Trump at Nato Summit _White House Photo
Dossiers de la redaction

Trump II : Le chaos et la pitié

Depuis sa réélection, nous dénonçons ici sans relâche la guerre que mène Donald Trump contre l’Europe. En six mois, il a pulvérisé 80 ans d’alliance occidentale, ce pacte qui avait garanti la paix sur notre continent. Le monde craque désormais sous les pieds d’un président fragile. Depuis six mois, Donald Trump a méthodiquement démantelé l’héritage de nos pères : cette alliance occidentale qui a bercé la paix en Europe qui n’est plus qu’une épitaphe. Son prétexte ? Éradiquer un prétendu « État profond ». Pour quel résultat ?

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Photo BS © Mottive
Dossiers de la redaction

Le Serpent à plumes de New Delhi

La nomination de Gor n’est pas l’exécution politique d’un homme ; elle est une manœuvre clé dans l’exécution planifiée de l’ordre de sécurité européen et de l’alliance transatlantique. Loin d’être une simple anecdote diplomatique, cet événement doit être analysé comme un symptôme et un instrument de la « guerre grise ».

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Laurence Saint-Gilles — Portrait ©
Renseignement

La guerre grise : Dollars, data et donations

La Russie combine un lobbying officiel peu efficace à une capture des élites plus discrète via des partenariats. Cette stratégie exploite la polarisation politique et le déclin de la confiance dans les institutions, révélant une vulnérabilité sociétale profonde aux États-Unis.

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Portrait de Steve Witkoff © European-Security
Focus

De la « Realpolitik » à la « Real-Estate-Politik »

En 2025, la paix en Ukraine n’est plus l’affaire des diplomates, mais d’un magnat de l’immobilier, Steve Witkoff, ami de Trump, parachuté négociateur sans aucune expérience. Face à ses impairs, toute critique journalistique est violemment balayée comme une « opération d’influence étrangère ». C’est l’avènement de la « Real-Estate-Politik », où la guerre est traitée comme un simple deal. Cette approche, déjà vue avec Jared Kushner au Moyen-Orient, réduit la géopolitique à une transaction. Les nations deviennent des actifs, les frontières des clauses, et les vies humaines un simple passif. On y nie la complexité de l’Histoire au profit d’une logique de pur profit. La paix n’est plus un idéal à atteindre, mais une affaire à conclure. Et la plus grande tragédie est de voir le monde applaudir cette simplification mortifère.

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Père Pedro Opeka sur TF1 (Capture d'écran)
Hedy Belhassine

Le Prix Nobel de la Paix 2025 est attribué à…

Suggérer le Nobel de la Paix pour Donald Trump relève d’une audace magnifique, presque aussi saugrenu que de réclamer pour Rocco Siffredi le prix Nobel de vertu. Ce dernier a peu de chances de voir le jour car, depuis 1968, il n’est plus possible d’élargir les catégories. Greta Thunberg n’aura donc pas davantage le prix Nobel de l’environnement. Certes, l’aplomb, lui, ne connaît aucune limite, surtout quand les grands ego barbotent dans le marigot de la suffisance.

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Trump Poutine_Patrick Chappatte ©
Dossiers de la redaction

Le bateau ivre face à l’iceberg du Kremlin

Face au maître du Kremlin, la diplomatie américaine a des allures de « bateau ivre ». Le sommet d’Anchorage en fut une illustration tragi-comique. Donald Trump, qui se vantait de pouvoir arrêter la guerre en 24 heures avec une naïveté déconcertante, est tombé dans le piège que lui tendait Vladimir Poutine. Ce dernier, stratège à sang-froid et adepte de la « technique du salami » consistant à démembrer sa proie morceau par morceau, a su exploiter la vanité et la vision à court terme de son homologue américain. Le reportage de Laure Mandeville, envoyée spéciale du Figaro à Anchorage, est une des meilleures analyses qui soit qui illustre cette « diplomatie de l’humiliation ». Pour mieux comprendre l’objectif que poursuit le stratège du Kremlin, il faut lire le papier de Laure Mandeville et se reporter à l’analyse de Françoise Thom dans le Monde qui complète le tableau.

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Laure Mandeville © All Rights Reserved
Dossiers de la redaction

The Drunken Ship Facing the Kremlin Iceberg

Faced with the Kremlin’s master, American diplomacy looks like a ‘drunken ship’. The Anchorage summit was a tragicomic illustration of this. Donald Trump, who boasted that he could end the war in 24 hours with disconcerting naivety, fell into the trap set by Vladimir Putin. The latter, a cold-blooded strategist and adept at the ‘salami technique’ of cutting his prey into pieces, knew how to exploit the vanity and short-term vision of his American counterpart. The report by Laure Mandeville, special correspondent for Le Figaro in Anchorage, is one of the best analyses available illustrating this ‘diplomacy of humiliation’. To better understand the Kremlin strategist’s objective, read Laure Mandeville’s article and refer to Françoise Thom’s analysis in Le Monde,[2] which completes the picture.

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Dossiers de la redaction

La diplomatie de l’humiliation

L’objectif de Poutine est clair : utiliser le président américain comme complice, conscient ou pas, pour forcer l’Ukraine à des concessions territoriales et la faire capituler. La rencontre, qui devait être celle de la « poursuite de la paix » à Anchorage a tourné à l’« humiliation auto-infligée » pour Washington, sans la moindre contrepartie. Fasciné par l’ancien officier du KGB, Trump lui a offert une légitimation spectaculaire sur le sol américain. Si le pire, un « Yalta de l’Arctique », semble pour l’heure avoir été évité, les dirigeants européens sont attendus à la Maison-Blanche de soir pour tenter de raisonner un président qui a conseillé à l’Ukraine d’« accepter le deal » en convoquant Zelensky dans le bureau ovale, seul, pour mieux le faire fléchir.

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Poutine-Trump_Euradio 27 mai 2025
Dossiers de la redaction

Gipfeltreffen in Anchorage: Trump in der russischen Falle

Putins Ziel ist ganz klar: Er will den amerikanischen Präsidenten als willigen oder unfreiwilligen Komplizen benutzen, um die Ukraine zu territorialen Zugeständ-nissen zu zwingen und sie zur Kapitulation zu bewegen. Das Treffen, das eigentlich der „Fortsetzung des Friedens” in Anchorage dienen sollte, wurde für Washington zu einer „selbstverschuldeten Demütigung” ohne jegliche Gegenleistung. Fasziniert von dem ehemaligen KGB-Offizier, verschaffte Trump ihm auf amerikanischem Boden spektakuläre Legitimität. Wenn das Schlimmste, ein „Jalta der Arktis”, scheint vorerst abgewendet, werden die europäischen Staats- und Regierungschefs heute Abend im Weißen Haus erwartet, um einen Präsidenten zur Vernunft zu bringen, der der Ukraine geraten hat, „den Deal zu akzeptieren”, indem er Selenskyj allein in das Oval Office bestellte, um ihn besser unter Druck zu setzen, der anschließend mehrere Staats- und Regierungschefs traf, die gekommen waren, um ihn zu unterstützen. Die Europäer sollten sich daran erinnern, dass sie sich in einer starken Position befinden, wie die Historikerin Françoise Thom in einem Artikel in Le Monde,[2] betont hat, da Russland wirtschaftlich weitgehend von Europa abhängig ist.

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