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Le Canada et l’Initiative Européenne de Défense et de Sécurité

Le Canada et l’Initiative Européenne de Défense et de Sécurité

Discours du ministre canadien de la défense nationale, l'Honorable Art Eggleton, devant l'Assemblée parlementaire de l'UEO et l'Assemblée européenne de sécurité et de défense intérimaire. Paris, le 7 décembre 2000. Source: Ministère de la défense nationale, Ottawa, le 11 décembre 2000.

Je suis heureux de cette occasion qui m'est donnée de prendre la parole devant un groupe de parlementaires aussi distingué.

Sachant que l'Union de l'Europe occidentale est à un tournant de son histoire, je me sens privilégié de pouvoir vous expliquer comment le Canada envisage l'avenir de la sécurité et de la défense européennes.

Au cours de la dernière décennie, la sécurité européenne a connu des transformations majeures.

L'Europe n'est plus divisée, et il n'y a plus de conflit Est-Ouest. Les problèmes de sécurité de l'époque de la guerre froide, qui constituaient un lourd fardeau pour chacun de nos pays et pour l'Alliance atlantique, ont pratiquement disparu. Nous entrons maintenant dans la deuxième décennie de l'après-guerre froide.

Depuis la fin de la guerre froide, de profonds changements ont transformé le visage de la sécurité européenne. Il y a eu des événements troublants, comme le tumulte dans les Balkans et dans d'autres parties du continent européen. Mais il y a eu aussi des changements souhaitables et très progressifs, comme le mouvement vers une plus grande responsabilité européenne en matière de gestion des crises.

Nous avons pratiquement tous dû réviser nos politiques de défense pour tenir compte du nouveau contexte stratégique de l'après-guerre froide, qui présente des avantages mais aussi des inconvénients. Le Canada n'a pas fait exception à cette règle.

Nous avons commencé à adapter notre politique au nouvel ordre mondial au début des années 1990. Le résultat de ces efforts est un Livre blanc sur la défense que nous avons publié en 1994.

Depuis, ce document a bien servi notre pays en lui permettant de traverser sans encombre une période marquée par l'incertitude. Une période au cours de laquelle nos forces armées ont été appelées à participer à des opérations de maintien et d'imposition de la paix. Une période au cours de laquelle nous avons dû constamment contribuer au maintien de la sécurité européenne, surtout dans les Balkans.

Dans notre politique de défense, nous avons décidé que :

  • Les intérêts vitaux du Canada seront mieux servis si notre pays continue de participer aux opérations multilatérales visant à restaurer et à renforcer la sécurité mondiale.
  • Cela nous oblige à entretenir des forces armées polyvalentes et aptes au combat. Et nous devons nous concentrer sur le développement des capacités requises pour faire face à toute une gamme de problèmes de sécurité.
  • Nous avons également décidé que la stabilité de l'Europe est une préoccupation essentielle pour le Canada, et qu'elle le demeurera.
  • Les raisons de notre participation à la défense de l'Europe peuvent évoluer - comme elles l'ont fait dans le passé. Mais les principes fondamentaux de notre politique de défense ne changent pas : ils sont validés par l'expérience.

L'un de ces principes veut que les intérêts vitaux du Canada soient mieux servis par un système international qui repose sur la paix et la stabilité. Notre idéal est un système fondé sur la primauté du droit, le respect des droits de la personne et le règlement pacifique des conflits.

Ce n'est pas par hasard que ces principes et ces objectifs constituent la base de l'Alliance atlantique, telle qu'établie dans le Traité de l'Atlantique Nord. L'expérience de la dernière décennie montre que l'élimination de la menace militaire immédiate contre l'Europe de l'Ouest n'a pas diminué l'importance de l'OTAN. L'OTAN demeure le principal organisme de consultation et de coordination des politiques sur les questions qui préoccupent la communauté des pays de l'Atlantique Nord. L'OTAN incarne le lien transatlantique, qui est essentiel à notre sécurité et notre défense collectives.

Mais je ne parle pas de l'OTAN de la guerre froide. Je parle de l'OTAN d'aujourd'hui.

