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Discours pour la cérémonie des vœux à la Défense

2015 va être une année décisive pour la sécurité de la France

Cérémonie des vœux à la Défense : Discours de Jean-Yves Le Drian, Ministre français de la Défense. Musée de la Marine, le jeudi 22 janvier 2015 – Seul le prononcé fait foi – Source : DICoD.

Monsieur le secrétaire d’État,
Mesdames et Messieurs les élus,
Monsieur le chef d’état-major des armées,
Monsieur le délégué général pour l’armement,
Monsieur le secrétaire général pour l’administration,
Messieurs les chefs d’état-major,
Mesdames et Messieurs les officiers généraux,
Mesdames et Messieurs les officiers, sous-officiers, officiers-mariniers et militaires du rang,
Mesdames et Messieurs,

Notre communauté de Défense a l’habitude d’éprouver la gravité.

Au quotidien, nos militaires risquent leur vie pour protéger celle de nos concitoyens. Tout au long de l’année, ils interviennent parfois loin de chez eux, souvent au cœur d’actualités dramatiques – pour mieux en préserver la France.

Parce que tous ici, nous partageons leur combat, nous n’ignorons donc pas la dureté du monde dans ces temps troublés.

Les événements des 7 et 9 janvier derniers, cependant, ont une autre dimension.

Lorsque la France est visée, c’est chacun de nous qui est touché. Mais la formidable mobilisation qui a suivi les attentats a aussi montré que nous étions capables de faire bloc autour des valeurs qui nous sont chères et que nos soldats défendent partout où ils sont engagés.

Alors que la vie reprend son cours pour l’essentiel des Français, le ministère de la Défense, sentinelle de la Nation, reste pleinement mobilisé au sein de l’action collective de l’État, et notamment du ministère de l’Intérieur.

A cette heure, ce sont plus de 10 000 soldats qui sont ainsi déployés sur le territoire national pour protéger les sites les plus sensibles. Je reviendrai tout à l’heure sur cet engagement, à plusieurs égards sans précédent.

Ces événements viennent en tout cas confirmer l’analyse que nous faisons depuis plusieurs mois maintenant, celle d’un continuum entre sécurité intérieure et sécurité extérieure qui n’a jamais été aussi fort.

A l’aube d’une nouvelle année, ils rappellent donc la pertinence de nos engagements passés, ceux de 2014, et renforcent notre détermination à mener ceux qui nous attendent en 2015.

En 2014, la Défense aura été sur tous les fronts et de tous les combats, et je veux commencer par adresser un hommage appuyé à tous nos militaires et tous ceux qui les ont soutenus.

Si ma détermination est intacte, après bientôt trois ans dans mes fonctions, c’est qu’elle se nourrit aussi de l’admiration que je ressens pour toutes celles et tous ceux que je rencontre sur les théâtres, dans les unités et les services, à chaque fois que je vois notre Défense en action. A l’unisson des Français, je suis fier de ce que font nos armées.

En 2014, nous avons ouvert de nouveaux théâtres.

Barkhane, qui a pris la suite de Serval le 1eraoût 2014, a marqué un tournant dans la lutte que nous menons au Sahel. En régionalisant notre action, en favorisant aussi l’appropriation par les pays de la région de leurs enjeux de sécurité – c’était le sens du forum de Dakar –, nous avons gagné en réactivité, en efficacité. A l’échelle d’un territoire vaste comme l’Europe entre Gibraltar et Moscou, fort d’un engagement exceptionnel de plus de 3 000 soldats des trois armées et des services, nous avons déjà porté des coups décisifs aux groupes armés terroristes, en désorganisant leurs flux et en neutralisant, sur un an, plusieurs centaines de jihadistes.

Au Levant, la France intervient depuis le 19 septembre 2014 dans le cadre de la coalition internationale contre ce qui est aujourd’hui le pôle le plus redoutable du terrorisme islamiste. Quatre mois après notre première frappe, l’opération Chammal, qui mobilise près de 1 000 soldats et fait de notre pays le deuxième contributeur de la coalition après les États-Unis, a permis de conduire plus de 300 missions aériennes. 34 objectifs ont été atteints, tandis que des missions de formation et d’assistance sont conduites au profit des combattants Peshmergas.

En 2014, nous avons rempli notre mission en Centrafrique. Ayant interrompu le cycle des exactions et empêché un désastre humanitaire, l’opération SANGARIS a permis de rétablir une sécurité minimale et de faciliter la montée en puissance des forces internationales, la MISCA et la MINUSCA en particulier. Alors qu’un dialogue de réconciliation est désormais engagé, le Président de la République a pris la décision d’adapter notre dispositif. Nous restons bien sûr particulièrement vigilants, et mes pensées se tournent ce soir vers l’otage française qui est détenue par une frange extrémiste de la mouvance anti-balaka. A cette heure, nous travaillons activement à sa libération.

