Bundeskanzler Helmut Kohl_Bundesregierung © Stutterheim
Pages d'Histoire

France-Allemagne : Je t’aime, moi non plus 1990-2025 (6)

Une nuit dans le Caucase, en juillet 1990. Une nuit devant le Reichstag, trois mois plus tard. Entre les deux, l’Allemagne redevient un État pleinement souverain — et rien, dans la relation franco-allemande, ne s’en remettra jamais tout à fait.

Il fait chaud, en cette nuit de juillet 1990, dans les montagnes du Caucase. Autour d’une table de bois installée en plein air, Helmut Kohl, Hans-Dietrich Genscher et Mikhaïl Gorbatchev discutent, détendus, presque familiers — la scène a des allures de datcha entre amis plus que de sommet diplomatique. C’est pourtant là, dans cette ambiance qui ne laisse rien deviner de l’enjeu, que se joue l’un des accords les plus lourds de conséquences de la fin du XXe siècle : Gorbatchev cède. L’Allemagne réunifiée pourra rester membre de l’OTAN. L’URSS, en pleine décomposition, n’a plus les moyens d’imposer sa neutralité.

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Plaque à la mémoire de De Gaulle et d'Adenauer devant la KAS à Berlin — Photo © Joël-François Dumont
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France-Allemagne : L’axe et ses épreuves 1958-1989 (5)

Vingt-cinq ans séparent la rencontre de Colombey de la chute du Mur. Vingt-cinq ans pendant lesquels deux pays, réconciliés sur le papier depuis 1963, vont apprendre à se faire confiance dans les faits — au fil de crises, de divergences stratégiques, et d’un couple de dirigeants après l’autre. Cinquième volet de la série, cet article retrace comment l’axe franco-allemand a tenu, jusqu’à ce qu’un séisme que personne n’avait vu venir vienne le fissurer une dernière fois.

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Robert Schuman en 1958 Photo © European-Union
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France-Allemagne : Des ruines à l’Europe naissante 1945-1959 (4)

‘est dans ce climat d’apaisement méthodique — Schuman, CECA, Sarre réglée — que le général de Gaulle, revenu au pouvoir en juin 1958, consacre d’abord sa première année à refonder les institutions françaises : nouvelle Constitution, élections, puis son investiture comme président de la République le 8 janvier 1959. Ce n’est qu’une fois cette refondation achevée qu’il peut se tourner vers la relation avec Bonn — rencontrant pour la première fois le chancelier Adenauer dès septembre 1958, en pleine transition institutionnelle, puis engageant véritablement la relation bilatérale à partir de 1959.

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Empereur Guillaume II par Thomas Heinrich Voigt
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France-Allemagne : La marche vers l’abîme 1871-1914 (2)

Entre le traité de Francfort et l’été 1914, la France et l’Allemagne ne se sont pas fait la guerre. Mais ces quarante-trois années de paix armée n’en sont pas moins celles où s’est forgée, méthodiquement, la mécanique qui allait faire basculer l’Europe entière dans la catastrophe. Deuxième volet de la série, cet article retrace comment un désir de revanche, un culte de la puissance et un système d’alliances devenu incontrôlable ont transformé un attentat local en guerre mondiale.

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Proclamation à Versailles dans la galerie des glaces de l'empire d'Allemagne (18 janvier 1871)
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France-Allemagne : Toute une histoire

Comment une bataille napoléonienne a-t-elle pu semer, en Prusse, les germes d’un antagonisme qui allait empoisonner l’Europe pendant plus d’un siècle ? Premier volet d’une série consacrée à la relation franco-allemande, cet article retrace la naissance du sentiment national allemand dans l’humiliation, et sa première grande revanche : l’unification de l’Allemagne par « le fer et le sang », aux dépens de la France.

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Proclamation à Versailles dans la galerie des glaces de l'empire d'Allemagne (18 janvier 1871)
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France-Allemagne : L’engrenage de la haine 1805-1871 (1)

Comment une bataille napoléonienne a-t-elle pu semer, en Prusse, les germes d’un antagonisme qui allait empoisonner l’Europe pendant plus d’un siècle ? Premier volet d’une série consacrée à la relation franco-allemande, cet article retrace la naissance du sentiment national allemand dans l’humiliation, et sa première grande revanche : l’unification de l’Allemagne par « le fer et le sang », aux dépens de la France.

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Napoléon III et Bismarck, le 2 septembre 1870 à Donchery, après la bataille de Sedan d’après Wilhelm Camphausen
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La relation franco-allemande : D’une hostilité séculaire à une alliance fondatrice XXX

La France et l’Allemagne ont longtemps été des ennemis que certains ont peut-être abusivement qualifié d’héréditaires. En fait, l’antagonisme est d’abord devenu conflictuel avec l’Autriche, puis avec la Prusse. Alors que les rois de France s’entendaient plutôt bien avec les empereurs d’Autriche et avec le roi de Prusse, le Premier empire issu de la Révolution française a voulu, dés sa création en 1804, en découdre avec un empire catholique au Centre-Europe et un empire protestant ?En 1802, le 2 décembre quand Napoléon a gagné magnifiquement la « guerre des 3 empereurs à Austerlitz », autant il a su être magnanime avec l’Autriche et avec la Russie, autant il a été impitoyable avec la Prusse. Alors que cette guerre terrestre avait été financée par l’Angleterre qui avait défait l’empire français sur les mers avec l’amiral Nelson à Trafalgar, mais n’ayant ni infanterie ni cavalerie, pouvait difficilement s’aventurer dans une guerre terrestre avec la France. Napoléon a rendu son épée à l’Empereur d’Autriche, sous la condition que celle-ci n’attaquerait plus la France. Idem pour la Russie, libérant leurs officiers, les soldats restant traditionnellement détenus jusqu’à la signature d’un accord de paix. En ce qui concerne les Prussiens qui avaient alors la première armée d’Europe, ceux-ci sont rentrés à Berlin humiliés.

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Jean Durtzer — Photo © Tous droits réservés
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Le dernier salut d’un « malgré nous »

Cette plaque aux Invalides est de pierre froide, mais ton souvenir, lui, est brûlant de vie. Tu restes pour nous l’exemple que même au cœur de la contrainte la plus absolue, un homme peut toujours choisir son destin. Tu as su brandir la flamme de la Résistance là où personne ne l’attendait.

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général Jean Ganeval
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Berlin-Tegel 1948 : Le coup de génie français

D’occupants à protecteurs, les forces françaises à Berlin ont radicalement changé la donne. D’abord mise à l’écart après-guerre, la France a arraché son propre secteur pour devenir un acteur clé. Plus que des soldats, ils furent des bâtisseurs et des agents de la dénazification. Puis vint le blocus soviétique de 1948, leur heure de vérité. Tandis que les États-Unis et la Grande-Bretagne dominaient les airs, la France a joué son va-tout au sol. Leur coup d’audace : construire un aéroport entier, Tegel, en un temps record de 90 jours.

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