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Notre sécurité est directement liée à la stabilité du Liban

Notre sécurité est directement liée à la stabilité du Liban

Allocution à la Résidence des Pins de Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense. Beyrouth, le 20 avril 2015 – Seul le prononcé fait foi – Source : DICoD.

Monsieur l’Ambassadeur,
Mesdames et Messieurs,

Chers amis du Liban, chers compatriotes,

Permettez-moi tout d’abord de vous dire le plaisir que je ressens d’être avec vous aujourd’hui, en cette Résidence des Pins qui est si chère au cœur des Français, à Beyrouth, au Liban.

A l’issue d’un voyage de trois jours au Proche-Orient, en Jordanie d’abord et ici-même au Liban, je suis heureux de pouvoir passer un peu de temps avec vous, chers amis, qui êtes au cœur de cette relation franco-libanaise à laquelle nous sommes tous si profondément attachés.

C’est bien sûr de l’Histoire que la France a hérité une relation étroite, fraternelle, avec le Liban, et plus largement avec le Proche et le Moyen-Orient. Mais en ma qualité de ministre de la défense, je mesure aussi chaque jour l’actualité de ce lien. La géographie, les liens humains, culturels et économiques, sont autant de raisons pour la France d’être présente dans cette région. Je le vois au quotidien, dans mes fonctions de ministre : nos forces sont aujourd’hui présentes aux Emirats Arabes Unis et à Djibouti aux termes d’accords de défense conclus avec ces pays ; elles sont ici au Liban, dans le cadre de la FINUL ; elles sont en Jordanie dans le cadre de la lutte contre Daech, après avoir participé à l’effort humanitaire en soutien aux réfugiés syriens venus par centaines de milliers dans ce pays comme au Liban.

Notre sécurité, celle de la France et de l’Europe, est directement liée à la stabilité et au développement de votre région. Nous sommes voisins dans l’histoire et la géographie, et parce que nous sommes voisins, nos destins sont irrémédiablement liés.

Notre stratégie de défense, telle qu’elle a été exposée dans le Livre blanc de 2013, en tire d’ailleurs toutes les conséquences. Les changements intervenus dans le monde arabe depuis 2011, les espoirs de démocratisation qui se sont concrétisés, comme la Tunisie nous en a donné un très bel exemple, mais aussi les tragédies et le chaos dont la situation en Syrie est la principale manifestation, constituent des faits majeurs pour le Moyen-Orient bien entendu, mais aussi pour les Européens, et particulièrement pour les Français. Face à ce Moyen-Orient qui est à la croisée des chemins, je voudrais vous indiquer quelle est la politique que nous entendons conduire dans cette région, sur le plan militaire et stratégique.

Quel est le sens de notre présence militaire dans cette région ? En premier lieu, je vous l’ai dit, il y a une question de sécurité. Sécurité de nos ressortissants, qui sont de plus en plus nombreux au Moyen-Orient. Je pense bien sûr au Liban, où vivent 24 000 Français mais pas seulement. Plus de 20.000 Français résident aux seuls Émirats Arabes Unis. Ils étaient 5.000 il y a dix ans à peine.

Mais au-delà des effets directs de la situation régionale sur nos ressortissants, il est clair que c’est ici également que se joue notre sécurité sur le territoire national. Les attentats de Paris, en janvier dernier, ont démontré aux Français que la situation au Yémen, et le développement d’AQPA dans ce pays, constituaient un danger immédiat. Ils ont rappelé – s’il en était encore besoin – la dangerosité de ce qui se passe aujourd’hui en Irak et en Syrie, avec cet afflux massif, sans précédent, de milliers de combattants étrangers, parmi lesquels se trouvent de nombreux Français.

Il y a peu à ajouter à la colère que nos gouvernements et chacun d’entre nous ressentons devant le drame qui se déroule depuis plus de quatre ans à votre frontière : l’aveuglement du régime et sa fuite dans la stratégie du « toujours plus de violence », fût-ce au prix de la destruction totale de la Syrie ; la tragédie humanitaire qui en découle pour toutes les familles des 250.000 victimes, pour les dizaines de milliers de disparus, pour les 4,5 millions de déplacés et pour les 3 millions de réfugiés dans les pays voisins ; la pression que fait peser l'afflux des réfugiés sur la Jordanie, sur la Turquie, et bien évidemment sur le Liban dont la tradition d’hospitalité est aujourd’hui débordée… ; un enlisement dans les violences qui, tous les jours, favorise la montée en puissance de groupes radicaux. Daech et Sabat Al Nusra sont aujourd’hui plus puissants que jamais en Syrie.