Cette année a également marqué la fin de plusieurs opérations.

Je pense à la transformation de Licorne en forces de présence – et je veux rappeler qu’en douze ans, depuis 2002, 21 soldats français sont tombés en Côte d’Ivoire.

Je pense à la fin de notre mission au Kosovo – 9 militaires français y ont trouvé la mort au cours de ces quinze années d’engagement.

Je pense encore à l’opération Pamir ; aux 70 000 soldats français passés par l’Afghanistan depuis 2001 ; aux 89 d’entre eux qui ont donné leur vie pour la sécurité de la France et la liberté du peuple afghan ; aux 700 blessés et à tous ceux qui, plus largement, en sont revenus marqués à jamais.

L’année 2014 a été marquée par d’autres crises encore. A chaque fois, grâce à la mobilisation du ministère de la Défense, la France a répondu présente.

La crise sanitaire Ebola a conduit notre pays à s’engager en Guinée, à travers l’opération Tamarin qui mobilise toutes les compétences de la Défense, à commencer par celles du Service de santé des armées, dont je salue la grande valeur.

Sur un autre front, celui de l’insécurité maritime, avec les missions Atalanta et Corymbe, nous continuons d’intervenir autour de la Corne de l’Afrique et dans le Golfe de Guinée.

Plus largement, les crises de sécurité internationale qui ont jalonné l’année 2014 ont montré, à ceux qui en doutaient encore, la pertinence de la matrice stratégique du Livre blanc de 2013. Ces crises ont ainsi conforté les missions permanentes de nos armées que sont la dissuasion nucléaire – dont nous avons célébré les cinquante ans de la composante aéroportée en octobre dernier – et la protection du territoire.

Cette dernière mission a pris en ce début d’année une ampleur inédite – je vais y revenir. Tout au long de 2014, nos armées ont été mobilisées dans le cadre de Vigipirate, pour protéger avec les forces de sécurité publique nos concitoyens contre la menace terroriste, et au-delà, pour assurer la surveillance de nos espaces aériens et maritimes. La protection des Français suppose une adaptation permanente. Elle implique en particulier la prise en compte de menaces nouvelles, à l’instar du développement de l’usage des drones.

Dans tous les engagements que je viens d’évoquer, nos armées ont fait, cette année encore, la preuve de leur immense valeur. Je veux donc profiter de ces vœux pour adresser à tous nos militaires un message de gratitude et de confiance, la mienne et celle des Français. Ils ont été les moteurs de nos succès. Ils ont tenu bon dans les épreuves que nous avons traversées. Ils ont, à chaque moment de cette année passée, incarné le meilleur de la France pour garantir sa défense.

Ils en ont parfois payé le prix. Six d’entre eux sont tombés au combat, morts pour la France au Mali et en Centrafrique. Par le courage de ces hommes, qui ne s’est éteint que dans la mort, la France s’est à nouveau montrée à la hauteur de ses intérêts de sécurité comme de ses responsabilités internationales. Par leur bravoure, elle s’est défendue avec honneur. Leur exemple nous accompagnera tout au long de cette nouvelle année.

J’ai également une pensée particulière pour tous nos soldats blessés. Ils portent la marque, dans leur chair, mais aussi dans leur esprit, des durs combats qu’ils ont livrés pour la France. Je veux leur dire ce soir que la Nation, à laquelle ils ont tant donné, sera toujours auprès d’eux, mais aussi auprès de leurs familles.

A l’heure du bilan de l’année 2014, je tiens plus largement à exprimer ma satisfaction et ma reconnaissance à l’ensemble des personnels du ministère, qui sont présents à travers vous ce soir.

L’actualité opérationnelle, que je viens d’évoquer, nous a tous mobilisés. Mais d’autres combats, d’autres batailles l’ont accompagnée, et je veux également les rappeler en quelques mots.

Lorsque nous avons préparé le Livre blanc, puis rédigé la Loi de programmation militaire, 2014 devrait être la première année de mise en œuvre de ce nouveau modèle. Cette année est désormais derrière nous, et force est de constater qu’elle a porté les fruits que nous en attendions.

La Nation, consciente des enjeux qui s’attachent à sa politique de défense, a fourni l’effort financier qu’elle avait pris l’engagement de faire.

Cette mobilisation générale a permis de financer les priorités que nous avions fixées, en faveur de l’activité opérationnelle, du renseignement et des forces spéciales, de la cyberdéfense, et bien sûr du renouvellement de nos matériels.

