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Europe de la Défense

Europe de la Défense : Renforcer notre continuum de sécurité

Discours sur l’Europe de la Défense de Jean-Yves Le Drian, ministre français de la défense à la Semaine des Ambassadeurs. Paris, le 26 août 2015 – Seul le prononcé fait foi – Source : DICoD.

Mesdames et Messieurs les ministres,
Mesdames et Messieurs les députés,
Messieurs les secrétaires généraux,
Monsieur le secrétaire général adjoint,
Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs, chers amis...

Je suis très heureux de vous retrouver pour la quatrième année consécutive. Ce dîner, tradition de rentrée que j’affectionne particulièrement, est l’occasion d’aborder un sujet qui nous tient tous à cœur, et qui doit tous nous mobiliser, dans le quotidien de nos missions : l’Europe de la Défense.

Une mobilisation collective : tel est le message que je portais ce printemps encore, aux côtés de mes collègues européens, pour la commémoration des soixante-dix ans de la Libération de la ville de Lorient, qui marquait la fin de la Seconde Guerre mondiale. Je veux le redire aujourd’hui. Dans le contexte actuel, le projet européen n'est ni une option, ni une alternative ; c'est une nécessité, qui mérite notre engagement constant.

Comme vous le savez, Madame Mogherini a reçu mandat du Conseil européen en juin 2015 de préparer une stratégie globale de l’UE sur les questions de politique étrangères et de sécurité d’ici juin 2016. Nous soutenons cette initiative, qui doit être conduite avec les États membres. Toutefois, à l’heure où les menaces sont nombreuses et diffuses, nous sommes confrontés au risque de vision divergente des intérêts de sécurité européens. Tandis que certains Alliés ont le regard tourné à l’Est, d’autres se concentrent au Sud, où l’instabilité ne cesse de croître. Dans cet environnement stratégique incertain et changeant, il nous faudra encourager une posture flexible et adaptée à toutes les menaces, quelle qu’en soit l’origine et quelle que soit leur nature.

Dans ce contexte, trois défis se présentent à nous. Le premier est de porter un regard commun – réaliste et surtout partagé – sur l’ensemble des risques et menaces pour notre continent. Le deuxième est d’affirmer une Europe – et des pays européens – suffisamment volontaires pour faire progresser leur coopération en matière de défense mais également capables d’assurer un continuum entre la politique de sécurité intérieure et l’action extérieure. Le troisième défi, enfin, est de renforcer la complémentarité de nos actions entre l’Union européenne, l’Alliance atlantique et les Nations unies.

Je ne reviens pas ici en détail sur les risques et les menaces auxquels sont confrontés l’ensemble des Européens. C’est ce que, précisément, notre Livre blanc a bien anticipé en parlant des « risques amplifiés par la mondialisation », en particulier le terrorisme djihadiste ou la prolifération des armes de destruction massive ; en parlant également des « risques liés à la faiblesse des États » et l’enjeu majeur des flux de réfugiés en est ici l’une des conséquences les plus dramatiques (ce sera l’un des enjeux du Sommet de Malte en novembre prochain) ; en parlant enfin de la « résurgence des menaces de la force », et je pense ici, bien sûr, à la crise ukrainienne. L’ampleur de ces menaces, leur gravité et leur simultanéité nous ont, je crois, tous surpris, alors même que l’architecture de paix et de sécurité est aujourd’hui fragilisée comme rarement elle l’a été depuis la fin de la Guerre froide.

Aujourd’hui, les menaces sont notamment à l’Est et notre responsabilité est d’y faire face. La France assume ses responsabilités au sein de la défense collective de l’Alliance, à travers les mesures d’assurance de nos Alliés orientaux. Nos AWACS, nos avions de patrouille maritime et nos frégates ont participé aux efforts communs pour renseigner, dissuader et être prêts à intervenir au profit d’Alliés menacés. La France a donc très rapidement, après mars 2014, déployé 4 avions de combat en Pologne puis, au printemps dernier, pour la première fois, y a également engagé des chars lourds et de l’infanterie. En 2014, ce sont 5.000 hommes qui ont participé à ces mesures d’assurance. En 2016, comme en 2014, nous assurerons un nouveau créneau de police du ciel dans les États baltes.

Mais les menaces sont aussi au Sud. C’est pourquoi, dans le même temps, l’engagement de l’Europe de la défense sur les théâtres africains vient poursuivre cet objectif ambitieux de gestion partagée des crises. Ici, nous pouvons être satisfaits de voir qu’à force de dialogue et d’efforts de persuasion, la notion d’intérêt de sécurité européen s’illustre progressivement.

