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Lien entre changement climatique et fragilisation des États

 Lien entre changement climatique et fragilisation des États

Discours de clôture de Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense à la Conférence internationale « Défense / Climat » – Seul le prononcé fait foi – Source : DICoD.

Messieurs les ministres, chers collègues,
Mesdames et Messieurs les parlementaires,
Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,
Messieurs les officiers généraux,
Mesdames et Messieurs,

Notre rencontre est venue à son heure, à six semaines de la conférence Paris Climat 2015, alors que tous les regards sont tournés en direction de cette échéance cruciale pour notre planète.

Comme vous le savez, toutes les énergies politiques de la France, au plus haut niveau, sont mobilisées pour favoriser le succès de cette négociation cruciale. Il en va de même, je le sais, dans de très nombreux pays et notamment dans ceux qui sont représentés ici, dont je salue les représentants.

Certains pourront trouver inhabituel d’associer la Défense à la lutte contre le changement climatique. Et pourtant, quoi de plus normal si l’on considère que les changements climatiques en cours et à venir modifient l’environnement dans lequel évoluent les sociétés humaines et, de ce fait la vie quotidienne des peuples, leur offrant des conditions favorables ou hostiles. Que ces conditions se détériorent, et c’est la sécurité humaine, la sécurité alimentaire qui peuvent être directement affectées.

Comment cela ne pourrait-il pas affecter les armées dont la mission est d’assurer la défense de la nation et de participer à sa sécurité ?
Comment ne pas considérer que les effets du changement climatique auront des conséquences sur nos armées en opération ?
Comment ne pas voir que le défi climatique doit être relevé, non seulement pour mettre en place un nouveau modèle de développement, durable et respectueux de la terre, mais aussi parce que le climat est aujourd’hui très largement reconnu comme un déterminant majeur de la sécurité des États et de la sécurité internationale ?

Aussi, il m’est apparu important d’organiser une rencontre internationale des ministres et hauts responsables de la défense, afin d’échanger sur les enjeux de sécurité qui nous affectent chacun, dans nos régions du monde, mais aussi dans un monde de plus en plus interdépendant. Aujourd’hui, l’insécurité de l’un affecte la sécurité de tous, qu’ils soient voisins ou plus éloignés. C’est particulièrement vrai dans le domaine qui nous rassemble aujourd’hui.

Mais il s’agissait aussi d’une rencontre pour partager nos expériences sur la meilleure façon d’agir, de nous adapter à ces changements, à la fois en participant à cet effort collectif indispensable de réduction des émissions des gaz à effets de serre – l’empreinte énergétique de la Défense en quelque sorte – et également en tenant compte du facteur environnemental dans les opérations militaires.

J’ai écouté avec la plus grande attention mes collègues, ainsi que les experts et hautes autorités qui ont bien voulu témoigner de leur expérience et de leur vision. Je les remercie tous très vivement d’avoir répondu à notre invitation.

Je voudrais, en conclusion de cette journée, vous faire part de ma vision sur les incidences des changements climatiques sur la sécurité, comme sur les chemins que nous entendons suivre pour y faire face.

Tout d’abord, il est clair que les conséquences des changements climatiques sur la sécurité humaine peuvent d’ores et déjà se constater à travers le monde. Il ne s’agit pas là d’un exercice d’anticipation. Leurs effets nous affectent tous. Ils impactent tout particulièrement les pays en développement, en amplifiant des vulnérabilités environnementales, économiques et sociales, qui existent à des degrés divers au sein de chacun de nos pays.

L’élévation du niveau des océans – en moyenne près de 20cm depuis 1900 – constitue une menace directe pour l’existence même de certains Etats insulaires. C’est une menace pour les espaces littoraux vulnérables de nombreux pays, alors que plus de la moitié de l’humanité vit à moins de 80 km des côtes. Plusieurs pays riverains de l’océan Indien et du Pacifique sont ainsi particulièrement menacés.