Dans le même temps, notre ministère a fait lui-même un certain nombre d’efforts. Je sais que cela peut être dur, notamment pour celles et ceux qui travaillent dans les soutiens, dans ce qu’on appelle l’environnement des forces. Les efforts qui nous sont demandés sont reconnus. Ils peuvent être difficiles, mais je veille à ce qu’ils demeurent justes.

D’autres chantiers nous ont encore occupés. Le remplacement de Louvois a franchi un nouveau palier décisif, avec la réalisation de trois prototypes. Notre politique d’exportation a poursuivi sa croissance, en dépassant même les objectifs que je nous avais fixés. La transformation du ministère a connu de nouveaux développements, avec par exemple la création très attendue de la direction générale des relations internationales et de la stratégie, la DGRIS, ou celle de la direction si nécessaire de la protection des installations de la défense, la DPID.

La première année du Centenaire de la Grande Guerre, enfin, sous la conduite du secrétaire d’État Jean-Marc Todeschini – que je suis heureux d’avoir à mes côtés –, a donné lieu, avec aussi le concours de la Mission du Centenaire, à une formidable mobilisation, commémorative et culturelle à la fois, invitant notre pays à prendre de la hauteur, celle d’une Histoire tragique mais fondatrice, pour mieux regarder l’avenir.

Au moment d’aborder 2015, je voudrais partager avec vous la conviction qui m’anime depuis plusieurs semaines, avant même les attentats terroristes des 7 et 9 janvier : 2015 va être une année décisive pour la sécurité de la France.

Puisque l’année a commencé avec le pire, je forme le vœu qu’elle nous réserve aussi le meilleur. Ce dernier – plus que jamais – ne dépend que de nous, de notre mobilisation, de notre détermination.

En ce début d’année, la mienne est totale.

La France sait qu’elle dispose d’une Défense forte, d’une grande armée. A de nombreuses reprises, elle lui a exprimé sa fierté, marqué sa confiance. Aujourd’hui, dans un contexte de ruptures stratégiques fortes et rapides, devant des menaces d’une intensité nouvelle, elle sait qu’elle peut compter sur nous tous, sur notre force commune, pour relever tous les défis qui se présenteront. Ils sont d’ores et déjà nombreux.

Au plan des opérations d’abord.

Dans la bande sahélo-saharienne, nous allons maintenir la pression sur les groupes armés terroristes, pour empêcher la création de nouveaux sanctuaires jihadistes. L’objectif est aussi de faciliter la montée en puissance des forces de la région, alors que les menaces s’accroissent pour ces pays, qu’il s’agisse de Boko Haram, ou de l’instabilité qui s’exporte aujourd’hui depuis la Libye.

Au Levant, nous devons poursuivre notre effort pour affaiblir Daesh et favoriser les conditions d’existence d’un Irak stable et sûr. Aider les forces de sécurité irakiennes et les Peshmergas kurdes à reprendre le terrain perdu face à Daesh, c’est aujourd’hui agir pour notre sécurité, en entravant le développement d’un nouveau sanctuaire qui permettrait aux terroristes de mener d’autres attaques contre nous.

En Centrafrique, 2015, année d’élections, verra la réduction progressive de nos forces, qui ont préparé le terrain au déploiement des Nations unies et sont maintenant appelées sur d’autres fronts.

Sur tous les théâtres d’engagement de nos forces, la France est une fois de plus attendue. Devant des situations complexes, souvent dramatiques, nos armées devront faire la preuve de leur excellence, de leur valeur. Je forme le vœu qu’elles réussissent et les assure de notre soutien collectif, parce que le combat de nos forces, c’est le combat de toute la Défense, celui de la France rassemblée derrière ses armées.

Ce soir, il est un théâtre sur lequel je veux insister, parce qu’il est inédit dans son ampleur. C’est bien sûr le théâtre national.

Dès le 7 janvier, dans les heures qui ont suivi le lâche attentat contre les journalistes sans armes de Charlie Hebdo, 2 000 militaires ont été déployés dans le cadre du plan Vigipirate. Rapidement, le Président de la République a pris la décision d’une mobilisation exceptionnelle de plus de 10 000 soldats, pour protéger les sites les plus sensibles, en coopération avec la police nationale et la gendarmerie nationale.

Cette mobilisation a été réalisée en trois jours, et je veux féliciter ici tous ceux qui l’ont permise.

Cette opération intérieure ne contribue pas seulement à la protection des Français. Elle participe aussi, de la manière la plus forte, à la résilience de la Nation. Dans les épreuves que notre pays traverse, nos concitoyens savent qu’ils peuvent compter sur leurs armées, sur leur professionnalisme, leur dévouement.

