Éditoriaux Défense Sécurité Terrorisme Zones de conflits Logistique Livres de référence Liens
Terre Air Mer Gendarmerie Renseignement Infoguerre Cyber Recherche

Les carabiniers italiens et la guerre contre le terrorisme

Les carabiniers italiens et la guerre contre le terrorisme

Intervention du colonel Alberto Mosca du "Bureau italien du crime organisé", photographié ici lors de la commémoration du 11 septembre dans les jardins du palais du Luxembourg. Au cours du colloque "La guerre contre le terrorisme" organisé au Sénat par l'Institut Diplomatie et Défense, le colonel Mosca a défini le rôle des carabiniers, corps d'élite italien qui est en première ligne dans cette guerre contre le terrorisme, avant de tirer quelques enseignements de la lutte telle qu'elle a été engagée contre le terrorisme par les Italiens et d'évoquer d'éventuelles applications aux forces conventionnelles. Palais du Luxembourg, Paris, les 11 et 12 septembre 2002.

Le colonel Alberto Mosca (Photo European-Security)

Je remercie tout d’abord le président de l’Institut Diplomatie et Défense, Serge Vinçon, vice-président du Sénat, et son directeur, le professeur Géré, de m’avoir donné la possibilité d’évoquer, en cette occasion, le rôle et l’expérience de l'Arme des carabiniers dans la lutte contre le terrorisme.

Le sujet m’oblige à définir au préalable les principales caractéristiques de notre institution, puisqu’elles sont à l’origine du potentiel opérationnel et da la flexibilité d’utilisation qui la caractérise.

Les carabiniers sont une force de police militaire à compétence générale au service de la sécurité publique. Il s’agit d’une force de prévention et de répression des crimes et délits commis à l’intérieur de l’Etat, les coupables étant remis à la justice.

En tant que force armée, nous dépendons du ministère de la Défense, par l’intermédiaire du chef d’état-major de la Défense, pour l’acquittement de tâches militaires parmi lesquelles on trouve:

  • celles qui sont exclusives à la police militaire et à la sécurité de toute les forces militaires,
  • la participation aux opérations à l’extérieur du territoire national et
  • la sécurité du corps diplomatique italien à l’étranger.

Les carabiniers dépendent par contre du ministère de l’Intérieur pour tout ce qui concerne l’ordre et la sécurité publique.

La double connotation de force armée et de force de police fait des carabiniers un instrument extrêmement flexible, pouvant s’acquitter en même temps d’opérations très différentes, parmi lesquelles:

  • les investigations pour la lutte contre le terrorisme,
  • la subversion intérieure et
  • la criminalité organisée jouent un rôle fondamental.

En ce qui concerne le contraste entre la subversion et le terrorisme, le dispositif et les procédures mises en place par nos armées ont démontré leur validité depuis 1970, lorsque les Brigades Rouges et des groupes du même type s’attaquèrent aux institutions nationales, aux structures et aux personnels de l’OTAN en Italie, dans le but de renverser l’ordre démocratique.

Emblématiques ont été, à ce sujet, le kidnapping et l’assassinat d'Aldo Moro en 1978, le kidnapping du général James Lee Dozier en 1981 à Vérone et l’assassinat du général Leamon Hunt en 1984 à Rome.

Les Institutions, pour faire front à cette menace, proposèrent une réponse sur les plans

  • politique,
  • législatif et
  • opérationnel, en adoptant des solutions spécifiques mais coordonnées entre elles.

On assista à l’introduction, grâce à la législation, de délits spécifiques et de peines plus sévères, et à un accroissement des pouvoirs d’investigation des forces de police et de la magistrature.

En même temps, on promulgua des décrets pour favoriser le "pentitismo", afin de faciliter la dissolution des groupes subversifs.

Au niveau opérationnel, le Corps des Carabiniers joua un rôle décisif avec la création des "Noyaux Anti-criminalité", qui sont des organismes spécialisés chargés d’étudier les documents des organisations terroristes afin de comprendre

  • les raisons politiques,
  • les stratégies,
  • la modalité des opérations,
  • les objectifs et de
  • pouvoir ainsi mener une action d’information et d’investigation.

