Il est des moments dans l’Histoire où le destin, fatigué de la grandeur, semble vouloir se reposer dans la boue. J’ai vu, au cours de ma longue existence, la France brisée, l’Europe déchirée, le monde au bord du gouffre. Mais ce que je vois aujourd’hui, depuis la solitude glacée où l’observation du monde devient une torture pour l’esprit, n’est pas une tragédie : c’est une farce. Une farce sinistre, certes, mais une farce tout de même, jouée par des acteurs de second ordre sur un théâtre dont les décors s’effondrent.
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