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« Nous avons un outil de défense particulièrement performant »

3ème édition du forum DGA innovation 2014 : Discours de Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense. Palaiseau, le jeudi 20 novembre 2014 – Seul le prononcé fait foi – Source : DICoD.

Monsieur le Délégué,
Mesdames et Messieurs les Présidents,
Mesdames et Messieurs,

Je suis très heureux de vous retrouver pour cette troisième édition du forum DGA innovation. J’avais eu le plaisir de participer aux deux précédentes. Je remercie à nouveau le Délégué général pour l’armement de cette opportunité de retrouver, comme chaque année, les principaux acteurs de la Recherche & Technologie de défense.

Je reviendrai tout à l’heure sur le thème de l’innovation, en vous disant le plaisir que j’ai eu à visiter les différentes expositions il y a quelques minutes.

Je voudrais d’abord faire le point avec vous sur les PME. C’est désormais une tradition de ce forum que d’évoquer ce sujet, qui concerne tout le ministère, bien au-delà du seul secteur de l’armement.

Lors de la première édition, j’avais lancé le Pacte « défense PME ». L’année dernière, j’ai présenté sa mise en œuvre au bout d’un an. Aujourd’hui, j’aimerais concentrer mon propos sur les effets que nous avons obtenus.

C’est pour cette raison, Monsieur le Médiateur, cher Jean-Lou Blachier, que c’est avec fierté que je reçois ce label « relations fournisseur responsable ». Il vient récompenser le travail considérable qui a été conduit par les services de mon ministère, qu’ils relèvent du chef d’état-major des armées, du délégué général pour l’armement ou du secrétaire général pour l’administration. C’est une fierté parce que la Défense est le premier ministère à le recevoir. Or, lorsqu’on est le premier investisseur de l’État, j’estime que l’on a un devoir d’exemplarité. Je suis heureux que nous puissions l’honorer.

Cette responsabilité s’exerce au quotidien, et ce label nous pousse à maintenir durablement un niveau d’excellence dans notre relation aux PME. C’est l’engagement que je veux renouveler aujourd’hui.

Bilan Pacte « Défense PME »

Deux ans se sont donc écoulés depuis le lancement du Pacte « Défense PME ». Aujourd’hui, je suis en mesure de vous annoncer que nous avons déjà réalisé 35 des 40 actions du Pacte.

Qu’il s’agisse de l’accès à la commande publique, du soutien à l’innovation, de financement, de l’accompagnement à l’exportation, de sous-traitance, à chaque fois, j’ai mobilisé l’ensemble des services du ministère pour traiter de manière la plus appropriée possible chacune de ces problématiques. Ceux de la DGA, dans le domaine de l’armement et de l’innovation ; ceux du SGA et des armées, pour le reste, en particulier pour les achats de vie courante ou de soutien de l’homme.

Ensemble, avec les trois grands subordonnés, nous avons commencé à faire évoluer les pratiques achats du ministère, pour qu’elles prennent mieux en compte la dimension PME, avec des résultats concrets et tangibles.

Je vous en donne quelques exemples.

- Le ministère de la Défense procède désormais à une étude systématique du positionnement des PME sur les segments d’achats. Cela permet de définir des stratégies d’achats plus adaptées, qui conduisent davantage de PME à candidater sur des contrats du ministère, pour certaines avec succès. Dans les achats courants, huit segments d’achats, d’un montant annuel de 295 millions d’euros, sont devenus à dominante PME, et ce de façon très majoritaire. Huit autres devraient le devenir dans les mois à venir, portant ainsi le périmètre à dominante PME à près d’un milliard d’euros.

- Un vivier de fournisseurs a été constitué. Il est alimenté de façon régulière pour permettre d’attribuer prioritairement les contrats de moins de 15.000 € HT à des PME compétitives. Dans une base de défense de petite taille comme Draguignan, 398 marchés ont été ainsi confiés à des PME de proximité en 2013.

- Les entreprises ont la possibilité de s’inscrire sur les annuaires des portails de la Défense pour se rendre visibles et connaître de manière automatique nos appels d’offre dans leur domaine. Plus de 8.500 l’ont fait depuis le lancement du Pacte « Défense PME », ce qui montre qu’elles sont intéressées par ce dispositif et ne considèrent plus le ministère comme inaccessible. Nos procédures pour ces entreprises ont été très grandement simplifiées.