Devant cette situation qui n’a pas de précédent, le premier élément de notre stratégie, et il est assumé, c’est l’action, y compris l’action militaire. Ma conviction est simple : lorsque la sécurité de la France est en jeu, la France doit agir, et elle agit aujourd’hui.

C’est la terrible leçon que j’ai tirée de la tragédie syrienne. À force de ne pas être prise en charge à la mesure des enjeux qu’elle soulevait, c’est la force qui s’est imposée. C’est aussi de cette incapacité à agir lorsqu’il en était peut-être encore temps qu’est née cette situation d’horreur, qui fait qu’il y a, à la fois, un régime qui continue à punir sa population et un groupe terroriste qui s’est installé comme son opposition, alors même que nous connaissons les liens entre les deux systèmes. C’est à l’évidence une équation sans solution, et nous devons en sortir. C’est le choix qu’a fait la France en apportant son soutien à la Coalition nationale syrienne.

Sur le plan militaire, l’intervention de nos forces à l’extérieur du territoire national confère à la sécurité de la France la profondeur stratégique qui lui est indispensable. Ministre de la Défense, je sais que la protection du sol national, et bien sûr de nos concitoyens, se joue au plus près comme au plus loin. C’est ainsi que nous sommes intervenus au Mali et au Sahel, où l’engagement des armées françaises a permis de détruire les sanctuaires des groupes terroristes, de sorte que ceux qui y sévissent encore ne sont plus en sûreté dans aucun lieu de cette zone. Nous travaillons en ce moment même à les réduire.

Au Moyen-Orient, l’enjeu est plus vaste encore, car Daech s’est constitué un véritable territoire. Il s’en sert pour extraire des ressources, pour développer un concept dévoyé d’État, quand son but, ici comme ailleurs, est d’abattre les structures étatiques et sociales pour créer le chaos et y prospérer.

Nous frappons Daech directement en Irak, à la demande du gouvernement irakien. Et la dynamique de ce groupe y a été brisée. Mais ici comme au Sahel, notre enjeu est également de mettre les forces armées locales, celles qui agissent sous le contrôle d’autorités politiques légitimes, en situation de vaincre les groupes armés terroristes. C’est le sens de l’appui que nous apportons aux forces kurdes en Irak, ainsi qu’aux forces de sécurité irakiennes. Ce sont en effet ces forces qui devront, demain assurer la sécurité d’un Irak uni.

Le deuxième volet de notre stratégie au Moyen-Orient, c’est l’entretien de partenariats forts. Au-delà de l’action militaire de la France, il est essentiel pour nous de coopérer avec les Etats de la région, ceux qui sont en première ligne pour assurer leur propre stabilité et celle de leur environnement, car nous faisons face aux mêmes défis de sécurité.

Puisque nous sommes à Beyrouth, sur cette terre fraternelle pour tous les Français, je voudrais d’abord évoquer votre pays et ceux de nos partenaires, comme la Jordanie, qui sont en première ligne face au chaos engendré par la crise syrienne.

La répression sanglante de Bachar Al Assad contre sa propre population a jeté sur les routes des millions de Syriens. Des centaines de milliers d’entre eux ont passé les frontières du pays, pour se réfugier au Liban, en Jordanie ou en Turquie. La solidarité admirable dont ces trois pays font preuve pèse bien évidemment sur leurs sociétés. Mais au-delà, les évènements d’Ersal, la situation dans le Qalamoun, prouvent qu’il existe un risque sécuritaire qui est immédiat: celui de l’infiltration de groupes terroristes déterminés à étendre à de nouveaux théâtres le champ de la lutte contre les Etats de la région.

