqu’il permet d’éteindre 60 à 70 % des feux. Il est l’avion d’attaque des feux naissants, ceux dont on parle rarement dans les médias mais qui auraient certainement dégénéré sans leur intervention. À côté du Tracker : Marc Croizer a la responsabilité de la base. « Je suis bien entouré par mes adjoints et par le bureau de Paris », explique-t-il. C’est une situation qui peut être inconfortable, mais aussi très pratique. Son boulot ? Il est prenant et exige, comme pour les pilotes, d’être capable de se ménager des plages de récupération.

Le Canadair et le Dash. Les Canadair sont la force de frappe de la base. Il leur faut une vingtaine de minutes pour un décollage sans eau. Ils écopent ensuite jusqu’à 6 tonnes d’eau en seulement 12 secondes. Le Dash, quant à lui, décolle plus rapidement. Il peut emporter 10 tonnes de retardant et décoller en une dizaine de minutes. Souvent, la base envoie un Dash et quatre Canadair. Photo © Martine Debette.

Le Canadair et le Dash. Les Canadair sont la force de frappe de la base. Il leur faut une vingtaine de minutes pour un décollage sans eau. Ils écopent ensuite jusqu’à 6 tonnes d’eau en seulement 12 secondes. Le Dash, quant à lui, décolle plus rapidement. Il peut emporter 10 tonnes de retardant et décoller en une dizaine de minutes. Souvent, la base envoie un Dash et quatre Canadair.

Le Canadair et le Dash. Les Canadair sont la force de frappe de la base. Il leur faut une vingtaine de minutes pour un décollage sans eau. Ils écopent ensuite jusqu’à 6 tonnes d’eau en seulement 12 secondes. Le Dash, quant à lui, décolle plus rapidement. Il peut emporter 10 tonnes de retardant et décoller en une dizaine de minutes. Souvent, la base envoie un Dash et quatre Canadair. Photo © Martine Debette.

La maintenance des appareils. La maintenance et la réparation des avions sont sous-traitées à des organismes agréés. Leur obligation : 95 % des avions doivent être disponibles en période estivale (FDF) et de 20 à 60 % en automne et en hiver. Les services techniques de la base assurent l’interface entre les sociétés titulaires et le groupement des moyens aériens (GMA), et sont garants de la traçabilité de la maintenance des aéronefs.

Photo © Martine Debette.

« Avoir une véritable synergie » : 3 questions à Marc Croizer (*)

SPF : Il est question de clouer trois avions au sol pour des raisons financières ?

Marc Croizer : C’est vrai. Deux Canadair et un Tracker risquent d’être cloués au sol jusqu’en octobre 2012, mais nous espérons avoir suffisamment d’argent pour l’entretien de sécurité de la navigabilité obligatoire tous les quatre ans. Il reste encore un mois jusqu’aux visites, mais
les budgets relèvent de décisions politiques. Cela fait partie du fonctionnement normal de la base, il faut faire des choix, prendre des décisions pour que cette flotte, tout de même unique, puisse faire son travail. Avant de prendre le vol, il y a une check-list à respecter pour que tous les clignotants soient au vert.

Marc Croizer -- Photo © Martine Debette.

Marc Croizer -- Photo © Martine Debette

Quelle est la force des pilotes ?

Ces pilotes, véritables experts du feu de forêt, sont habitués à une vision aérienne. D’une grande habileté technique et opérationnelle, ils sont souvent dans des situations compliquées. Avant d’aller au feu, il faut aller chercher l’eau dans une mer parfois impraticable. Au moment du largage, à 30 mètres du sol, l’avion a une masse maximum à une vitesse réduite. Ce qui le rend vulnérable dans des conditions difficiles, sans visibilité et avec des obstacles comme les lignes à haute tension. Ce sont des hommes un peu exceptionnels qui ont forcément du caractère. Ils attendent que le COS et l’aéro les écoutent et essaient de potentialiser au mieux leur action avec celle des sapeurs-pompiers au sol, d’avoir une véritable synergie pour réussir à gérer le feu le mieux possible et ensemble.

Régulièrement, on parle d’un éventuel déménagement de la base à Salon, à Nîmes…

Il y a trois solutions. L’actuelle base a été créée en 1963. Nous y sommes bien, mais il faut tout casser pour remettre les locaux aux normes avec plus de cohérence et d’organisation. La solution n’est pas viable car le trafic aérien est en progression. À Nîmes, il y a un pélicandrome, la même plateforme que notre mainteneur, un groupement hélico et il y a la logistique : parkings, hangar… À Salon, l’avantage considérable est que nous sommes à deux minutes de vol de Salon et de Berre. Le lieu opérationnel tient la route, il y a de la place, et le site est purement aéronautique et baigné dans l’opérationnel. Les pistes seraient à nous. Pour ces trois solutions, il faudra prévoir des budgets pour l’aménagement.

(*) Chef de la base aérienne de Sécurité civile de Marignane (13).

Martine Debette

Renouvellement des bombardiers d’eau : Le jeu reste ouvert… (3)

Alors que le renouvellement de la flotte des bombardiers d’eau a été qualifié de « rendez-vous important » par le président de la République lui-même, la question du choix de l’appareil n’est pas encore tranchée. État des lieux avec Richard Labévière.

Le bombardier d’eau russe Beriev Be-200 est jugé trop lourd et très gourmand en kérosène -- Photo Irkut.