  • Une OTAN qui a un rôle substantiel et durable à jouer dans la région euro-atlantique.
  • Une OTAN qui est capable de promouvoir les valeurs enchâssées dans le Traité, et donc de contribuer au renforcement de la stabilité et de la sécurité d'un bout à l'autre du continent européen :
  • En ouvrant ses portes à de nouveaux membres;
  • En encourageant les consultations et la coopération avec d'autres pays européens dans le cadre du Conseil de partenariat euro-atlantique et du Partenariat pour la paix;
  • En établissant un dialogue privilégié avec la Russie et l'Ukraine sur les questions de sécurité - l'OTAN a fait un grand pas en avant en démontrant son utilité dans le monde de l'après-guerre froide;
  • En favorisant la limitation des forces militaires conventionnelles dans le Traité sur les forces conventionnelles en Europe;
  • En s'attaquant aux problèmes liés à la prolifération des armes de destruction massive;
  • En proposant un nouveau dialogue avec les pays méditerranéens - l'OTAN joue un rôle clé dans le renforcement de la sécurité régionale, et cela bien au-delà du territoire de ses pays membres.
  • Et l'OTAN est capable d'agir efficacement et de façon décisive.

En 1995, lorsqu'elle a déployé la Force de mise en œuvre du plan de paix (IFOR) en Bosnie, l'OTAN est entrée dans une nouvelle phase de son existence. L'IFOR est une véritable force militaire multinationale qui est sous le commandement de l'OTAN, et qui contribue à l'instauration d'une paix durable en garantissant à toutes les parties un environnement sécuritaire.

La campagne du Kosovo et le déploiement de la KFOR ont montré encore une fois que les Alliés sont prêts à utiliser la force militaire pour atteindre des objectifs politiques comme la paix, la justice et la primauté du droit.

Le Canada a participé activement à toutes les missions militaires de l'Alliance depuis l'IFOR. De l'IFOR à la SFOR puis à la KFOR, le Canada a été présent sur le terrain. Et dans les airs.

En effet, nous avons effectué un nombre considérable de missions aériennes pendant la campagne du Kosovo.

Donc, pour le Canada, l'OTAN est bien plus qu'une " simple alliance militaire ". C'est pourquoi nous avons appuyé fermement toutes les étapes de l'adaptation et de la réforme de l'OTAN pendant l'après-guerre froide. Aujourd'hui, on peut dire honnêtement que l'Alliance possède les caractéristiques d'un organisme de sécurité régional qui protège ses intérêts et exerce son influence dans toute la région transatlantique. Il y a des développements récents qui intéressent beaucoup le Canada, et que nous avons accueillis favorablement. Et nous continuerons sûrement de les appuyer.

Ce qui m'amène à la question de la politique européenne de sécurité et de défense.

La position Canada dans ce débat est unique à bien des égards.

  • Nous ne sommes pas une superpuissance.
  • Nous n'avons ni la capacité ni l'intention d'agir seuls sur la scène internationale.
  • Nous ne sommes pas membres de l'Union européenne.

Mais cela ne signifie pas que nous sommes indifférents aux efforts visant à créer une Identité européenne de sécurité et de défense. Ou que nous souhaitons rester à l'écart en cas d'opération sur le sol européen. En effet, notre dossier jusqu'ici parle de lui-même.

Le Canada a participé à de nombreuses missions à l'étranger avec des pays membres de l'Union européenne - parfois sans que les États-Unis soient présents. Par exemple, au tout début de la crise yougoslave, le Canada a participé à la Mission de vérification de la Communauté européenne, ce que n'ont pas fait les États-Unis.

Le Canada a également fait une importante contribution à la Force de protection des Nations Unies (FORPRONU), notamment en lui fournissant son commandant adjoint. Par conséquent, il est tout à fait possible que le Canada ait intérêt à participer à une opération dirigée par l'Union européenne.

Et nous sommes convaincus que, étant donné que nous avons travaillé ensemble au sein de l'OTAN et ailleurs, les pays membres de l'Union européenne trouveront qu'il est dans leur intérêt d'avoir le Canada à leurs côtés.

En un mot : Nous sommes plus décidés que jamais à contribuer à la sécurité européenne. C'est un engagement qui s'appuie sur des intérêts et sur des actes.

Pendant les deux guerres mondiales, tout au long de la guerre froide, et dans le cadre des missions de maintien et d'imposition de la paix, le Canada a contribué à la sécurité européenne.

L'histoire de notre pays est marquée de façon indélébile par cet engagement et par les sacrifices qu'il a exigés de nos soldats, de nos marins et de nos aviateurs. Plus de 100 000 de nos militaires ont trouvé la mort et sont enterrés en sol européen. Pour le Canada, ils sont des symboles éternels. À ceux qui croient que les Canadiens sont rentrés chez eux après ces missions, je réponds ceci : " Nous ne sommes jamais partis! " Le lien entre le Canada et l'Europe en matière de défense et de sécurité est assuré par l'Alliance atlantique.

Par conséquent, nous aurions beaucoup de difficulté à accepter une initiative qui affaiblirait les pratiques actuelles de l'OTAN, fondées sur la consultation, et son processus décisionnel fondé sur le consensus.