Pour le déroulement de ces activités on créa un quote-part de militaires pour l’analyse des communiqués de revendication, des stratégies des réseaux terroristes, pour vérification auprès des archives des institutions publiques et des entreprises du service public (gaz, éléctricité, eau potable, etc.), afin de pouvoir localiser les "cachettes", où les militants de ces groupes se cachaient clandestinement.

Le but des investigations était de localiser, grâce à l’analyse et à la recherche, la structure globale et son dessin subversif, en essayant de ne pas faire l’erreur de limiter l’action de contraste aux crimes singuliers.

Pendant cette période les forces armées, et en particulier l’armée régulière, aidèrent de façon significative les forces de police, en exerçant, sous la direction des autorités responsables de la Sécurité Publique, le contrôle des objectifs sensibles, des itinéraires, le ratissage des régions susceptibles d’être utilisées en tant que bases d’entraînement des groupes subversifs.

L’acquittement de cette mission mis déjà à cette époque les forces armées face au problème de devoir agir dans un environnement non-conventionnel et selon des méthodologies empruntées aux forces de police.

En faisant face à ce type de menace, les Carabiniers ont joué un rôle fondamental, résultant de la spécialisation des unités et de la territorialité du dispositif.

En ce qui concerne le premier aspect, sur la base de l’expérience des Noyaux anti-criminalité utilisée contre les opérations de subversion, depuis 1990, on a créé le "Regroupement Opérationnel Spécial" (R.O.S.), unité qui doit lutter contre la criminalité organisée et le terrorisme.

Le R.O.S., service central de la police judiciaire, formé par 1200 personnes: officiers, sous-officiers et carabiniers, placées sous les ordres d’un général de brigade, est composé par une structure centrale, dont le siège se trouve à Rome, chargée d'analyser, d'assurer la coordination et de fournir un support technique opérationnel, et par des "Sections Anti-criminalité" de province qui ont leur siège au parquet de la province pour aider les magistrats qui dirigent les enquêtes anti-terroriste.

Le "Service Anti-terrorisme" du R.O.S. analyse notamment, au niveau central,

  • les phénomènes subversifs et terroriste, nationaux et internationaux,
  • coordonne les activités opérationnelles des "Sections Anti-criminalité" et des autres services de l’Armée et
  • dirige les enquêtes les plus importantes susceptibles de se développer en Italie et même à l'étranger.

Dans la direction de ses enquêtes le R.O.S. a amélioré les procédures et les techniques opérationnelles adoptées avec succès dans le passé, en utilisant les nouvelles technologies en ce qui concerne l’observation à distance, l’interception de conversations téléphoniques et la radio-localisation.

La territorialité du dispositif est une autre raison de succès. Les 500 garnisons - compagnies et stations de l’Arme des Carabiniers - préposées au contrôle du territoire, assurent la première intervention et la surveillance, en garantissant une nécessaire transmission des informations vers le R.O.S. grâce à des procédures standardisées.

Les informations récoltées au niveau périphérique sont évaluées et assemblées par les commandements des provinces par des militaires spécialisés avant d’être envoyées au Regroupement Opérationnel Spécial.

Le moyen d’investigation décrit est intégré dans le Groupe d’Intervention Spécial (G.I.S.), institué en 1978 pour résoudre des situations à haut risque.

Le G.I.S., qui trouve son équivalent en France avec le G.I.G.N (Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale), est composé de 90 personnes, toutes volontaires, issues du régiment carabinier parachutiste "Tuscania". Il réunit l’excellente préparation et la motivation propres aux parachutistes du monde entier avec les nouveaux moyens de la police judiciaire, surtout en ce qui concerne les interventions, l’arrêt de fugitifs, la libération d’ôtages et le contrôle d’objectifs occupés par les terroristes.

C’est grâce à ce modèle opérationnel, utilisé dans la lutte contre le terrorisme interne et contre la criminalité organisée, que les Carabiniers peuvent affronter les risques issus de ce nouveau scénario, ces risques étant caractérisés par l’imprévisibilité des objectifs choisis et des moyens utilisés pour les réaliser.

Les évènements tragiques du 11 septembre ont profondément marqué la lutte contre le terrorisme international, non seulement à cause du sentiment d’insécurité qui a été généré mais aussi parce qu'une cible non traditionnelle a été attaquée.

