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La DGA réceptionne le premier B2M

La DGA réceptionne le premier B2M

Paris le 30 mars 2016. Source : DGA.
La DGA a réceptionné le 25 mars 2016 le « d’Entrecasteaux », premier bâtiment multimissions (B2M) destiné aux missions de souveraineté outre-mer. Ce nouveau bâtiment rejoindra prochainement son port d’attache de Nouméa en Nouvelle-Calédonie.[1]

Le D’Entrecasteaux,[2] le bâtiment multi-missions (B2M)

Trois bâtiments multimissions ont été commandés par la DGA au groupement d’entreprise Kership, co-détenu par les industriels Piriou et DCNS, le 30 décembre 2013. Les deuxième et troisième B2M sont destinés respectivement à la Polynésie et la Réunion. L'actualisation de la Loi de programmation militaire 2014-2019 prévoit la commande d'un quatrième B2M.

Ces bâtiments sont destinés à assurer les missions de souveraineté outre-mer : présence, surveillance et protection des intérêts français dans les zones économiques exclusives, projection de forces, soutien logistique et sauvegarde et assistance au profit des populations.

Armés par un équipage de 20 marins et d’un déplacement d’environ 2300 tonnes en charge, les B2M peuvent atteindre une vitesse de 13 nœuds. Ils permettront d’effectuer des missions de 30 jours sans ravitaillement et seront en mesure de naviguer 200 jours par an.

[1] B2M : les futurs « couteaux suisses » de la marine nationale : Des navires qui permettront de projeter des forces de police et de gendarmerie, porter assistance à la population, lutter contre les incendies, transporter des marchandises… Cela sera possible d’ici à 2015 avec les B2M ! Des bâtiments multimissions cruciaux pour la surveillance et la protection de nos espaces maritimes en Outre-Mer, très attendus par nos forces.

Les B2M sont des bâtiment multimissions de surveillance et de protection

Pas un, ni deux, mais bien trois exemplaires du B2M ont été commandés aux industriels français Piriou et DCNS en décembre 2013. Un marché global d’une durée de plus de huit ans, qui couvre aussi bien les études, la construction que le maintien en condition opérationnelle. Objectif : remplacer trois bâtiments de transport léger actuellement déployés en Outre-mer, qui vont être prochainement retirés du service et désarmés. « Un premier bateau est déjà en construction et devrait être livré en 2016 en Nouvelle-Calédonie, à Nouméa. Les deux autres suivront en 2016 pour les Antilles (Fort de France) et la Polynésie française (Papeete) », explique Chantal Péchoux, manager B2M à la DGA.

Leurs missions ? « Assurer l’ensemble des actions de l’État en mer : la surveillance et la protection des intérêts français dans les zones économiques exclusives (ZEE), la sauvegarde et l’assistance au profit des populations notamment en cas de catastrophes naturelles, la projection de forces de police ou de gendarmerie dans le cadre de la lutte contre l’immigration illégale, le narcotrafic, la piraterie ou encore la police des pêches », poursuit-elle.

Une large palette d’équipements

Quels sont les points forts de ces futurs B2M ? D’abord, leur robustesse et leur endurance : avec une longueur de 65 m, une largeur de 14 m et un tirant d’eau de 4,2 m, ils ont un design qui s’inspire des navires de soutien à l’offshore (ex : plateformes pétrolières ) et peuvent atteindre la vitesse de 13 nœuds. Ensuite, leur autonomie : ils sont capables de naviguer 250 jours par an et permettent des opérations de 30 jours sans ravitaillement avec 40 personnes à bord. « Mais là où ils font toute la différence, c’est avec leur plate-forme multimissions qui font d’eux de véritables "couteaux suisses"de la marine nationale », tient à souligner Chantal Péchoux.

La palette des équipements des B2M est en effet très large et en autre :

- un pont d’une surface importante pour stocker des conteneurs, et véhicules 4x4 ;
- une grue de 17 t pour manutentionner seul ses conteneurs et son embarcation de servitude ;
- des capacités importantes pour stocker et délivrer de l’essence, du gasoil, de l’eau douce… ;
- une infirmerie pouvant accueillir jusqu’à trois personnes hospitalisées ;
- un treuil pour porter assistance et remorquer des navires en difficulté ;
- une embarcation de 8 m pour débarquer personnels et fret ;
- un dispositif de lutte contre les incendies et des canons à eau d'assistance;
- deux embarcations rapides pour projeter des forces de police ;
- une capacité de réaliser des opérations d’hélitreuillage ;
- une passerelle panoramique avec une visibilité à 360° pour une surveillance optimale ;
- de solides moyens de communication ;
- la possibilité de mettre en œuvre des plongeurs via une plateforme spécifique ;
- une capacité de poser un hélicoptère léger sur le pont en mesures conservatoires.

Autant de possibilités de missions et d’usages sur un espace si compact et si contraint. Source : DGA.

[2] Antoine Raymond Joseph de Bruni1 d'Entrecasteaux, dit le « chevalier d'Entrecasteaux », né le 7 novembre 1737 au château d'Entrecasteaux et mort le 20 juillet 1793 dans l'océan Pacifique, est un navigateur français qui partit en 1791, à la tête de deux frégates, La Recherche et L'Espérance, à la recherche de l'expédition de Jean-François de La Pérouse, explorant tour à tour les rivages de Nouvelle-Zélande, la Nouvelle-Calédonie, les îles Tonga et les côtes australiennes. En 1785, il reçoit le commandement de la Résolution et dirige les forces navales françaises en océan Indien. Il s'y distingue par des navigations hardies : ouvrant une nouvelle route maritime vers la Chine, il choisit de passer le détroit de la Sonde, les Moluques, les Mariannes et les Philippines, jusqu'à Canton, en traversant, contre la mousson, des régions inexplorées et dangereuses.

Six bâtiments de la marine nationale française ont porté son nom... Parmi eux, le croiseur D'Entrecasteaux, un croiseur protégé de 1ère classe construit par la Marine française. Lancé en juin 1896, il fut mis en service en 1899 et retiré en 1922 puis cédé à la Pologne où il prendra le nom de Bałtyk. Un croiseur protégé est un type de croiseur de la marine de la fin du XIXe siècle dont les parties vitales étaient recouvertes d'un blindage en dos d'âne de 30 à 80 mm d'épaisseur et dont la vitesse varie entre 16 à 18 nœuds en fonction de son poids de déplacement (entre 4 000 à 8 000 tonnes), offrant une protection sur les organes vitaux du navire, la salle des machines et la soute à munitions. Il est considéré comme le précurseur du futur croiseur léger et croiseur lourd. Vite obsolète, le cuirassé protégé sera remplacé par le croiseur cuirassé, précurseur du croiseur de bataille.

Le croiseur protégé D'Entrecasteaux


 


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