Tout aussi inquiétants sont les effets du changement climatique sur les cultures. Ces effets sont très souvent négatifs, comme le souligne le dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, le GIEC. La dégradation des terres, sous l’effet des variations climatiques et des activités humaines, concerne déjà le quart des terres à l’échelle mondiale, affectant ainsi directement la vie des populations agricoles et pastorales et, plus largement, la sécurité alimentaire de certaines régions. L’accès à l’eau, ressource rare dans de très nombreux pays, devient donc, sous l’effet des changements climatiques, de la croissance démographique et des activités humaines, un enjeu vital. C’est même, dans certains cas, un enjeu de compétition pour en garantir l’accès.

Les scientifiques ont également observé que de nombreuses espèces animales ont modifié leur répartition géographique ou leurs caractéristiques migratoires. La préservation des ressources halieutiques, qui constituent une part importante de l’alimentation humaine, est devenue un enjeu majeur de sécurité dès lors que la pêche illégale s’est développée à mesure que les ressources disponibles ne permettaient pas de répondre à la demande mondiale. Cette pression croissante sur les ressources, et Nicolas Hulot l’a rappelé ce matin – terres, eau, ressources halieutiques – n’est certes pas seulement liée aux changements climatiques mais ceux-ci contribuent à la rendre insoutenable.

Autre effet du changement climatique, on constate une augmentation du nombre et de l’intensité des événements climatiques extrêmes – vagues de chaleur, incendies de forêts, tempêtes, cyclones, inondations – qui affectent souvent très violemment les écosystèmes, les populations et les infrastructures économiques. Les cyclones Katrina en 2004 en Louisiane et en Nouvelle-Orléans, Haiyan aux Philippines en 2013 ou PAM en début d’année, qui a dévasté le Vanuatu, sont dans tous les esprits et nous font toucher du doigt très concrètement les conséquences désastreuses du dérèglement climatique.

Mais si les changements climatiques affectent la sécurité humaine, en quoi affectent-ils la sécurité internationale ? En quoi les ministères de la Défense et les forces armées sont-ils concernés ?

S’il n’est pas établi que les changements climatiques puissent être directement et à eux seuls responsables du déclenchement d’un conflit, ils contribuent à aggraver la situation économique, sociale et politique dans certains pays. A ce titre, ils peuvent favoriser l’apparition de crises internes qui sont elles-mêmes susceptibles de déboucher sur des crises régionales et interrégionales. Songeons seulement au fait que la Terre devra accueillir et nourrir plus de deux milliards d’habitants supplémentaires d’ici le milieu du siècle, et que les villes accueilleront alors les deux-tiers de la population mondiale. Comment ne pas voir que les changements climatiques vont amplifier les tensions économiques, sociales et politiques de pays dont les fragilités sont déjà aujourd’hui flagrantes ?

Dans notre Livre blanc de 2013 sur la défense et la sécurité nationale, nous avions particulièrement insisté sur les « risques de la faiblesse », signifiant par-là que lorsque certains États se révèlent incapables d’exercer leurs responsabilités régaliennes, ce sont les bases même de l’ordre international qui sont menacées. Les risques et les menaces auxquels ces États ne savent pas faire face peuvent rapidement déborder et affecter la sécurité d’autres pays. L’étude commandée cette année par la présidence du G7, dont il a été fait état ce matin, a bien confirmé ce lien entre changement climatique, fragilisation des États et crises.

Peut-être le Livre blanc n’a-t-il pas suffisamment souligné le fait que les changements climatiques aggravent ces risques et, ce faisant, les possibilités de crises voire de conflits, si à l’avenir la compétition pour l’accès à certaines ressources vitales – l’eau en particulier – n’est pas vraiment maîtrisée.

Toutefois, pas de discours d’apocalypse. La compétition pour l’accès aux ressources ne conduit pas mécaniquement à des situations de crise ou de conflit. Ainsi, contrairement à beaucoup de commentaires publics qui croient voir une compétition stratégique dangereuse pour l’accès aux ressources de l’Arctique, je vois plutôt, pour ma part, une opportunité pour les puissances riveraines à s’accorder sur la base du droit international, en particulier de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.

Il convient donc sur tous ces sujets de privilégier la diplomatie, la coopération, et la résolution de litiges par le droit, comme l’ont fait les pays riverains du Nil, du Niger ou du Sénégal. C’est bien sûr la meilleure approche, alors qu’une pression accrue sur les ressources naturelles risque d’accroître les tensions comme l’ont montré nos travaux de ce matin.