- Dans le même esprit, le ministère rend son information plus accessible, améliore ses conditions de paiements. Entre fin 2012 et août 2014, les délais ont été réduits en moyenne de 12 jours et sont désormais inférieurs à 30 jours. Il développe également le soutien à l’exportation, en particulier par l’attribution de labels pour aider les PME et les ETI à conquérir de nouveaux marchés en France et à l’étranger. C’est ainsi qu’une PME nous a fait savoir que le certificat de bonne exécution de marché, remis par la Structure Intégrée de maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques de la défense, la SIMMAD, a fortement motivé son l’équipe, et lui permis de rencontrer les autorités militaires à un niveau élevé en Asie.

Soutenir les PME et les ETI, c’est aussi pour nous soutenir l’innovation, domaine dans lequel elles excellent tout particulièrement. C’est le second axe du Pacte Défense PME, avec là encore des résultats concrets.

Comme je m’y étais engagé il y a deux ans, les crédits consacrés aux études amont ont été maintenus, avec 730 M€ en moyenne annuelle prévus dans la loi de programmation militaire sur toute la période 2014-2019, contre 695 M€ entre 2009 et 2012.

Comme j’en avais également pris l’engagement, le financement du dispositif de régime d’appui à l’innovation duale (RAPID), dédié aux PME et ETI duales, voit ses crédits augmenter de 25% sur 3 ans, passant à 45 M€ cette année et s’établissant l’année prochaine à 50M€. Au-delà des chiffres, ce sont les qualités de ce dispositif qui le distinguent année après année : réactivité et simplicité, incitation à l’innovation, potentiel de marchés duaux. Il faut redire ici que les domaines technologiques que nous sélectionnons, intéressent des clients à la fois dans le monde civil et dans celui de la défense. Les projets qui m’ont été présentés aujourd’hui sur ce forum en sont la parfaite illustration.

Je me félicite que se mette en place par ailleurs, comme je l’ai souhaité, une chaîne de partenariats entre les différents acteurs du développement des PME et des ETI : grands maîtres d’œuvre industriels, acteurs régionaux et services du ministère.

Il s’agit en premier lieu de partenariats avec les grands groupes, à travers les sept conventions bilatérales que j’ai signées avec EADS, Safran, Thales, MBDA, Nexter, DCNS et Dassault Aviation, à chaque fois pour soutenir la croissance des PME.

Ce sont autant d’engagements en faveur de pratiques contractuelles et financières équilibrées entre maîtres d’œuvre et PME. Mais ces conventions bilatérales ont également pour objectif une meilleure intégration des innovations des PME dans les programmes futurs.

La DGA a créé un Club RAPID, à destination des PME porteuses de projets RAPID. Dans le cadre de ce Club, elle propose, sur tout le territoire, des journées thématiques permettant aux PME de présenter leur projet à des grands groupes intégrateurs ou utilisateurs dans un format privilégié. Une première journée s’est tenue en mai dernier à Bruz, près de Rennes, sur le thème de la sécurité des systèmes.

Il s’agit ensuite de partenariats entre PME et laboratoires. Le Pacte avait ici l’ambition de resserrer leurs liens. J’ai le plaisir de constater que nous sommes sur la bonne voie. Grâce au dispositif ASTRID, la DGA soutient la recherche exploratoire en lien avec l’Agence Nationale de la Recherche. Le programme ASTRID Maturation a été créé pour renforcer le transfert de technologies des laboratoires vers les PME, en valorisant des projets prometteurs qui arrivent en phase finale, à la condition qu’y soit associée au moins une PME.

Quatre projets ASTRID Maturation ont été financés en 2013. 5 ont été sélectionnés en 2014. Ce programme a permis, sur deux ans, la participation de 15 entreprises dont 11 PME pour des projets valorisant des travaux scientifiques. Nous donnons ainsi toutes leurs chances aux projets de valorisation des recherches accomplies dans ASTRID et dans les thèses soutenues par la DGA.

Il s’agit également de partenariats avec les territoires, dans le cadre d’un renforcement de l’action du ministère en région dont j’ai souhaité faire l’un des axes forts du Pacte « Défense PME ».