Comme en Jordanie hier, je suis venu dire au Liban que vous n’êtes pas seuls. Vos forces armées, vos forces de sécurité intérieure, qui combattent un ennemi barbare, peuvent compter sur la France. C’est tout le sens du programme d’équipement des forces armées de votre pays, que nous avons mis en place avec l’appui généreux de l’Arabie Saoudite. L’armée libanaise, l’armée multiconfessionnelle de tous les Libanais, est la fierté de ce pays. Elle mérite notre soutien, car elle doit être le principal rempart contre les menaces extérieures et c’est sur elle que repose la sécurité du Liban.

D’autres partenaires de la France, dans cette région, sont moins directement soumis à la pression de la crise syrienne, mais ont également noué avec notre pays des relations de défense anciennes. Avec eux, nous avons donc aussi développé des partenariats au service de la stabilité de cette région. Les pays du Golfe – Arabie Saoudite, Émirats Arabes Unis, Qatar, Koweït – sont des acteurs importants de la scène mondiale. Ils peuvent jouer un rôle décisif dans les évolutions régionales, et ils ont bien sûr des intérêts à faire valoir.

Le Yémen est aujourd’hui le meilleur exemple de cette donne géopolitique : à l’initiative de l’Arabie Saoudite, des Etats de la région ont souhaité unir leurs forces pour mettre un coup d’arrêt à l’entreprise de déstabilisation, soutenue depuis l’étranger, dont le gouvernement légitime du Président Hadi a été victime. Même si nous n’intervenons pas directement, nous nous tenons aux côtés de ceux qui agissent pour rétablir la stabilité dans ce pays. Comme en témoignent les sanctions prises au Conseil de sécurité des Nations Unies, la France ne transigera jamais avec ceux qui veulent une fois encore détruire les institutions légitimes d’un Etat pour accroître leur influence et réaliser le rêve d’une puissance régionale hégémonique.

Sur le plan stratégique, nous avons également fait le choix d’accompagner la volonté de ces Etats de construire une défense autonome, au service de leur indépendance. Ce choix explique les relations de défense anciennes entretenues la France avec les pays du Golfe ou l’Egypte. Les récents succès que nos entreprises ont connus – je pense au Rafale en particulier – constituent une nouvelle manifestation de confiance non seulement dans nos technologies, mais aussi dans notre fiabilité en tant que fournisseur et partenaire stratégique, qui œuvre à un dialogue d’égal à égal, conduit en toute indépendance. Demain, si l’idée d’une force arabe d’intervention, qui a été avancée lors du sommet de la Ligue Arabe à Charm El-Cheikh et qui est excellente, prenait forme, la France serait bien évidemment aux côtés des Etats concernés pour les accompagner, dans cette même logique de partenariat.

Dans cette double logique d’action et de partenariat stratégique, la France entend disposer des capacités militaires lui permettant de s’engager dans les zones prioritaires pour sa défense et sa sécurité : la périphérie européenne, le bassin méditerranéen, une partie de l’Afrique – du Sahel à l’Afrique équatoriale –, le Moyen Orient, le Golfe arabo-persique et l’Océan indien.

C’est la raison de l’implantation historique de notre base à Djibouti et celle plus récente d'une base militaire interarmées à Abou Dabi. C’est l’illustration des responsabilités que la France, puissance globale, entend assumer aux côtés de ses partenaires privilégiés, au cœur d’une région névralgique. Ces implantations militaires traduisent, vous l’aurez compris, un engagement de long terme. Un engagement aux côtés de nos partenaires et amis, qui est la marque d’une fidélité. Comme les développements des dernières années l’ont montré, quand un État ou un peuple ami a besoin d’elle, la France répond présente.

Enfin, c’est ma troisième remarque, il n’est pas de succès militaire durable sans accompagnement politique. Ici, réconciliation nationale, élections et retour de l’État de droit, doivent permettre de favoriser l’émergence de sociétés civiles fortes, seul rempart au retour de l’obscurantisme.

A l’heure où le fanatisme et le terrorisme frappent en Afrique, au Moyen Orient, sur le sol européen et font peser leur menace partout dans le monde, il est d’autant plus nécessaire de voir d’au sein du monde arabe, il y a des forces qui créent, innovent, et travaillent à la construction d’un monde meilleur.