Le cas du Mali est emblématique à cet égard et pourrait constituer un cas d’école. La mobilisation de moyens importants et complémentaires de l’UE et de l’ONU est venue relayer notre action militaire au sol depuis janvier 2013. Nous pouvons nous souvenir de la difficulté que nous avons eue à mobiliser nos partenaires européens au moment du paroxysme de la crise début 2013, alors qu’aujourd’hui s’y trouve déployée une mission de stabilisation des Nations unies forte de 10.000 hommes, une mission de formation militaire et de conseil stratégique, ainsi qu’une mission de renforcement capacitaire civile de l’UE. L’enjeu est de voir maintenant comment ces différentes missions peuvent ensemble, en fonction de leurs mandats respectifs, soutenir au mieux la mise en œuvre de l’accord d’Alger.

Le cas de la Centrafrique est tout aussi marquant. Nul n’ignore que c’est la France qui a su mobiliser les efforts de ses partenaires au profit de ce pays déchiré par la guerre civile et les risques de massacres de masse en 2013. L’objectif était alors de favoriser une réponse cohérente de la communauté internationale en appui à notre engagement militaire résolu. Outre la MINUSCA, nous avons su conduire les Européens – non sans mal – à s’intéresser à la Centrafrique et leur faire comprendre l’intérêt européen à s’engager résolument au sein d’une opération et, depuis avril dernier, au sein d’une mission de conseil stratégique. A présent que la Centrafrique se relève progressivement des décombres de la guerre civile, il importe de poursuivre la mobilisation de nos partenaires européens pour qu’ils décident de la transformation de cet engagement en une mission de type EUTM, avec un volet de formation et un volet de conseil stratégique, dès que le processus électoral aura porté ses fruits.

Il nous reviendra de préserver dans la future stratégie de l’UE la place centrale de la PSDC dans la gestion des crises qui est la sienne. Ce rôle crucial devra être relayé par les différents instruments à la disposition de l’UE pour créer un effet maximal sur le terrain. Tel doit être le premier enjeu de cette révision stratégique.

Un autre enjeu majeur pour la réflexion stratégique des Européens sera de renforcer notre continuum de sécurité.

Pour la France, l’engagement commence sur notre territoire national : l’opération Sentinelle mobilise jusqu’à 10 000 militaires en réponse aux actes terroristes qui ont frappé le France depuis janvier dernier. L’action de nos forces armées se prolonge naturellement à l’extérieur. Et ce sont les mêmes militaires qui sont présents, sur le territoire et hors du territoire national. Il faut insister sur le fait qu’il n’y a pas de spécialisation des troupes déployées. Cet engagement inédit des forces armées est donc une nouvelle donne, dont nous devons tirer toutes les conséquences. Au niveau français, avec l’actualisation de la programmation militaire qui renforce plusieurs de nos capacités en ce sens, mais aussi avec un travail sur la doctrine d’emploi de nos forces que j’ai engagé en lien avec le chef d’état-major des armées. Mais aussi au niveau européen, car cette question du continuum de sécurité en Europe est, je n’en doute pas, une question essentielle pour nombre de nos partenaires frappés eux aussi par des actes terroristes.

Il faut faire un diagnostic clair et serein. Pour ma part, je constate que les instruments que doivent développer ensemble la sécurité intérieure et la PSDC ne donnent pas encore pleine satisfaction dès lors que l’on cherche à les mobiliser efficacement.

Lorsque nous réfléchirons, autour de la Haute Représentante, à l’élaboration de la future stratégie de politique étrangère et de sécurité, il nous faudra tirer tous les enseignements de nos récentes expériences du traitement de la crise libyenne à l’Union européenne. Cette crise est particulièrement complexe, en raison des divisions internes au pays, mais aussi de celles des pays de la région. Les trafics lucratifs, y compris celui des migrants, qui prolifèrent sur cette crise, attisent encore la difficulté qui est la nôtre de lui porter une réponse satisfaisante. Cette réponse, bien sûr, doit être politique, et la diplomatie française travaille ardemment en ce sens. Mais elle doit aussi intégrer un volet de sécurisation de nos frontières, car tel est le défi qui se présente à nous aujourd’hui. A cet égard, la réponse qu’ont dessinée les chefs d’Etat et de gouvernement au Conseil européen extraordinaire du 23 avril 2015 contient les éléments d’une meilleure coordination entre les instruments de sécurisation des frontières européennes, à travers le renforcement des missions de Frontex, mais aussi de la PSDC qui intervient au-delà de ces frontières, le plus en amont possible de l’épicentre des crises.

