Général Schneiderhan_07a
Pages d'Histoire

Il faut reconnaître sa propre histoire et sa propre culpabilité

Lors de la commémoration du Jour de deuil national au Bundestag (Volkstrauertag) en présence de SAR la princesse Victoria de Suède et du président de RFA, Frank-Walter Steinmeier et devant 1200 invités, le général Wolfgang Schneiderhan, président du Volks-bund, Deutsche Kriegsgräberfürsorge e.V, organisa-tion humanitaire allemande vieille de plus d’un siècle, chargée de donner et d’entretenir les sépultures de tous les soldats allemands, dans 46 pays du monde, a rendu hommage aux « victimes des deux Guerres Mondiales qui, ensemble, ont coûté la vie à plus de 80 millions de personnes, autant que la population totale de l’actuelle RFA » avant de citer en exemple « la Suède, pays sur le quel on sait toujours pouvoir compter pour la paix et la démocratie… La guerre et la dictature sont liées. A l’inverse, cela signifie que la paix a besoin de la démocratie … Le souvenir des morts des deux guerres mondiales est en même temps et toujours un appel à la paix, à la tolérance, à la démocratie, à la communauté et à la solidarité.»

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11 novembre 2023_Julius -Leber Kaserne, Berlin - Photo © Joël-François Dumont
Pages d'Histoire

11 novembre : Mémoire d’un jour ou jour de mémoire ?

L’histoire de la France contemporaine ne se limite pas à trois dates : le 14 juillet — jour de la fête nationale, le 11 novembre — jour où fut signé l’armistice de 1918 qui mit fin aux combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918) — et le 8 mai 1945 — jour de la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie — trois dates « inscrites dans le marbre ». Trois jours qui ont en commun de rassembler les Français autour de leur armée pour honorer la mémoire de nos anciens tombés au champ d’honneur. Trois jours célébrés aux côtés de nos plus fidèles alliés rejoints par la République fédérale d’Allemagne, qui a succédé à l’empire allemand, notre ennemi d’hier. Trois grandes célébrations organisées chaque année autour de l’Arc de triomphe — mais aussi à l‘étranger — par nos compatriotes expatriés autour des missions militaires françaises et alliées et de nos associations patrio-tiques qui gardent fidèlement cette mémoire.

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CV Léonelli dévoilant la plaque au cimetière des Français de Jöterbog
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Français et Allemands : un devoir de mémoire partagé

En août 1813, Napoléon déclenche une offensive générale pour prendre Berlin. A Jüterbog, 70 km au sud, les troupes prussiennes et russes des généraux von Tauentzien et von Bülow (Prusse) et suédoises commandées par Jean-Baptiste Bernadotte opèrent leur jonction et stoppent la progression vers Berlin des armées françaises de Ney et d’Oudinot. L’armée du Nord va leur imposer une défaite sans appel. 10.000 morts et blessés côté prussien, 22.000 côté français, morts, blessés ou prisonniers de guerre. La ville de Jüterbog et la région du Brandenbourg ont restauré les monuments en l’honneur des soldats français morts en 1813 et en 1871, enterrés au « cimetière des Français ». Comme l’a si bien dit Jean d’Ormesson : « Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents, dans la mémoire des vivants »

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Simone Segouin nous a quittés

Simone Segouin, la dernière Résistante d’Eure-et-Loir, s’est éteinte à l’âge de 97 ans, à Courville-sur-Eure, mardi 21 février 2023. Sous le nom de guerre de Nicole Minet, elle choisit la clandestinité et rejoint à 18 ans les rangs des Francs-tireurs et partisans (FTP) dans le maquis d’Eure-et-Loir et fera toute la guerre dans la Résistance. Elle sera la seule femme à défiler en uniforme lorsque le général de gaulle viendra célébrer la Libération à Chartres. Le Président de la République salue aujourd’hui la mémoire d’une femme combattante.

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Bataille des trois empereurs à Austerlitz — Photo © Joël-François Dumont
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Beraten wird von vielen… Handeln wird nur von einem getan (De Gaulle)

Seit zwei Jahrhunderten stellt sich in Frankreich – aber nicht nur dort – die gleiche Frage: Warum haben wir Politiker, die immer « einen Krieg zu spät » kommen, und « gleichzeitig », warum ist unser Militär verpflichtet, immer « einen Krieg voraus » zu sein? Und nicht zuletzt fragen wir uns, warum die öffentliche Meinung so oft Debatten den Vorrang gibt, die angesichts der Herausfor-derungen belanglos sind, insbesondere zu einer Zeit, in der an den Grenzen Stiefelgeräusche zu hören sind. […]

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Petr Cibulka, ancien dissident et membre de la Charte 77
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Délibérer est le fait de plusieurs… Agir est le fait d’un seul (De Gaulle)

Depuis deux siècles, une même question se pose en France — mais pas seulement — Pourquoi avons-nous des politiques qui ont toujours « une guerre de retard » et « en même temps », pourquoi nos militaires ont-ils pour obligation d’avoir toujours « une guerre d’avance » ? Sans oublier de nous demander pourquoi l’opinion publique donne si souvent la priorité à des débats futiles au regard des enjeux, particulièrement au moment où les bruits de botte se font entendre aux frontières.

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Napoleons_Berlin_(27.10.1806) par Richard Knötel
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Úmysl je dílem mnoha… čin je dílem jednoho (De Gaulle)

Když si znovu přečteme paměti generála de Gaulla a Winstona Churchilla, dvou posledních velikánů tohoto století pro Evropany, a poslechneme si jejich projevy, jak můžeme neříci, že Evropa ztratila velkou příležitost zůstat vedoucí světovou mocností? Aniž bychom si zapomněli položit otázku, proč veřejné mínění tak často dává přednost marným debatám o sázkách, zvláště když na hranicích je slyšet hluk bot.

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