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La France avec la Force Licorne  est restée un acteur engagé de la stabilisation de la Côte d

Les équipements terrestres que nous avons choisis répondent aux défis qui nous attendent

Allocution de Jean--Yves Le Drian, ministre français de la Défense lors de la visite du salon Eurosatory. – Seul le prononcé fait foi – Villepinte, 16 juin 2014. Source : DICOD.

Mesdames et Messieurs les ministres,
Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,
Monsieur le président du GICAT,
Monsieur le délégué général,
Messieurs les présidents,
Messieurs les officiers généraux,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

Je suis très heureux d’être avec vous aujourd’hui, pour inaugurer la 12e édition du salon international de la défense et de la sécurité terrestres et aéroterrestres, le salon Eurosatory.

Votre présence le confirme, Eurosatory est un évènement majeur du monde de la Défense. C’est le premier dans le monde dans le domaine de la défense terrestre et de la sécurité, avec cette année près de 1501 exposants, plus de 160 délégations officielles et organisations internationales (ONU et OTAN) qui ont été invitées par le gouvernement français. Je veux saluer, en particulier, tous ceux d’entre vous qui sont venus de loin pour prendre part à cet événement exceptionnel. Vous attendez 58 000 visiteurs, arrivant de 130 pays différents, qui seront accueillis par des entreprises du monde entier, 34 pavillons nationaux et 58 pays exposants. Cette exposition est un signe fort de l’attractivité de notre pays et du dynamisme de son industrie.

Cette attractivité et ce dynamisme s’enracinent dans une longue pratique, en France, de la défense terrestre et aéroterrestre. Nos armées et notre armée de terre en particulier, qui font notre fierté, apportent tous les jours, sur tous les théâtres où elles se trouvent déployées, la preuve de l’excellence des matériels qu’elles emploient.

Permettez-moi ainsi, après dix-huit mois d’engagements de nos unités terrestres dans la bande saharo-sahélienne, de faire un retour d’expérience sur l’utilisation de l’armement terrestre. Il est très positif. Il est clair que le lancement de l’opération Serval, en janvier 2013, s’est accompagné de nouveaux défis, dans le contexte du redéploiement des forces et des moyens qui étaient présents en Afghanistan.

Cette opération majeure n’était d’ailleurs en rien comparable à notre engagement afghan. Les dimensions du théâtre – deux fois et demie plus grand que la France – et une manœuvre en perpétuel mouvement ont imposé des contraintes fortes :

- D’abord une rusticité des matériels, pour affronter des conditions extrêmes, qu’il s’agisse des températures parfois supérieures à 45°C à l’ombre ou bien du sable et de la rocaille.
- Ensuite une grande mobilité des moyens, pour préserver la vitesse de la manœuvre. Certains véhicules ont ainsi fait 2 200 km depuis Dakar pour se déployer à Gao.
- Par ailleurs une gestion des élongations, sur ce théâtre immense, tant au niveau des communications que de la logistique.
- Enfin, bien sûr, une capacité de feux supérieure à l’adversaire en portée et en précision, pour mener des combats en zone désertique comme en zone urbaine.

Voilà les quatre données majeures qui se sont imposées à nous, et que nous avons su faire nôtres, grâce à l’excellence de nos forces, dont je veux saluer le professionnalisme, le courage, la détermination, grâce aussi aux équipements dont nous avons bénéficié.

Je tiens à dire ici que notre dispositif a pu être renforcé avec la réalisation d’acquisitions en urgence opérationnelle. En se basant sur le retour d’expérience d’opérations en Asie centrale, il a été possible de renforcer certaines capacités. Je pense à la protection des VBCI contre les tirs de roquette, à travers la procédure « Urgences Opérations » qui a permis une livraison effective des équipements à peine quelques mois après la demande de l’état-major des armées. Je pense aussi à l’acquisition de moyens qui ont amélioré, dans un temps très rapide, la protection et la surveillance nocturne des chars AMX10 RCR. Je pense encore à la livraison, en quatre mois seulement, de caissons de type JRE qui ont permis d’accroître les capacités des liaisons de données tactiques L16 pour le suivi des situations tactiques.

En bref, alors même que notre Défense fait face à des contraintes accrues, et devant des conditions d’engagement que l’on peut qualifier d’extrêmes, la rapidité de notre déploiement et les performances que chacun a pu observer ont démontré de manière magistrale l’efficacité des moyens que nous mettions en œuvre.

Ce qui fonde l’efficacité de ces moyens, c’est un ensemble cohérent dont nous disposons et que seuls très peu de pays ont pu développer : des équipements performants grâce aux armées, à la DGA et aux industriels ; des cadres formés dans nos écoles et qui s’appuient sur un savoir-faire ancien et sans cesse renouvelé ; une doctrine permettant de conceptualiser nos opérations ; une démarche capacitaire agrégeant tous ces facteurs et assurant notre efficacité militaire.

Le mérite en revient donc aux acteurs de la communauté de défense, qu’ils soient civils ou militaires, étatiques, avec les armées et la DGA, ou bien industriels. Ce que ces résultats démontrent, à travers la qualité des équipements, c’est la justesse de l’anticipation qui a prévalu lors de leur spécification puis de leur conception ; c’est le bien-fondé de notre démarche capacitaire ; c’est le talent et l’engagement des équipes qui s’y sont consacrées.