Autrement dit, nous ne sommes pas favorables à tout ce qui risque d'affaiblir le lien transatlantique - comme un caucus européen au sein de l'OTAN.

De notre point de vue, l'exclusion ou la marginalisation ne sont pas acceptables pour l'Alliance, ni aujourd'hui ni demain. La polarisation non plus. Car s'il y avait formation d'un pôle américain et d'un pôle européen en matière de sécurité et de défense, le Canada serait pris entre deux chaises.

De plus, la mise en place de capacités et de structures parallèles par l'Union européenne pourrait nuire à l'OTAN en tant que principal forum de discussion sur la sécurité de l'Atlantique Nord. Ou empêcher l'Alliance de remplir son rôle efficacement.

Mais ce dédoublement possible des capacités de l'Union européenne et de l'OTAN soulève d'autres problèmes. Tous les membres de l'Alliance savent que chacun de nos pays a une seule organisation militaire et un seul budget de la défense. Récemment, le budget de la défense a été augmenté légèrement dans certains pays. Mais il est peu probable que les budgets de la défense des pays membres atteignent un niveau suffisant pour permettre ne serait-ce qu'un léger dédoublement des capacités sans nuire du même coup à l'Alliance. Cela aussi pourrait avoir des conséquences très négatives pour le lien transatlantique.

Dans plusieurs pays, les parlementaires et le public seraient surpris d'apprendre que les Européens s'apprêtent à financer l'établissement de structures parallèles. Comment les gouvernements des pays nord-américains pourraient-ils expliquer et justifier leurs propres dépenses consacrées à l'OTAN face à un geste aussi délibéré?

Pour le Canada, il y a aussi le problème du transfert à l'Union européenne des ressources et des capacités financées conjointement par les pays de l'OTAN. Parmi ces ressources, il y a notamment le Système aéroporté de détection et de contrôle, ou AWACS. Le système AWACS a un élément canadien important. En effet, nous nous classons au troisième rang parmi les pays qui contribuent à ce système.

Pour le Canada, il serait politiquement inacceptable que des membres des Forces canadiennes soient placés sous le commandement de l'Union européenne sans que le Conseil de l'Atlantique Nord puisse surveiller le rôle et le mode de déploiement de ces forces.

Un troisième problème se pose, et ce sont les arrangements en vue d'une éventuelle participation du Canada à des opérations dirigées par l'Union européenne.

Bien que l'Union européenne ait fait bon accueil à la possibilité d'une participation canadienne, nous n'en sommes pas encore venus à un accord sur les modalités de cette participation. De notre côté, nous croyons que le Canada devrait être en mesure de participer - s'il le souhaite - à des missions dirigées par l'Union européenne qui font appel à des ressources et à des capacités de l'OTAN. Cependant, il faudra absolument que nous puissions participer au processus décisionnel pour toutes les questions qui touchent au déploiement des Forces canadiennes dans ce genre de mission.

Comme vous le savez, les membres européens de l'Alliance qui ne font pas partie de l'Union européenne discutent eux aussi des modalités de leur participation éventuelle à des missions dirigées par l'Union européenne. Mais la situation du Canada est unique à bien des égards.

  • Nous ne sommes pas membres de l'Union européenne.
  • Nous ne sommes pas un pays européen. Cependant, nous avons longtemps contribué à la sécurité européenne - avant la création de l'OTAN et au sein de l'OTAN.
  • Et nous avons des moyens importants et beaucoup d'expérience dans les opérations de maintien et d'imposition de la paix.
  • Cela ne doit pas être sous-estimé. Alors, que pouvons-nous faire pour régler ces problèmes? Je crois qu'en travaillant ensemble dans un esprit de coopération, de transparence et de soutien mutuel, le Canada et ses amis et alliés de l'Union européenne pourront trouver des solutions acceptables pour tous les intéressés.

Permettez-moi de vous faire quelques suggestions sur ce qui pourrait être fait.

Premièrement, nous avons fait des progrès remarquables, au cours de la dernière année, dans l'établissement des niveaux d'effectif et des niveaux de capacité requis en vue d'une éventuelle participation à des opérations de gestion de crises ou de maintien de la paix dirigées par l'Union européenne, dans des situations où l'OTAN dans son ensemble n'est pas impliquée.

Le fait que l'OTAN soit disposée à appuyer cette nouvelle orientation en garantissant à l'Union européenne l'accès aux ressources et aux capacités de l'Alliance a contribué, je crois, aux progrès accomplis dans l'élaboration d'une politique européenne de sécurité et de défense.