23 Pôles régionaux à l’économie de Défense (PRED) ont été créés pour faciliter l’accès des PME au ministère.

Les services du ministère vont à la rencontre des PME sur le territoire. 44 rencontres Achats-Défense ont été organisées en région dans ce cadre, en 2013 et 2014, en association avec les acteurs économiques locaux dont le rôle, je veux le redire, est essentiel en matière d’accompagnement de ces entreprises PME, aux côtés des collectivités territoriales. Ceci représente plus de 3 000 entreprises rencontrées depuis 2013. A Toulon, le 21 octobre dernier, 640 PME ont pu rencontrer 80 acheteurs du ministère ou de grands maîtres d’œuvre. 17 ateliers par segments d’achats ont été menés. 1600 rendez-vous ont été pris entre entreprises et acheteurs !

Le ministère s’est particulièrement mobilisé en matière d’accompagnement à l’exportation, au travers de séminaires en région mais aussi à Paris et à l’étranger. Plus de 450 entreprises auront été rencontrées dans ce cadre en 2013 et 2014. De plus, en mars dernier, 90 entreprises ont pu rencontrer les futurs attachés de défense français à l’occasion de leur formation, et nouer avec eux des contacts directs, que nombre d’entre elles ont ensuite poursuivi à travers leur participation à des séminaires à l’étranger.

Partenariat, encore, avec la Banque publique d’investissement, avec laquelle j’ai signé au début de cette année deux conventions de gestion. L’objectif est ici de faciliter le financement des entreprises du secteur Défense, et des PME localisées dans les territoires affectés par des restructurations de Défense.

Partenariat, enfin, avec les organisations professionnelles que j’ai souhaité associer au suivi de la mise en œuvre du Pacte, au travers de réunions d’information et de groupes de travail spécifiques. Les groupements professionnels ont eux aussi un rôle important à jouer pour notre réussite collective, en particulier en matière d’accompagnement des entreprises. Je ne voulais pas les oublier.

Je reste très attentif aux attentes des PME. A cet égard, je note avec satisfaction qu’elles jugent pertinentes les actions que nous avons entreprises, et témoignent de résultats concrets, constatés et appréciés par elles, dans différents domaines. C’est pour moi le meilleur encouragement à poursuivre l’effort collectif que nous avons engagé.

Cet effort contribue de toute évidence à la performance de notre outil de défense.

Un outil de défense performant

Je crois qu’il ne faut pas hésiter à le dire, nous avons un outil de défense particulièrement performant. Au cœur d’une actualité qui peut être dramatique, notre engagement sur les théâtres d’opérations le démontre chaque jour. Et j’ai encore pu le constater récemment au Mali. Nos soldats, sur le terrain, font un travail extraordinaire. Nous leur en sommes tous extrêmement reconnaissants.

La France dispose aujourd’hui de capacités de défense au meilleur rang mondial, qui contribuent aussi à la crédibilité de sa politique extérieure. Ce n’est pas le fait du hasard. C’est au contraire le fruit d’une stratégie de long terme, autant que d’un travail quotidien dont vous êtes les acteurs.

Cet outil performant repose avant tout sur notre capacité à innover.

Savoir innover est une démarche vitale pour nos armées sur le terrain. Les innovations que nous maîtriserons pourront être exploitées au profit de nos forces, tandis que celles qui nous auront échappé seront potentiellement des menaces futures.

Savoir innover est également crucial pour rester dans la course mondiale. Je pense à nos industries, dans un contexte de transferts de technologies de plus en plus récurrents demandés par les clients exports. L’innovation permet de garder une longueur d’avance. Je pense aussi à nos laboratoires, qui placent la France au sixième rang mondial pour la production scientifique. C’est à leur esprit d’innovation que nous le devons. Je pense enfin à nos écoles d’ingénieurs, dont l’excellence est reconnue partout dans le monde. L’École polytechnique en a donné une belle illustration récemment, avec la création de deux chaires d’enseignement et de recherche consacrées à « l’Internet de demain » et aux « big data ».

Vous me permettrez de réaffirmer ici mon grand attachement à l’École polytechnique, qui nous accueille aujourd’hui. Comme le souligne M. Cornut-Gentille dans son rapport d’information parlementaire, le modèle de formation de l’École polytechnique est particulièrement adapté aux enjeux de la Défense.

La Défense recrute à l’École polytechnique des ingénieurs de haut niveau, qui définissent la politique d’acquisition du système de défense, et la mettent en œuvre avec les forces armées et le tissu industriel national. Cette tâche complexe est essentielle pour l’avenir de notre Défense. Elle ne peut se mener à bien sans le recours à des ingénieurs disposant d’une culture scientifique et générale d’excellence, complétée par une formation dans un des secteurs de pointe intéressant la Défense, comme par exemple l’aéronautique ou l’ingénierie des systèmes complexes. Ce modèle de formation est précisément celui de l’Ecole polytechnique, et je suis fier, Monsieur le Président, cher Jacques Biot, d’en assurer la tutelle.