Ce bref retour sur l’opération Serval me permet donc d’être très confiant sur la capacité des équipements terrestres que nous avons choisis, et de ceux qui les conçoivent, à répondre aux défis qui nous attendent encore.

C’est en tout cas dans cet esprit que le ministère de la Défense conduit son plan d’acquisitions. Je veux dire ici que le bilan de l’année 2013 est positif, puisque nos objectifs de livraisons ont été atteints.

Pour m’en tenir aux équipements terrestres, je retiens ainsi la livraison en 2013 de 4036 systèmes FELIN ; 1500 EPC ou Engin porte-char ; 130 Petit véhicule protégé^(PVP) ; 83 VBCI ou Véhicule blindé de combat d'infanterie ; 72 PPT (Porteur polyvalent terrestre) ; 3 Système de pose rapide des travures (SPRAT) ; ou encore 252 roquettes de série pour Lance-roquette unitaire (LRU).

Pour l’année 2014, les perspectives sont à appréhender dans le cadre de la loi de programmation militaire qui a été approuvée par le Parlement en décembre dernier. Tout en tenant compte des contraintes qui pèsent sur nos finances publiques, elle reste ambitieuse. Ainsi, si la plupart des contrats ont été révisés pour s’adapter au nouveau modèle issu du Livre blanc, de belles perspectives de commandes et de livraisons nous sont promises cette année. Je reviendrai sur le programme phare qu’est SCORPION. Mais sachez que cette année verra : la livraison de 1500 EPC, de 115 véhicules PPT, en parallèle la commande de 250 autres véhicules PTT, la livraison des 13 lanceurs LRU, de 4036 équipements FELIN et de 77 VBCI.

Pour atteindre ces objectifs, je sais pouvoir compter sur l’implication de l’ensemble des acteurs de la Défense. Je pense en particulier à la DGA et à l’armée de Terre, qui sont parfaitement conscientes des enjeux, tant économiques qu’opérationnels, et pleinement mobilisées dans cette direction. L’enjeu, c’est de permettre à nos forces de continuer d’évoluer aux meilleurs standards mondiaux, et de voir leur efficacité reconnue à l’avenir comme elle l’est aujourd’hui.

Le maintien de notre souveraineté, vous le savez, passe également par des investissements qui visent à préparer l’avenir.

Dans cette perspective, la DGA a récemment lancé une consultation au niveau européen pour le renouvellement de notre fusil d’assaut. C’est un programme majeur qui succèdera au bien connu FAMAS.

Et j’en arrive au déjà fameux SCORPION, qui est tant attendu. Il a pour objectif de renouveler et moderniser les moyens des Groupements tactiques interarmes (GTIA). Il vise à doter l’armée de terre de capacités d’action de premier rang au combat. Cela passera notamment, d’abord, par l’acquisition de Véhicules de combat blindés (VBMR), en remplacement du VAB (40 ans en 2016) ; ensuite par l’acquisition d’Engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC), en remplacement de l’AMX 10RC (40 ans en 2020), de l’ERC 90 sagaie et du VAB Hot ; enfin, parmi d’autres programmes, par l’acquisitions de Système d’information et de combat unique (le SICS), remplaçant les systèmes d’information terminaux hétérogènes actuels (SIR, SITEL, SIT V1, SIT COMDE, Maestro, pour n’en citer que quelques-uns).

Mais le programme SCORPION permettra aussi de maintenir la capacité du char Leclerc jusqu’en 2040, en l’intégrant à la manœuvre des GTIA SCORPION. Il permettra enfin d’associer ces capacités des GTIA à la modernisation des outils de préparation opérationnelle, enjeu déterminant pour le maintien de l’excellence des soldats français.

Fort des engagements du Président de la République en faveur du budget de la Défense, je m’apprête à lancer le programme SCORPION. Les premières livraisons seront donc en 2018 pour les VBMR, et 2020 pour les EBRC.

Ce lancement est une formidable opportunité, pour les industriels français et leur réseau de PME sous-traitantes, de développer deux nouvelles familles de véhicules modernes (les VBMR et les EBRC), avec leurs équipements. L’enjeu, c’est aussi bien sûr de continuer d’améliorer leur positionnement à l’export, dans des secteurs qui devraient connaître une croissance nette dans les années à venir.

Le VBMR renouvellera le secteur des véhicules de transport de troupes protégés 6x6. Ce secteur voit la demande s’accroître, notamment pour des véhicules qui soient porteurs des meilleurs systèmes, ceux dans lesquels les industriels français sont parmi les meilleurs : optronique, vétronique, détection de tir, navigation…

De son côté, l’EBRC sera équipé du nouveau missile moyenne portée de l’armée de terre, le MMP, et du canon de 40 mm télescopé, nouveau standard de moyen calibre développé et qualifié en coopération franco-britannique. Cet armement a tous les atouts pour s’imposer, notamment pour ses performances en zone urbaine.