Le Canada a fortement appuyé ce renforcement des capacités de l'Union européenne. Nous respectons depuis longtemps le désir de nos alliés européens de jouer un rôle plus important dans le domaine de la défense. Et nous continuons d'appuyer leur projet. Mais il s'agit d'un appui politique qui est renforcé par des considérations pratiques.

Si l'OTAN doit garantir à l'Union européenne l'accès à ses ressources et à ses capacités, alors il est normal que les pays de l'OTAN et de l'Union européenne s'efforcent d'accroître la flexibilité et l'interopérabilité de leurs forces armées.

Soyons réalistes. La vaste majorité des capacités dont l'OTAN et l'Union européenne ont besoin pour la gestion des crises sont identiques. Si nous devons partager ces capacités, assurons-nous qu'elles seront utilisées de façon efficace, efficiente, et surtout correcte sur le plan militaire. Nous devons accroître la capacité de toutes les forces alliées à travailler ensemble. Cela renforcera à la fois l'OTAN et l'Union européenne, au moment où celle-ci s'efforce d'étoffer sa politique commune de sécurité et de défense. Et surtout, cela renforcera le lien transatlantique.

Nous avons déjà des initiatives en place qui peuvent servir à promouvoir cette interopérabilité et cette flexibilité. L'OTAN a l'Initiative sur les capacités de défense, qui a été lancée au sommet de Washington. Et l'Union européenne a les Objectifs communs (Headline Goals), qui ont été adoptés au sommet d'Helsinki. Il est essentiel que ces deux initiatives se complètent mutuellement. Non seulement c'est raisonnable politiquement, mais il y a aussi une raison pratique. En effet, sans cette complémentarité, l'Union européenne créerait un nouveau mécanisme de défense et de sécurité sans avoir les moyens militaires de le rendre efficace.

Face aux défis qui nous attendent dans le domaine de la gestion des crises, nous avons encore plus de raisons de maintenir une collaboration étroite. Si nous voulons contrôler et exploiter à notre avantage la prétendue révolution dans les affaires militaires, aucun des membres de l'Alliance ne pourra se permettre de faire cavalier seul.

C'est pourquoi je suis convaincu qu'un accord de révision et de planification conjointes de la défense contribuerait énormément à promouvoir la transparence et la confiance, à réduire au minimum le dédoublement des capacités, et à garantir un déroulement sans heurts des opérations dirigées par l'Union européenne. Des contacts réguliers développeraient l'habitude de la consultation et de la coopération.

Une planification conjointe OTAN-Union européenne pourrait permettre de régler certains des problèmes que j'ai mentionnés au sujet des conséquences possibles de l'établissement de structures parallèles, sinon tous.

Un processus de planification conjointe augmenterait également les capacités dont disposent l'OTAN et l'Union européenne, et il aiderait les membres de l'Alliance qui ne font pas partie de l'Union européenne - dont le Canada - à participer aux missions dirigées par l'Union européenne. Un dialogue suivi et transparent est la clé du succès.

Bref, la voie à suivre est une collaboration aussi étroite que possible, dans la planification de la défense, entre les deux organisations : l'OTAN et l'Union européenne.

Récemment, le secrétaire américain à la Défense, M. Cohen, a proposé un Système de planification de la sécurité et de la défense européennes. Ce système, tout en respectant l'autonomie de chacune des deux organisations, permettrait une planification de la défense conjointe mettant en jeu les 23 pays membres de l'OTAN et de l'Union européenne. Nous appuyons vigoureusement cette approche, et je vous recommande respectueusement de l'examiner et d'y réfléchir.

Maintenant, permettez-moi de conclure.

Comme je l'ai indiqué au début, les années 1990 ont été une période de réflexion et de réévaluation de la politique de défense. À l'aube de ce nouveau siècle, cette réflexion produit des fruits des deux côtés de l'Atlantique. Elle produit des fruits sous forme de plans et de programmes pour la mise en place de forces armées plus uniformes, plus flexibles et mieux équipées.

Des forces armées capables non seulement de remplir leurs tâches militaires traditionnelles, mais aussi de protéger et de promouvoir nos valeurs communes, c'est-à-dire la paix, la stabilité, le respect des droits de la personne, la démocratie et la primauté du droit. Dans sa politique de sécurité et de défense, le Canada a toujours cherché les meilleurs moyens d'atteindre ces objectifs. C'est ce que nous avons fait dans le passé en contribuant à la sécurité de l'Europe. Et c'est ce que nous voulons faire dans les années à venir en continuant de contribuer à la sécurité européenne. Pour y arriver, nous comptons sur votre appui.

Je vous remercie.

 

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