Cet engagement a désormais un nom. Il s’agit de l’opération Sentinelle. J’ai souhaité lui donner ce nom, en accord avec le chef d’état-major des armées, parce que la sentinelle est le gardien d’un territoire, celui qui se tient à la lisière entre la sécurité intérieure et la sécurité extérieure. Ce nom rappelle ainsi la singularité et la force que revêt l’engagement de nos armées sur le territoire national.

Avec plus de 10 000 soldats déployés, l’opération Sentinelle dépasse à elle seule toutes les opérations extérieures que la France mène actuellement. Dans cette ampleur même, elle est conforme au cadre d’engagement prévu par le Livre blanc au titre du contrat de « protection ». Elle concrétise enfin le lien, désormais évident, entre la sécurité intérieure, qui est l’un des piliers de notre vie démocratique, et la sécurité extérieure, garante de notre autonomie stratégique et de notre existence internationale de Nation.

C’est pour tenir compte de cette nouvelle donne que le président de la République a souhaité réduire de 7 500 le nombre de déflations qui nous est demandé entre 2015 et 2019. L’actualisation de la loi de programmation militaire, qui interviendra avant l’été, permettra notamment de décliner cette décision, qui est porteuse d’une reconnaissance forte.

Dans le même temps, la modernisation de la Défense va se poursuivre.

De ce point de vue, l’année 2015 sera d’abord celle de Balard. Nous en parlons depuis 2009 ; maintenant nous y sommes. Dans moins de soixante jours, le plus grand déménagement qu’aura connu notre ministère va commencer. Je sais que les services du secrétaire général pour l’administration sont pleinement mobilisés pour réussir cette manœuvre toute militaire, en lien étroit avec l’état-major des armées et la direction générale de l’armement. Cette unification, sans précédent, prolonge le geste du général de Gaulle. Elle ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire de notre Défense, celui d’une plus grande efficacité de notre action, d’une amélioration de notre cadre de travail, celui aussi d’une simplification de notre organisation et d’un meilleur emploi de l’argent public.

D’autres chantiers nous attendent encore. Je pense à la prise en compte, dans le cadre de la loi, des enjeux qui s’attachent à la concertation ainsi qu’à la citoyenneté des militaires.

Je pense aussi, bien sûr, à la poursuite de la mobilisation sur Louvois, avec le choix cette année du prototype appelé remplacé le logiciel défaillant.

L’année 2015, enfin, sera placée sous le signe du soixante-dixième anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale. Les semaines qui viennent vont ainsi mettre à l’honneur toute une génération de grands combattants, résistants, mais aussi déportés et victimes de la barbarie nazie, pour un ultime témoignage.

Grâce à l’action du secrétaire d’État, nos soldats d’aujourd’hui bénéficieront de la généralisation de la carte du combattant. Un nouveau critère permettra en effet à près de 150 000 personnes de bénéficier de cette carte et donc, à terme, de la retraite du combattant qui lui est associé. Ce geste est important. Il est un signe de plus de la reconnaissance de la Nation pour ceux qui ont fait le choix de la défendre.

Mesdames et Messieurs,

Ce soir, le musée de la Marine n’est pas très loin de Gao ou de Niamey, de Madama ou de Faya Largeau ; de Bangui ou de Bambari ; d’Erbil, de Bagdad ou d’Al-Safaoui. Il n’est pas loin non plus de la Méditerranée orientale, où le groupe aéronaval est en cours de déploiement dans le cadre de la mission « Arromanches », ni du golfe de Guinée où d’autres marins sont engagés. Il n’est pas loin encore de Conakry, où nous venons d’installer un centre de traitement des soignants d’Ebola, ni de tous les autres lieux où nos militaires, à cette heure, se trouvent engagés sous les couleurs de la France, de l’Union européenne ou des Nations unies. D’autres sont engagés dans la mission permanente de dissuasion. D’autres encore sont déployés sur le sol national.

Ce soir, nous pensons à chacun d’entre eux. Ils font la fierté de la France. Ils sont la raison de notre action.

Tous ici, nous partageons leur combat. Leur vocation est la nôtre. Elle nous réunit ce soir, elle nous rassemblera tout au long de cette année : servir notre pays, protéger nos concitoyens, défendre nos intérêts de sécurité, porter haut les valeurs de la France.

A l’évidence, notre pays évolue dans un environnement troublé, marqué par la simultanéité de crises stratégiques majeures qu’il n’a pas choisies. Cette simultanéité pose un défi unique. Mais s’il faut être la France pour avoir l’audace de le relever, il faut être les armées françaises pour y arriver, avec l’excellence et la bravoure que tous nos alliés nous reconnaissent.

En formant le vœu que cette année illustre à nouveau la valeur de notre Défense, je vous souhaite, à vous ainsi qu’à tous vos proches, une excellente année 2015.

Vive la République ! Vive la France !

Voir également :
Dossier : Opération Barkhane


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