Il pourrait être tentant, dans ces heures difficiles, de sacrifier les intérêts futurs pour préserver nos intérêts de court et moyen terme.

Mais ce n’est pas ma vision des choses, ni celle du Gouvernement. Mon expérience, c’est qu’il est très facile de perdre des compétences, mais beaucoup plus difficile de les acquérir à nouveau. J’ai donc fait de la préparation de l’avenir une priorité personnelle, et de notre soutien à la Recherche & Technologie, un effort sanctuarisé.

Je note tout d’abord la récente création du Club RAPID, qui réunit 250 PME dont les projets d’innovation ont été soutenus par ce dispositif d’Appui à l’Innovation Duale. L’objectif de ce Club, c’est notamment de valoriser les résultats obtenus auprès des maîtres d’œuvres, afin qu’ils portent l’innovation au cœur des systèmes futurs. En quelques années, RAPID s’est affirmé comme un dispositif majeur, au cœur du soutien à l’innovation duale des PME et ETI depuis 2009. RAPID, par exemple, a un budget en hausse, puisque l’on passe de 45M€ en 2014 à 50 M€ en 2015. C’est la mesure n°21 du pacte « défense PME » que je suis fier d’avoir porté. Plus largement, la DGA consacre chaque année 90 M€ à la recherche et l’innovation, soit 8 % du budget R&T de la Défense.

La R&T plus « classique » n’est pas non plus oubliée en ce qui concerne les équipements terrestres. Nos principaux domaines d’effort dans les prochaines années sont ainsi : la survivabilité, la précision et la diversification des effets, la robotisation d’actions au contact ; les munitions guidées ; ou encore la préparation des futurs standards du Tigre et du renouvellement des systèmes de combat et de tir indirect.

Fort de cet ensemble, nous avons atteint de beaux résultats en 2013 dans ce domaine. Je citerai simplement, à titre d’exemple : la validation en vol d'une tuyère en composite à matrice céramique pour le Tigre ; les essais de démonstration de munitions d'artillerie intelligentes équipées d’autodirecteurs semi-actifs laser ; et les tests des démonstrateurs de véhicules blindés BMX destinés à préfigurer le VBMR.

Le dynamisme de notre R&T a vocation à bénéficier à nos forces, mais aussi à nos industries elles-mêmes, notamment lorsqu’elles se lancent à l’assaut de marchés internationaux, comme le salon Eurosatory leur en donne l’opportunité.

Vous savez l’importance que j’attache à l’export, qui est le reflet de la compétitivité de nos équipements nationaux et qui est, bien sûr, un relais de croissance incontournable pour nos acteurs industriels.

Dans ce domaine stratégique, les chiffres montrent un net redressement des prises de commandes à l’export de l’industrie française de défense en 2013. Je suis en mesure de vous communiquer le chiffre aujourd’hui : 6,67 milliards d’euros, c’est le montant total des contrats d’exports français dans le domaine de l’armement, soit une augmentation de 42% par rapport à 2012. L’année 2014 sera encore meilleure, j’en ai la conviction, la barre des 7 milliards ne nous arrêtera pas.

Derrière ce chiffre, dont nous devons collectivement nous féliciter, il y a quelques tendances de fond. L’industrie française, d’abord, a renoué avec ses clients historiques au Moyen-Orient ; elle a poursuivi son implantation sur les marchés d’avenir d’Asie et d’Amérique latine. Tous les secteurs de l’industrie française de défense, par ailleurs, ont contribué à la croissance de nos exportations. Avec un total de prises de commandes d’environ 570 M€, le secteur terrestre a enregistré une progression de 5% de ses exportations.

Ces performances – celles que nous avons enregistrées, celles que nous attendons – sont le fruit conjugué de l’excellence des matériels dont nous parlons et d’une politique active de soutien aux exportations de Défense.

L’État, et le ministère dont j’ai la charge en particulier, s’efforcent de favoriser un environnement qui soit propice aux exportations. Cela passe par le renforcement de la coopération de défense avec nos partenaires. Cela passe aussi par le déploiement d’un dense réseau d’attachés de défense et d’attachés-adjoints « armement », qui sont pleinement conscients de leur mission de soutien des entreprises exportatrices.

Mais il faut également, bien sûr, pour qu’une relation de confiance puisse s’établir sur le long terme entre la France et ses partenaires, être à l’écoute de leurs besoins, et c’est aussi ma démarche.

C’est pourquoi j’entends que l’État continue d'accompagner tant nos partenaires étrangers que nos industriels dans le domaine de la Défense : nous voulons être en mesure de répondre à vos besoins, vos sollicitations, dans le cadre d’une discussion sur nos intérêts stratégiques et en vue d’une réponse commune aux grands défis de sécurité du monde.

Bravo à tous. La qualité des stands que j’ai déjà aperçus augure de belles réussites pour l’édition 2014 d’Eurosatory. Vous me permettrez d’adresser ici des félicitations particulières à toutes celles et ceux qui ont fait du stand du ministère de la Défense, cette année encore, un lieu exceptionnel pour découvrir les équipements de notre armée de terre.

Je vous remercie.


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