Les enquêtes qui ont démarré dans tous les pays ont permis d’identifier une nouvelle stratégie qui utilise un "nouveau type de terroriste", bien intégré dans la société et protégé par l’organisation.

L’application de nouveaux moyens d’investigation expérimentés a permis aux carabiniers, surtout depuis deux ans, d’identifier et d’arrêter de nombreux membres d’organisations appartenant au terrorisme international.

Cela a été confirmé par les enquêtes les plus récentes, parmi lesquelles l’opération "Crociata", menée par le R.O.S. entre Naples et Milan, qui ont permis l’arrestation d’une vingtaine de personnes appartenant au groupe algérien "Hidjra Wal Takfir" ("Exil et Anathème") chargé d’un support logistique (fourniture d’armes et de faux-papiers) de groupes algériens et l’arrestation à Rome, au mois de février, de cinq citoyens du Maroc, appartenant à des réseaux islamistes radicaux, qui étaient en train d'organiser un attentat contre l’ambassade des Etats Unis.

Les résultats obtenus en Italie sont utilisés au niveau international pour le démantèlement des réseaux criminels dans les pays concernés.

Dans ce but l’Arme des carabiniers participe à un échange d’informations à l’intérieur des groupes techniques et des projets d’analyse institués lors du G8 et du IIIème pilier "Justice et Affaires Intérieures" de l’Union européenne.

La "Task Force Anti-terrorisme", constituée auprès du Bureau Européen de Police (Europol) par des experts de tous les pays de l’union, par des fonctionnaires de liaison américains, et par des files d’analyse pour une meilleure connaissance du terrorisme et des différentes formes de criminalité transfrontalière, joue un rôle fondamental. Tout aussi importants sont le "Groupe d'experts du terrorisme" et le "Groupe de coopération de la police" qui étudient tout type de menaces en fournissant une consultation spécifique au Conseil de l’Union Européenne.

Une importante contribution à la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée transfrontalière est donnée par le dispositif militaire dans les Balkans, zone géographique de premier plan en ce qui concerne les trafics illicites qu’elle abrite.

La présence de forces militaires alliées dans cette région favorise l'anticipation même de cette lutte, grâce à l’entraide des forces militaires présentes.

Les forces armées doivent donc être entraînées et mises dans les meilleures conditions possibles pour faire face à des menaces qui sont bien plus articulées que dans le passé, en essayant de cerner les composants du terrorisme et de la criminalité organisée qui sont compliqués à rechercher, et qui utilisent des moyens d’attaque sournois, sans le respect d’aucune règle excepté celle de la réalisation à tout prix de leurs objectifs.

L’Armée, forte de sa spécificité - qui tient au fait qu'elle est une force de police qui suit un règlement militaire - a transféré au sein des "Multinational Specialized Units" les procédures opérationnelles et les modules d’organisation appliqués en Italie.

Le besoin d’utiliser des forces de police de ce type pour combler ce qui était appelé le "security gap" existant entre les capacités de forces militaires – qui ne sont pas entraînées pour assurer le maintien de l’ordre public et la prévention de la sécurité publique – et le manque des structures locales de police, fut remarqué en 1997 par le Commandant en Chef Forces Alliées en Europe (SACEUR), responsable de la réalisation des accords de Dayton.

A partir du mois d'août 1998, les carabiniers ont envoyé en Bosnie le régiment MSU-SFOR avec pour mission de

  • garantir l’ordre et le sécurité publique,
  • aider au retour des réfugiés,
  • faciliter l’installation des gouvernements ayant été élus par des minorités,
  • contribuer au contrôle de la crise grâce à l’appui des organisations internationales et de l’International Police Task Force.

Enfin, suite à la signature du "Military Technical Agreement" entre les représentants de l’OTAN et les Serbes, le déploiement d’une force de l’OTAN a été autorisé au Kosovo (KFOR). Depuis le 4 août 1999, les carabiniers utilisent donc au Kosovo une nouvelle MSU au niveau de la KFOR, qui s’est vue attribuer des tâches d’information et d’investigation en plus des celles qui sont propres aux régiments de la SFOR. Il est à noter la présence de la Gendarmerie Nationale, dont l' effectif de 50 militaires est parfaitement intégré, aux côtés des Carabiniers.

