Lorsque le 10 juin dernier le calife s’autoproclama empereur des arabes, le monde accueillit l’annonce comme celle d’un premier avril. Vexé par cette planétaire indifférence, le nouveau vizir du Levant massacra quelques hérétiques, bouscula les Kurdes et pour faire bonne mesure déporta en masse les chrétiens. Il s’appropria aussi quelques champs de pétrole et surtout, un gigantesque barrage en enrochement dont l’équilibre précaire menaçait d’engloutir Mossoul sous le tsunami d’une vague de 20m de haut avant d’aller d’inonder Bagdad. Enfin, pour bien marquer sa détermination l’homme en mousseline noire ordonna que l’on égorgea un Américain devant la caméra de ses amis de Facebook.
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