Malheureusement, la diplomatie préventive échoue parfois, et les crises peuvent déboucher sur des conflits. Il nous appartient donc de dresser une nouvelle cartographie des risques associés aux changements climatiques, afin de mieux anticiper les risques de tensions internationales. L’objectif, c’est bien sûr aussi de mieux diriger nos efforts de prévention, ou d’action, en cas d’échec de la diplomatie préventive. Si tous les pays sont exposés aux effets des changements climatiques, les régions les plus fragiles le sont plus que d’autres, particulièrement celles qu’affecte la désertification.

Ainsi, la réduction progressive du Lac Tchad – qui a perdu près de 90% de sa surface au cours des 50 dernières années – n’est pas étrangère aux tensions et aux violences qui affectent aujourd’hui la sous-région. Si la notion de « déplacés climatiques » doit être maniée avec précaution, il n’en reste pas moins que la désertification, la pénurie d’eau dans de nombreuses régions, exercent une pression croissante sur des populations qui sont ainsi conduites à se déplacer, dans leur pays ou au-delà. Ces déplacements de populations sont dramatiques sur le plan humain. Ils exacerbent parfois des tensions internes et internationales. Car ces mouvements pourraient être de grande ampleur, l’Organisation internationale pour les migrations estimant qu’ils pourraient concerner plusieurs centaines de millions de personnes d’ici 2050.

Mais le réchauffement n’affecte pas seulement la sécurité des pays en développement. La France est également exposée au dérèglement climatique, sur son territoire métropolitain ou dans ses territoires ultramarins, de même que ses 11 millions de km² de zone économique exclusive répartie sur tous les océans du globe. Tous sont ainsi concernés par des événements climatiques extrêmes, et le seront sans doute d’ailleurs de façon croissante.

Comme le ministre des Affaires étrangères l’a dit ce matin, ces enjeux dépassent largement le seul périmètre du ministère de la défense. Si celui-ci – du fait de l’importance, de la diversité et de la polyvalence de ses moyens humains et matériels – constitue à l’évidence un acteur important, il est aussi très clair qu’une action globale mêlant anticipation, protection, prévention et intervention est naturellement interministérielle, à l’image de l’action de l’Etat en mer.

Cette organisation interministérielle permet en effet de coordonner les moyens d’action des différentes administrations compétentes dans le domaine maritime ; les armées sont ainsi conduites à apporter des secours aux populations victimes de catastrophes naturelles, en soutien des forces de sécurité civiles, interventions qui sont aussi effectuées au profit de pays voisins et amis, récemment encore dans le Pacifique Sud.

De nombreux pays, dont la France, ont déjà pris en compte le facteur climatique dans leur politique de défense. Plusieurs de nos alliés et partenaires, en Amérique du Nord et en Europe, se sont engagés dès le début des années 2000 dans des travaux d’analyse des changements climatiques, afin d’anticiper leurs impacts sécuritaires sur le plan national et international et de prendre des mesures d’adaptation nécessaires. Leur témoignage cet après-midi illustre à quel point nous sommes passés du stade de la réflexion à celui de l’action.

Conséquence de l’engagement des pays de l’Union européenne en faveur de la transition énergétique, il a été décidé que le secteur européen de la défense devait également contribuer à cet effort collectif. Je rappelle ici que le Conseil européen a fixé comme objectif, en octobre 2014, une réduction d’au moins 40% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990.

En effet, les forces armées européennes sont les plus grands consommateurs publics unitaires d’énergie au sein de l’Union européenne et le plus important propriétaire public de terrains et d’infrastructures – 1% de la superficie de l’Europe –, domaine foncier dont une meilleure exploitation permettrait de réduire leurs besoins énergétiques. Il a donc été confié à l’Agence européenne de défense le soin de coordonner les efforts en matière de recherche et de technologie sur l’efficacité énergétique et les sources d’énergie renouvelables, et je veux ici souligner son travail remarquable.