Les MSU agissent donc grâce à une structure en "modules" qui permet

  • un contrôle du territoire,
  • une surveillance de l’ordre publique,
  • le renseignement et
  • un soutien logistique.

Les régiments gèrent aussi le personnel du Groupe d’Intervention Spécial au cas où il faudrait faire face à des opérations particulièrement risquées ou à des protections de personnalités.

Fondamentale a été l’assignation aux Régiments MSU de carabiniers en provenance des sections d’investigations et d’information de l’Armée, qui se sont montrés particulièrement professionnels et pourvus de connaissances technologiques et d’analyse (software) utilisées en Italie dans la lutte contre la subversion et la criminalité organisée.

La capacité opérationnelle du MSU a été ultérieurement incrémentée après le 11 septembre puisque, depuis cette date, on s’occupe également de la recherche et de la capture des terroristes.

De plus, le 12 août dernier, le régiment MSU de la KFOR, basé à Pristina, a participé à l’arrestation de trois citoyens kosovar-albanais qui appartenaient à l’organisation "Armée Républicaine de l’Ilirida – A.R.I.", en coopération étroite avec les forces américaines et britanniques .

L’activité de renseignement développée par le régiment MSU de la SFOR a permis d’enregistrer l'exfiltration de Bosnie-Herzégovine en direction de pays de l’Europe de Ouest de mujahidins de différentes nationalités qui avaient milité pendant le conflit interethnique.

Les combattants islamiques expulsés, suite aux accords de Dayton, et ne pouvant pas revenir dans leurs pays d’origine, cherchent refuge dans les pays où il y a des réseaux intégristes islamiques qui peuvent assurer un soutien logistique adéquat.

Le modèle des MSU a permis donc de faire face à la menace grâce à l’utilisation de moyens d’intelligence et d’investigation qui permettent un flux régulier d'informations entre les forces présentes sur le terrain et les organismes compétents.

Il s’agit d’un nouveau modèle de coopération qui peut encore être perfectionné afin de pouvoir correctement souder les capacités opérationnelles des forces de police militaire avec celles des forces armées.

Dans les Balkans où le besoin de sécurité et de stabilité pour le développement économique et démocratique prévaut sur celui d’intervention armée, il est évident qu’une présence supplémentaire d’unité de MSU serait souhaitable.

Ces lourdes charges --les charges que représentent cet apprentissage d'un type de combat pour lequel les unités régulières sont mal ou pas préparées (NDLR) -- constituent malheureusement une difficulté infranchissable à un tel déploiement. Il est donc nécessaire que les forces conventionnelles, même différentes par leurs traditions, leur entraînement et leurs objectifs, s’approchent le plus possible du modus operandi des forces de police.

En d’autres termes il est nécessaire que les forces conventionnelles assimilent les procédures de renseignement pour la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, et qu'elles soient prêtes à saisir tout signe de danger du contrôle d'un territoire et puissent également gérer de brusques troubles à l'ordre publique en attendant l’intervention des forces de police locales ou internationales.

Le modèle de fonctionnalité le plus efficace pour pouvoir démarrer et développer cet échange de connaissances est bien constitué par les M.S.U. qui, en tant que forces de police ayant un statut militaire, sont les plus proches au niveau de la formation de celle de nos forces armées.

Pratiquement il faut faciliter la connaissance relative au modus operandi des groupes criminels et terroriste et aux techniques de gestion des informateurs.

Je me base en particulier sur les informations tirées des enquêtes sur la criminalité transfrontalière et sur le terrorisme (composition et développement des différentes structures, sources et flux de financement, etc.) et aux techniques de recherche et d’approche de personnes liées ou insérées dans les circuits.

Ces analyses issues de renseignements devraient être absolument associées à la pleine utilisation des technologies modernes telles que, par exemple, les systèmes de vidéo surveillance des régions sensibles par satellite et le contrôle de la marchandise en transit (T.I.R. et containers), qu’on utilise dans la lutte contre l’immigration clandestine et contre les trafics illicites liés à celle-ci.

Il en découlerait un flux d’informations très important au niveau opérationnel et qui aiderait les forces de police à rechercher et à démanteler les réseaux criminels et terroriste, qui irait dans le sens de la "lutte avancée" décrite ci-dessus.

Il s’agirait pour les forces armées d’une tâche supplémentaire par rapport aux compétences des forces de police.