La question de la mission de l’École polytechnique posée par le rapport est néanmoins pertinente. Sur ma proposition, le Premier Ministre va prochainement nommer une commission, afin de répondre à chacune des interrogations soulevées par le rapport du député. Nous faisons beaucoup pour cette Ecole, et nous tenons à ce que son action pour la Nation soit la plus pertinente possible. C’est là aussi mon engagement.

Savoir innover, c’est donc un état d’esprit. C’est explorer des pistes nouvelles, être capable de sortir du confort de notre savoir, reformuler nos certitudes pour laisser place à des évolutions qui pourront être décisives.

Le système caméléon en est un magnifique exemple. Cette innovation, développée par la DGA et Nexter comme maître d’œuvre, est une nouvelle technologie de camouflage adaptatif pour véhicules terrestres. La DGA a joué un rôle prépondérant dans ce projet. Elle a identifié une rupture technologique dans ce domaine et a ensuite financé, animé et fédéré pendant plusieurs années des compétences pointues, que ce soit à travers des thèses, des PME, des laboratoires français, pour trouver des solutions techniques.

C'est parce qu'elle a fait le pari de relever tous ces défis sur la durée que la DGA peut être félicitée aujourd’hui pour les actions qu'elle pilote autour de l'innovation.

Ces défis s’appuient sur l’excellence scientifique et technologique de l'écosystème de défense que je veux saluer plus largement. Ce sont 2000 PME, dont 400 qui sont regardées attentivement, parce qu’elles s’occupent d’activités dites sensibles et de souveraineté nationale. Ce sont plus de 300 laboratoires, qui bénéficient des programmes de soutien à l’innovation de la DGA. Ce sont encore des organismes publics comme le CEA, l’ONERA, présents sur toutes les grandes réussites depuis 70 ans. Ce sont enfin les écoles d’ingénieurs sous tutelle de la DGA : l’Ecole polytechnique, l’ISAE, l’ENSTA ParisTech et l’ENSTA Bretagne.

Savoir innover : cette démarche est la bonne. Mais pour la poursuivre, nous devons être capables d’investir au mieux et de façon éclairée. C’est pourquoi il est fondamental de sanctuariser notre effort de recherche, en dépit des contraintes budgétaires actuelles. Comme je vous le disais, le niveau d’investissement prévu dans la loi de programmation militaire sera respecté. L’innovation est une de mes priorités réaffirmée dans le cadre de la LPM.

Pour autant, parce que nous devons faire des choix, je veux réaffirmer les principes qui guident notre action dans ce domaine. L’enjeu, c’est de disposer des technologies pour lesquelles il est nécessaire d’avoir une autonomie stratégique ; c’est de pouvoir compter sur les compétences industrielles, qui nous permettront de réaliser les programmes futurs ; c’est enfin d’identifier et d’accompagner des PME/PMI innovantes, ainsi que les organismes de recherche dans les domaines intéressant la défense, pour favoriser l’émergence des technologies de rupture.

Conclusion

Les résultats sont au rendez-vous de nos attentes. Cette troisième édition du forum innovation illustre avec éclat la dynamique collective dans laquelle nous nous sommes engagés. Nous disposons désormais d’un véritable capital en matière d’innovation.

Bravo à vous tous qui en êtes à l’origine. Transmettez mes félicitations à vos équipes, qui portent cette cause au quotidien avec passion et talent. Nous devons bien sûr continuer dans cette voie, progresser encore, faire fructifier toutes les bonnes idées présentes ici, nous donner les moyens de retrouver ces innovations d’aujourd’hui dans les programmes d’armement de demain. J’y veillerai.

La poursuite de nos efforts implique d’abord de savoir protéger nos pépites nationales (au travers des brevets notamment), puis de savoir les valoriser pour les rendre accessibles sur le marché mondial et gagner à l’exportation. Le soutien de la DGA et des grands maîtres d’œuvre à cet égard est indispensable. Enfin, le retour d’expérience qui permet d’améliorer sans cesse les systèmes de demain au service de nos soldats sur le terrain doit devenir un réflexe.

Je sais que je peux compter sur vous tous. Je vous remercie.


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