Une réflexion importante nous attend ici, pour accompagner, de la manière la plus efficace possible, la progression de la nouvelle opération en Méditerranée, EU NAVFOR MED, que nous avons lancée en juin dernier. Au-delà des activités d’acquisition et de partage de renseignement qui nous réunissent actuellement, il est clair que plusieurs de nos partenaires voudront que l'opération joue un rôle accru dans le sauvetage des migrants en mer. Ce faisant, ils voudront lui donner une visibilité qui soit source de justification pour leur opinion publique. Ma conviction, très forte, est que cela se ferait au détriment de son efficacité, car l’opération risquerait alors d’attirer encore plus d’embarcations en mer et d’alimenter ainsi indirectement les trafics, ce qui est totalement contraire à son objectif ! Notre intérêt est de poursuivre rapidement sa montée en puissance vers des actions coercitives, pour neutraliser les embarcations avant qu’elles ne puissent être utilisées par les trafiquants. C’est ainsi que nous pouvons lutter efficacement contre les réseaux, comme l’ont demandé les chefs d’État et de gouvernement en avril dernier.

Au-delà d’une appréciation commune des risques et menaces, nous avons besoin, plus que jamais, d’une défense forte. Seule institution capable d’agir dans toutes les phases d’une crise par une réponse qui allie tant des enjeux de sécurité que de développement, l’Union européenne doit s’imposer progressivement en tant qu’acteur visible et cohérent en matière de gestion de crise. La PSDC constitue un vecteur de renforcement de nos outils de défense ; c’est aussi un outil d’interopérabilité de nos forces ; c’est pourquoi nous accordons un point d’honneur à la consolider. Mais une Europe de la défense forte requiert avant tout des Européens qui investissent dans leur défense.

La mobilisation collective est là encore indispensable. Tous, nous devons prendre nos responsabilités au niveau national, et renforcer ainsi nos appareils de défense respectifs. Notre action, en tant qu’Européens, ne sera cohérente et efficace que si nous donnons à nos ambitions les moyens de leur réalisation.

Au Sommet de Newport, nous nous sommes engagés sur des objectifs budgétaires, ceux de consacrer 2% du PIB national à l’effort de défense, dont 20% à l’investissement et à la recherche. La France prend ses responsabilités, avec un effort de défense proche des 2% du PIB et une augmentation significative de notre budget de défense, inédite en cours de programmation militaire. Cette actualisation de la LPM, qui a fait l’objet d’une loi promulguée au début de l’été, est à plusieurs égards sans précédent. Au-delà même de cet effort budgétaire, plusieurs de nos capacités, en matière de renseignement par exemple, se trouvent significativement renforcées, à la mesure des défis que nous rencontrons aujourd’hui. Il appartient à la France de mobiliser ses partenaires dans la même dynamique, pour que cet engagement fort du Sommet de Newport soit réellement suivi d’effets.

Les relais diplomatiques que vous êtes nous seront indispensables, pour que les investissements de défense puissent être à la hauteur des enjeux que nous devons affronter. C’est fondamental : c’est une question de sécurité, c’est une question de crédibilité, c’est aussi une question de solidarité. Nous devons encourager un rééquilibrage des efforts entre Européens.

Le renforcement de notre défense en Europe passe également par une coopération accrue, que vient appuyer l’Agence Européenne de défense. Deux chantiers essentiels devront y être soutenus : consolider la base industrielle en Europe et préparer nos capacités futures. Je voudrais appeler votre attention sur l’importance de la coopération entre Européens pour permettre de consolider l’Europe de la Défense. Je voudrais vous rappeler quelques-uns des projets emblématiques ambitieux sur lesquels nous sommes engagés entre Européens. Je pense en premier lieu à la coopération qui a été initiée avec l’Allemagne et l’Italie sur le drone MALE en mai dernier sur le lancement d’une phase d’étude de définition d’un système pour la prochaine génération de drones européens de surveillance. Je pense encore à la relève attendue des satellites Hélios II par les satellites CSO. Deux satellites ont déjà été commandés par la France en 2010. Un troisième satellite lancé en réalisation en 2015, avec la participation de l’Allemagne, permettra de compléter la capacité.La Belgique a également signé un accord de participation industrielle et des discussions sont en cours avec l’Italie et la Suède. De plus, il est prévu, au-delà de la contribution allemande à CSO, un échange capacitaire permettant l’accès de la France à SARah, le futur système de satellites radar allemand.