Il serait donc possible de à réaliser une complète intégration entre les deux composantes militaires et policières, ce qui se traduirait par une amélioration sensible de la lutte contre les menaces qui sont de plus en plus dangereuses.

C’est dans cette optique que les Carabiniers travaillent aujourd’hui, dans la certitude que toute lutte efficace contre le terrorisme doit passer par une coopération entre l'activité de Renseignement et le contrôle du territoire.

Autres textes du colloque:

 

Derniers articles

Verdun 2016 : La légende de la « tranchée des baïonnettes »
Eyes in the Dark: Navy Dive Helmet Display Emerges as Game-Changer
OIR Official: Captured Info Describes ISIL Operations in Manbij
Cyber, Space, Middle East Join Nuclear Triad Topics at Deterrence Meeting
Carter Opens Second DoD Innovation Hub in Boston
Triomphe de St-Cyr : le Vietnam sur les rangs
Dwight D. Eisenhower Conducts First OIR Missions from Arabian Gulf
L’amiral Prazuck prend la manœuvre de la Marine
Airmen Practice Rescuing Downed Pilots in Pacific Thunder 16-2
On ne lutte pas contre les moustiques avec une Kalachnikov...
Enemy Mine: Underwater Drones Hunt Buried Targets, Save Lives
Daesh Publications Are Translated Into Eleven Languages
Opération Chammal : 10 000 heures de vol en opération pour les Mirage 2000 basés en Jordanie
Le Drian : Daech : une réponse à plusieurs niveaux
Carter: Defense Ministers Agree on Next Steps in Counter-ISIL Fight
Carter Convenes Counter-ISIL Coalition Meeting at Andrews
Carter Welcomes France’s Increased Counter-ISIL Support
100-Plus Aircraft Fly in for Exercise Red Flag 16-3
Growlers Soar With B-1s Around Ellsworth AFB
A-10s Deploy to Slovakia for Cross-Border Training
We Don’t Fight Against Mosquitoes With a Kalashnikov
Bug-Hunting Computers to Compete in DARPA Cyber Grand Challenge
Chiefs of US and Chinese Navies Agree on Need for Cooperation
DoD Cyber Strategy Defines How Officials Discern Cyber Incidents from Armed Attacks
Vice Adm. Tighe Takes Charge of Information Warfare, Naval Intelligence
Truman Strike Group Completes Eight-Month Deployment
KC-46 Completes Milestone by Refueling Fighter Jet, Cargo Plane
Air Dominance and the Critical Role of Fifth Generation Fighters
Une nation est une âme
The Challenges of Ungoverned Spaces
Carter Salutes Iraqi Forces, Announces 560 U.S. Troops to Deploy to Iraq
Obama: U.S. Commitment to European Security is Unwavering in Pivotal Time for NATO
International Court to Decide Sovereignty Issue in South China Sea
La SPA 75 est centenaire !
U.S. to Deploy THAAD Missile Battery to South Korea
Maintien en condition des matériels : reprendre l’initiative
La veste « léopard », premier uniforme militaire de camouflage
Océan Indien 2016 : Opérations & Coopération
Truman Transits Strait of Gibraltar
Navy Unveils National Museum of the American Sailor
New Navy, Old Tar
Marcel Dassault parrain de la nouvelle promotion d’officiers de l’École de l’Air
RIMPAC 2016 : Ravitaillement à la mer pour le Prairial avant l’arrivée à Hawaii
Bataille de la Somme, l’oubliée
U.S., Iceland Sign Security Cooperation Agreement
Cléopatra : la frégate Jean Bart entre dans l’histoire du BPC Gamal Abdel Nasser
Surveiller l’espace maritime français aussi par satellite
America's Navy-Marine Corps Team Fuse for RIMPAC 2016
Stratégie France : Plaidoyer pour une véritable coopération franco-allemande
La lumière du Droit rayonne au bout du chemin





Directeur de la publication : Joël-François Dumont
Comité de rédaction : Jacques de Lestapis, Hugues Dumont, François de Vries (Bruxelles), Hans-Ulrich Helfer (Suisse), Michael Hellerforth (Allemagne).
Comité militaire : VAE Guy Labouérie (†), GAA François Mermet (2S), CF Patrice Théry (Asie).

Contact