Dans le cadre de l’OTAN, c’est sous un angle différent que la question est abordée : celui de la protection de l’environnement et de la sécurité énergétique. Je souhaite souligner que, dans ce cadre, des projets d’équipements militaires « verts » ont été lancés, dans lesquels la France joue un rôle majeur.

Car au niveau national, notre ministère s’est déjà fortement mobilisé au cours des dernières années. Cette mobilisation s’est traduite par l’élaboration d’une Stratégie de développement durable de la défense, en 2012. Ce document couvre plusieurs volets essentiels de l’adaptation aux changements climatiques : la préservation de l’environnement, les économies d’énergie et les énergies renouvelables, la prise en compte de la question énergétique et du recyclage – dès la phase de conception des équipements militaires, comme ce fut le cas par exemple avec la frégate multi-missions de dernière génération, la FREMM.

Plusieurs réalisations illustrent la mise en œuvre effective de cette stratégie. Je signale par exemple les efforts engagés pour rendre compatibles les activités opérationnelles des armées avec la nécessaire préservation de l’environnement et de la biodiversité. Ainsi, 80% des terrains militaires sont classés ou sous convention de gestion écologique. Des efforts ont été engagés en matière de réduction de la consommation d’eau, de gestion des déchets, de véhicules propres et de constitution d’une filière pour le démantèlement des matériels. Enfin, mon ministère s’est fixé pour objectif de réduire sa consommation énergétique de 20% d’ici 2020, alors même que sa consommation de pétrole a déjà été réduite de 17% au cours de ces dernières années.

J’entends naturellement que nous poursuivions ces efforts, car la Défense peut et doit contribuer effectivement aux politiques publiques de développement durable. Je pense néanmoins que nous devons aller encore plus loin. En effet, l’ampleur et la diversité des défis soulevés par les changements climatiques sur le plan sécuritaire, au niveau national et international, nécessitent une analyse globale de leur incidence sur les fonctions stratégiques définies par notre Livre blanc, en particulier les fonctions connaissance-anticipation, protection, prévention et intervention. Cette analyse approfondie pourra alors déboucher sur un plan d’action stratégique.

Le séminaire organisé demain par l’Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire, en présence d’experts internationaux dont certains sont parmi nous aujourd’hui, devrait contribuer à alimenter cette réflexion, et favoriser ainsi une meilleure prise en compte de la question climatique par notre politique de défense. Je veux par avance les en remercier.

C’est bien la raison de cette conférence, et je veux à nouveau en remercier les organisateurs, en particulier la Direction générale des relations internationales et de la stratégie et ses agents, notamment Nicolas Regaud qui en a supervisé la préparation. Cette journée aura contribué de façon essentielle à l’objectif de mobilisation internationale sur des enjeux et des défis globaux, que nous relèverons ensemble, et non chacun dans nos pays ou nos régions. A cette fin, je réunirai à l’issue de cette conférence l’ensemble des ministres et de leurs représentants qui ont répondu à mon invitation afin d’évoquer avec eux les pistes de progrès et de coopération envisageables. Notre objectif commun, c’est qu’une dynamique durable de dialogue et de coopération s’engage au niveau international entre les ministères de la défense sur les questions climatiques et de sécurité.

Mesdames et Messieurs,

Je retiens de nos travaux d’aujourd’hui que le changement climatique est aussi l’affaire des ministres de la défense et des armées du monde. Pas à la marge ou dans un avenir plus ou moins lointain, mais dès maintenant et comme un déterminant fort de notre sécurité à tous.

Nous avons donc, tous et chacun d’entre nous, un intérêt direct et fort à ce que les négociations climat réussissent et produisent dans quelques semaines un accord universel et ambitieux. C’est le message que je vous propose de porter à nos chefs d’Etat et de gouvernements, à nos négociateurs et à nos opinions publiques, tant il est vrai que les sociétés civiles sont un acteur majeur du succès de cette négociation

Par cet appel et par les mesures concrètes que nous allons nous efforcer de promouvoir, notre conférence d’aujourd’hui apportera sa contribution au succès de la COP21 et à la construction d’un monde en paix pour ce XXIème siècle.

Je vous remercie de votre attention.


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