Les drames, comme ceux que nous connaissons dans ces temps troublés, peuvent avoir deux conséquences sur les peuples : soit les terrasser, les humilier, les soumettre ; soit, au contraire, les réveiller, les élever, les conduire à révéler le meilleur d’eux-mêmes. C’est le cas en France où les attentats de janvier, bien loin de diviser notre pays, de faire surgir la peur ou la haine parmi nos concitoyens, ont en fait renforcé la cohésion de la Nation autour de celles et ceux qui ont fait le choix de la défendre.

C’est vrai également pour le monde arabe qui vit des heures difficiles, graves, et qui en même temps montre au quotidien qu’il a toutes les ressources pour se mettre en mouvement et expulser, de son sein, ces forces qui usurpent son identité en voulant diviser, écarter, séparer.

Le Liban a connu, par le passé, des heures sombres qui ont exacerbé les divisions communautaires ; il peut être aujourd’hui l’exemple même de cette capacité à surmonter les différences. Mais il est indispensable que les Libanais puissent à nouveau se rassembler pour élire un président. Le liban doit porter ainsi un message d’espoir à l’égard de l’ensemble de la région, alors que retentissent certains appels aux divisions et aux massacres notamment des minorités et des populations les plus vulnérables : massacre des communautés chrétiennes ou yézidis en Irak, crimes innommables commis en Syrie, attentats, violences et cris de guerre divisant les deux grands courants de l’Islam, entre sunnites et chiites. C’est la responsabilité de chacun de ne pas exacerber les divisions identitaires à des fins qui seraient bassement politiques, comme c’est hélas le cas aujourd’hui au Yémen ou hier en Irak, lorsque le gouvernement de Nouri Al Maliki entendait diriger le pays au bénéfice d’un groupe confessionnel au détriment de tous les autres, participant ainsi à la division du pays et, in fine, à sa perte sur le plan sécuritaire.

En Syrie, c’est cette même irresponsabilité que nous avons constatée : celle des Etats prêts à soutenir Bachar Al Assad dans son entreprise de destruction nationale, celle qui consiste à intervenir directement par l’envoi de forces militaires sur un territoire étranger, pour participer à des opérations menées contre des populations civiles, celle qui consiste à préserver des zones d’influence au prix du sang d’innocents par milliers. Cette irresponsabilité a placé la communauté internationale dans l’impasse.

C’est le même impératif de retour du politique qui doit présider à la résorption de l’abcès de tension que constitue encore le conflit israélo-palestinien. Le sentiment d’injustice, qui découle de la promesse jamais tenue d’un État pour les Palestiniens, demeure une cause de tensions et une source d’instabilité pour l’ensemble de la région, source à laquelle s’abreuvent aujourd’hui les mouvements les plus radicaux. C’est pourquoi la France œuvre avec Laurent Fabius, avec d’autres, à relancer à l’ONU une initiative permettant d’assurer une solution juste, équilibrée et durable pour les deux parties.

Mesdames et Messieurs, chers amis de la France et du Liban,

La crise que traverse aujourd’hui le Moyen-Orient touche en premier lieu les populations civiles. Ce sont elles qui sont les premières victimes du déchaînement de barbarie que connaissent la Syrie ou l’Irak. Chaque jour, des crimes abjects sont commis, des images insupportables circulent sur les réseaux sociaux, et certains finissent par s’habituer à l’horreur, tandis que d’autres trouvent là une source macabre d’inspiration. En Europe, au sein de nos propres sociétés, nous devons aussi prendre la mesure de cette réalité. Plus largement, des groupes terroristes profitent du chaos pour menacer la sécurité de continents entiers, de l’ouest de l’Afrique où sévit Boko Haram, au Moyen-Orient et à l’Asie. Partout, le terrorisme naît d’abord du désordre et de l’injustice. En réponse, la France se montrera toujours implacable, et solidaire avec les Nations arabes qui partagent avec elle une histoire mais aussi des défis communs. Aujourd’hui, la France réaffirme donc l’importance des liens fraternels qui l’unissent au Liban, et s’engage pour qu’une réponse commune et forte soit portée aux menaces qui voudraient nous atteindre dans un même mouvement. L’enjeu est grand, mais notre détermination à œuvrer ensemble est inébranlable.

Vive la France ! Vive le Liban ! Vive l’amitié franco-libanaise !


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