Je pense évidemment aussi au projet que nous souhaitons porter avec les Britanniques sur la montée en puissance de la Force expéditionnaire commune interarmées (CJEF) dont il s’agira d’examiner les scénarios d’emploi les plus dimensionnant. Je pense enfin aux regroupements industriels les plus porteurs pour renforcer notre industrie de défense, comme le rapprochement conclu entre KMW et Nexter Systems fin juillet ; il s’agit, je vous le rappelle, d’une étape majeure dans ce projet d’alliance, qui vise à donner naissance à un leader européen de l’armement terrestre et des munitions, avec un chiffre d’affaires annuel de 2 milliards d’euros, un carnet de commandes de 9 milliards d’euros et un effectif de plus de 6000 salariés.

Le Conseil européen de juin 2015 a rappelé nos objectifs dans le domaine de la coopération de défense européenne, entérinés en 2013. Il ouvre également de nouveaux sujets prometteurs. C’est ainsi que la Commission européenne engagera, pour la première fois, dans le cadre d’une Action préparatoire, un effort de recherche au service de la PSDC.

La sécurité du continent européen se joue aussi bien à l’UE qu’à l’OTAN, sur son flanc Est autant que sur son flanc Sud. Notre force réside dans la cohérence et dans la constance de notre engagement pour la sécurité collective des Européens, quelle que soit l’enceinte dans laquelle nous le portons. Nous l’avons rappelé, ensemble, au sommet de l’OTAN à Newport en septembre dernier, à celui de l’UE à Bruxelles en mai puis en juin, et nous le rappellerons encore lors du prochain sommet de l’Alliance à Varsovie.

Notre action est sérieuse et cohérente précisément parce que nous ne faisons pas de choix entre nos frontières, et tandis que nous envoyons des Rafale et des chars Leclerc à l’Est de l’Europe dans le cadre des mesures de réassurance, ce sont plus de 6500 hommes que nous déployons, dans le même temps, du Sahel au Levant. En vue du Sommet de l’OTAN à Varsovie, la France a également souhaité proposer un « cadre maritime global » à l’Alliance atlantique afin de faciliter les contributions des Alliés quel que soit le cadre d’emploi de leurs bâtiments et de valoriser la dimension maritime de l’Alliance. Notre approche est de renforcer l’appréciation de situation maritime parmi les Alliés et d’appuyer une opérationnalisation véritable de la stratégie de l’Alliance de 2011. En vue du Sommet de Varsovie, il importe également que nous restions mobilisés sur les sujets essentiels pour l’OTAN que sont la guerre hybride, la réforme de l’Alliance ou encore la culture nucléaire à l’OTAN.

Plus que jamais, l’approche globale doit être la nôtre, tant dans le cadre d’interventions militaires qu’en réponse à des menaces hybrides. La coopération entre l’UE et l’OTAN est fondamentale, car elle associe le potentiel dissuasif de l’Alliance à la pluralité et la diversité des instruments de l’UE.

L’opérationnalisation concrète de la coopération UE/OTAN se heurte trop souvent à des divergences, et il nous faut travailler de concert avec nos Alliés, nos partenaires pour harmoniser autant que possible nos positions et nous appuyer encore davantage sur ce partenariat stratégique essentiel.

Notre capacité à assurer la sécurité du continent européen se joue donc, de manière décisive, dans notre aptitude à agir de concert avec nos partenaires. L’OTAN, nous l’avons dit, mais je pense aussi à notre engagement aux côtés de l’ONU et des Africains, ainsi que nous l’avons affirmé au sommet UE/Afrique l’année dernière et le rappellerons au Forum de Dakar en novembre prochain. Cet engagement est essentiel. Il s’agit d’une part d’appuyer les processus engagés en faveur d’une stabilisation politique – tel que le fait l’Union européenne aux côtés des Nations Unies dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord d’Alger – et, d’autre part, d’accompagner les efforts des États africains dans une démarche de renforcement capacitaire. Tel est en particulier le sens de l’initiative « Train&Equip » que nous souhaitons voir développer à l’UE.

Pour conclure en quelques mots, les échanges plus informels que nous allons avoir dans quelques instants sur ces sujets sont essentiels pour nous permettre de considérer le chemin à parcourir et les écueils à éviter, notamment dans l’exercice de rédaction de la future stratégie européenne.

Comme lors de nos précédentes réunions, je souhaite bien évidemment qu’ils soient aussi libres que possible et, j’espère, tout aussi productifs. Je vous remercie à nouveau de votre présence et cède sans plus attendre la parole aux deux premiers intervenants.


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