Le bombardier d’eau russe Beriev Be-200 est jugé trop lourd et très gourmand en kérosène

Évoquant les bombardiers d’eau lors de son discours du 24 septembre dernier à notre congrès de Nantes,[4] le président de la République a dit : « J’ai souhaité qu’on travaille avec vous et qu’une réflexion soit engagée sur ce sujet. Un groupe d’experts rendra ses conclusions dans quelques semaines. Nous prendrons la décision du renouvellement de la flotte des bombardiers d’eau d’ici à la fin de l’année […]. Le renouvellement de la flotte sera l’occasion d’optimiser l’efficacité du matériel et son emploi. Nous ne choisirons un futur avion qu’à partir du moment où nous serons assurés que vous approuvez techniquement le choix qui sera réalisé… » Le 4 août dernier, la une de La Provence titrait : « Les Canadair à bout de souffle – Le renouvellement de la flotte des bombardiers d’eau devient urgent ».

En effet, dans les cinq à dix ans à venir, la France devra songer à remplacer la quasi-totalité de ses vingt-trois bombardiers d’eau (douze Canadair, neuf Tracker et deux Dash), pour un montant de quelque 500 millions d’euros. Un rapport du ministère de l’Intérieur de juin 2010 préconisait alors deux solutions de remplacement : quatre Canadair CL-415 et deux Dash-8 supplémentaires, ou douze Tracker. Autre option : le bombardier d’eau russe Beriev Be-200. Ce « bon appareil » a déjà été évalué à Marignane fin 2003, mais jugé trop gourmand en kérosène. Les pilotes de Marignane envisageaient  alors la solution de deux Hercules C-130 spécialement équipés, solution qui paraît aujourd’hui obsolète.

Huit ans plus tard, en juillet dernier, le Beriev a été testé de nouveau à Marignane. S’il reste un « bon appareil », les nouvelles conclusions ne sont pas indiscutables. Confidences d’experts : « Même si l’avionique a été améliorée, il consomme toujours autant et doublerait le budget carburant de la base. Impossible en mer, son écopage s’effectue sur une dizaine de kilomètres, distance peu adaptée aux théâtres français. Enfin, son poids nécessiterait le renforcement des pistes et des hangars, sans compter des contraintes d’entretien beaucoup plus lourdes que la flotte actuelle. »

Le choix de cet appareil – présenté comme la contrepartie des accords signés le 17 juin 2011 entre la France et la Russie pour l’acquisition de deux bâtiments de projection et de commandement de type Mistral par la marine russe – n’est pas une obligation. Comme l’a précisé Nicolas Sarkozy à Nantes, le choix ne se fera pas contre l’avis des pilotes et devra tenir compte du dernier rapport actuellement examiné par les experts de la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises.

Si l’option du Beriev était écartée, la question se poserait de savoir à quel plan B recourir pour tenir les échéances. L’Airbus de transport A400M ne sera pas prêt. Dans ce contexte, Sapeurs-Pompiers de France apprend que l’avionneur canadien bombardier, qui a stoppé la chaîne de fabrication du Canadair, n’a pas renoncé à faire de nouvelles offres à la Sécurité civile française. La société Bombardier travaille actuellement sur une nouvelle série du CL-415.

Richard Labévière

[1] Sur 260.000 sapeurs-pompiers en France, 220.000 sont des pompiers volontaires et 40.000 des pompiers professionnels.

[2] Le ministre a pris la parole en clôture de l’assemblée générale de l’Œuvre des Pupilles-orphelins et fonds d’entraide des sapeurs-pompiers de France pour saluer le travail accompli par cette association reconnue d’utilité publique qui prend actuellement en charge 944 orphelins et l’ensemble du réseau associatif de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers, qui œuvre depuis 130 ans à renforcer la protection sociale de cette communauté. 7 500 amicales, 98 unions départementales, 13 unions régionales, la Mutuelle nationale, l’Œuvre des Pupilles orphelins formant autour de la Fédération nationale une « organisation de solidarité et de protection sociale complémentaire originale et efficace, autant qu’indispensable aux sapeurs-pompiers de France, dont cette année 14 ont perdu la vie en intervention, ainsi qu’à leurs proches.» (Source : FNSPF). Le ministre devait également signer un "protocole d’accord relatif à la réforme de la filière des Sapeurs-Pompiers Professionnels", très attendu par la profession. Signature considérée par les pompiers comme « historique » tout comme la nomination du colonel Vignon, président de la FNSPF comme préfet. Une première en France qui honore toute une profession. Des « actes forts » qui répondaient à l'attente des pompiers témoignant de la double reconnaissance de l'État sur la nécessité d'une politique de modernisation du dispositif national de secours et de gestion des crises et de « toute la place qu’y occupent l’expérience et l’expertise des sapeurs-pompiers

[3] Le président devait revenir sur la création récente au sein du ministère de l'Intérieur de la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC), effective depuis le 7 septembre.

[4] Voir Sapeurs-Pompiers de France, n°1038 (octobre 2011).

Fiche technique : Conçu à la fin des années 90 sur la base du A-40 Albatros, le Beriev Be-200 est un avion amphibie de 31,5 m de long et 33 m d’envergure, équipé de deux réacteurs de 7,5 t de poussée unitaire. Capable de voler à 720 km / h en pointe, il peut emporter jusqu’à 12 t d’eau – selon son poids de kérosène –, soit le double d’un Canadair.

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